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« Le journalisme mène tout, à condition d'en sortir »
Jules JANIN ■

« Quand les hommes ne peuvent changer les choses, alors ils changent les mots »
Jean JAURÈS

« Avec vos pommes de terre, vous m'épatâtes »
J.E.G.







J : dixième lettre de l'alphabet latin, c'était avant un doublon de la lettre I.

Jackpot (anglicisme, prononcer ʤækpɒt) : c'est une détestable habitude que de dire maintenant jackpot au lieu de gros lot. Il a décroché le jackpot : il a touché le gros lot. Peut signifier toute situation favorable dont on bénéficie, plutôt inopinément, comme dans tout jeu de hasard. Eric Zemmour : "Le jackpot électoral des Verts". Ou bien : L'incroyable jackpot des fondateurs d'Instagram (société rachetée à prix d'or par Farce Book). Ici, jackpot peut être traduit pas pactole, de même que dans l'exemple suivant : Jean-Luc Delarue n'était pas un client ordinaire. Outre son statut de VIP, le producteur de télévision était un acheteur important et exigeant. Un grand compte. Le jackpot pour Boughediri. Noter la construction en anacoluthe : outre son statut ... J-L D. était un acheteur.

Jail break (anglicisme, prononcer ʤeɪl breɪk) : « déplombage », déverrouillage, débridage, en parlant d'un appareil électronique. La scène jailbreak évoque des méthodes pour masquer son UDID par un faux numéro mais la procédure n'a pas d'intérêt ici (20 minutes point fr). Le mot n'est pas traduit dans la phrase par le néo-rédacteur qui suppose naïvement que tout le monde connaît cet idiotisme idiot. Le seul point positif avec ces imbéciles, c'est qu'on prend son dictionnaire pour la traduction, ou qu'on va chercher des explications sur Gougueule. Quant au UDID, c'est un Unique Device Identifier, c'est-à-dire un numéro d'identification unique d'appareil (N.I.U.A.).

Étymologie : jail : prison en anglais, du français geôle : cage, prison ; cf. le mot goal. Break, d'une racine germanique signifiant casser, détruire.

« J'aime la France » : un clip télévisé, largement diffusé, montre certaines vedettes étrangères (cinéma, sport, chanson...) qui déclarent tous aimer la France. C'est fort aimable à eux. Mais outre que ce clip a sans doute coûté des fortunes, il faut remarquer que toutes ces vedettes parlent en anglo-saxon, et ne disent pas un traître mot en français. Moi, des gens qui prétendent aimer la France sans dire un seul mot en français, je trouve ça louche, dixit loteur. Et nous lui donnons raison, ajoute-t-il.

Étymologie : pour le verbe aimer, voir ici. France, du bas latin Francia : pays habité par les Francs. Pour l'étymologie de France, voir Franc-Maçon.

Jean-foutre : bon à rien, personne qui ne sait rien faire. Invariable au pluriel. Repéré avec le sonar de loteur sur un forum : Et bien (sic) non, je leur dit (sic) merde à ses (sic) gens foutres, je veux choisir celui qui va démonté (sic) cette dictature oligarchique. Loteur a scrupuleusement respecté l'orthographie de l'auteur de ce jugement à l'emporte-pièce.

Étymologie : composé de jean + "foutre", verbe vulgaire signifiant : forniquer, puis tout simplement faire.

Jeans (américanisme, prononcer ʤi:nz ou djinze ; on trouve aussi la graphie jean [prononcée djin]) : pantalons (ou jupes) de toile grossière, portés par la moitié des habitants du globe, dont la mode vient des Etats-Unis. Qu'ils soient portés par des gens ordinaires, des jeunes ou de hauts personnages de l'État, les jeans concourent à l'uniformisation des mœurs et des fesses, au même titre que le Caca cool ou les Pizzas. Voir Casquette, Uniforme.

Curiosité : l'excellent organe de presse américano-français Slate point fr titre ainsi un de ses articles du 18.05.2012 : Le jean de Duflot (sic) crée la polémique. Loteur avait naïvement pensé que Cécile Duflot avait un ami, prénommé Jean. A noter le nom « Duflot », qui n'est pas précédé du titre de ministre, ni de Madame – vulgarité journalistique habituelle. Et le journaliste de poursuivre : La fashion police vient de frapper le gouvernement Ayrault. La fashion police ??? Kessadir ??? Il existe une police de la mode dans le gouvernement ? On admirera en tout cas l'inventivité du « journaliste » en matière de français.

Un journal (Il Corriere della Sera, 21.09.2010) annonce sérieusement : Avez-vous une paire de jeans dans votre placard ? Si c'est le cas, c'est que vous avez le sens des affaires (sic). Étant donné qu'au moins la moitié du globe terrestre porte des jeans, cela signifie que la moitié de la planète a le sens des affaires, la deuxième moitié étant sans doute victime de la première moitié.

Étymologie : blue-jean, diminutif jeans : pantalons de toile très résistante. Ainsi nommés, parce qu'à l'origine ils étaient fabriqués avec de la toile européenne, dite de Gênes.

Jésus : l'homme, l'initié qu'on appelle Jésus (et qu'il ne faut pas confondre avec le Christ, ou Logos solaire), serait né, d'après certains exégètes, trois ans avant J.C. D'autres avancent -5 ou -7. C'est bien le seul être humain à être né avant lui-même. Un grand mystère divin, sans doute.

Étymologie : Jésus, en grec
Ιησους (iesous), venant de l'hébreu יהושע Yehoshua, qui signifie : « Dieu sauve ». A part nous apprendre à nous sauver nous-mêmes (et encore), Jésus n'aura pas sauvé grand monde.

Jeunes, jeunesse. Jeune est normalement un adjectif qui signifie : qui n'est pas avancé en âge, dont le nombre des années est peu nombreux. Au pluriel : jeunes, devenu substantif, et souvent prononcé djeunz : mythe moderne de plus en plus fort. Désormais tout s'oriente autour des jeunes, comme si l'époque actuelle venait de les découvrir après de nombreux siècles de ce qu'on pourrait appeler un no (young)man's land. Le « jeune », pour reprendre cette appellation vague et qui mériterait d'être discutée, serait un sujet vis-à-vis duquel il suffirait d'être « à l'écoute ». L'on s'aperçoit en fait que les jeunes sont déjà vieux, ils n'ont plus d'ambition mais seulement des revendications. Le fait de privilégier les jeunes (dans l'emploi par exemple) s'appelle le jeunisme. Ce terme désigne aussi le fait de vouloir rester jeune, d'où l'engouement pour la chirurgie esthétique ou réparatrice (mythe de Faust). D'où aussi les réclames ou publicités orientées autour des « jeunes » ; une marque d'eau minérale (Évian) suggère même que boire de son eau rajeunit l'organisme (mythe de la fontaine de Jouvence), avec des images et une musique particulièrement crispantes.

La jeunesse est aussi quelque chose de très relatif, et le terme de jeune peut s'appliquer à un homme mûr : « On perd la notion des montants ... insiste le jeune homme de 31 ans ». D'une journaliste de BFM-Télé : Une jeune fille de 32 ans a été agressée sexuellement ... De toute façon, il y a maintenant des « jeunes majeurs » : « Il s'agit de "jeunes majeurs" connus des services de police » – parce qu'avant, il y avait aussi de vieux mineurs. Cf les petites annonces, qui affichent JF (jeune femme), – même si elle a plus de quarante ans, ou JH (jeune homme, idem). Ou enfin cet extrait d'une page web : A 47 ans, ce jeune homme [Rahm Emanuel] est membre du Congrès, élu de Chicago, donc de l'Etat de l'Illinois dont Obama est le sénateur. Ici, jeune homme veut sans doute dire : homme jeune. Ou bien : Invitation de XYZ 43 ans - Garçon (sic). A 43 ans, on est encore un garçon, et non pas un homme ? A l'inverse, un journaliste de la french TV parla un jour d'un jeune adolescent. Parce qu'il y a sans doute de vieux adolescents. Autre exemple, avec une femme : Dans un hôtel de Toronto où elle s'apprête, ce 8 juin, à recevoir ses amis, la jeune femme, désormais canadienne, éternellement sourit ( ). Très bien, mais il y a un hic, la jeune femme est celle d'une photographie prise il y a quarante ans, et à l'époque elle avait neuf ans. Ce qui lui fait quarante-neuf ans. Question : à quarante-neuf ans, est-on une jeune femme ? La galanterie dicte oui, la vérité dicte non.

