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« La demi-instruction est ce que l'on a trouvé de mieux pour rendre dangereux les imbéciles. »
Édouard HERRIOT

« Fermer un école, c'est ouvrir une prison »
« Lettrer le peuple, c'est le civiliser »
Victor HUGO







H : huitième lettre de l'alphabet latin. Le glyphe initial phénicien devait sans doute représenter un terrain clos ( ) avec des murs ou des séparations pour délimiter des espaces cultivés ou des prés, ou un partage de champs entre des cultivateurs. Ce glyphe a donné l'éta majuscule grec ( H ), qui a donné le H latin, avec perte des barres en haut et en bas.

Habillage : en informatique, c'est tout simplement la présentation, l'aspect esthétique (ou non) d'un site. Le site s'articule autour d'un style switcher (choix de styles ?), vous permettant de choisir l'habillage du site. Les informaticiens programmeurs méprisent l'habillage et le côté esthétique, qu'ils prennent pour pure futilité. Selon eux, l'utilisateur doit se contenter d'une présentation fruste ou abîmant les yeux : texte en police si petite qu'elle est illisible, présentation sommaire ou grossière etc. À la mode : des fonds sombres avec des lettres à peine claires, rendant le tout difficilement lisible. C'est ça, l'esprit « pro ». Voir Skin.

Étymologie : habillage, d'après habiller. Littré propose habiller, venant de "habile" dans le sens de commode, qui est à point, qui va bien. Habiller est proprement rendre dispos, mettre àpoint, d'où vêtir. En français, habiller signifiait parer (une viande), vider (un poisson), apprêter...

Une autre étymologie propose habitus, mot latin signifiant aspect extérieur, manière d'être, mise, tenue.

Habiter : on sert ce verbe à toutes sortes de sauces : on habite son corps, la joie peut nous habiter, une idée ou un concept peuvent être habitables ou inhabitables, comme dans cet exemple : La série « positive » est connue d'avance, soigneusement balisée et rigoureusement inhabitable. Cf, la plaisanterie de Pierre Desproges : « Le doute m'habite » – mais c'est pas cochon ! ajoutait-il (), et la bourde de Pyralène Ségal : « La joie m'habite » quand elle fut élue à la tête du Conseil Régional de Poitou-Charente.

() Correction d'après la remarque de Pakounta. En effet, loteur avait d'abord écrit : « la joie m'habite ».
Étymologie : latin habitare : habiter, résider ; fréquentatif du verbe habere : avoir.

Hacher : littéralement, (dé)couper à coups de hache. Il n'y a pas d'accent circonflexe sur le 'a'. Mais un néo-rédacteur de L'A.F.P. a décidé, après coup, d'en mettre un pour faire plus joli. Ikea a retiré du marché 17.600 plats de lasagnes et a commencé à procéder à ses propres tests après qu'un laboratoire belge a trouvé que la viande hachée d'élan contenait un peu plus d'1% de porc. [...] La contamination provient de la société Dafgaard, qui hâchait "de la viande de boeuf et de porc dans la matinée et de la viande d'élan l'après-midi", a précisé la porte-parole. Réminiscence du verbe mâcher ? Noter le signe % accolé au chiffre 1, et les guillemets étazuniens "..." au lieu des guillemets français « ... », – manie de néo-rédacteur. Chose étonnante, la locution conjonctive 'après que' est construite avec l'indicatif, chose assez rare pour être signalée.

Étymologie : verbe fait à partir de hache. De l'allemand Hacke, instrument à trancher. De happja, mot ancien haut allemand : hache de bûcheron.

Hacker (anglicisme, prononcer hæckə(r) ou plus simplement à cœur) : La principale activité d'un hacker est de s'intéresser vivement à ce qui se pase à l'intérieur d'un ordinateur (sans notion de piratage). Par la suite, le mot est devenu synonyme de pirate informatique : casser les codes d'accès aux systèmes informatiques de grands organismes (banques, ministères), ou les protections anti-copie de jeux informatique, et ce soit afin de récupérer des données, soit afin de copier et diffuser certains jeux. Un homme, accusé d'être un hacker ayant dérobé les déclarations d'impôts de Mitt Romney dans le but de le faire chanter, a été interpellé après avoir été identifié grâce à une photo de deux chats. Par un étrange retournement des choses, un hacker peut aussi être un spécialiste de sécurité informatique.

L'activité des hackers est dénommée « hacktivisme », et les hackers sont donc des hacktivistes. L'anonymat et l'hacktivisme deviennent la seule alternative pour garder la parole et éviter que la démocratie se transforme en ploutocratie.

Origine : le verbe anglais to hack signifie tailler à la hache. Vieille racine anglo-saxonne hakkan : hacher, le français hache serait en relation avec ce mot. Les hackers faisaient au début un travail grossier d'exploration et de bidouillage des ordinateurs afin d'en comprendre et d'en améliorer les mécanismes. Les hackers sont souvent confondus avec les crackers.

Hadopi (néo-crétinisme, prononcer a-do-pi)) : « Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet ». Organisme chargé de la protection des droits d'auteur (sic) sur internet. Éloge d'Hadopi par le neuneu d'un ancien président de la République : ... « Et je pense que les membres de l'Académie du cinéma [l'Académie des Oscars], qui sont tous des gens qui ont été à un moment ou à un autre des créateurs qui veulent protéger leurs droits, sont très sensibles au fait qu'un film qui fait l'éloge d'Hollywood est un film fait par des Français, qui sont précisément des gens qui sont en... tête pour la protection du droit d’auteur et du droit de création ». Finalement, si le film The Artist a obtenu cinq oscars, c'est grâce à Hadopi, et non grâce au talent du réalisateur et des artistes. Voir Internet.

Haine : sentiment de reconnaissance que manifestent en général les immigrés envers leur terre d'accueil en Europe ou envers les Européens. Cela veut tout simplement dire qu'ils débordent d'amour. « J'ai la haine » (= je vous haime), entend-on fréquemment dire.

Dans une acception plus ordinaire, avoir la haine signifie : être en colère contre, en vouloir méchamment à quelqu'un ...

Étymologie : peut-être d'un radical germanique hat : haïr. Cf. en anglais to hate.

Haïti : loteur ne parlera pas ici du séisme qui a frappé Haïti au début de l'année 2010 et des myriades d'actions philanthropiques ou non qui s'en sont ensuivies (dons mirifiques de vedettes, adoptions, mainmise sur l'île par l'armée américaine, accusations de maladie et d'empoisonnement de la part de l'aide occidentale etc.). L'attention de loteur s'est tournée vers la façon de dire « en Haïti ». Normalement comme pour Cuba, la grande île près de Haïti, on devrait dire : à Haïti. Mais tous les journalistes persistent et disent : en Haïti. Tout à fait comme ils disent « en Arles », « en Avignon » (au lieu de à Arles, à Avignon).

Halal (حلال = licite, permis) : le halal se définit, entre autre, par une façon cruelle et barbare d'abattre les animaux, sans les étourdir (dhabiha []). Mais, en raison du marché économique que cela représente, la viande halal est de plus en plus présente sur les étals. Les rayons halal (halals ?) commencent à apparaître de façon exponentielle dans nos supermarchés, les fast-foudes halal (halals ?) se multiplient. Ha là là, spiritualité et gros sous font facilement bon ménage, car tout ceci n'est qu'une histoire d'argent pour attirer des clients qui en sont restés à des tabous vieux de plusieurs siècles. Cela dit, en contrepartie, le porc disparaît des cantines scolaires à cause d'une minorité aux tabous alimentaires venus d'un autre âge et sans rapport avec l'hygiène moderne (★★). Quelquefois même des citoyens français chrétiens peuvent consommer de la viande halal à leur insu (★★★). Quant aux végétariens et aux défenseurs des animaux, ils poussent des cris d'orfèvre, comme dirait F. Dard.

() La dhabiha (abattage rituel) se pratique par une incision profonde et rapide avec un couteau effilé sur la gorge, sans aucun étourdissement de l'animal, de façon à couper les veines jugulaires et les artères carotides bilatéralement et rapidement, mais en laissant la moelle épinière, afin que les convulsions améliorent encore le drainage (Wikipédia).

(★★) le Premier ministre, monsieur Fr. Fillon, qui semble avoir lu le site de loteur, et s'exprimant à titre personnel, a estimé sur Europe 1, le 05 mars 2012 que « les religions devaient réfléchir au maintien de traditions qui n'ont plus grand chose à voir avec l'état aujourd'hui de la science, l'état de la technologie, les problèmes de santé » ... « Il y a des traditions qui sont des traditions ancestrales, qui ne correspondent plus à grand-chose alors qu'elles correspondaient dans le passé à des problèmes d'hygiène ».

(★★★) : ajout du 21.02.2012 : la Chambre d'Agriculture d'Ile-de-France confirme les propos de Marine Le Pen, selon lesquels la majorité sinon toutes les bêtes abattues en Ile-de-France le seraient selon le rite halal : « L’Ile-de-France compte à ce jour 5 abattoirs dont un spécialisé dans la viande de porc. Les quatre autres abattent les cheptels exclusivement de manière rituelle : 100 % de la viande abattue en Ile-de-France l’est selon les traditions musulmane et juive ». Si le porc est exclu de ce mode d'abattage, loteur recommande de ne plus manger que de la viande de porc, – ainsi que celle de cheval –, et du poisson. Donc, en cas de doute, loteur suggère le rejet (boycott) de la viande de bœuf en Île de France pour trois raisons : 1. le choix n'est pas laissé au consommateur pour acheter ou non de la viande halal ; 2. il y a tromperie sur la marchandise – et c'est théoriquement un délit ; 3. le consommateur participe à son insu au « denier du culte » musulman (taxe de 10 ct d'euro sur chaque kilo de viande abattue selon le rite halal).

Pour vérifier si la viande qu'on achète est halal ou pas, aller sur le site www.verifiez-abattage.fr, qui informera sur la provenance de la viande selon le code de l'abattoir porté sur l'étiquette.

Le halal ne concerne d'ailleurs pas uniquement la nourriture ou la boisson ; il concerne aussi tout ce qui touche le corps et la vie d'un musluman. C'est ainsi qu'un magasin de produits cosmétiques, sous la haute approbation d'un imam, vient de se créer en France, qui vend des rouges à lèvre, des dentifrices ou des champooings halals et toutes sortes de produits cosmétiques pour les belles musulmanes. L'intrusion du religieux (de l'irrationnel) dans la vie de tous les jours a quelque chose d'inquiétant. Question : existe-t-il des capotes halals ? Oui, dans un magasin qui est le « Halal'shop » : il faut noter la création du vocable sur le modèle anglo-saxon par inversion des termes, et l'introduction d'une apostrophe à l'intérieur d'une expression à la manière des Anglo-Américains. Que du bonheur !

Un chrétien, même pratiquant, acceptera sans problème le repas que lui offrira un musulman. Politesse sociale. Mais un musulman pratiquant ne mangera pas de la viande chez un chrétien, ni même chez un athée ou un agnostique, car elle sera forcément haram (impure, illicite, interdite). Impolitesse sociale. Nous voilà plusieurs siècles en arrière.

Certains esprits chagrins feront remarquer à loteur qu'il en est de même pour la viande casher (hébreu :
שְׁחִיטָה [shehita] " occision "). Oui, mais non. Les Juifs ne pratiquent pas le prosélytisme éhonté que pratiquent les musulmans, et qu'ils en soient remerciés.

Cela dit, sur le plan ésotérique, manger de la viande c'est participer au meurtre des animaux. Loteur n'est pas végétarien, mais estime que, tant qu'à manger de la viande, que ce soit dans des conditons humainement et ésotériquement acceptables (le moins de souffrance possible pour les animaux). L'abattage dhabiha ne semble pas remplir ces conditons. La souffrance injustifiée des animaux rejaillira sur ceux qui consomment de leur viande. Voir Porc.

Il est une remarque intéressante à faire : si certains respectent scrupuleusement des préceptes et tabous alimentaires, halal, vieux de plusieurs siècles, où l'hygiène n'existait pas, nos contemporains vivant sous les cieux de France commencent à suivre à leur tour d'autres tabous tout aussi contraignants. Par exemple, les gourous de la production agricole incitent à manger bio, appelation servant à désigner des fruits et légumes, des viandes alimentairement corrects, prétendument sans produits insecticides ("orthorexie"). Et loteur ne parle pas des végétariens, des macrobiotes, des adeptes de l'alimentation fractionnée et autres régimes miracles.