Enfin et surtout jeunes (prononcer djeunz) est, dans la bouche ou sous la plume des journalistes, devenu synonyme de délinquants. Ainsi, à la place de voyous, délinquants, délinquants de moins de 30 ans (surtout non européens), le journaliste politiquement correct va dire jeunes, car il assimile la jeunesse à la délinquance – magnifique dérive. Quand à la french TV on dit : « Des jeunes ont incendié des voitures », il faut entendre : Des voyous et des délinquants ont incendié des voitures. Autre exemple : A Londres, où seront présentés les Jeux olympiques d'été de 2012 dans moins d'un an, des groupes de jeunes ont incendié des immeubles, des véhicules et des poubelles, et se sont battus contre les policiers à coup de feux d'artifice et de bouteilles. Ou ce titre de Yaourt! : Un RER attaqué par des jeunes. Ou encore, cette phrase tirée d'un article du point point fr : Quatre jeunes ont échangé des coups de feu à la station Saint-Denis-Université, lundi, avant d'être arrêtés par la police. Vive la jeunesse ! Philosophie pratique des jeunes : « J'ai envie de Nike, je les vole ; j'ai envie de filles, je les viole ». En raison de l'état d'esprit des jeunes et de leurs violences bordéliques, on peut maintenant parler de péril jeune.

Loteur a pu lire ce titre dans L'Express point fr du 24.05.2012 : Affrontements entre police et jeunes à Massy (un mort, un blessé grave, des voitures retournées et brûlées). Par contre, un communiqué de l'A.F.P. indique : Un homme en tenue de camouflage juché sur un toit a ouvert le feu sur deux restaurants remplis de jeunes dans la localité finlandaise d'Hyvinkää, tuant deux personnes et en blessant sept autres. Les « jeunes » tués dans les deux restaurants d'Hyvinkää sont-ils les mêmes que les « jeunes » qui s'en prennent à la police dans les banlieues françaises ? Le concept de jeunes est-il différent selon qu'on se trouve à Hyvinkää (Finlande) ou à Massy (France) ? Terrible manque de probité dans le choix des mots de la part des journalistes !


Rassemblement pacifique de « jeunes » d'une banlieue française

Étymologie : du latin juvenis. Vieille racine indo-européenne ayant donné juvenis en latin, jeune en français, joven en espagnol, young en anglais, jung en allemand, юный (iounyi) en russe, sanscrit yuvan etc. Cf. également junior, jouvence, juvénile etc.

Jeûne : le jeûne, ou privation totale ou partielle de nourriture, quand il est volontaire, est un moyen de nature ésotérique pour maîtriser ses pulsions, et purifier son corps et son âme. Le Carême des Chrétiens en est un exemple – quand il est librement accepté.

Mais que penser de ce chef d'État (Kim Jong-Un, fils spirituel du père Ubu) dont la propagande officielle affirme sans rire qu' « il a rédigé sa première thèse en stratégie militaire à l'âge de 16 ans, qu'il ne dort que trois ou quatre heures par nuit et qu'
il jeûne souvent pour pouvoir étudier » ? (Le Nouvel Obs point com, L'Express point fr, Le Figaro point fr + divers media PLCC, 08.01.2012).


Apparemment, le jeûne ne lui réussit pas (1).

Apparemment, le jeûne ne lui réussit pas (2).

Ironie de l'histoire, Kim Jong-Un est le fils de Kim Jong-II (qui peut se lire Kim Jong-Deux).

Lu à propos du ramadan : Souvent considéré et présenté comme le mois du jeun (sic), c'est un mois qui a l'air religieux avant tout. Mais en réalité, c'est, en premier lieu, un mois fructifieux (resic ; Agora-Vox . com, 23.07.2012).

Étymologie : du latin jejunium : jeûne. Verbe jejuno, jejunare : jeûner, faire abstinence. Cf. en français déjeuner : rompre le jeûne. De la racine latine vient aussi le jejunum, partie de l'intestin entre le duodénum et l'iléum. Jejunum signifie littéralement : affamé. Jejuna plebecula (Cicéron) : la populace affamée.

Jingle (anglicisme, prononcer ʤɪŋgəl) : indicatif musical, ritournelle qui accompagnent les émissions de télévision ou les 'pubs' (réclames). Parfois ce sont de véritables scies, qui agressent stupidement les oreilles, pour prétendument déclencher le réflexe d'acheter. C'est la cloche de Pavlov. Les téléspectateurs et les citoyens sont pris pour des cloches – ou des chiens – par l'engeance des pubeux.

Étymologie : (1930) : "song in an advertisement" (chanson dans une réclame, une pub). Origine onomatopéique.

J.O. (Jeux olympiques, à ne pas confondre avec Journal Officiel, dont le sigle est également J.O.) : une des manifestations de la mondialisation, c'est-à-dire du néo-crétinisme. Ce sont les ludi circenses (jeux du cirque) à l'échelle mondiale (). Mais il n'y a plus de mise à mort cependant, si ce n'est la mort économique des pays ou des villes ayant abrité ce type de jeux, en raison des sommes colossales d'argent mises en jeu (olympique) pour les organiser (Athènes 2004 : 9 milliards d'euros, Pékin 2008 : ± 40 milliards d'euros, Londres 2012 : ± 28 milliards d'euros (la french TV parle de 11 milliards). Et ce ne sont que des estimations. Pas de quoi se réjouir. Paris et les Français ont ainsi échappé à un accroissement phénoménal de leurs taxes et impôts pour 2012, puisque c'est la Grande-Bretagne qui a décroché l'insigne honneur d'organiser lesdits J.O. pour cette année-là. On souhaite aux Grands-Bretons bien du plaisir : quinze jours de jeux = quinze ans à rembourser les dettes.

() les Romains réclamaient « Panem et ludi circenses » (du pain et des jeux du cirque, qui comprenaient de l'athlétisme, des combats à main nue, des courses de chars ; rarement de la gladiature). Danton, lui, disait : « Après le pain, l'éducation est le premier besoin du peuple ».

La ville de 北京 () (Pékin, sinisme, prononcer à peu près peï tjing – mais on peut sans craindre le ridicule prononcer Pékin) a organisé les J.O. de 2008 pour aller dans le sens de la mondialisation. Comment des jeux, institués par les Grecs, peuvent concerner des gens comme les Chinois (voire les Étazuniens) ? Mystère. Et on ne saura jamais à quel prix (expropriations brutales, etc.) D'autre part, les journalistes surdoués de la french TV prononcent avec affectation « beïjing » au lieu de Pékin pour faire bien.

() Les caractères chinois sont mis en codes html, et aussi en gifs pour ceux qui n'ont pas le système de lecture des langues d'Extrême Orient installé.

« Mens sana in corpore sano », disent les partisans du sport à outrance, dont l'aboutissement est représenté par les Jeux Zolympiques. Les athlètes brisent leur corps à briser les records. Mais ceci n'est qu'un écran de fumée, car des considérations vénales sont évidentes dans les Jeux Zolympiques de Londres (2012), quand un certain Lakshmi Mittal, fossoyeur de la sidérurgie européenne, a eu l'insigne honneur de porter la flamme olympique. L. Mittal a donné des millions d'euros pour faire construire une tour qui symbolisera à jamais les Jeux Zolympiques, mais il ferme les acieries européennes avec, à la clé, des milliers de chômeurs.

Olympiade : autre terme, fort à la mode, et véhiculé par le joyeux parti des journalistes. Ceux de la french TV et les rédacteurs des french papers parlent souvent d'olympiade pour désigner les Jeux Zolympiques eux-mêmes. Une olympiade est normalement un espace de quatre ans entre deux jeux olympiques. Un journaliste d'A2 parlait ainsi, à propos de J.O. de Londres 2012, d'un athlète qui a donné à l'Angleterre la première médaille de cette olympiade. Mais il est vrai que les journalistes de la french TV ne sont pas des modèles de culture. Autre exemple, piqué dans l'excellent : L'un des forts symboles de cette politique est paradoxalement l'un des plus grands absents de cette olympiade. On admirera l'inversion : forts symboles, choquante pour l'oreille, au lieu de symboles forts. Mais il est vrai que les excellents rédacteurs du monde point fr ne sont pas des modèles de culture.

Les cinq anneaux entrelacés, symbole des J.O. (), et présentés par Pierre de Coubertin, est un logo dûment déposé, et utiliser ce logo sans payer de formidables droits au comité olympique peut coûter fort cher. Une preuve de plus – bien sûr – que le sport olympique n'a rien à voir avec l'argent ni avec le mercantilisme anglo-saxon. Voici, à ce propos, quelques indications :

1. Sur Twitter, un journaliste s'indignait jeudi (26.07.2012) du fait qu'une chaîne de télévision n'ait pas le droit d’utiliser le mot « olympique » pour ses annonces ou des promos. Le mot « olympique » est interdit (sic) dans les promos et les annonces.

2. Selon un journaliste, «on n'a par exemple pas le droit d'utiliser les anneaux olympiques pour les publicités (à la télévision) parce qu'on a juste acheté les droits. Les anneaux sont réservés aux partenaires privilégiés comme MacDucon ou Caca-Cool qui ont contribué financièrement aux Jeux

3. « L'essentiel, disait P. de Coubertin, est de participer ». L'essentiel, maintenant, est de gagner coûte que coûte, surtout des médailles d'or. Dévoiement de l'idéal olympique.