Le contraire d'halal est haram ( حَرَام ) : illégal, illicite, interdit, inviolable, sacré, péché. Rechercher le Halal et se préserver du Harâm, cela ne concerne pas que les aliments qui entrent dans son corps : cela concerne aussi les paroles qui en sortent (Maison-Islam point com). Autre exemple, puisé dans la joyeuse actualité africaine (mai 2014) : Boko Haram, qui signifie "l'éducation occidentale est un péché", est un surnom désavoué par le groupe lui-même (d'après une dépêche de l'A.F.P., 09.05.2014).

Halloween (anglicisme, prononcer hæləʊi:n, ou plus simplement halle aux houines) : cette crétinerie d'outre-atlantique semble gagner les mœurs françaises, et l'on voit surgir le 31 octobre, un peu partout, des courges, des sorcières en relation avec cette fête païenne. De nos jours, un simple prétexte commercial. Ce sont les marchands de pizzas et de gadgets qui sont à la fête. A propos de cette tradition de courges évidées et sculptées, voir la rubrique Griche-dents de ce glossaire.

Dernière nouveauté : des enfants de France, déguisés en toutes sortes d'accoutrements, imitant servilement les peuplades anglo-saxonnes, viennent le soir du 31 octobre frapper ou sonner aux portes des particuliers afin de quémander des bonbons ou des friandises. Chose étonnante : même des enfants “ issus de l'immigration ” se livrent à ce jeu idiot. Voir Père Noël.

Étymologie : anciennement « All Hallows' Eve », (veillle de la) fête de tous les saints, fête des Morts et des Esprits de la Nuit. En ce sens, Halloween correspond au Jour des Morts (le deux novembre) dans nos cultures.

Halluciner (intransitif) : ne signifie plus ‘avoir des hallucinations’, mais ‘être fortement étonné’, ‘ébahi’, ‘rester sans voix’, ‘tomber des nues’ ... « mes parents ont allucinés quand je leur ai raconté que j'avait joué au jeu du foulard pendant la récré au collège » (les fautes sont de la scriptrice, bien sûr). Terme peut-être dérivé du vocabulaire des drogués, qui hallucinent à tous les coins de rue.

Étymologie : du latin hallucinor, hallucinari : errer, divaguer, avoir des hallucinations.

Hamburger : théoriquement : qui a rapport avec la ville de Hambourg, mais ce mot désigne maintenant un mélange de viandes, de substances chimiques et de produits 'bio-technologiques' (?) divers. C'est devenu l' « aliment » préféré de millions d'Étazuniens (et même de beaucoup qui vivent ailleurs dans le monde), et une affaire très juteuse pour les entreprises qui proposent ce genre de nourriture (pourriture).

C'est, avec la pizza, un des symboles du néo-crétinisme alimentaire. Nous sommes dans l'alimentairement correct, avec les rites d'hygiène maladive propres aux Étazuniens : jeter les mets préparés au bout d'un certain temps s'ils ne sont pas consommés ; les clodos, les crève-la-faim sont ainsi privés d'une nourriture, certes pas très appétissante, mais suffisante pour calmer leur faim.

Handicapé (anglicisme) : mot dérivé de handicap, terme issu du vocabulaire hippique et sportif en général, et qui désigne un système d'égalité des chances pour une course, une compétition etc. Venant de l'anglais, ce terme se prononce avec un h “aspiré”. Logo représentatif en haut de cette rubrique.

Le handicap est une expression anglaise qui signifie “main dans le chapeau” [hand in cap] pour tirer au sort le vainqueur d'une course. En fait, c'est une course dans laquelle tous les chevaux sont censés posséder les mêmes chances, un “handicapeur” étant chargé de les égaliser par un jeu de poids différents selon la force du cheval. Les néo-crétins, qui ne comprennent rien ni aux courses ni à l'anglais, on fait de ce terme le synonyme d'infirmité, déficience, invalidité, désavantage physique ou mental – c'est-à-dire que, d'une part, c'est le contraire de sa signification au départ et, d'autre part, cette allusion au monde du jeu est odieuse et pour ceux qui souffrent d'une infirmité ; enfin le handicap dans les courses est une gêne imposée et non subie. Ces trois raisons (anglicisme, référence aux courses de chevaux, et contresens initial) devraient suffire à bannir définitivement ce terme.

Il y a eu pendant un certain temps un Secrétariat d'État aux handicapés, dénomination remplacée par l'épouvantable Secrétariat d'État à l'Égalité des chances (on retrouve le sens initial), et maintenant c'est la « Maison des Personnes Handicapées ». Mais un handicapé est resté un handicapé (c'est-à-dire un invalide ou un infirme), et n'est pas devenu une “personne aux chances égales”. Les macarons des handicapés présentent toujours la mention GIC (Grand Invalide Civil) ou GIG (Grand Invalide de Guerre).

Trouvé dans une page internet : On travaille à trois : un handicapé, un fauteuil et un valide, explique Brigitte. Tiens, un valide ? Pourquoi pas un non-handicapé ? Et un fauteuil est-il considéré comme une personne ?

Mais les néo-crétins n'en finissent pas d'édulcorer les mots et les idées, de telle sorte que maintenant un handicapé n'est plus un handicapé, mais une personne « en situation de handicap » (sic), comme dans cet exemple : Surtout que les personnes en situation de handicap ont besoin de chambres plus spacieuses que les athlètes valides (à propos des Jeux parolympiques).

Quant à celui qui n'aime pas ou rejette les invalides (handicapés), il est traité de handiphobe. Un blogueur pose cette grave question : « BHL, le grand témoin contre le racisme, serait handiphobe? » Et le fait de pratiquer un sport en tant qu'invalide (handicapé) c'est du handisport. Reeva Steenkamp a été abattue au petit matin le lendemain, par son compagnon Oscar Pistorius, l'athlète handisport multiple champion paralympique (Euro-Sport point fr, 14.02.2013). Remarquer la mauvaise maîtrise des virgules.

On trouve le verbe handicaper dans les sens de gêner, entraver, bloquer ... L'accès des adolescents au patrimoine littéraire n'est pas handicapé seulement par leur méconnaissance de la langue (Le Figaro, 06.07.2007). Ou bien, vu sur Yaourt! (07.07.2012) : La pannequi (sic) a handicapé 28 millions d'abonnés Orange vendredi soir s'explique. Cet emploi du verbe handicaper est odieux. Avec le susbtantif correspondant handicap : gêne, obstacle, entrave... Ce résultat est confirmé auprès des sympathisants FN qui sont un peu plus nombreux à qualifier Jean-Marie Le Pen «d'atout» (14%), mais qui sont encore plus nombreux que l'ensemble des Français à le considérer comme un handicap (86%) (Libération point fr, 14.06.2014). Le signe % accolé aux chiffres est dans l'original, de même que les guillemets accolés aux lettres.

Étymologie : expliquée au deuxième pararaphe (hand in cap).

Hangover (anglicisme, prononcer hæŋəʊvə(r) ) : gueule de bois. Loteur a été étonné de lire, dans un article consacré à la wifi dans le métro parisien, le terme hangover non traduit : Dès qu’on se trouve dans une cage en métal, le rayonnement est concentré, affirme-t-il soulignant que s'ajoute à cela, un phénomène de "hangover" causé par le passage d'une antenne à l'autre quand le métro est en mouvement (Maxi-Sciences point com, 03.07.2012). Il faut prendre un dictionnaire d'anglais pour comprendre une phrase écrite par un rédacteur français, qui suppose a priori que le lecteur connaît ce mot. Est-ce que l'expression « gueule de bois » paraît trop grossière au rédacteur ? Remarquer la virgule illogique entre s'ajoute à cela et un phénomène. D'autre part la suite de mots affirme-t-il soulignant n'est pas très heureuse ; affirme-t-il en soulignant serait plus clair.

Happy birthday (anglicisme, prononcer hæpɪ bɜ:θdeɪ, ou plus simplement épi beurre c'dé) : il semble que l'expression française 'Joyeux anniversaire' disparaisse dans les cartes de vœux au profit de l'expression anglo-américaine Happy birthday. Inutile de signaler que lorsqu'on présente le gâteau d'anniversaire, c'est sur l'air d'une scie anglo-américaine Happy birthday to you (prononcer épi beurre c'dé touillou), rendue célèbre depuis que Marilyn Monroe l'a chantée devant le président Kennedy.

Étymologie : happy, d'une vieille racine hap : chance, fortune. Birthday, formé de birth (naissance) + day (jour). Birth proviendrait d'une vieille racine indo-européenne *bher qui signifie porter. Pour day, voir D Day.

Happy hour (américanisme, prononcer hæpɪ aʊə(r), ou plus simplement épi aouheure) : loteur, qui décidément est un grand ignare, est tombé sur la phrase suivante sans la comprendre : Vous redoutez les échanges avec vos collègues, les réunions et le happy hour à la sortie du bureau à cause de votre timidité ? Après la petite corvée habituelle du passage par Google ou Wikipédia, loteur apprit que happy hour signifiait « l'heure de l'apéro ». L'expression est issue, paraît-il, de l'argot de marins étazuniens, et correspond à ce qu'en France on appelle « quartier libre », moment où les marins vont s'imbiber d'alcool pour compenser la nocivité de l'air marin, imprégné de sel et d'iode. Certains patrons de bistrot en profitent pour proposer des boissons à prix avantageux. Et Wikipédia explique savamment : Avec le temps, l'happy hour est devenue un rituel de décompression après une journée de travail, entre collègues. Loteur remercie Wikipédia (il mourra moins ignare), mais maintient l'expression « heure de l'apéro ». Non mais, sans blague !

Signe des temps : de nombreux bistrots parisiens (peut-être que c'est la même chose en province) affichent une pancarte « Happy hour » pour attirer le pochetron américanisé ou snobinard, promettant une réduction de 50 % sur un deuxième verre, ou même un deuxième verre gratuit, de telle heure à telle heure.

Étymologie : pour happy, voir rubrique précédente. Hour, du latin hora : heure. La même racine a donné year (année) en anglais, Jahr en allemand.

Harcèlement sexuel : concept à la mode, et qui signifie dans la plupart des cas : approches de séduction. Mais dans l'esprit de quelques féministes coincées, est devenu presque l'équivalent de tentative de viol. Aux Étazunis, il suffit de regarder une femme avec trop d'insistance pour qu'elle se croit autorisée à porter plainte pour harcèlement sexuel.

Étymologie : harcèlement, de harceler. Le verbe dériverait de herseler : malmener, tourmenter la terre avec une herse.

Sexuel : du latin sexus : sexe. Sexus, sexe, seraient de même racine que section, sécante. Latin seco, sectum, secare : couper, séparer. Nous sommes sexués parce que séparés (en deux). L'étymologie vient à la rescousse de ceux qui sont contre le mariage homo.

Hard (anglicisme, prononcer hɑ:d ou plus simplement ard) : dur, pénible, difficile, voire tout simplement 'ardu' en novlangue française. J-C Sale, chef du laboratoire d'hémato-bactério-virologie au CHR, ne peut qu'apprécier : « C'est hard, on a dû organiser des astreintes le week-end ».

Étymologie : d'une vieille racine germanique hart signifiant dur. Correspond au grec
κράτος (kratos) : force, puissance, comme dans démocratie.

Hardes : au de sens de 'groupes d'animaux', comme dans cet exemple : « [l'Afrique est vue] comme une terre d'aventure hostile, peuplée de hardes d'animaux sauvages et dangereux » (à propos de la Ferme des Célébrités). Ceci rappelle un peu cette perle, épinglée sur sa cravate par le regretté Jean-Charles (La foire aux cancres) : « nos ancêtres étaient vêtus de pauvres bêtes ».

Précision de Barbara sur un blog français : « Ce terme de vénerie issu de la langue franque (herda : troupeau) désigne un troupeau d’animaux sauvages. Maurice Genevoix a d’ailleurs titré un des ses livres « la dernière harde ». Ce mot désigne aussi les liens qui retiennent un groupe de chiens de vénerie, mais c’est alors une variante du mot hart. Quant à l’utilisation au pluriel pour désigner des vêtements, il s’agit d’une déformation de l’ancien français fardes ». Dont acte. Le dictionnaire Robert de loteur atteste d'autre part que hardes (au pluriel) vient de fard (mot arabe), fardeau. Chose confirmée par Littré. Loteur ne peut que féliciter la personne de Jeune Afrique qui a rédigé l'article sur la Ferme Célébrités d'avoir provoqué une dispute littéraire et étymologique, car loteur avait pensé que le rédacteur avait voulu écrire « hordes d'animaux sauvages ».

Has-been (anglicisme, prononcer hæz bi:n ou plus simplement azbine) : artiste, chanteur, homme public tombés dans l'oubli, démodés, 'ringards' : Il est hasbeen ce type, y'a plus personne qui écoute ses chansons !

Hashtag (anglicisme, prononcer hæʃ tæg : littéralement : étiquette croisillon), néologisme lié à ce qu'on appelle les réseaux sociaux (liens virtuels par l'intermédiaire de l'informatique ou de la téléphonie), et symbolisé par le croisillon #, suivi d'un mot-clé. Il s'agit tout simplement d'un thème de discussion. Définition trouvée sur internet : C’est quoi les HashTags ? (sic) Les HashTags sont un moyen pour ajouter des informations additionnelles (= supplémentaires) au tweets (= messages) pour les catégoriser (= qualifier) selon un contexte, une information permetant (sic) de les lier à un groupe de tweets (= messages) décrivant un évenement (sic) ou un lieu. Le hashtag Twitter est créé en rajoutant un symbole diése # (sic) devant le mot clé..

Un hashtag est donc un mot-clé cliquable obtenu en ajoutant le symbole croisillon (hash, symbole # , – qui n'est pas un dièse, symbole ♯). Exemple pris sur la toile : 4 mots après une rupture, le hashtag des coeurs (sic) brisés ! [...] C'est le nouveau hashtag qui agite la toile du petit oiseau bleu ! #4wordsAfterABreakUp est devenu en quelques heures le nouveau prétexte pour échanger mésaventures et anecdotes sur le net. Loteur, n'étant pas abonné à au dangereux système du « petit oiseau bleu », ne peut donner des renseignements plus détaillés sur les hashtags ; il renvoie donc le lecteur à l'article de Wikipédia sur ce sujet.

Nouvelle manie ridicule et horripilante : désigner quelqu'un par son « hashtag », exemple : De son côté, Laurent Ruquier a retweeté le message d'un téléspectateur pour calmer le jeu : "@CarolineFourest Ça n'enlève rien à vos qualités, votre combat, mais vous avez mis @ruquierofficiel en porte à faux. Sa réaction est normale". Finis les Jean Martin, les Marcel Dupont, les Jacques Durand, etc., place aux @JeanMartin, @MarcelDupont, @jacquesDurand. Une victoire crispante du néo-crétinisme à l'anglo-saxonne.

Héautontimorouménos (hellénisme) : synonyme de Français s'auto-flagellant : devoir de mémoire, repentance etc. Il y a énormément d'héautontimorouménos en France, qui préfèrent subir la télévision et ses crétins politiquement corrects, les hommes ou femmes politiques bien-pensants qui les passent à la machine à décerveler, les barbus, une bouffe merdique vendue à prix d'or par les géants de la grande distribution etc. plutôt que de dire non ! et de ne plus voter, ni ne plus payer leurs impôts. Le mot vient du grec et signifie « bourreau de soi-même ». Cf L'héautontimorouménos, le poème de Charles Baudelaire.

Healthy (anglicisme, prononcer helθɪ ou à peu près elle scie) : ça veut dire 'sain' en anglois. Dans les magazines féminins, les produits cosmétiques féminins, toutes sortes de produits et articles destinés à un public féminin, s'infiltrent de plus en plus de mots anglois. Exemple : Un gâteau au pamplemousse "Healthy" ... Un reste de creamcheese à finir ? Des pamplemousses ? Voici une recette gourmande et "saine" pour un "pound" cake :) [en français dans le texte ; le rigolard :) est aussi dans le texte]. Conclusion : pour apprendre l'anglais, lisez des magazines féminins !

Le thème du healthy imprègne de plus en plus les articles et les esprits contemporains, en relation avec le bio, l'écologie, le politiquement correct, le tout baignant dans le mythe de la jeunesse et de la santé éternelles. Tout est global, tout est lié. Les produits prétendument sains (healthy), sans engrais ni insecticides (pesticides) sont valorisés, mais l'atmosphère terrestre est sursaturée de gaz polluants, et tout ceci n'est qu'une vaste fumisterie (enfumage).

Hécatombe : dans l'Antiquité, sacrifice de cent bœufs. Alors, quand les journalistes parlent d'hécatombe (« une véritable hécatombe ») sur les routes des vacances à cause des accidents, on peut s'imaginer qu'il s'agit de paysans sacrifiant des bœufs à la déesse Vacance pour s'attirer le soleil, et qui ont perturbé la circulation. Lu sur une dépêche de Reuteurs cette nouvelle stupéfiante : Mystérieuse hécatombe de sangliers sur une plage bretonne ... Dix-huit nouveaux cadavres de sangliers ont été retrouvés mardi sur une plage de Bretagne fermée en raison de la prolifération d'algues vertes, portant le total à 28 bêtes mortes au même endroit depuis début juillet. Il ne manque plus que soixante-douze bêtes et le compte est bon.

Proverbe berrichon : « Quatre-vingt dix-neuf moutons et un Berrichon, ça fait cent bêuêutes » (à prononcer avec l'accent).

Étymologie : du grec
εκατόμϐη (hécatombê) : sacrifice de cent animaux (en général des bœufs), composé de εκατόν (hécaton) : cent, et de βου̃ς (bous) : bœuf.

Héros : a désormais, selon L'Express point fr du 24.02.2012, une nouvelle orthographe : « héro ». Après avoir eu son heure de gloire dans les années 1980 avec les films d'action Missing in action et Delta Force, l'acteur [Chuck Norris] est désormais connu pour les célèbres blagues sur sa réputation de héro. Si on avait enseigné au néo-rédacteur qui a écrit la rubrique que 'héros' venait du grec ήρως (hêros, avec une 's') : demi-dieu, il n'aurait pas commis une faute aussi lamentable. Le pire, c'est que la faute a été reprise telle quelle par Yaourt!-Cinéma (sic pour la manie d'inverser les termes comme les Anglo-Saxons). Le titre de la rubrique de L'Express point fr d'ailleurs commence bien : Les Slovaques réclament un pont Chuck Norris (au nom de Chuck Norris, en l'honneur de C.N., en hommage à C.N., etc.) C'est ce qui s'appelle un traitement express.

L'orthographe « hero » fait des émules, car un jeu nouveau, spirituellement dénommé « Jean-Marc Hero » a fait son apparition sur les antennes de la Télévision française.


Buzz du net : le nouveau jeu Jean-Marc Hero !
Il n'y a plus de limites à l'humour des génies de la télévision et du net

Cette orthographe (hero, héro) est sans doute hérité des Anglo-Américains. Normalement, héros se dit heroe en anglais, mais un certain nombre de jeux ont réduit l'orthographe en hero : « Guitar Hero » ou « DJ Hero ». Les néo-crétins suivent servilement les Anglo-Saxons.

Étymologie : du grec ήρως (hêros) : être de grande valeur, demi-dieu, être mythique appelé à être divinisé après sa mort. Même racine que le latin vir : homme par excellence (d'où viril).

Heure : façon héritée des militaires (sans doute étazuniens) d'indiquer l'orientation, par analogie avec une horloge. A douze heures : droit devant, à trois heures : 90° à droite, etc. Exemple donné par une « coach de vie » (sic) : « On m’a toujours dit qu’il fallait placer ses couverts d’une certaine façon, à 9 heures dans l’assiette. Pour moi c’est un petit indice qui montre que le garçon à un certain respect des traditions, ça me plait » nous dit la jeune femme. A neuf heures dans l'assiette ? Le garçon a le sens de l'heure et le sens de l'orientation. A moins que chez lui on soupe à heuf heures du soir...

Étymologie : heure, du latin hora : unité de mesure de temps. La même racine a donné hora (latin), hora (espagnol), heure (français), etc. et Jahr (année en allemand), year (année en anglais). Les Anglo-Saxons n'ont pas la même notion du temps que les Latins.

Heure (notation de l'~) : il existe des variantes pour la notation de l'heure. La formulation classique en France par exemple pour 11 heures 48 minutes et 20 secondes est : 11 h 48 min 20 s. 'Minute(s)' n'est jamais abrégé en 'm' ni en 'mn'. Sous forme standardisée (I.S.O.), cela donne 11:48:20 (notation à la façon des Étazuniens, notation dite « numérique »).


Bureaux ouverts de 8.00 à 20.00, au lieu de 08:00 à 20:00, ou mieux de 8 h à 20 h.
Noter aussi « personnes en situation de handicap » (= invalides).

L'expression de la date est, elle, est une source de confusions sans nombre à cause de la notation étazunienne, qui place l'année devant, suivie du quantième, puis du mois (2012/03/06 pour le 3 juin 2012) ou l'année d'abord, suivie du mois, puis du quantième (2012/06/03). Les barres de fraction ( / ) sont aussi sources de confusion, car on peut les prendre pour des 1. Autre notation, déplorable : Le fourgon a été attaqué vers 05h, sur un rond point situé rue Marcel Carné, près du canal Saint-Denis. ‹ Vers cinq heures du matin › serait d'un banal, mon général.

Une notation qui a laissé loteur perplexe, à propos de Jeux Zolympliques de Londres (juillet - août 2012) : Sarah Attar est devenue la première Saoudienne à participer à une épreuve d'athlétisme des Jeux olympiques à l'occasion des séries du 800 m, mercredi, à Londres. [...] Sarah Attar a couru en 2.44'95, à 43 secondes de la Kenyane Janeth Jepkosgei Busienei vainqueur de la série. Que représente la notation 2.44'95 ? Étant donné qu'il s'agit d'un 800 mètres, ce ne peut être 2 h 44 min 95. Le signe ' (apostrophe) désigne la minute d'arc (et non de temps, qui se transcrit « min »), sinon elle aurait couru en 2. (?) et 44 minutes 95 ? C'est à n'y rien comprendre. Est-ce que le distingué rédacteur a voulu écrire 2 min 44 s et 95 centièmes ? Auquel cas, ses notations sont complètement fausses. Remarquer également que Sarah Attar est Saoudienne, alors qu'en français on dit Séoudienne. Le lecteur sera peut-être intéressé de savoir que c'est un communiqué de Reuters, signé par trois personnes.

Heure légale, heure locale : presque tout le monde confond 'heure légale' et 'heure locale'.

• L'heure légale, c'est tout simplement l'heure fixée par la loi pour tel ou tel pays, ou telle ou telle région. L'heure légale française avance de deux heures sur le méridien de Greenwich l'été, et d'une heure l'hiver. Ainsi, en été, quand il est 14 heures à votre montre, il n'est que 12 heures (midi) au méridien. Vous cherchez midi à quatorze heures ? Les néo-crétins gouvernementaux l'ont trouvé.

• L'heure locale, c'est l'heure d'un point P par rapport au méridien de Greenwich, plus ou moins le décalage de longitude par rapport à Greenwich. Donc, si en hiver l'heure légale est 21h 00 à Paris, l'heure locale sera 20h 09 (21h - 1h = 20h + décalage en longitude : Paris est situé à 9 minutes 21 secondes Est de Greenwich).

C'est ainsi que la phrase ... un collectif d'ONG écologistes a appelé les Français à éteindre la lumière chez eux et dans les bureaux pendant cinq minutes entre 19h55 et 20h00 locales mardi est complètement erronée. Il faut dire entre 19h55 et 20h00 légales. Que les écologistes n'aient pas la notion du temps, on le comprend car ils vivent en dehors du temps. Mais il y a plus grave ...

En effet, si vous prenez l'avion, il y a de fortes chances pour que le commandant de bord annonce : Nous venons d'atterrir à Paris, il est 16 heures, heure locale, la température est de etc. C'est évidemment 16 heures, heure légale qu'il faut dire. Si les commandants de bord n'ont plus la notion du temps, c'est à cause du décalage horaire ?

A noter que depuis 1976, la France possède une double heure d'été : quand il est 11 heures du matin l'été (en gros entre fin mars et fin octobre), il est réellement 9 heures (+ 9 minutes de décalage par rapport à Greenwich s'il l'on est à Paris). Alors que l'hiver, la France n'avance que d'une heure. Ce système dément, prétendument pour faire des économies d'énergie, oblige chaque Français à avancer et à retarder deux fois par an toutes ses montres, pendules et horloges.

Étymologie : heure, du latin hora : unité de mesure de temps. La même racine a donné hora (latin), hora (espagnol), heure (français), etc. et Jahr (année en allemand), year (année en anglais). Les Anglo-Saxons n'ont pas la même notion du temps que les Latins.