4. Conséquence : le fric et les considérations économiques priment sur l'esprit des jeux. Mais ça, on le savait depuis longtemps. Loteur est d'avis qu'il faut supprimer les J.O. en tant que spectacle indécent jeté aux yeux du monde, où il est de plus en plus difficile de vivre ; mais qui va le suivre dans cette demande irréaliste ?

5. etc.

Voir Sport.



() les cinq anneaux symbolisent : fric, dope, corruption,
vedettariat, contrats commerciaux. Voir Village olympique.
Loteur a remplacé l'anneau noir, initialement prévu par P. de Coubertin,
par un anneau blanc, pour bien mettre en évidence le drapeau français.


Olympiques est une référence à la ville d'Olympie. La légende raconte que c'est Hercule qui édifia le premier stade olympique, après avoir achevé les Douze travaux. Les premiers jeux eurent lieu, rapporte-t-on, en 776 avant J.C. près d'Olympie en l'honneur de Zeus. En grec Ολυμπιακοι αγωνες (olympiakoi agônes).

Étymologie : jeu, du latin jocus : plaisanterie, jeu. Verbe jocor, jocari : badiner, plaisanter, jouer. Cf. le jeu de jocari (balle fixée à un support et raquettes). A donné en anglais joke, en espagnol juego etc. Jocus en latin a remplacé ludus : jeu (cf. ludique, ludisme).

Job (anglicisme, prononcer ʤɒb ou djob) : s'emploie de plus en plus à la place de travail ou de boulot. Ce type-là, il a un bon job. Ou, vu sur Yaourt! : Devenir Père Noël : le job du mois. A côté de l'emploi abusif du mot job, on assiste à la disparition progressive du mot “ métier ”. L'emploi de cet anglicisme est particulièrement malheureux, car il fait irrémédiablement penser à l'expression « pauvre comme Job ».

On peut allonger la sauce en parlant, par exemple, de full-time job (travail à plein-temps) : Être Parisien(ne) n'étant ni un métier, ni un sport, ni un loisir, mais bien une religion à part entière, c'est un full-time job.

Quant à inside job, littéralement ‹ boulot interne ›, c'est un crime ou un assassinat perpétrés avec la complicité d'un proche de la victime. C'est un inside job qui a pour le moins mal tourné, Merah les a probablement doublés en voulant les prendre à leur jeu.

Étymologie : d'après un dictionnaire anglais : « 1550s, in phrase jobbe of worke "piece of work" (contrasted with continuous labor) ». Le job n'est donc pas un travail régulier, continu.

Jogging (anglicisme, prononcer ʤɒgɪŋ ou à peu près djoguinn) : le mot jogging a remplacé abruptement – on ne sait pourquoi – l'ancien footing. Le mot footing était un barbarisme franglais ; le mot jogging existe bien en anglois ; il est dérivé du verbe to jog, et veut dire faire la course. Ceux qui font du jogging sont des joggeurs ou joggers, féminin joggeuses. Le 'g', bien évidemment, se prononce 'gue' pour éviter la confusion avec le mot 'jaugeur'. Plan d'entrainement course à pied débutant et jogger. Ou bien : Joggeuse tuée : "J'ai dit qu'il recommencerait".

On trouve maintenant le running : course à pied. Avec Running Attitude, suivez toutes les actualités de la course à pied proclame un site consacré à la course à pied. Et puis aussi, il y a le trail : course de montagne, littéralement : (course de) piste, de sentier. Le sport est un grand consommateur de néo-crétinismes (ou mochéconneries) anglicisants, au même titre que la mode, l'économie, l'informatique... Aux dernières nouvelles, on parlerait même de course à pied (sic). Le vocabulaire du sport ne cessera jamais d'étonner loteur.

Étymologie : jogging, de l'anglais jog : petite secousse, coup de coude ; to jog : secouer de haut en bas, puis faire la course.

Running, (anglicisme, prononcer rʌnɪŋ), 'course' en anglais, d'une vieille racine gothique rinnan, rinnen, runnen : courrir.

Trail (anglicisme, prononcer treɪl) : traînée, piste, sentier, vieux français trailler : tirer derrière soi, peut-être en relation avec le mot latin tragula : javelot muni d'une courroie.

Joker (anglicisme, prononcer ʤəʊkə(r) ou plus simplement djoker : dans le langage des néo-crétins de la french TV, “ joker ” signifie remplaçant d'un journaliste ou d'un animateur. « Joker » de Laurent Delahousse sur France 2, la journaliste [Marie Drucker] a conquis le public de RTL depuis trois ans (Le Monde . fr, 07.12.2013). Marie Drucker ou Marie Joker ? Ou bien cet autre exemple : Le principe est simple, expose Olivier Galzi, ex-joker de Laurent Delahousse et d'Élise Lucet, sur France 2 (Le Figaro . fr, 22.02.2012). En tout cas, il faut remarquer que la télévision française remplace de plus en plus des mots français par des mots étrangers.

 journaliste bouffon ou joker ?
Un bouffon de la french TV

Étymologie : dans un jeu de cartes, le joker est une carte spéciale qui prend la valeur de n'importe quelle autre carte du jeu. Elle est représentée en général par la figure d'un fou, d'un bouffon. Emprunt à l'anglais joker : farceur, du verbe to joke : plaisanter. Traiter un remplaçant de bouffon (sens étymologique), voilà qui va dans le sens du journalisme made in french TV.

Le mot anglais joker est en relation avec le verbe latin jocor, jocari : plaisanter, jouer. Jocus : plaisanterie, badinage ; de jocus viennent jeu en français, et joke en anglais.

Joncher : littéralement parsemer de jonc, puis de feuilles ou de branches. Au sens figué : parsemer de toutes sortes de choses ou d'objets. Dans quel sens faut-il comprendre la phrase suivante, entendue à BFM-Télé () : sa dépouille (de Kadhafi, le tyran) jonche le sol ? A-t-on découpé le tyran en mille morceaux qu'on a jetés sur le sol ? Et pour cela, a-t-on fait appel au « dépeceur » canadien Rocco Magnotta ?

() BFM = Baragouiner dans un Français de M... (merde).

Étymologie : latin juncus : jonc.

Jouer (se la ~) : expression très utilisée par toutes sortes de media et qui semble issue du vocabulaire du sport. Dans le sens de faire, opérer, agir, se montrer ... Se la jouer perso : jouer de façon personnelle, se la jouer rebelle : faire montre d'un comportement rebelle, jouer les rebelles. Les 20 albums pour se la jouer Robinson Crusoe : pour faire comme ... nos chers ministres entre autre devraient se la jouer plus modeste (devraient se montrer plus modestes).

Étymologie : pour jouer, voir Jeu.

Jour (au ~ d'aujourd'hui) : le mot aujourd'hui est déjà pléonastique (hui = hodie : ce jour, aujourd'hui en latin). L'expression au jour d'aujourd'hui, très prisée par certains locuteurs, est donc triplement pléonastique. Bôoof, cela ne fait qu'insister sur le jour présent. Cependant, au jour d'aujourd'hui (= à ce jour), il n'existe toujours aucune garantie de la bonne volonté des Farc de suivre ce mouvement de "paix" (Agora-Vox, 06.06.2007). Cela vaut mieux que de dire descendre en bas, monter en haut, journaliste menteur ou député prévaricateur. Cf. le mot de Paul Léautaud sur un journaliste dont le nom était Conchat, et qu'il appelait le pléonasme.

Étymologie : hui, qui n'existe plus, en latin hodie, en espagnol hoy, en allemand Heute : aujourd'hui.

Jour, du latin diurnus : diurne. En latin dies : jour. Cf. día en espagnol, day en anglais, Tag en allemand, день (den') en russe. Même racine que deus : dieu en latin.

Pléonasme, du grec
πλεονασμός (pléonasmos) qui veut dire surabondance, débordement, pléonasme. Venant de πλεονάζω (pleonazô) : être surabondant, amplifier.

Jour (dernier) : plusieurs media ou merdias (le figaro point fr, 20 minutes point fr, lexpress point fr, elle point fr, etc.) ont rapporté en mai 2012 des scènes de violence entre Nafissatou Diallo, la soubrette du Sofitel de New-York, et sa fille. Mme Diallo, disent ces media, et selon les paroles de sa voisine, frappait sa fille « comme si c'était son dernier jour ». Certains ajoutent « à vivre ». Le psittacisme de ces media consiste à ce qu'ils répètent cette expression, sans l'expliquer. Loteur se perd, en effet, en conjectures quant au sens exact de cette expression : frapper à tour de bras ? Frapper avec l'énergie du désespoir ? Est-ce un idiotisme anglo-saxon (un de plus) ? Mais le dictionnaire Harrap's de loteur est muet là-dessus, ainsi que Google. Ou alors est-ce une expression personnelle de la voisine de la belle et douce Nafissatou ?

Jour J : voir D Day.