Hexagone, hexagonal : synonymes de France ou de français. Le parler hexagonal (R. Beauvais). Il est très probable que vous n'auriez jamais connu la série Malcolm si celle-ci n'avait pas été doublée en Français (= français), dans la version diffusée sur (= dans) l'hexagone, annonce un article.

Les néo-crétins, surtout ceux de la french TV, adorent utiliser le mot Hexagone au lieu de dire la France. Plus de mot « France ». Est-ce symbolique ? Et puis, on ne compte plus les déclarations facétieuses, qui disent carrément les quatre coins de l'Hexagone.

Quelqu'un a avancé un subtil distinguo : en France = partout en France, y compris dans les DOM-TOM etc ; dans l'hexagone = en France métropolitaine.

Étymologie : du grec
εξάγωνος (hexagônos) : à six angles.

Hiatus : les hiatus se généralisent de nos jours : un film de Henri Verneuil, adapté de Albert Simonin (il paraît que c'est admis au cinéma). Une pièce deun euro. Autre exemple : Aujourd'hui jeudi 10 septembre, n'oubliez pas de fêter lesAlain. Ou encore : « Bien qu'ils ne soient pas connus pour leur subtilité, les co-réalisateurs et co-scénaristes Eric Toledano et Olivier Nakache n'ont jamais produit un film aussi choquant que"Intouchables" ». Et, trouvé sur Yaourt!, ce bel exemple : En tentant un baiser durant son tête-à-tête avec Livia, le beauAdriano ne s'attendait pas à ça.

Des exemples à la pelle : Y'a
du orange (1) sur la carte. Invité de LCI (groupe TF1), l'avocat de ALP qui produit Koh-Lanta a décrit minute par minute les images fournies à la justice (Première point fr). J'ai le Attention qui clignote. Un article du Asia Times. Le iPad à la conquête de l'Amérique. « C'est ainsi que naquirent le alpha ('A'), l'epsilon ('E'), l'omicron ('O') et l'upsilon ('Y') » (pourquoi le alpha et des élisions pour l'epsilon, l'omicron, l'upsilon ?) 11 plats au prix de un million de bahts thaïlandais ... Pendant les derniers stades du El Niño. Un droit qui règle le interdit (sic) et le permis. Et si vous passiez au u-commerce ? L'équipe de Fessebouc assure qu'elle est informée de ses actions malveillantes et qu'elle prend les mesures nécessaires pour stopper les tentatives de hameçonnage. Et aussi : la plupart des proches du couple affirment que Anne Sinclair prend le divorce comme une option au cas où les choses tourneraient mal (Forum fr point com). Et encore : lisez l'interview de Anne Sinclair. Ça devient une mode. Exemple bizarroïde, mais réel, relevé sur Acrimed : A Tunis, Tripoli et au Le Caire (sic), on attendait La Fayette, on aura peut-être l’Inquisition... Ou bien encore, sur internet : Jeanne L. 36 ans, disparue à Le Hâvre (sic). Autre exemple, relevé sur la presse internet : Qu'il s'agisse de chaussettes ou d'actions, j'aime acheter la marchandise de qualité lorsque elle est soldée... Encore un exemple, relevé dans un article scientifique du point point fr, citant les paoles d'un savant : Si il n'y a pas ces germes initiaux, on ne voit pas très bien comment des trous noirs aussi gigantesques ont pu se créer dans un temps raisonnable. Est-ce le savant qui parle ainsi, ou le néo-rédacteur qui rédige ainsi ?

Une curitosité, où le rédacteur commet un hiatus dans une phrase, et dans la phrase suivante, non (style négligé ?) : Bien qu'elle ne soit que bimensuelle, l'émission animée par Arlette Chabot (en compagnie parfois
de Alain Duhamel), Mots croisés, figure en tête [...] L'émission quotidienne d’Yves Calvi, C dans l'air vient ensuite ...

Un hiatus étonnant, commis par un rédacteur du Figaro point fr : L'individu avait malencontreusement laissé tomber une bouteille
de un vieux cognac Clos du Griffier datant de 1788 et d'une valeur de 64.000 euros. Ah, ces rédacteurs d'articles sur internet ! On se demande s'ils prennent la peine de se relire.

Autre exemple étonnant, tiré du Point point fr : Le journaliste et historien Philippe Delorme, qui à plusieurs reprises a contesté l'authentification par le légiste Philippe Charlier de la tête momifiée d'Henri IV, développe ses arguments dans un livre qui paraît jeudi, « La mauvaise tête
de Henri IV ». Le rédacteur écrit correctement d'Henri IV, l'historien place un hiatus de Henri IV. L'historien persiste et signe : Philippe Delorme a par ailleurs annoncé avoir lancé une pétition en ligne "pour protester contre le projet de déposer la mauvaise tête dite de Henri IV à la basilique de Saint-Denis". Les guillemets soulignent le fait que le rédacteur ne fait que rapporter les propos de l'historien. Au fait, quelle était la couleur du cheval blanc d'Henri IV ? D'autres rédacteurs par contre font l'élision : Le sang de Louis XVI n'était pas le sang de Louis XVI et du coup, la tête d'Henri IV ne serait finalement pas la tête d'Henri IV (AFP, 10.10.2013). Et les correcteurs du Monde point fr pratiquent, eux aussi, l'élision : Une nouvelle bio d'Henri troisième du nom, roi de France, due à l'historien Michel Pernot : Henri III, le roi décrié, vient de paraître aux Editions de Fallois. Et plus loin : Le "Figaro littéraire" du 14 février [...] nous apprend notamment qu'H3 recevait sur sa chaise percée : ce monarque ne pouvait donc être fondamentalement mauvais. L'abréviation « H3 » est dans l'original, bien sûr. Et, pour clore la série : "Rien ne prouve ainsi qu'Henri III, malgré ses abords efféminés, fût homosexuel, explique l'auteur".

Les hiatus se répendent de plus en plus dans le parler des journalistes, qui semble fonctionner par petits blocs de mots, ou qui semble imiter le parler anglo-saxon. Il n'est pas rare d'entendre un(e) journaliste dire « En direct de [temps d'arrêt] Ajaccio ». Tous ces hiatus marquent d'une certaine façon une sorte d'hiatusation (hé oui, c'est rigolo, il n'y a pas d'hiatus pour le mot hiatus) de la pensée elle-même, qui fonctionne dorénavant par petits blocs. Paradoxalement, beaucoup de locuteurs placent des liaisons là où elles ne se justifient pas et l'on entend de plus en plus souvent : Ça m'a coûté vingt z'euros ; un billet de cent z'euros. On appelle un velours un telle liaison. Tandis que le cuir est l'adjonction d'un ' t ' inutile : il a-t-un chapeau, je ne sais pas-t-à qu'est-ce. Parler français, ça devient coton.

Là où il doit y avoir un hiatus, on trouve de plus en plus souvent une liaison : les z'handicapés, les flammes menacent les z'hangars. On appelle psilose une telle liaison. On trouve aussi : (des héros) injustement z'oubliés (sic) L'UMP, nouvelle maîtresse d'Hollande (re-sic). Et encore : Ces têtes qu'Hollande va faire tomber (re-re-sic). Les élisions et les liaisons semblent intellectuellement trop pénibles aux locuteurs modernes, qui conçoivent désormais les mots à l'anglo-américaine, c'est-à-dire comme des entités uniques. C'est également un indice de paresse d'esprit. A moins que ce ne soit une des multiples victoires de la méthode globale ou semi-globale. En effet, il faut que le locuteur connaisse bien l'orthographe des mots et c'est peut-être une hésitation dans ce domaine qui explique l'absence de liaison, par peur de commettre des erreurs de prononciation. Voir Élision, Liaisons.

Étymologie : du verbe latin hio, hiatum, hiare : s'entrouvrir, se fendre, être béant, présenter des hiatus, des rencontres de voyelles.

Hibernation culturelle : il s'agit d'un état léthargique sur le plan de la culture, qui touche nombre de journalistes de télévision. Alors que le phénomème de l'hibernation ne frappe certaines espèces animales que durant la mauvaise saison (l'hiver), l'hibernation culturelle se distingue par son caractère quasi permanent. Parfois des lueurs de culture ou de bon sens brillent, – fugacement il est vrai–, dans l'œil des journalistes de la french TV.

Étymologie : latin hibernatio : hivernage. Verbe hiberno, hibernare. Hibernus a évincé le mot classique hiems : hiver. Vieille racine indo-européenne qui a donné en sanscrit hima : neige (Himalaya : la demeure des neiges) ; en grec ancien
χεῖμα (cheima) : hiver ; en russe : зима (zima) : hiver.

Pour culturel, voir Culture.

High tech (anglicisme, prononcer haɪtek ou aïtèque) :  highly advanced technological development  ; il s'agit de 'techniques de pointe', surtout en électronique. Tendance High-Tech... plus de 300 mètres carrés truffée dans chaque pièce de tous les derniers équipements et gadgets high tech (la première fois avec trait d'union, la deuxième fois, sans. Pourquoi ?)

Étymologie : high, du proto-germanique *haukhaz : haut, cf. en allemand hoch. Le 'h' du français haut viendrait du croisement entre le latin altus (racine alere : nourrir ; cf. aliment) et le francique *hauh, *hôh.

Tech, abrégé de technology (technologie, technique, procédé technique) ; voir Technologie.

Himself (anglicisme, prononcer hɪmself) : lui-même, soi-même en anglois. Récemment, chez la gent écriveuse et rédactionnelle, il est de bon ton de glisser un himself au détour d'une phrase ou d'une conversation, qui sera du plus bel effet. Ce n'est pas moi qui le dit, ni Corinne mais M. Sollers himself (Le Mague point net, 07.02.2006). Ou bien : Et l'invité de reconnaître que sa récente médiatisation a été accompagnée de nombreuses blagues au sujet de son patronyme (Poutou), signées entre autres de Laurent Ruquier himself... (Acrimed, 08.11.2011). Ou encore : Cyril Hanouna n'était pas peu fier de son coup cet après-midi sur Europe 1. Au début de son émis­sion quotidienne Les pieds dans le plat, il a en effet raconté qu'il avait reçu un SMS de François Hollande himself (Gala point fr, 07.04.2015). Ou bien encore : C'est l’époque où je suis à fond dans le Théâtre des Opérations de Dantec, où Dantec himself, d’ailleurs, signe pas mal de chroniques sur le web pour commenter le cours du monde (blogue Fromage Plus, 04.01.2012). Voir la Rue des clichés.

Quelquefois, signe de distinction et de culture, on trouve le mot latin « ipse ». César ipse s'est paraît-il fendu d'un coup de fil à l'amuseur public ce matin, ce qui en dit long sur le sens de la dignité dudit César (Le Salon beige, 09.10.2014). César représente ici un haut personnage de l'État, l'amuseur un humoriste de gauche, fils d'un humoriste de gauche, qui sévit sur les antennes.

Étymologie : himself, composé de him, datif / accusatif du pronom personnel he ; + self : soi-même. Cf. allemand selbst : en personne, même.

Hipster (anglicisme, prononcer hɪpstə(r) ) : phénomène de mode anglo-saxonne des années 1940 (style décontracté, usage de drogues, argot particulier ...), ce terme reprend du service pour désigner une partie jeune de la population avec un style particulier (attitude décontractée, usage de drogues, argot spécial ...). Rien que de très banal, en somme. Mais l'attention de loteur a été récemment attiré par les lignes suivantes, deux points, ouvrez les guillemets : « Destiné à tourner à la sauce hipster les logos des grandes marques de consommation, ce Tumblr dédié donne l'occasion à de nombreux internautes d'affubler les enseignes de Coca-Cola, Ikea ou encore Gillette de nouveaux codes geek et trendy ». Ce distingué charabia angloïde émane du non moins distingué site Gent-side point com.

Histoire : c'est une constante des gouvernements à tendance totalitariste que de réécrire l'histoire. C'est ce que l'on est en train de faire en France, où le gouvernement fourre son nez dans ce domaine de la connaissance, et dicte aux historiens et chercheurs le sens de l'histoire de France, qui ne saurait être que rance, remplie de méfaits et de crimes contre un certaine humanité. Notre passé ne saurait être que honteux. Un curieux sens de l'histoire. Cette destruction de l'histoire de France est aussi une destruction de la France. C'est ainsi que les règnes de Louis XIV ou de Napoléon 1er ont été minimisés, au profit de l'histoire d'obscurs royaumes d'Afrique ou d'ailleurs, dont on n'a jamais entendu parler et qui n'ont eu, dans notre histoire, aucun rôle. A part certains spécialistes, on se demande qui ça peut intéresser. Le règne [de Louis XIV] est de plus noyé dans un thème « L'émergence du "roi absolu" » qui s'étend du début du XVIe siècle au début du XVIIIe siècle. C'est ainsi tout un pan de l'histoire de France qui risque d'être partiellement ou - au pire - pas du tout traité (Dimitri Casali, Altermanuel d'histoire de France).