Journal, pluriel journaux. Hé bien non, pour vingt minutes point fr, c'est journeaux, avec un -e- intercalaire : Peut-être a-t-elle lu les différents sondages sur l'affaire qui montraient que les Français condamnaient son tweet ou les Unes des journeaux? Cette erreur n'est pas rare, et l'on ne compte plus les sites qui emploient journeaux comme pluriel de journal : Liste des journeaux et publications de presse, L'affaire Clearstream fait la une des journeaux, Quand l'Islam veut diriger nos journeaux, etc. etc. etc.

Étymologie : journal, le radical est jour. Du latin diurnalis, dérivé de diurnus : diurne. En latin dies : jour.

Journal télévisé, en abrégé : J.T. ou jité. Un journal télévisé de 30 à 40 minutes contient au maximum 2 à 3 minutes d'information véritable – et pas forcément en première place. Pourquoi ? Le reste est découpé en petites tranches de deux-trois minutes environ, traitant d'abord et surtout de faits divers (crime, incendie, carambolage, déraillement ...), et aussi de sujets de magazine sur des personnalités (people en langage néo-crétin), de reportages anecdotiques sans intérêt, de « Micro-trottoirs », le tout dans un kaléidoscope d'images la plupart du temps vides de toute signification. Tout se passe comme si l'on voulait masquer volontairement l'information, en la parcellarisant, en la découpant comme pour un puzzle et en la noyant sous un flot d'images. C'est du mensonge délibéré, c'est une technique de manipulation.

Conséquence : l'image et le spectacle remplacent l'information. Ce qui fait que l'on a d'abord droit au(x) titre(s) du jour, suivi d'une info sur l'écologie, puis d'une autre info sur le poids des sacs des enfants, puis d'une info sur les délits d'initiés, suivi d'une autre info sur l'arme nucléaire iranienne etc. – sans logique ni ordre apparents. Ce n'est pas de l'information, mais du zapping journalistique. La palme pour ce type d'« information » revient sans doute à une excellente chaîne du service public qui, le 24 fév. 2011, a commenté les événements en Libye (plusieurs centaines de morts) pendant trois minutes environ, et a consacré autant de temps à une histoire de matelas pneumatique qui a explosé dans un appartement. Autre exemple, pour le traitement de l'information sur une chaîne publique lors de la prise d'otages meurtrière d'In Aménas (Algérie) le 20 janvier 2013 au J.T. de 20h, alors que la neige tombait en France : quatorze (14) minutes consacrées aux intempéries sans gravité, deux (2) minutes consacrées à la prise d'otages, qui a fait des dizaines de morts. On englue les gens dans les faits divers, dans les faits quotidiens. On voit là la volonté délibérée de camoufler ou de minimiser l'information, et de gonfler l'accessoire aux dépends de l'essentiel, – c'est-à-dire, finalement, de mentir délibérément.

Tout se passe donc comme si on empêchait sciemment les citoyens de réfléchir par des techniques délibérées de désinformation : quand on fragmente l'information, il est difficile de faire une synthèse raisonnée et de comprendre l'actualité. Une place particulière est délibérément donnée aux faits divers, surtout larmoyants : enfant assassiné, adolescente violée, ouvrier décédé par suite d'une défaillance matérielle... Les media donnent le tragique et la mort en pâture à la population, en tablant sur les émotions que cela soulève, pour noyer les citoyens sous un flot d'images fortes, mais insignifiantes. Les journalistes et les organes de presse sont de sacrées entreprises de mensonge et d'anesthésie mentale. Les journalistes, selon le mot d'Acrimed, sont devenus des « dramaturges de l'insignifiant ».

Parfois, quand un événement vraiment dramatique se détache dans les actualités, les journalistes donneront à cet événement une importance démesurée dans le jité au point d'occuper l'antenne pendant vingt minutes ou plus : mort d'une très grande vedette adulée du public, ou d'un grand homme politique, soulevant une énorme émotion nationale ; tuerie atroce perpétrée par un tueur fou, etc. Certaines chaînes d'information en continu passeront « en boucle » et ad nauseam telle ou telle nouvelle, alimentant les instincts morbides de la masse, et dans le désir mercantile de faire de l'« audimat » (les tours du W.T.C., l'affaire D.S.K., l'affaire Breivik, la tuerie de Toulouse, etc.)

Il y a souvent déplacement de l'information du fond vers l'anecdotique : lors d'un sommet international, le spectateur, médusé, a droit à l'arrivée des voitures officielles, aux poignées de main des officiels, à la photo de groupe des offficiels, aux sourires de commande des officiels, parfois au chien-chien d'un officiel ou à la pute femme d'un officiel, – mais pas d'analyse véritable : le contenu du sommet, les discussions, tout est passé sous silence par les journalistes, complices du mensonge officiel. C'est le règne de la médiocrité triomphante (“médiacratie” / “médiocratie”), propagée par des journalistes menteurs et manipulateurs, couverts par leur Directeur de l'information. Les Guignols de l'info font dire à un guignol : « Moi vivant, monsieur, il n'y aura jamais d'infos dans mon J.T. ». On a l'impression qu'au fond, pour les journalistes, le monde entier se résume à un immense Clochemerle. Voir Micro-trottoir, Propanga Staffel, Sachez, Télévision.

Entendue sur une chaîne de télévision, à propos de la visite de la Première dame des États-Unis au roi d'Espagne [08.08.2010], cette information capitale : « Au menu, gaspacho et turbot grillé ». Visiblement, le journaliste n'avait pas grand chose à dire sur cette visite, sans doute de pure courtoisie, c'est-à-dire inutile.

Quant à la culture, ou ce qu'il en reste, elle est totalement et totalitairement exclue des jités, et ne se cantonne qu'aux brailleurs professionnels (les soi-disant chanteurs) et aux saltimbanques (ou acteurs, venus sur un plateau de télévision faire l'article pour leur dernier film). La littérature, la poésie, la philosophie, la pensée, – bref la vie de l'esprit, tout cela ne compte plus. Loteur est d'avis qu'il faut écraser les cafards de la télévision, c'est-à-dire journalistes et les directeurs de l'information : « Écrasez l'infâme ! ».

Visitez donc le lien suivant (TF1, le journal des vieux autarciques [traduction : des paléo-crétins] ).

Étymologie : journal, le radical est jour. Du latin diurnalis, dérivé de diurnus : diurne. En latin dies : jour. Cf. día en espagnol, day en anglais, Tag en allemand, день (den') en russe. Même racine que deus : dieu en latin,
θεος (théos) : dieu en grec.

Télévisé, adjectif correspondant à télévision, formé du préfixe grec
τήλε (télé) : loin, au loin, et du latin video, visum, videre : voir. Il s'agit donc d'un mot hybride.

Journalisme : école ou entreprise de mensonge et de manipulation. « ... le journalisme (et, d'une façon plus idéologique que formelle, l'« éditorialisme ») est la patrie des imbéciles, où se répètent à longueur d'année les mêmes idées reçues, interchangeables, les mêmes clichés, la même langue mutilée » (Mikaël Faujour) (1). Il n'est pas inutile de rappeler ces mots de Nietzsche : « Encore un siècle de journalisme, et tous les mots pueront. » (1882). Ils puent, Frédéric, ils puent !

Le journalisme, et les media en général, constituent le « Quatrième pouvoir », forme auto-proclamée de pouvoir (les journalistes ne sont pas élus par les citoyens), qui façonne l'opinion publique, c'est-à-dire qui manipule les citoyens. Il semble maintenant, hélas, évident que Mensonge et Ignorance soient les deux mamelles () du journalisme. Mensonge, par la falsification ou la rétention de l'information, ignorance par le manque de culture générale, le mépris de la langue et le manque d'objectivité. Tout le glossaire contient de nombreux exemples.

() Loteur avait précédemment écrit mammelles avec deux m, sans doute selon l'équation : deux seins, deux mamelles, donc deux 'm'.
Et puis, que penser des deux choses suivantes :
  • ce pouvoir, prétendument libre et indépendant, est principalement dans les mains de grands groupes financiers. Les grands financiers et les grands industriels ont acheté les media (Hersant, Lagardère, Bouygues, Dassault, Bolloré, Murdoch, Berlusconi). L'information a été asservie à et par l'argent, et les grands groupes industriels, les annonceurs, les oligarques ont fait main basse sur la grande presse (les mainstreams). C'est pour cela que les citoyens ne sont plus informés, mais sont de plus en plus considérés comme du « temps de cerveau disponible » par les marchands de soupe de la télévision. Liberté de la presse, avez-vous dit ?


  • d'autre part, l'on ne peut qu'être étonné de nombre de couples mariés (ou non) homme politique / femme journaliste : Bernard Kouchner / Christine Ockrent, Dominique Strauss-Kahn Anne Sinclair, Jean-Louis Borloo / Béatrice Schönberg, François Baroin Marie Drucker (), Arnaud Montebourg Audrey Pulvar [séparés en nov. 2012], Alain Juppé / Isabelle Juppé , Georges Kiejman / Laure Debreuil (de Broglie), sans oublier François Hollande Valérie Trierweiler (séparés en 2014), ni l'amitié entre Laurence Ferrari et Franck Louvrier, directeur de communication de Nicolas Sarkozy. Dans les petits nouveaux, on a Michel Sapin / Valérie de Senneville et Vincent Peillon / Nathalie Bensahel. On cancanne dans les coins-coins de la médiatosphère que l'honorable père François a succombé, lui aussi, aux charmes d'une belle de jour(nal). On cancanne aussi que le Président N.S. soi-même aurait accordé ses faveurs à une journaliste du Figaro (2011). La conséquence, en termes vulgaires mais simples, est – pour parler crûment – que le politique couche avec le journalisme (qui baise qui ?) Objectivité de l'information, avez-vous dit ? Qui profite des confidences sur l'oreiller ? De toute façon, beaucoup de journalistes français sont souvent issus des mêmes grandes écoles que de nombreux responsables politiques. Alors, tous ces gens-là bouffent à la même cantine, aurait dit Coluche. Un ministre de gauche a réussi ce tour de force d'être en même temps un patron de presse (Jean-Michel Baylet, ministre de l'Aménagement du Territoire et de certaines autres choses, et propriétaire de La Dépêche du Midi et du Midi-Libre). Indéprendance de la presse ? La gauche a donné le lamentable spectacle du copinage et du coquinage les plus éhontés.



Les grands couples politico-journalistiques

François Hollande Valérie Trierweiler Dominique Strauss-Kahn Anne Sinclair
Bernard Kouchner et Christine Ockrent Arnaud Montebourg Audrey Pulvar
Jean-Louis Borloo et Béatrice Schönberg François Baroin Marie Drucker ()
Alain Juppé et Isabelle Juppé Georges Kiejman et Laure Debreuil (de Broglie)
Michel Sapin et Valérie de Senneville Vincent Peillon et Nathalie Bensahel

Dix grands couples mythiques hommes politiques / femmes journalistes.

() Marie Drücker vit maintenant en couple avec Mathias Vicherat  ,
décrit comme un « jeune loup de la politique ». Elle a eu un enfant de lui (Jean Vicherat).

Les photos ne sont pas contractuelles, les personnalités ayant pu vieillir ou se teindre les cheveux.

D'autres hommes politiques, comme H. Désir, du P.S.,
mari de la journaliste Anna Angéli, n'ont pas été notés.
Et quand François Mitterrand décide de créer une chaîne de télévision privée (Canal+), il en confie la direction à André Rousselet, son ancien directeur de cabinet. Claire Chazal, elle, avait épousé Xavier Couture, directeur de l'antenne et des sports de TF1 (mars 2000).

Et, fin du fin, certaines personnalités politiques se reconvertissent, une fois leur mandat terminé, dans une activité médiatique, comme R. Bachelot (D8), J. Bougrab (Canal+). Le grand contempteur de la France, D. Cohn-Bendit, tient une chronique à Europe 1. Ils veulent toujours être présents, par nombrilisme médiatique.

Enfin, cette déclaration d'un journaliste (Gérard Davet) : ... Sans compter les liens incestueux entre le président (N. Sarkozy, NDLR) et les propriétaires de grands médias. Les journalistes et les propriétaires de grands media apparaissent donc comme les sbires (les chiens de garde) du pouvoir en place. (Cette rubrique avait été rédigée avant la sortie du film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat).

« Pluralisme – Indépendance – Objectivité » – tels sont, théoriquement, les mots d'ordre du journalisme professionnel. Pluralisme ? Tous les journalistes ou presque répètent les mêmes choses. Indépendance ? On a vu aux paragraphes précédents les liens entre le journalisme et les oligarques d'une part, le pouvoir en place d'autre part. Objectivité ? Le journalisme est devenu une entreprise de propagande du pouvoir et des grands groupes, une entreprise de manipulation des citoyens, de façonnage de l'opinion publique. Pour une analyse objective et sans concession des cadors du journalisme, lire l'ouvrage de Serge Halimi Les Nouveaux chiens de garde. Voir Alternatif.

Journaliste (ou pipeaulogue officiel) : agent de propagande du politiquement correct et lobbyiste de l'idéologie officielle. A ce titre, le journaliste joue le rôle d'« idiot utile » de l'establishment (pouvoir en place). Synonyme : menteur(se) professionnel(le), qui débite la gueule enfarinée et à longueur de jité des mensonges auxquels il finit par croire, tellement il en est convaincu. C'est en effet un véritable métier que de savoir mentir. Exemples de gros mensonges relayés par les journalistes : leur version des attentats du 11 Septembre aux Étazunis, présentés comme un acte de terrorisme perpétré par la secte mythique Al-Qaïda ; ou bien la détention d'armes de destruction massive par Saddam Hussein. Le fait de ne jamais remettre en question certains faits, comme ceux du 11 Septembre, et de se faire les perroquets du gouvernement, fait des journalistes les complices des mensonges officiels. Il semble qu'en fait les journalistes, et les media en général, soient les vecteurs privilégiés de la doxa – mélange confus d'opinions que les citoyens sont invités à croire – officielle. Mais comme disait Goebbels : « Plus le mensonge est gros, plus les peuples le gobent », – grâce justement aux journalistes. Les journalistes fabriquent l'opinion, trafiquent l'information. Certains hommes politiques s'en prennent vertement et ouvertement aux journalistes lors de débats télévisées, mais cela reste encore assez limité.

Un ancien supplice consistait à arracher la langue des menteurs et des calomniateurs. Loteur regrette parfois que cette bonne vieille coutume ait disparu en France ; nombreux sont les journalistes qui mériteraient que cette peine leur soit appliquée, tant leurs propos haineux et mensongers agressent les oreilles et révulsent le cœur. Quant à ceux qui pratiquent un journalisme interlope – et ils sont nombreux –, on les appelle « journalopes ».

Le manque d'objectivité, de sens critique, de retenue de certains « journalistes » est vraiment inquiétant. Les journalistes désignent sans vergogne des victimes à la vindicte populaire (affaire d'Outreau, personnalités nauséabondes, accusations contre la prétendue cellule anarcho-autonome (?) de l'« ultra-gauche »...). Cela rappelle les « minutes de haine » de 1984, quand il faut faire de l'audimat à tout prix, – quitte à déformer la vérité. Cette attitude arrogante, carpette du pouvoir en place, et qui prétend façonner l'opinion publique, s'est retrouvée chez nombre de « journalistes » américains, plus agents de propagande hystériques qu'informateurs objectifs. Voir  Ceci. Parfois un organe de presse présente ses excuses pour les fausses informations systématiques qu'il a diffusées, comme le New York Times, lors de la campagne présidentielle de 2016, à propos des accusations de harcèlement sexuel dont Donald Trump aurait été coupable. Mais ce genre de mea culpa est plutôt rare. Gageons que la peur de représailles y a été pour quelque chose.

Et quand ce ne sont pas des mensonges, c'est la malhonnêteté intellectuelle. Que penser en effet du fait que les journalistes taisent soigneusement les noms de délinquants non-Français quand ils se rendent coupables de délits, de violences, d'agressions ? Alors que les noms de Français coupables d'un délit sont cités sans vergogne – même; et surtout, s'il s'agit de personnalités ? De telle sorte que, quand on lit un article concernant une agression perpétrée par un individu dont le journaliste de donne pas le nom, on pense immédiatement : Encore un ... Suédois ! Ce qui renforce le racisme latent d'une part, et la détestation des journalistes d'autre part ; et on s'empresse d'aller sur des sites « alternatifs » pour avoir la vérité. Que penser aussi de tous les journalistes qui invariablement pour l'élection présidentielle mettaient en valeur les représentants des deux partis principaux : les Républicains d'une part et les Démocrates d'autre part, et éventuellement les représentants d'un troisième parti pour arbitrer : les Nationaux. Pour les journalistes, il semble en effet qu'il n'y avait en France, finalement, que deux partis, qui ne sont que les deux faces d'un même courant de pensée et de gouvernement (). On a même pu remarquer cette attitude pour l'élection présidentielle états-unienne de 2016, où les journalistes penchent en général nettement pour la candidate, qu'ils présentent comme vainqueuse ; l'autre candidat étant présenté comme « populiste » et, à ce titre, infréquentable. Autre détail sur la mauvaise foi des journalistes, cette phrase extraite de L'Express . fr du 23.10.2016 : Dans ce sondage, Hillary Clinton obtient 50%¨des intentions de vote, contre seulement 38% pour le milliardaire de 70 ans. Hillary Clinton est née en octobre 1947, elle a donc... 69 ans au moment de la rédaction de l'article ; inutile donc d'insister sur l'âge de son adversaire. On remarque enfin de la part des journalistes des attitudes bassement serviles envers les représentants des partis principaux, des attitudes arrogantes et méprisantes envers les représentants des Nationaux ou des « petits » partis. Voir Droite et Gauche.