L'histoire nous relie au passé, c'est-à-dire à notre passé. Renier l'histoire, c'est se couper de ses racines. Tout homme doit, dans sa modeste mesure, refaire à lui seul l'histoire de toute l'humanité pour être pleinement humain. Toute l'histoire, avec ses bons et ses mauvais côtés. Renier l'Histoire de France, c'est renier la France, c'est une forme de génocide. Quant aux « lois mémorielles », comme la Loi Taubira (qui pénalise la traite des Nègres), c'est très grave : un historien risque de se retrouver en prison pour simplement avoir dit l'histoire. C'est comme si la France faisait procès à l'Angleterre à cause de Jeanne d'Arc ou de Napoléon.


Sine commentario

Adjectif : historique : qui appartient à l'histoire. Mais pour les tenants de la néo-langue, historique veut seulement dire : qui marque le jour : record historique (qui sera battu le lendemain). On parle aussi, et ce dans un tout autre sens, d'opérateur « historique », à savoir un organisme de télécommunications qui détenait un monopole d'état dans le domaine de la téléphonie avant d'être privatisé. Dans ce cas, dans quel sens est pris historique ? Voir Historique dans la Rue des clichés.

Étymologie : du latin historia : œuvre historique, récit, objet de récit historique, mais aussi contes, sornettes. Grec
ιστορία (historia) : recherche, information, exploration, enquête ; connaissance ; relation verbale ou écrite des résultats de la recherche, histoire. Et ιστωρ (histôr), c'est celui qui sait, le savant, celui qui connaît – surtout la loi. Si en latin le mot historia a fini par avoir comme sens conte ou sornette, en grec le mot ιστορία (historia) est beaucoup plus sérieux, et désigne une connaissance approfondie. On fait remonter les mots grecs ιστωρ, ιστορία à une racine vid- à laquelle s'est adjoint l'élément -tor-. La racine vid- (indo-européen : *weid) signifie apprendre (en voyant), savoir (par la vue). Cf. anglais wise. Voir Success story.

Hit (anglicisme, prononcer hɪt) : terme utilisé en informatique, évidemment emprunté à l'anglo-américain, et qui signifie : passage, accès. Il désigne plus précisément le nombre de connexions sur un site, en comptant le nombre d'accès sur chacun des éléments d'une page (page et illustrations). Si une page d'accueil contient 5 images et a 10 visites par jour, il y aura 60 hits par jour (5 × 10 accès aux images et 10 accès à la page elle-même). Mais le terme est généralement compris comme accès à la page elle-même, c'est-à-dire est senti comme synonyme de visite. Mais, de toute façon, on s'en fout.

Signifie aussi succès, chanson à succès, tube (hit parade = palmarès). Hit hit hit, hourrah !

Étymologie : d'un vieux mot anglais qui signifie frapper, atteindre (ici, avec succès).

Hoax (anglicisme, prononcer həʊks, ou plus simplement haut axe) : blague, mystification ou canular, le plus souvent relayés par Internet. Ce mail (message) est un hoax, inutile d'y répondre. Autre exemple : [...] c'est un «hoax». Le mot anglais désigne «une information fausse, périmée ou invérifiable propagée spontanément par les internautes» (Le Figaro point fr, 28.11.2014).

On peut avancer aussi que les élucubrations à propos de l'an 2 000, considéré par les politiciens et les informaticiens comme le début du XXIe siècle, avec des bugs catastrophiques, constituent un Hoax. [cliquer sur Hoax]

Voir Virus.

Étymologie : le dictionnaire étymologique anglais en ligne Etymonline avance que c'est une altération du mot hocus : jongleur, illusionniste, joueur de tours.

Hollandais : habitant de la Hollande, province des Pays-Bas. Mais, en néo-langue médiatico-politicienne, ce mot signifie : partisan de François Hollande, homme politique français (né en 1954). Visés, entre les lignes, les hollandais, accusés d'éviter l'affrontement (L'Express . fr, 20.09.2011). Loteur a même pu lire la phrase suivante sur le Républicain Lorrain . fr du 07.05.2012, à propos de l'élection de Fr. Hollande : Depuis 17 h, des centaines de supporters hollandais affluent rue de Solférino. On ignorait que Fr. Hollande avait des centaines de sympathisants venus des Pays-Bas. Autre exemple, lu encore sur L'Express . fr du 10.10.2012 : (...] les principaux rouages de la machine hollandaise sont occupés par des hommes. Machine hollandaise ? Pour fabriquer du fromage ? A mettre sur le compte de la paresse journalistique : on adopte, par commodité, un adjectif qui existe déjà au lieu d'en forger un – au risque de créer la confusion. Encore un exemple, tiré du Parisien . fr du 26.01.2014 : Dans la bourrasque, les copains du chef de l'Etat, la bande des hollandais, ont été omniprésents, encaissant les coups avec lui. Noter le ton familier : « la bande », « les copains ».

Il existe encore cependant quelques âmes bien nées qui disent ou écrivent hollandiste. Voir Suffixes en -ien / iste.


Ce nom, Hollande, permet maints jeux de mots plus ou moins heureux ou malheureux, par exemple celui trouvé dans un titre d'article : La fiscalité made in Hollande (sous le gouvernement de Fr. Hollande).


Un grand creux au-dessous de la signature de Fr. Hollande.
Il justifie bien la racine de son nom (Hollande = pays creux).
Ses idées et théories ne resposeraient-elles que sur du vide ?

N.B. Avant, pour une promesse qu'on savait ne pas pouvoir tenir, on disait : promesse de Gascon. Maintenant on dit : promesse de Hollandais (chômage, économie, etc.) Contrairement à ce qu'on pourrait penser, il ne s'agit pas d'un simple jeu de mots, mais de la mauvaise lecture d'une vérité historique. Les Landes font partie de l'ancienne province de la Gascogne ; souvent perchés sur des échasses, les habitants des Landes étaient appelés les « hauts Landais ». D'où promesse de Gascon = promesse de haut Landais → promesse de Hollandais. C.Q.F.D.

Étymologie : Hollande, du germanique hohl : creux (cf. hollow en anglais), et Land : terre, pays.

Holocauste : terme grec qui désigne à l'origine la « destruction totale par le feu », puis le « sacrifice d'un animal par le feu ». Il s'agit donc d'une offrande consumée sur l'autel, pour plaire à Dieu. Mais au XXe siècle, on utilisa ce terme pour désigner le génocide, visant surtout le peuple juif, perpétré par le parti national-socialiste allemand. De nos jours, ce mot n'est plus compris que comme l'extermination volontaire des juifs sous le Troisième Reich ou solution finale, euphémisme gentillet. Le détournement du langage est ici intéressant à noter. Du sacrifice d'un animal on passe au génocide d'un peuple humain.

On doit ce détournement aux Anglo-Américains, grands spécialistes en tartufferies. Mais il y a quelques exemples dans ce glossaire de détournements de termes religieux (comme attrition, agnostique, Bible, diaboliser, icône, réforme, repentance, spiritualité). Même le mot 'ordinateur' est d'origine religieuse : ordonner prêtre, cérémonie de l'ordination, « Dieu est le grand ordinateur du monde » (ou "ordonnateur").

On emploie également pour désigner le génocide des juifs (judéocide) le mot biblique Choah (shoah ; en hébreu
שואה : catastrophe), qui signifie tempête dévastatrice ou catastrophe (naturelle). C'est le réalisateur Claude Lanzmann avec son film Shoah [choix délibéré d'une orthographe anglo-américaine] qui contribua à populariser ce terme. L'ouragan Katrina fut aussi dans ce sens une choah. Le président palestinien Mahmoud Abbas a qualifié dimanche le génocide juif de "crime le plus odieux" de l'ère moderne, dans un communiqué publié dimanche, le jour où Israël commémore officiellement la Shoah (Le Point point fr, 27.04.2014). L'orthographe anglo-saxonne et les guillemets étazuniens sont dans le texte original. Autre exemple, dans un discours du président Fr. Hollande : "Vous, Français de confession juive, votre place est ici". La France "n'oubliera jamais" les victimes de la Shoah, a promis mardi François Hollande lors de son allocution depuis le parvis du Mémorial de la Shoah à Paris... (Métro-News point fr, 27.01.2015).

On n'utilise les deux termes de Choah et d'Holocauste en ne faisant référence – généralement – qu'au génocide des Juifs. Pour ce qui des autres déportés dans les camps de concentration, morts dans les chambres à gaz, ou des suites de la déportation une fois libérés, il n'y a pas de terme spécifique. Ils représentent pourtant un peu plus de la moitié des victimes de la barbarie nazie.

Quoiqu'il en soit les deux termes holocauste (sacrifice à Dieu) et choah (catastrophe naturelle) ne conviennent tous deux pas. Génocide, judéocide seraient mieux appropriés.

Étymologie : latin holocaustum : sacrifice d'adoration dans lequel la victime offerte est totalement consumée par le feu. Le latin l'a emprunté au grec
ολόκαυστον, ολόκαυστος (holocauston, holocaustos). Formé de όλος (holos) : tout, et de καυστός (caustos) : brûlé.

Home-sitter (anglicisme, prononcer həʊm sɪtə(r) ou simplement homme siteur) : dans la série « Les nouveaux petits métiers », voici le home-sitting. Qu'est-ce là ? Définition, trouvée sur internet : De plus en plus de jeunes retraités profitent de leur temps libre en gardant de belles maisons pendant l’absence des propriétaires. Il s'agit donc d'emploi réservés à de jeunes retraités. Quelle est donc la tranche d'âge pour ces jeunes retraités ? Mystère. De plus, il semble que ces jeunes retraités ne gardent que de belles maisons, pas des studios ou des F2 dans une tour du 93. L'expression « gardien de maison » ferait trop professionnel sans doute, de même que gardien saisonnier. Solution élégante : on emprunte un terme anglo-saxon.

Dans le même esprit anti-français, on trouve dog-sitter : c'est la même fonction que celle du home-sitter, mais en ce qui concerne les chiens ce coup-ci : Vous partez en vacances et vous devez laisser votre chien à la maison ? Laissez-le à un dog sitter. Avant, on demandait à un proche ou à un voisin de s'occuper du toutou. Mais les choses se sont professionnalisées. On a désormais affaire à un dog-sitter. Même remarque que pour baby-sitter ; il ne faut pas confondre dog-sitter avec dog-setter, setter étant une race de chiens (setter irlandais, setter anglais...). Les dog-sitters exercent la noble profession de dog-sitting : On a aussi le cas, difficile à discerner, du dog sitting.

Étymologie : home, vieil anglais ham : village. Racine germanique *haimaz désignant l'habitation, le village, et qui a donné en allemand Heim : foyer. Cette racine dérive d'une racine proto-indo - européenne *tkei : s'établir. Sancrit kseti : habiter, grec
κώμη (kômê) : village, russe семья (sémya) : famille.

Sitter, sitting, de l'anglais sitting : service. To sit : asseoir, s'asseoir. Racine indo-européenne *sed : être assis, être stable, qui a donné star, étoile, étable etc.

Homicide : sans doute à cause des feuilletons télévisés (séries) étazuniens, le mot homicide est maintenant très souvent utilisé dans le sens de meurtre ou d'assasinat : Deux homicides par arme à feu étaient également survenus au mois de mai [...] Ces homicides à répétition, intervenant souvent sur fond de trafic de stupéfiants, ont conduit le gouvernement à mettre en place un vaste plan d'actions dans la deuxième ville de France (Vingt Minutes point fr).

appel : un homicide, ce n'est pas seulement le fait de tuer un être humain, mais désigne surtout celui qui tue un être humain, de même qu'un régicide est celui qui tue un roi, ou un parricide est celui qui tue son père. Ce n'est que par extension qu'on donne le nom d'homicide à un meurtre, c'est-à-dire au résultat de l'action d'un assassin.

Étymologie : du latin homo, hominis : homme, + cædere : tuer.