() Depuis 2017, il n'y a plus qu'un seul parti en France, celui des lèche-cul officiels (LCO).

Encore un exemple de la précision des informations et du style des journalistes : Des préceptes mis en place notamment par feu le "Président" Ben Ali, ou encore le Général Kadhafi, voire même les présidents Bouteflika et Moubarak (Le Post, janvier 2011). Pourquoi « feu le "Président" Ben Ali » ? Ben Ali n'est pas mort en janvier 2011, même si sa fonction était menacée, et pourquoi Président est-il entre guillemets ? Pourquoi le « Général Kadhafi » ? Khadafi en janvier 2011 n'était encore que colonel. À mettre sur le compte d'un désir ironique d'exagération ? À noter enfin l'expression considérée comme fautive : voire même. Bref, du grand style journalistique.


Pour Yaourt!, le symbole du terrorisme ce sont les tours du WTC bombardées
par la secte mythique Al-Qaïda, relayant ainsi le mensonge médiatique.

Les journalistes peuvent survivre grâce à la manipulation des esprits. Les prétendues « informations » qu'ils présentent sont puisées dans des bases de données (textes, images) auxquelles tous les journalistes peuvent avoir accès ; l'on peut citer en particulier l'AFP, ou Agence française de presse. C'est ce qu'on appelle la « diversité » de l'information. Et que penser du silence pudique qui entoure nombre de faits diantrement intéressants ? Journaliste serait-il synonyme d'anesthésiste ? Inutile en effet de parler des mensonges par omission des journalistes (qui reçoivent des ordres de leurs directeurs de l'information ?) Que l'on songe à une fille cachée d'un président de la République, qui a finalement coûté aux contribuables français. Tous les journalistes étaient au courant ; personne n'a informé les citoyens. Et qu'on songe aussi aux journalistes qui taisent les informations à propos de voitures incendiées, de statistiques de la délinquance, d'actes de violence anti-français ou anti-chrétiens commis par des non-Français. Le maître-mot de ce type de journalisme qui sévit à la french TV : OB - JEC - TI - VI - . Un exemple frappant, c'est la campagne de pub de la société Carambar (bonbons au caramel), qui annonçait la fin des blagues au dos des papiers d'emballage du caramel. Tous les media ont relayé l'« information », sans la vérifier, alors qu'il s'agissait d'un coup de bluff. Que penser du manque de professionnalisme des journalistes qui ont informé la France entière sans se douter de la supercherie ? Principe des néo-journalistes : on diffuse l'information d'abord, on vérifie ensuite.

Les journalistes se distinguent aussi par leur fatuité au sourire crispant, leur pédantisme satisfait, leur nombrilisme béat et une incommensurable faculté de ne pas douter de soi. Mais pour paraître devant des millions de téléspectateurs ébahis et décérébrés, que ne ferait-on pas

Ils méprisent royalement le français car, gavés d'anglo-américain, ils transposent tout simplement les termes anglo-américains en français, sans se donner la peine de les traduire. Ils parlent français « comme une vache américaine », pour paraphraser une expression bien connue. Quand on entend un journaliste blablater à la french TV, on est amené à faire ce terrible constat : les journalistes français ne pensent plus en français, mais en anglo-américain. L'anglais est une langue tueuse ; ceux qui véhiculent cette langue assassine – les journalistes en particulier  – se font les complices de l'assassinat du français. La langue des journalistes est (merdique), c'est celle des boutiquiers de la mondialisation, avec les énormités langagières, les erreurs de construction syntaxique et l'emploi de mots novlanguais que cela suppose. La langue des journalistes s'insinue ainsi insidieusement dans l'esprit des téléspectateurs et, à terme, risque de façonner une nouvelle manière de penser et de parler. Ils annoncent, non pas des nouvelles, mais la bonne nouvelle, et ce en novlangue [néo-langue] – et ils n'ont pas la novlangue dans la poche. Parfaitement convaincus de cela, ils déplacent systématiquement l'accent tonique (peu marqué et sur la dernière syllabe sonore en français) sur la première syllabe, voire sur une particule antéposée, pour donner un tour racoleur à leur discours. Ceci est considéré comme une faute par tous les bons manuels de français. Les journalistes apparaissent ainsi comme de zélés agents de défrancisation. Ce sont les principaux vecteurs du néo-crétinisme. À combattre vigoureusement. Question : comment donner des informations vraies en utilisant une langue faussée, une langue mal maîtrisée ? Si la forme est mauvaise, le fond ne saurait être que mauvais. Question : peut-on faire confiance à des gens qui ne sont pas capables de s'exprimer correctement ? Réponse de loteur : НЕТ (niet : NON).

Les journalistes ne rédigent jamais ; ils ne font que du copié-collé. Quand ils rédigent, – s'ils rédigent – c'est avec un instrument spécial, en vente dans toutes les bonnes drogueries, qu'on appelle « balai à chiotte », dont le maniement s'apprend assez vite.

Leurs petits frères, les journalistes sportifs (= de sport), ne valent guère mieux dans leur entreprise de démolition du français. Il y ajoutent une incommensurable bêtise par l'emploi abusif de termes anglo-américains, des tournures de phrases douteuses, et des expressions d'un rare ridicule, comme ...l'équipe A crucifia le gardien de l'équipe B en inscrivant un nouveau but. Ou bien : L'OL a été galactique (sic), Lorient torpille Saint-Etienne (une torpille est plutôt symbole de traîtrise).

Par leur complaisance femelle envers la langue de l'envahisseur et envers des directives contraignantes (ne pas informer réellement), les journalistes sont de véritables 'collabos'. Vraiment, vraiment, comment peut-on être journaliste ?, se serait écrié Montesquieu. Certains esprits plaisants, mais qui voient juste, appellent les journalistes des « journalopes », à cause de leur attitude ouvertement passive face au pouvoir et aux puissances de l'argent.

Critères de sélection d'un bon journaliste de télévision :

• avoir une assez bonne ouïe (pour entendre les indications du directeur de l'information dans l'oreillette). Les sourds ne sont pas admis ; ceux qui ont un problème d'audition, s'ils sont appareillés, peuvent faire l'affaire.
• avoir une assez bonne vue (pour déchiffrer le prompteur). Les aveugles sont admis si leur chien peut lire ledit prompteur.
• le reste – le souci de la vérité, le bon français, etc. – est accessoire.

Voir Homme (ou femme) politique, Perroquet, Psittacisme.

appel :

« Le personnel intervenant à l'antenne est tenu à un usage correct de la langue française, conformément aux dispositions de la loi N° 94-665 du 4 août 1994. Il s'abstient, à ce titre, d'utiliser des termes étrangers lorsque ces termes possèdent des équivalents en français. »


Note qui s'impose :

Tout ce qui a été écrit sur les journalistes concerne évidemment les mauvais journalistes, à savoir surtout ceux de la french TV. Loteur ne parle pas des vrais journalistes, qui font un travail utile de recherche et d'information, qui ont une grande conscience professionnelle, et à ce titre sont souvent en butte à des « tracasseries » policières, judiciaires ou autres ().

() par exemple Clément Weill-Raynal, le journaliste de France 3 qui avait révélé l'existence du « Mur des cons » du Syndicat de la magistrature, a été menacé de sanctions par sa direction après avoir été attaqué par le Syndicat national des journalistes.

Étymologie : voir rubriques précédentes (jour, journal...).

Journée de la femme : fête païenne instituée par le néo-crétinisme international, prétendument en l'honneur des femmes. Avant, le 15 août, c'était tout simplement la fête de la Vierge Marie, la Femme parfaite, l'archétype (au sens jungien) féminin par excellence. La journée de la femme fait partie des 87 journées internationales initiées ou reconnues par l'ONU (divers media ou organismes répétant la même chose par psittacisme). Noter le participe initiées = instaurées.


La Vierge Marie, l'archétype féminin occidental

Cela donne l'occasion de présenter de nombreux reportages ou documentaires sur la condition de la femme, tant en France qu'à l'étranger. Mais c'est surtout un prétexte commercial pour les fleuristes et les marchands de pizzas de faire des affaires, comme pour la Saint Valentin, et autres fêtes populaires (= pour amuser ou berner le peuple). La “ journée de la femme ” aurait pu être une journée en hommage à la féminité, aux symboles féminins. Il n'en est rien, et on voit surtout un étalage de revendications sur fond social (parité homme-femme, comparaison de salaire entre hommes et femmes (), condition de la femme dans des pays non-chrétiens, etc.). Inutile d'ajouter que cette journée a un fort relent sexiste (les journaux télévisés de certaines chaînes ne sont présentées que par des femmes).

() ineptie journalistique à répétition, car beaucoup de femmes cadres ou exerçant une profession libérale gagnent autant, sinon plus, que les hommmes. La différence de salaire s'observe surtout dans certains emplois subalternes.

Sous les noms de “ journée ” ou de “ fête ”, la société occidentale moderne a créé des fêtes ayant un caractère artificiel, profane, – des farces populacières comme la “ fête des secrétaires ”, “ la fête des voisins ”, la “ fête des mères ”, la “ fête des pères ”, la “ fête des grands-mères ” (★★), qui sont de purs prétextes commerciaux, donc vénaux ; et aussi la “ journée de la courtoisie ”, la “ journée sans tabac ”, etc. qui sont prétendument civiques (« citoyennes »). Loteur propose la « Journée sans néo-crétins », mais là, c'est franchement utopique. Il y aura donc les « Journées des néo-crétins », c'est-à-dire tous les jours.

(★★) créée par le café Grand-mère, et est donc d'essence purement commerciale. Cette prétendue fête sert souvent de prétexte à des publicités déguisées.

Jours (noms des jours) : sentis comme invariables par une partie de plus en plus grande de la population : Je fais partie de ceux qui, tous les vendredi... A remarquer que de plus en plus souvent, on voit les noms des jours affublés d'une majuscule, de même que le noms des mois, à la manière des Anglo-Américains : Article publié le Mercredi 1er Juin 2016.

Étymologie : nom, du latin nomen, -nis : nom. En grec
όνομα (onoma) : nom ; en français nom : en russe имя, имени (imia, imeni) : nom ; en espagnol nombre, etc.

La racine indo-européenne serait gn, cf. en grec
γνω̃σις (gnôsis) : connaissance, latin cognoscere : connaître. Certains étymologistes rapportent en effet ce mot à une racine jna : connaître, à cause du g initial qui se trouve dans co-gnomen. Donner un nom, c'est faire acte de connaissance.

Jubilatoire : cet adjectif semble être à la mode, au même titre qu'intense, généreux, vrai, sérieux, positif etc. Il doit vouloir dire, dans l'esprit de ceux qui l'utilisent : qui procure un fort sentiment de joie. C'est vrai qu'il y a si peu de raisons de se réjouir dans notre société actuelle qu'il faut surdoser le sens des adjectifs : « Ecrire (...), (c'est) une conscience, douloureuse en même temps que jubilatoire, de l'histoire et des possibilités de la langue ». Ou bien : Le nouvel opus (sic ; il s'agit ici d'un simple livre) de Jean-Loup Chiflet est jubilatoire... Autre exemple : C'était un petit moment jubilatoire pour le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg. Il faut admirer, au passage, le nom du ministère : Redressement productif. Les gens du gouvernement n'en sont plus à une expression ridicule près.

Substantif : jubilation, comme dans : « Antoine Robitaille traque avec jubilation les noms cocasses et les tics tordants ».

Étymologie : jubilatoire, jubilation viennent du latin jubilo, jubilatum, jubilare : pousser des cris de joie.

Jubilatoire n'a rien à voir avec le mot jubilé, qui vient d'une racine hébraïque signifiant bélier, corne de bélier. C'est à sons de corne de bélier qu'on annonçait les années jubilaires tous les cinquante ans.

Judiciarisation : c'est, nous apprennent les dictionnaires, la propension à préférer le recours aux procédures judiciaires pour régler des conflits, plutôt que de trouver d'autres voies de règlement. On s'aperçoit que nombre de personnes recourent systématiquement aux procédures judiciaires pour s'en prendre aux citoyens pour peu qu'elles constatent un dérapage verbal, qu'elles estiment avoir été mal soignées, pour peu qu'un individu pense avoir été plagié ou diffamé, pour peu qu'un élément visible de la population estime avoir été insulté (et là, des organisations racistes anti-françaises se chargent de vous traduire en justice), pour peu qu'un piéton glisse sur un trottoir, etc. Alors que depuis plusieurs années, un sentiment de judiciarisation de la santé et de "dérive à l'américaine" domine, l'Institut droit et santé de l'université Paris-Descartes, a tenté d'analyser les faits (Le Monde point fr, 12.12.2012).

Autre temps, autres mœurs : avant, on cassait la figure de celui qui vous insultait, ou on le provoquait en duel. Il faut croire que les citoyens de la société moderne n'ont pas assez de couilles courage pour régler leurs comptes sainement. Le Code pénal a remplacé les poings.

Judokate : dans leur frénésie de féminisation à outrance, les journalistes de la french TV disent maintenant une judokate en parlant d'une femme pratiquant le judo. Le mot judoka suffit pourtant, puisqu'il signifie celui ou celle qui pratique le judo. Ces journalistes doivent penser que cela est sans doute la forme féminine de judoka. Les journalistes de la french TV, ou quand les ignares forgent des mots.

Étymologie : en japonais, judoka ( désigne celui ou celle qui pratique le judo. Judo (jûdô), littéralement la voie ou la philosophie ( dô en japonais, tao en chinois) de la souplesse ( jû). Quant à (ka), ce mot signifie littéralement maison (), mais aussi celui (ou celle) qui pratique un métier, qui s'adonne à une occupation. Il en est de même de karateka (= celui ou celle qui pratique le karate), aïkidoka (= celui ou celle qui pratique l'aïkido) etc.

() En fait le caractère (ka en japonais, kia ou jia en chinois) représente une soue, une étable à cochons. C'est l'image d'un cochon sous un toit .

Juillet(t)iste (néo-crétinisme, avec un ou deux 't') : personne qui prend ses vacances au moi de juillet. Le chassé-croisé des juillet(t)istes et des aoûtiens, phrase rituelle des journalistes de la french TV pour évoquer le croisement de ces deux troupeaux de bovins en transhumance. Voir Aoûtien.

Étymologie : juillet(t)iste, fait d'après le mois de juillet, ainsi dénommé, selon Littré, d'après Julius Cæsar ; Julius venant de ιουλος (ioulos), qui en grec signifie duvet, barbe naissante. Une autre étymologie en ferait un diminutif de juin (juignet), devenu juillet d'après toujours Julius Cæsar.

Jungle (indianisme, prononcer jongle, comme dans le verbe jongler) : la jungle désigne normalement en Inde une formation végétale sèche puis, par abus de langage, une végétation dense et luxuriante. Par un autre abus de langage, on a appelé jungle en France un bidonville, édifié de manière sauvage et chaotique, par des migrants (réfugiés clandestins) venus de Syrie, mais aussi d'Afrique. François Hollande promet que la « Jungle » ne renaîtra pas à Calais. [...] François Hollande « assure qu’il n’y aura pas de réinstallation » de migrants dans la « Jungle » de Calais, désormais totalement rasée, dans un entretien à paraître mardi dans le quotidien régional La Voix du Nord. (20 Minutes . fr, 31.10.2016). Une promesse qui ne lui coûte rien, car il n'y a jamais eu de jungle (dans le vrai sens du terme) à Calais. Remarquer, d'autre part, la majuscule à jungle, comme s'il s'agissait du nom d'une ville. Avant le démantèlement, le ministère de l'intérieur dénombrait 6 486 hommes, femmes et mineurs présents dans la « jungle », ce qui laisserait supposer que des centaines de personnes n'ont pas été prises en charge par l'Etat (Le Monde . fr, 26.10.2016). Ici, jungle prend un j minuscule. Autre exemple : "Le Point" a suivi l'odyssée d'un réfugié afghan qui a quitté le "jungle" [sic] dans un bus en direction de la région Grand Est (Le Point point fr, 25.10.2016). Ici, curieusement, la jungle est devenue le jungle. Et puis, qu'est-ce que le « Grand Est » ? La Russie ? La Sibérie ? L'Extrême-Orient ?

On peut aussi trouver d'autres acceptions au mot jungle. Depuis sa libération surprise dans la jungle colombienne, Ingrid Betancourt a vécu une folle semaine, enchaînant à un rythme époustouflant déclarations, interviews et visites de remerciements (Sept sur Sept . be, 09.07.2008). Rappelons que la jungle est une formation végétale propre à l'Inde. Autre exemple : La jungle médiatique m'aura réservé plus de surprises que la forêt boréale (Encyclopédie de l'Agora, 01.04.2012). Jungle : ensemble dense et chaotique, sans foi ni loi ?

Étymologie : du sanskrit
जङ्गल (jaṅgala) : espace sauvage.

Junior (latinisme et anglicisme ; en tant qu'anglicisme, ce mot se prononce ʤu:njə(r) ) : littéralement plus jeune. Cela peut désigner des enfants ou des adolescents, des personnes jeunes (comme dans les équipes de sport, dites juniors : dont les joueurs ont entre seize et vingt ans). Une première infraction en 2004 avait déjà écarté Asli Cakir Alptekin des pistes pendant deux ans alors qu'elle était juniors (A.F.P.). Noter l'accord au pluriel avec un sujet au singulier.