Homme : concept dépassé et du passé depuis les prises de position de certaines féministes. Les Droits de l'Homme sont désormais appelés par ces abolitionnistes 'Droits de l'humain'. Ce qui est la même chose, mais en un peu plus long. Le substantif 'homme' est non marqué en français, il est donc inutile de le remplacer par un adjectif. Principe de néo-langue à l'anglo-saxonne : remplacer les substantifs (= ce qui est principal) par des adjectifs (= ce qui est accessoire). Pour loteur, qui aime parfois utiliser le vocabulaire prétentieux des néo-crétins, l'adjectif apporte une information dégradée par rapport au substantif.

Question : comment va-t-on rendre l'expression de Dostoïevski : l'« homme dans l'homme » ? L'humain dans l'humain ? Et cette maxime d'Alcofribas Nasier : « rire est le propre de l'homme » ? Rire est le propre de l'humain ? De nombreux exemples sautent à la cervelle frileuse de loteur, mais il les épargnera aux lecteurs.

Étymologie :  du latin homo, hominis, qui a donné hombre (espagnol), uomo (italien)... C'est du nominatif singulier hom que dérive le pronom nom indéfini on (ou l'on). Homo signifia "être humain de sexe mâle" à l'époque latine impériale, supplantant dès lors le mot vir.

'Homme' et 'on', sa forme indéfini, et les mots humble, inhumer, humus dérivent d'une racine indo-européenne *ghyom ou *dhg'ohm signifiant terre. L'homme est terrestre par opposition aux dieux, celui qui est humble reste près de la terre.

Homme (ou femme) politique, classe politique : synonymes de joueurs / joueuses de flûte ou de menteurs / menteuses professionnels. C'est en effet un véritable métier que de savoir mentir, et dire n'importe quoi, n'importe comment, n'importe où, devrait rester une affaire de pros du pipeau. De tel homme politique de droite, a pu pu dire : c'est un menteur cynique ; de tel homme politique de gauche, on a pu dire : c'est un menteur gluant. Les manières changent, mais le fond reste le même.

Voir Journaliste, Politique.

En un temps où la politique est une affaire de saltimbanques, livrée à des histrions, la chose publique est devenue superficielle, dénuée d'intérêts, – prostituée. N'importe qui peut, de nos jours, devenir ministre ou secrétaire d'État en France – même un ancien sportif, aux muscles plus gros que le cerveau, même un escroc. Les hommes / femmes politiques peuvent survivre grâce à la manipulation des esprits. Leur plat favori est la langue de bois, qu'ils accommodent à toutes les sauces. Ils dénaturent le français sans scrupules, et se plient au politiquement correct. Les divers mensonges et scandales qui parsèment leurs mandats détournent de plus en plus les citoyens des élus. Les hommes / femmes politiques ne sont pas intelligents que nous – loin de là ! Seulement, par divers réseaux d'appui et par des magouilles, ils ont conquis le pouvoir, qui est surtout le pouvoir de faire chier suer les citoyens. Les hommes / femmes politiques semblent de plus en plus déconnectés des citoyens, et ils apparaissent carrément comme des traîtres à la nation, traîtres à l'esprit français.

Homme (de la rue) : cette expression ne désigne pas, comme on pourrait le croire, un clochard, ou un SDF comme on dit maintenant, mais un homme ordinaire, un citoyen lambda, un simple particulier. Pourquoi une telle dénomination ? A cause des micro-trottoirs qui se passent dans la rue ? Cet homme de la rue est sujet de tous les sondages, et il doit être fier et flatté de passer à la télé. Et celui qui habite un boulevard ou une avenue ? L'homme de la Rue St-Honoré ou de l'Avenue Foch ne sont-ils pas les mêmes que ceux de la rue Riquet ou de l'Impasse de la Gaîté ? A vérifier. (Loteur est désolé de prendre des références parisiennes, mais le lecteur attentif trouvera facilement des équivalents dans sa commune).

Il s'agirait, apparemment, d'un calque d'une expression anglaise.

Étymologie : voir à Rue.

Homo : diminutif d'homosexuel ; voir Gay.

Étymologie : homo, du grec
ὅμοιος (homoios) : semblable, de même nature. Le préfixe homo- est employé dans de nombreux mots composés : homogène, homologue, homozygote ... N'a rien à voir avec le mot latin homo, hominis : homme, être humain. Cf. le mot de Plaute : « Homo homine lupus », non pas : l'homo est un loup pour l'homo, mais l'homme est un loup pour l'homme.

Homo erectus : embranchement des mammifères, dont les descendants ont peu à peu conquis la terre entière sous les noms d'hommes, d'humains ou d'êtres humains, et ce en passant par diverses étapes : australopithecus (singe austral), homo habilis (homme habile), homo erectus (homme debout), homo ergaster (homme travailleur ou artisan), homo sapiens (homme intelligent []) et enfin homo sapiens sapiens. On ne parle jamais des pendants féminins (mulier habilis, mulier erecta, mulier sapiens...), preuve s'il en est que le mot latin homo (homme en français) est non marqué et sert aux deux genres. N'en déplaise d'autre part aux lobbies homosexuels, la plupart de ceux qu'on appelle homo erectus sont en fait des hétéro erectus. Que fait le lobby des hétéros (MBH) ? Voir Out of Africa.

[] du verbe latin sapio, sapere : avoir du goût ; avoir du discernement, avoir de l'intelligence ; connaître, savoir, comprendre.


Australopithèque
-3 × 106 ans

Homo habilis
-2,5 ~ -1,3 × 106 ans

Homo erectus
-1,5 × 106 ~ -100 000

Homo sapiens
-35 000 ans
Crânes de la collection Coppens - CNRS.
Remarquer le développement de la calotte crânienne et la réduction de la mandibule supérieure.

Étymologie : pour homo, voir Homme. Erectus, participe passé du verbe latin erigo, erigere : mettre droit, dresser, ériger.

Pour l'étymologie d'ergaster, en grec
εργαστήρ : travailleur, cultivateur, le mot vient de εργον (ergon) : occupation, action, travail. D'où ergonomie, par exemple. Le radical erg/org a donné en latin organum (instrument, moyens, qui a donné orgue, organe, organiser en français), en allemand Werk (travail), en anglais work etc.

Sapiens, adjectif verbal du verbe sapio, sapire : avoir du goût (cf. français sapide, insipide), se connaître en quelque chose, comprendre, savoir.

Homo televisionus (abréviation = homotel) : homme ou femme de télévision : journaliste, animateur(trice), présentateur(trice) etc. Cette espèce en voie de développement fait de terribles ravages culturels, saccageant tout sur son passage : langue (constructions de phrases, mots, expressions, prononciation, emprunts exagérés à l'anglo-américain), culture (approximations, inculture, ignorance), mentalité (goût pour le mensonge, manipulations, détournements d'infos). Pour le moment, à part la Loi Toubon, faiblement appliquée, rien n'est n'est prévu sur le plan juridique pour contrer cette invasion anti-culturelle et pour sévir contre elle.

Étymologie : télévision, formé du préfixe grec
τήλε (télé) : loin, au loin, et du latin video, visum, videre : voir. Il s'agit donc d'un mot hybride.

Homologue : dans la langue des journalistes, c'est un substantif qui veut dire : qui exerce la même fonction, qui a les mêmes responsabilités. La présidente brésilienne Dilma Rousseff a salué le 31 janvier à Buenos Aires, aux côtés de son homologue argentine Cristina Kirchner, le "moment spécial" vécu par ces deux grands pays... Tout rédacteur d'article se croit obligé de reprendre cette formule : Alors que se profile une rencontre entre le président sud-coréen Lee Myung-Bak et son homologue français Nicolas Sarkozy le 12 mai prochain, un constat est venu frapper mon esprit ...

En français « normal », homologue est un adjectif, qui veut dire : semblable, équivalent. Ce n'est que dans la seconde moitié du XXe siècle, apparemment, qu'homologue prit ce nouveau sens en tant que substantif.

Étymologie : du grec :
ομόλογος (homologos) : qui est d'accord avec, qui convient.

Homo-parentalité ou homoparentalité (barbarisme et oxymore) : adoption d'enfant par un couple homosexuel. C'est un barbarisme, car ce momoche n'existe pas, et il est mal formé ; c'est un oxymore, car la racine de parentalité, c'est parent, du verbe latin pario, parere : enfanter, accoucher, engendrer – ce qui n'est pas le propre de couples homosexuels, qui ne peuvent pas se féconder. Loteur s'insurge donc contre cette expression homo-parentalité et ce, sur le plan linguistique. L'adoption du mot « parent » au lieu des termes « père » et « mère », prévu dans le projet de loi sur l'adoption par des couples homosexuels, est soumis à la même critique : le parent, étymologiquement, c'est celui qui engendre, et non celui qui s'occupe d'un enfant et l'éduque (= pédagogue).

Accusation dénonciatrice : « Poser la question de l'homoparentalité, c'est déjà être homophobe » (= contre l'homosexualité, en français classique). La néo-inquisition règne même dans le langage. L'homo-parentalité est un un mot et un concept politiquement corrects, c'est-à-dire néo-crétins. La graphie homoparentalité (sans trait d'union) est typique de la novlangue.

Adjectif : homo-parental. Or, Tétu en juin 2009 nous apprenait que les enfants élevés en famille homoparentale étaient « moins de 1% » des enfants des France. Signe des temps : les Pays-Bas envisagent d'adjoindre au couple homo-parental une troisème personne, voire d'élargir la notion de parents à plusieurs personnes. Pour refléter «la situation des familles modernes», indique Liesbeth van Tongeren, députée du parti écologiste, «un enfant devrait pouvoir avoir plus de deux parents officiels»... (les guillemets accolés aux mots sont dans l'original). C'est tellement « moderne » que certaines sociétés dites primitives connaissaient déjà cette notion ; la famille étant élargie à la tribu tout entière. Les contraires d'homo-parental et d'homo-parentalité sont évidemment hétéro-parental et hétéro-parentalité, c'est-à-dire, chose bizarre « normal », « classique ». Elle [C. Fourest] dit que 98% des délinquants et des tordus sont issus de familles hétéro-parentales.

Étymologie : homo, pour homosexuel : (attirance pour le) même sexe, et parentalité, mot qui n'existe pas, venant de parents, latin parentes : le père et la mère. Du verbe pario, partum, parere : enfanter, accoucher, engendrer.

Homophobie (néo-crétinisme d'origine anglo-saxonne) : littéralement peur (phobos) de l'homosexualité. Ce terme a été forgé par des psychologues anglo-américains, grands spécialistes en tartufferies. La définition officielle est : « Toute manifestation de discrimination, d'exclusion ou de violence verbale, psychologique ou physique à l'encontre d'individus ou de groupes d'individus homosexuels ou perçus comme tels en prenant prétexte de leur homosexualité, réelle ou supposée ». Le mot est donc employé, sur le plan linguistique, comme synonyme de haine ou rejet des homosexuels ou hostilité envers les homosexuels, alors qu'homophobie signifie peur de l'homosexualité. L'homophobie – puisque tel est le mot – en France est un délit, et est assimilée au racisme : « Appliquer les sanctions [contre l'homophobie]. On ne demande pas plus que ce qui existe déjà pour le racisme, explique le directeur du PFG (= Paris Foot Gay). [...] Il faut que l'homophobie soit vraiment reconnu (sic) comme une discrimination » (Vingt minutes point fr, citant Pascal Berthes, le directeur du P.F.G.). On a fini avec un extrait de film où on voit Thuram qui dit qu'il ne voit pas la différence entre le racisme et l'homophobie (Vingt minutes point fr).

Substantif et adjectif dérivés : homophobe. Les propos homophobes (= anti-homo) tenus publiquement sont réprimés par la loi. Un exemple piqué sur internet : on a reproché à Jean-Philippe Smet (Johny Holliday) les propos suivants : Alain Delon, c’est un vrai mec de toute façon. Je pense pas être un pédé moi non plus, bon? Un élu socialiste de Bordeaux a qualifié d'« homophobe » la sortie de Johnny. C'est gai !

Les bien-pensants et les néo-crétins assimilent le rejet de l'homosexualité à la violence réactionnaire : "Au-delà du débat qui a lieu dans notre pays aujourd'hui, des actes de cette nature, évidemment homophobes et violents, prouvent que les forces réactionnaires ont dans ce pays le plus grand mépris pour la démocratie et pour la liberté individuelle" (Libération point fr, 21.01.2013, à propos d'inscriptions anti-homos et de jets de briques sur des locaux du P.S.). De plus, être anti-homo signifie, apparemment, être anti-démocrate. Les néo-journalistes qualifieraient ce type de jugement d'amalgame. Autre exemple, tout aussi éclairant : Je suis assez surpris, ça ne ressemble pas à Malakoff, qui est une ville à gauche, mais on n'est jamais à l'abri d'une minorité réactionnaire (un secrétaire de section, cité par Libé du 21.01.2013, à propos d'inscriptions à caractère homophobe taguées sur un local du P.S. Voir citation précédente). Anti-homo (homophobe) signifie donc maintenant pour la gent pisse-copie de gauche : 'réactionnaire'. Le fait d'être réactionnaire ne concerne plus seulement les opinions politiques, mais aussi les mœurs. A quand l'équation hétéro = réac ?

Le préfixe mis~ (comme dans misanthrope, misogyne) traduit mieux l'idée de haine ou de rejet ; mais difficile de concevoir des mots tels que « misandre », « misandrie » au lieu d'homophobe, homophobie. Sentiment anti-homo, ou rejet de l'homosexualité, peut-être. Pour remplacer le vocabulaire emprunté directement aux Anglo-Saxons, loteur propose les mots suivants : homopète (qui aime les homos, qui a des sentiments homos ; gay-friendly) et homofuge (qui rejette les homos, qui déteste les homos, homophobe). Exemple : Johny H. ou Jean-Marie L.-P. sont homofuges, Laurent Ru. ou Florian Ph. sont homopètes. Voir Gay, Tapette.

Contraire d'homophobe : hétérophobe. Dans un tweet, le fondateur du parti d'extrême-droite a expliqué avoir été écarté '"par la mafia hétérophobe du FN" (Jean-Marie Le Pen, cité par L'Express point fr du 09.11.2015). Remarquer la typo mochouillarde '" (apostrophe + guillemets étazuniens) devant par la mafia, – sans l'apostrophe « fermante » ; il n'y a en effet pas les mêmes signes à la fin de la phrase. Contrairement à l'homophobie, l'hétérophobie n'est pas un délit. On ne glosera jamais assez sur les discriminations dont sont victimes les hétéros. Voir MBH.

Étymologie : de homo, pour homosexualité, et phobie, venant du grec
φόβος (phobos) : fait de mettre en fuite, épouvante. L'homophobie, littéralement, ce serait l'épouvante qu'on éprouve devant quelqu'un du même sexe.

Hooligan ou houligane (anglicisme, prononcer hu:lɪgən) : terme utilisé par les Russes (хулиган) et qui désignait des personnes hostiles au régime soviétique. Ce mot vient de « hooligan » (un ivrogne irlandais notoire selon Wikipédia), et il indique maintenant des personnes coupables d'actes de violence ou de vandalisme principalement dans les stades. Équivalents français : casseur, vandale. A donné le substantif : hooliganisme (houliganisme). Le sport, surtout le fouteballe, est maintenant associé à la violence pour les spectateurs, au fric et aux magouilles pour les joueurs.

Hostile (ne pas être ~) : circonlocution signifiant : être plutôt favorable à, admettre, accueillir, être pour … Jean-Pierre Tartarin n'est pas "hostile" à l'instauration d'une part de proportionnelle aux législatives. Voir Compliquer.

Étymologie : du latin hostis : étranger, étranger à la communauté, ennemi. Voir plus bas hôtel, hôtesse, de même racine qu'hostile.

Hôtel (de police) : expression peut-être refaite sur le modèle Hôtel des impôts. Un hôtel de police, c'est un commissariat de police, tout simplement. Rappelons que hôtel et hôpital sont de même racine. Un hôpital a une fonction hospitalière. Quant aux hôtels de police, ils peuvent effectivement vous héberger eux aussi pour une ou plusieurs nuits. Mais dans ce cas-là, on appelle ça une “garde à vue”, et c'est gratuit !

Étymologie : du latin hospitalis : d'hôte, hospitalier. Hospitalis vient de hospes, -itis : hôte (qui donne ou reçoit l'hospitalité). Cette racine a donné en français hôte, hôtel, hôpital ; en espagnol huesped ; en anglais guest, host, en russe гость (gost') : hôte, invité et господь (gospod') : seigneur, maître, etc.

Hôtesse : un certain nombre de néo-crétinismes a été forgé avec le mot « Hôtesse » :

 Hôtesse d'accueil : réceptionniste
 Hôtesse de l'air. Mais il est à signaler qu'un « steward » n'est pas un Hôte de l'air. Les dénominations
   hôtesse de l'air et steward sont cependant remplacées par le fade personnel navigant, unisexe. Mais
   personnel navigant, ce sont normalement aussi les pilotes, co-pilotes etc ...
 Hôtesse de caisse : caissière. Et les caissiers, alors ?
 Hôtesse de fesse : prostituée. Les Allemands disent Erostesse, – ce qui n'a rien à voir avec une
   air-hôtesse ou hôtesse de l'air.

Note : Hôte, hôtesse, c'est celui ou celle qui offre (ou reçoit) l'hospitalité. Une hôtesse de caisse ne vous offre pas la caisse. Une hôtesse de caisse – outre la phonétique désastreuse – est une aberration langagière, typique de la néo-langue, comme “ technicienne de surface ”. Pour l'étymologie, voir plus haut hostile, hôtel.

Hotline (anglicisme, prononcer hɒt laɪn ou simplement hotlaïne) : maintenant, en raison de l'accroissement des matériels informatiques (ordinateurs, imprimantes, appareils à numériser, modems, routeurs …) et de leurs pannes fréquentes, toutes les marques ont institué, en accord avec France Téléfon, des hotlines surtaxées pour dépanner les clients par téléphone. On dit en français 'assistance téléphonique', ou 'numéros d'urgence'. Mais peut-être que c'est trop compliqué à dire … Ceux qui travaillent dans ces hotlines sont évidemment des hotliners, sous-payés et insultés en permanence par une clientèle mécontente. Voir Support technique.

Hug (anglicisme, prononcer hʌg): corvée habituelle en lisant la presse prétendument française : aller regarder dans un dictionnaire anglais-français la signification d'un mot. En l'occurence, le mot hug, tombé comme un cheveu dans la soupe dans ce titre d'article : Paris : le "hug" de Kerry au "héros" de l'Hyper Cacher (Le Point point fr, 16.01.2015). Un petit tour dans le dictionnaire Oxford (loteur a au moins deux dictionnaires anglais-français), et il apprend que le mot hug signifie étreinte, – mot en effet tombé depuis plusieurs siècles en désuétude en français. Remarquer au passage les très laids guillemets étazuniens "...".

Humanitaire (adj.) : qui concerne le bien ou les intérêts de l'humanité, philanthropique : association humanitaire, organisation humanitaire. Certains néo-crétins prennent ce mot dans le sens de “ qui concerne les êtres humains ”. On parle ainsi de crise humanitaire, de catastrophe humanitaire comme par exemple : La communauté internationale redoute une catastrophe humanitaire en Libye. Ou bien : En Syrie, on est au bord de la catastrophe humanitaire. Pour les deux guerres, les journalistes utilisent la même expression. Comme si une catastrophe pouvait avoir un caractère philanthropique. Et ça continue : La situation humanitaire se détériore à mesure que les combats s'intensifient (en Syrie). On parle aussi de guerre humanitaire (sic) : Guerres humanitaires : comment procède-t-on ? Quant à Madeleine Albright (ancienne ministresse étazunienne), elle parlait, elle, de « bombardements humanitaires ». Les Étazuniens ont toujours manifesté beaucoup d'humanité envers les autres peuples. Voir Caritatif. Apparemment, par guerre humanitaire ou bombardement humanitaire, il faut comprendre des opérations guerrières menées au nom des « Droits de l'homme » (?!)

Cédant à la mode actuelle de prendre des adjectifs pour des substantifs, certains n'hésitent pas à faire d'humanitaire un substantif. Kenya: L'armée sur la piste des auteurs de l'enlèvement de quatre humanitaires (il s'agit ici de membres d'associations humanitaires). Ou bien, cet autre exemple : L'ONU mise sur l'humanitaire en Syrie (il s'agit ici d'aide humanitaire). On ne sait plus quel sens attribuer aux mots.

Humanités : « Je ne suis pas très optimiste, ni pour mes chères langues anciennes [grec, latin], ni pour la française d'ailleurs, ni pour les humanités en général et, pis, guère plus pour l'avenir de notre civilisation. S'il n'y a pas un sursaut, nous allons vers une catastrophe et nous entrons dans une ère de barbarie. Il y a un désintérêt et même un dédain pour la Raison et les Lumières. » Jacqueline de Romilly († 20.12.2010)

Étymologie : Littré note, à propos des « humanités » : « Au pluriel : Classes, dans les collèges et lycées, comprenant l'enseignement au-dessus de la grammaire jusqu'à la philosophie exclusivement, et dites aujourd'hui classes des lettres. Il a fait ses humanités. » Du latin humanitas, venant de humanus : humain. Les Lettres, ça rend humain.

Humour : c'est une des manifestations de la révolte ou du désespoir. Mais l'humour est devenu un exercice périlleux, car on ne peut plus rire de certains sujets dits sensibles (délicats) en France sans s'attirer les foudres des ligues anti-racistes ou bien des tribunaux : rire de la religion, surtout de l'Islam est tabou. Si l'Église ne vous poursuivra pas pour avoir dit ou écrit : « Dieu est mort. C'est Jésus qui hérite de tout ! », par contre si vous vous moquez de l'Islam(isme), il risque de vous en cuire. Cf. l'affaire des Caricatures de Baphomet, où le caricaturiste danois, Kurt Westergaard, a failli être assassiné à coups de hache par un fanatique musulman qui, curieusement, n'avait pas le sens de l'humour. Qu'on pense aussi aux dessinateurs de Charlie Hebdo (janvier 2015). Humoriste est donc devenu une profession à risque ; les caricaturistes vont désormais être équipés de gilets pare-balles.

Rire des immigrés ou de certaines catégories de la population (Noirs, Arabes, homosexuels...) est difficile sinon impossible : Michel Leeb, par exemple, a dû abandonner ses savoureuses imitations de l'accent nègre pour ne pas avoir d'ennuis. Mais certaines réclames sont dites par des noirs, avec un accent nègre épouvantable et caricatural ; mais cela est admis, parce que c'est un noir qui parle. On peut encore rire du gouvernement et des hommes politiques, mais pour combien de temps encore ? () Il reste la possibilité de rire de soi.

() Un internaute a cependant écopé d'une garde à vue pour avoir plaisanté à propos du lapsus de la belle Rachida (qui a dit fellation au lieu d'inflation). Les officiels perdent tout humour quand il s'agit d'eux-mêmes. Par contre un humoriste de gauche vieillissant traite une femme politique de conne ou de connasse : il est relaxé. « C'était de l'humour », plaide-t-il. L'« humour » passe mieux quand il est de gauche.

Tout se passe comme si ces sujets dits sensibles n'admettaient pas de prise de distance ou de conscience. Toute personne tant soit peu sensée par exemple se rend compte que les religions exotériques, c'est-à-dire qui s'adressent au grand nombre, c'est de la connerie crétinerie, en raison des ramassis de croyances ou d'absurdités qu'elles véhiculent. C'est ainsi que l'Église catholique a mis quatre siècles pour reconnaître que Galilée avait raison (grosse rigolade). Quant à l'Aïd el Kébir (la Grande Fête chez les musulmans), cette fête commémore la soumission d'Abraham à Dieu. A cette occasion, chaque famille selon ses moyens égorge un mouton. Loteur, qui a vécu en Afrique du Nord, atteste qu'il pouvait arriver que des familles nécessiteuses, n'ayant pas les moyens d'acheter un mouton, égorgeassent un chrétien, qu'ils prenaient pour l'« Agneau de Dieu ». Comme disait P. Desproges : « On peut rire de tout mais pas avec tout le monde ». Signe des temps : les vrais humoristes ont de moins en moins droit à la parole (télévision, radio). Seuls sont acceptés et applaudis les pétomanes officiels de la République, qui profitent du système et des lois du marché (le rire est aussi un marché dans la France post-intellectuelle). On donne la parole à ceux qui n'ont rien à dire, rien à rire.

Étymologie : de l'anglais humour, venant du français humeur. D'après deux célèbres comédies de Ben Jonson : Every man in his humour, et Every man out of his humour, où l'auteur tourne en dérision la théorie des « humeurs » de son temps, en présentant des personnages décalés par rapport à leur « humeur ». Emprunt au latin humor, -oris : eau, humidité, liquide, humeur du corps humain. Verbe humeo, humere : être humide. L'humour peut se terminer effectivement en « affaires humides » (мокрые дела [mokryié déla] : assassinats), comme disent les agents de l'ex-K.G.B. La mort de Coluche, celle des caricaturistes de Charlie Hebdo sont sans doute les exemples les plus frappants.