Chez les Étazuniens, junior, c'est le fils. George Bush junior (George Bush le Jeune). Ceux qui aiment les dessins animés de Tex Avery connaissent la phrase rituelle : Bend over, junior ! (penche-toi, fiston [pour avoir droit à un coup de pied aux fesses]). Voir Boomer, Senior.

Étymologie : en latin, comparatif de juvenis : jeune ; voir Jeunes.

Junk food (anglicisme, prononcer ʤʌŋk fu:d ) : en anglais, ce terme signifie « cochonneries » (choses mauvaises à manger). On le traduit maintenant par malbouffe. La présence de stars dans les publicités pour la junk food ou les fast food booste la consommation de ces produits par les enfants, affirme une étude de l'Université de Liverpool. Voilà une étude qui s'imposait ! Il y a longtemps que les publicitaires utilisent les vedettes pour promouvoir des produits ; ils n'ont pas attendu de prétendues études de prétendues universités pour ce faire. Remarquer le néo-verbe booster, et le néo-crétinisme alimentaire fast food.

Juridictionnelle (aide ~) : remplace avantageusement l'ancienne 'aide judiciaire'. On est sans doute mieux aidé ou défendu. Bizarrement, la police judiciaire (P.J.) n'est pas devenue la police juridictionnelle. Il y a quand même des choses troublantes dans la néo-langue.

Étymologie : voir Aide juridictionnelle.

Jurisprudence : la jurisprudence, ce sont les « décisions de justice précédemment rendues, et qui illustrent comment un problème juridique a été résolu » (Wikipédia). Il s'agit donc d'un terme technique, qui concerne uniquement le droit. Mais que penser des phrases suivantes, pêchées avec un hameçon de 12, dans la mare du magazine Le Point point fr : La jurisprudence Cotillard. En tout cas, les Français ont le souvenir de la polémique née après l'oscar décerné à Marion Cotillard pour son interprétation d'Édith Piaf dans La môme en 2008 ? La jurisprudence Cotillard ??? Est-ce le cas de Marion Cotillard ? Le précédent (créé par) Marion Cotillard ? On admirera aussi la construction « la jurisprudence Cotillard », sans prénom, ni préposition. Il n'y a pas eu, d'autre part, de procès fait à M. Cotillard, pas de décision de justice, et donc pas de jurisprudence. Autre exemple : La «jurisprudence Pulvar» travaille les esprits (Le Figaro point fr, 23.05.2012). Comme pour M. Cotillard, il n'y a eu ni procès ni jugement, et donc pas de jurisprudence. Incohérence de journalistes, qui emploient les mots les uns pour les autres.

Étymologie : jurisprudence, du latin jurisprudentia, composé de jus, juris : le droit, et prudentia : prévoyance, prévision, connaissance, compétence, savoir-faire, sagesse (Gaffiot). Prudentia juris publici : connaissance du droit public.

Juste : adverbe parasite employé par la gent parlante et écrivante : c'est juste prodigieux, untel est juste à côté de la plaque, c'était juste extraordinaire. Semble vouloir dire : vraiment, tout à fait, complètement (calque de l'anglois). Déclaration d'une journaliste à propos de la libération d'otages : C'est juste magnifique. Ce n'est pas, en tout cas, le mot juste. Autre exemple, pieusement recueilli dans la presse internet, à propos d'une tuerie : C'était la panique. Les gens criaient, des filles s'évanouissaient. C'était juste horrible, témoigne la jeune femme. Juste ciel ! Ou bien, entendu à la télé à propos des bombes lors du Marathon de Boston (15 avril 2013) : C'était horrible, juste traumatisant. Cette traduction ridicule (juste au lieu de 'vraiment') d'un journaliste d'A2 serait risible si le contexte n'était pas aussi dramatique, parce que juste pourrait être compris comme 'à peine'. Cette phrase a été reprise telle quelle dans un article de 20 minutes point fr : C'était horrible, juste traumatisant, je ne sais pas quoi en dire. Non seulement les journalistes maîtrisent mal le français, mais encore ils se copient les uns les autres. Encore un exemple : "S'il existe un aliment facile à consommer, c'est bien la banane ; le peler dans le but de l'envelopper dans du plastique est juste de la folie." A qui se rapporte 'le' de l'expression 'le peler' ? A aliment ? Les guillemets étazuniens ( "..." ) et le point avant le dernier guillemet ( ." ) à la façon des Étazuniens sont évidemment dans l'original. Tiens, encore un autre exemple : "Radioscopie", je trouve que c'était une émission magique, je la réécoute au casque quand je travaille sur des portraits. C'est juste un bonheur absolu (Laurent Delahousse). « Juste un bonheur absolu » ... Ce qui est choquant, c'est que les journalistes et rédacteurs sont tellement imprégnés de globish qu'ils ne se donnent même plus la peine de chercher à traduire en français. Té, encore un exemple, avant l'autoroute : ... la chute, qui est juste géniale (une chroniqueuse littéraire d'A2 à propos d'un livre d'A. Gavalda, 10.03.2014, 08 h 20)

Autre emploi, plus énigmatique, lu sur Le Figaro point fr : « Et pourtant, avec Lucas blessé, Beckham encore trop juste, Ménez aurait été un atout supplémentaire lors du déplacement dans le Doubs » (trop juste = pas en pleine forme ?). Ou encore : Arsène Wenger : "David Beckham est un peu juste physiquement" (Eurosport point fr). Et inutile de rappeler les plaques ou cartons portant la mention Just married, où ‹ just › se traduit par ‹ nouveau ›.


Juste ou Just est également un prénom, mais en dehors d'un personnage du Dîner de cons, peu de personnes le portent en France. C'est Juste, son prénom. Peut-être quelques ancêtres se souviennent du mythique fouteballeur Just Fontaine, et du duo légendaire Raymond Kopa / Just Fontaine.

appel : juste, en français normal, veut dire : conforme à la justice, exact, etc. et aussi : trop ajusté, trop étroit.

Étymologie : du latin justus : conforme au droit, qui convient, équitable. Radical jus, juris : le droit. L'emploi de juste dans le sens de 'vraiment', 'très' est sans doute une importation frauduleuse des Anglo-Américains.

Justice : manifestation du pouvoir de tout État constitué (exécutif, législatif, judiciaire). Les journalistes, imbus de leurs magnifiques personnes, ajoutent le pouvoir médiatique. Mais il ne faut surtout pas les croire.

S'il est une chose des plus étonnantes, ce sont les peines infligées aux criminels, surtout aux Étazunis au nom de la Justice, où les peines se cumulent, et une personne peut être condamnée à plus de cent ans de prison. Parfois même à deux fois la peine de mort. Où est la logique ? Où est la justice ?

Mais ce n'est pas qu'aux Étazunis où l'on trouve de telles aberrations. La Colombie leur emboîte allègrement le pas : Au cours de son passage devant le magistrat, ce dernier [un chauffard] s'est aperçu que son permis lui avait été retiré jusqu'à l'année 2999. En octobre 2011, "le ministère des Transports lui avait suspendu son permis pour les neuf prochains siècles", indique le Parquet dans un communiqué. Le prénom du prévenu était-il Mathusalem (qui mourut à neuf cent soixante-neuf ans) ?

Étymologie : du latin justitia : conformité avec le droit, sentiment d'équité, esprit d'équité. Adjectif justus : juste. Racine jus, juris : le droit.

Juxtaposition : sous ce mot se cache un phénomène banal et ordinaire : c'est le fait d'accoler deux mots sans éléments de liaison, sans prépositions. Notre époque connaît une surabondance de juxtapositions, par exemple : programme minceur, relation client, avantage client, carte fidélité (les publicistes et les commerciaux utilisent souvent les juxtapositions, qui représentent leur pensée SMS), taxe carbone, journaliste télé (ou pire : journaliste TV), limite anorexie (ce mannequin est limite anorexie), parler chiffons. Un autre exemple, parmi des milliers, tiré de la presse sur internet : Les vertus santé des repas de famille. Ici, le substantif a presque une valeur d'adjectif. Peut-être faut-il y voir, encore une fois, l'influence des parlers anglo-américains ? Et puis ne craint pas de titrer : "Moi président..." La tirade de Hollande qui agace le camp Sarkozy. Et l'on trouve sur le site du palais de l'Élysée : Espace Presse. Une réclame (pub) : SHOPPING : Canapés confort et design ! Difficile de faire plus laid : globish + juxtaposition non structurée des mots. Et pour couronner le tout, le point d'exclamation pour attirer l'attention. Ce genre de contruction était normal en ancien français, où il y avait des flexions : cas sujet / cas régime. Exemple : La folie Tristan (= la folie de Tristan).

Cette façon de s'exprimer par juxtaposition est très pratique : économie de mots, économie de constructions, sans articles ni prépositions. On en revient au « petit-nègre » : Moi Tarzan, toi Jane.

P.S. pour cette dernière phrase, loteur n'ose pas utiliser les termes savants d'asyndète ou de parataxe.






(1) Voir l'article de Mikaël Faujour.     





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