Hurdler (anglicisme, prononcer hɜ:dlə(r)) : loteur a été surpris de lire dans un article la phrase suivante : Le hurdler Liu Xiang symbolise l'ascenseur émotionnel chinois permanent (Le Monde point fr, 10.08.2012). Hurdler ? Inconnu au bataillon. Il faut chercher dans un dictionnaire pour apprendre que hurdler est un courreur (course de haies). C'est évidemment trop long à dire ou à écrire, et l'on préfère donc ce terme anglais, à la phonétique désastreuse pour un Français. La phrase citée plus haut est du pur néo-charabia, tel qu'aiment le pratiquer les néo-journalistes ou les néo-rédacteurs. D'abord hurdler : courreur de haies. Ensuite la transcription phonétique des mots chinois ; en français classique, on aurait écrit Lieou Hsiang. Quel avantage à transcrire en pin yin, transcription que presque personne ne connaît ? Enfin, que signifie ascenseur émotionnel, expression pittoresque certes, mais presque complètement incompréhensible ? Спрашивается (). Faire passer par des hauts et des bas ? Monter régulièrement (et redescendre) ?
() Спрашивается (sprachivayetsa) : on se le demande. C'est du russe, pour changer du globish et pour emmerder ennuyer ceux qui ne jurent que par l'anglais.

Hurlements : c'est une nouvelle manière d'attirer l'attention du chaland dans les réclames (pubs) à la french TV ; cette manière est utilisée par les pubeux en mal d'originalité. C'est ainsi qu'une marque de chaussures, ou des marques de voitures suggèrent l'énorme plaisir des clients devant leurs acquisitions en leur faisant pousser des hurlements de joie, comme des gamins découvrant leurs cadeaux d'anniversaire. Procédé assez puéril. Mais les réclames (pubs) ne s'adressent jamais à l'intellect, mais toujours aux affects. On n'utilise plus le langage articulé, qui ne sert plus à rien, on descend vers l'infantilisation, voire vers la bête. Les pubeux nous prennent pour des bêtes, qui grognent ou hurlent de plaisir.

Étymologie : hurlement, d'après hurler. Verbe latin ululo, ululatum, ululare : hurler (origine onomatopéique).

Hybride (barbarisme) : encore un terme frauduleusement importé des pays anglo-américains. Un hybride, en français, c'est une plante ou un animal issus de deux variétés ou de races différentes, normalement incapables de se reproduire. Certains hybrides stables peuvent se reproduire par leurs semences, mais le plus souvent, ils sont stériles : maïs hybride.

Une autre méthode d'amélioration du bétail repose sur le croisement ou accouplement d'individus de races différentes. Le croisement donne des résultats plus rapides que la sélection; il donne des métis, féconds entre eux et avec les individus de chacune des races originelles, opposition majeure avec les hybrides nés du croisement d'espèces et dont la fécondité est imparfaite (Wolkowitsch, 1966, p. 77, d'après le Cnrtl). A noter que l'auteur parle de « fécondité » et non de « fertilité ».

Dans la bouche ou sous la plume des officiels, imitant servilement les Anglo-Américains, c'est devenu synonyme de mixte, conjoint, uni, composite... Le ministre français des Affaires étrangères a rencontré son homologue soudanais et le président du Soudan, les invitant à autoriser le déploiement rapide d'une force "hybride" ONU/Union africaine. On se demande d'autre part à qui se rapporte le participe présent invitant dans cette phrase. Autre exemple : L'actuel projet de résolution de l'Onu prévoit d'autoriser la force hybride à « utiliser tous les moyens nécessaires » ...

Voiture hybride (sic) : à énergie mixte, à la fois électrique et à essence. Une réclame pour une marque de voiture n'hésite pas à proclamer : La famille Trouillota hybride n'a pas fini de s'agrandir. Étant donné que les hybrides ne peuvent ne reproduire, on se demande comment une famille hybride peut s'agrandir. Lu sur Yaourt! : Si l'hybride Lexus l'emporte dans la catégorie essence, une petite frenchy figure dans le top 3 diesel. Remarquer les néo-crétinismes hybride, frenchy, top 3 en une seule phrase.

On parle aussi de téléphone hybride WiFi – GSM (à la fois Ouifi et Gsm). Les informaticiens parlent aussi de noyaux hybrides (noyaux qui combinent deux types de techniques) à propos des systèmes de gestion des disques. Il faut évidemment comprendre noyaux mixtes. Les néo-crétins sont eux aussi « hybrides », – du moins quant à leur langue –, malheureusement ils peuvent se reproduire.

Loteur a lu sur internet un article où apparaît le mot hybride dans un sens qui reste à définir : À la dernière rentrée, il [le professeur] a décidé d'arrêter les cours magistraux avec ses deux classes de 3e et a mis en place des "classes hybrides" (le cours est fait en classe et des documents complémentaires sont à consulter en ligne) (Le Point point fr). Hybride ici voudrait dire : à deux systèmes ou à deux méthodes (d'enseignement). En lisant le reste de l'article, il apparaît que classe hybride est une traduction de l'anglo-américain « flipped classroom » (classe inversée ; y'a de quoi flipper). C'est l'inversion du système d'enseignement. Rebelote un peu plus loin : "La semaine suivante, vous enregistrerez un résumé oral de ce que vous avez retenu", avertit Pascal Bihoué qui pratique depuis des années une évaluation hybride. Alors là, loteur n'a rien à proposer pour rendre ce néo-concept : évaluation hybride (évaluation tout court ?)

Étymologie :  venant du latin hybrida ou ibrida : bâtard; de sang mélangé. Le dictionnaire latin Gaffiot signale que le mot hybrida désigne le croisement d'une truie et d'un sanglier. Un hybride, c'est aussi selon Gaffiot un enfant de parents issus de pays différents. Les voitures hybrides ne seraient-elles que des voitures bâtardes ?

Hymne à la Joie : les néo-crétins de l'Union européenne se sont emparé de ce morceau de la IXe Symphonie de Beethoven pour en faire l'« hymne » de l'Union européenne. Les hymnes nationaux ont toujours eu de mâles accents, ou ont toujours frappé par leur solennité. Maintenant, fini tout ça ! Il faut s'aimer, mes frères, il faut donner un immense baiser au monde entier (diesen Kuss der ganzen Welt), – monde, qui soit dit en passant, s'en fout totalement. Le messianisme néo-crétin de l'Union européennne dessert totalement l'esprit de résistance et de conquête des Européens.

Étymologie : hymne, du latin hymnus : chant en l'honneur d'un dieu ou d'un héros. Venant du grec
ύ́μνος (hymnos) : trame, et aussi chant, chant nuptial, chant en l'honneur d'un dieu.

Hype (anglicisme, prononcer haɪp ou haïpe) : il paraît que ce terme veut dire : 'branché'. Définition pêchée sur Internet : « La mode ou la tendance lancées par les branchés, la presse et les leaders d'opinion. » Bon, l'on n'est pas plus avancé ; ça veut toujours dire : dans le vent, à la mode, en vogue, au goût du jour, voire populaire, branché, chébran, câblé, bléka, etc. etc. etc.

Étymologie : origine douteuse : hyperbole ? (= dans le sens d'excessif) hypodermic (needle for drug addicts) (= aiguille hypodermique pour drogués) ? Hyper (= truand) ? Le dictionnaire Harrap's de loteur signale que le mot hype signifie 'battage publicitaire'.

Hypocrisie : le propre de tout homme politique, c'est de savoir mentir avec aplomb, de faire de fausses promesses, et d'enfumer son électorat. Un petit exemple, dans un temps où les citoyens râlent à cause de la récession, et sont obligés de se serrer la ceinture : malgré les conseils d'économie émis de toutes parts, certains ministres vont passer de somptueuses vacances dans de lointains pays. Explications foireuses du cabinet d'un grand ministre pour expliquer l'escapade de son patron : Le cabinet de L. F., cité par Le Lab, se défend en expliquant que le champ d'action du ministre des Affaires étrangères est.. l'étranger, et qu'il n'y a donc pas d'anomalies à le voir si loin (7 000 km) pour les fêtes (hiver 2012 - 2013). Si c'est sur les propres deniers dudit ministre (ce qui serait étonnant), passe encore... mais l'image du monsieur s'en trouve ternie, et loteur accorde un bon point d'hypocrisie au cabinet dudit ministre.

Une ministresse a, elle aussi, passé de magnifiques vacances dans une île lointaine (hiver 2012 - 2013), ce que son cabinet nia (démentit en langage néo-crétin) dans un premier temps, pour le reconnaître quelque temps après. Un autre bon point d'hypocrisie décerné à ce ministère.

Le président de la République (quinquennat 2012-2017) avait demandé à ses ministres de rester mobilisables (à deux heures de la capitale), pendant leurs vacances. C'est un bon conseil de la part de quelqu'un qui a pris trois semaines de vacances juste après son élection.

Étymologie : Hypocrisie : emprunt au bas latin hypocrisis : hypocrisie, dans le sens de mimique ; imitation de la manière de parler et des gestes de quelqu'un. Du grec υπόκρισις : rôle (sur scène) ; hypocrisie.

Hystérie (parler hystérique) : façon horripilante de parler de beaucoup d'homini televisionni (présentateurs et surtout présentatrices de télévision), qui consiste à faire systématiquement porter l'accent tonique sur la première syllabe des mots, voire sur la préposition ou la particule antéposée : Et maintenant, fidèles spectateurs… Il est revenu à la maison, l'ex-Clémenceau, après un périple de 18.000 kmLyon est devenu presque champion de FranceAbsolument ! Cette radio ne vit que grâce à vos dons.

Certains avancent que ce déplacement de l'accent tonique serait dû à l'influence de populations immigrées. Mais cela est fortement douteux. D'autres croient y discerner une influence du rap, ce vomi sonore épouvantable. Enfin, on pourrait estimer que cela est dû à un phénomène d'imprégnation dû à l'horripilante façon de parler des Étazuniens.

Relevé dans le journal télévisé du 21.06.2007 | A2 | 13h 00 pour une journaliste au sourire béat : (les syllabes en gras sont les syllabes accentuées par la journaliste) Cette fois, ça y est ! Le chantier du service minimum est lancé ! ... Il prévoit que deux jours avant, les usagers ... Le trafic des TER est perturbé ; ça grogne sérieusement ... Une autre affaire ... L'auteur a renoncé à écouter au bout de cinq minutes.

Cette façon de s'exprimer, connue sous le nom d'« accent d'emphase », est maintenant généralisée dans les télévisions et aussi les radios. Souvent agressive ou racoleuse, elle donne une très belle impression d'hystérie, en mettant l'accent sur l'émotionnel. Quand l'on écoute parler de telles personnes, l'on croirait entendre des poules caqueter. Le fait de déplacer l'accent tonique sur la première syllabe sonore répond à une certaine logique de bateleur qui veut absolument attirer l'attention pour fourguer ses casseroles ou ses poëles à frire. Rappelons qu'en français l'accent tonique (qui n'existe presque pas) se porte normalement sur la dernière syllabe sonore.

Tout cela rappelle la parole de Jules César, s'adressant à un orateur qui avait très mal prononcé un discours : « Si tu as voulu parler, tu as chanté. Et si tu as voulu chanter, – tu as très mal chanté ».

Hystérie journalistique : en plus de leur élocution horripilante, avec de faux accents toniques en début de mot, les journalistes se distinguent par ce que loteur appelle l'hystérie journalistique, c'est-à-dire que les media se focalisent sur un événement, en général assez insignifiant, pour le monter en épingle, et lui donner une importance démesurée. Souvent cette hystérie s'accompagne d'une violentes prises à partie (lynchage médiatique). Des exemples récents, qui ont bien fait rigoler les nations étrangères : l'affaire Léonarda en 2013 (reviendra ? reviendra pas ?) ; l'affaire Dieudonné, et sa quenelle (2013 - 2014), etc. etc.

Le principe est très simple : en mettant l'accent sur l'insignifiant, on détourne les citoyens des vrais problèmes, ce qui permet aux exploiteurs, de droite ou de gauche, de digérer et de dormir en paix, pendant que leurs laquais médiatiques amusent et abusent la populace.

Étymologie : venant du mot grec
υστέρα (hystéra) : matrice, utérus, car les Anciens croyaient que c'était là le siège de violentes excitations.



(1) Beaucoup de gens disent incorrectement du orange, le orange ... Peut-être qu'en disant “ de l'orange ”, “ l'orange ” ils auraient l'impression de parler du fruit ?     




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