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« Latin : est seulement utile pour lire les inscriptions des fontaines publiques. »
Gustave FLAUBERT
(Dictionnaire des Idées reçues : le premier glossaire du néo-crétinisme)

« On commence par céder sur les mots,
puis on finit par céder sur les choses
 »
Sigmund FREUD




Première partie




F : la lettre F occupe la sixième place dans l'alphabet latin ; elle correspond à la lettre grecque "digamma" (double gamma ), qui indiquait la semi-consonne /w/ dans l'alphabet grec. Le dessin du "digamma" est en effet un double Γ (gamma), qui a donné le F latin.

Façade : synonyme d'avant chez les néo-crétins de l'informatique : 4 ports arrière et 2 en façade (= à l'avant). Une façade, en architecture, c'est tout simplement un côté.

Étymologie : façade : mur extérieur d'un bâtiment, de l'italien facciata, venant de faccia : face.

Face Book    (anglicisme, prononcer feɪs bʊk ou plus simplement fesse-bouc ; abrégé : FB) : émanation du F.B.I. En français : trombinoscope. On trouver aussi les graphies Facebook (attaché), FesseBook (= relations de fesses), FesseBouc, Farce Book, etc. Face Book est un réseau d'« amis » (relations, contacts, vagues connaisances ou parfaits inconnus) dont se prévalent les internautes branchés. Quiconque se veut dans le vent se doit d'avoir un compte Face-Book. On estime qu'actuellement (2015), plus d'un milliard d'ndividus a un compte Face Book. Un individu sur sept sur terre est donc relié à ce réseau de surveillance. On y dit, on y publie tout et rien, c'est-à-dire le plus souvent rien de bien intéressant : Nicolas Sarkozy a communiqué sur son malaise sur "Face-Book". Les adeptes de Face-Book sont appelés facebookiens (prononcer fessebouquiens). Entre eux, ils s'appellent “ amis ”, et non camarades, comme les cégétistes.

Les facebookiens sont possédés par l'irrépressible envie d'étaler sur les écrans des internautes du monde entier les petits faits et gestes de leur vie quotidienne (étalage de l'insignifiance), non pas parce que cela intéresse les autres, mais parce que cela leur donne par ce moyen “ virtuel ” l'impression d'exister. Et comme cela peut toucher des centaines, voire des milliers de personnes, cela leur confère une importance sinon galactique, du moins mondiale. Le succès de Face-Book est tel que ne pas posséder de “ compte ” (= abonnement) Face-Book paraît suspect à nombre de personnes. D'où cette conclusion aberrante : Être absent de Facebook serait le signe, pour certains psychologues et employeurs, d'une potentielle dangerosité (Numérama point com, divers sites ou blogues, 07.08.2012). On admirera, au passage, le style néo-crétin (potentielle dangerosité) dans lequel est rédigé cette observation, remarquable par son aspect de terrorisme social et intellectuel.

Les défenseurs de Face-Book affirment qu'il y a sur Face-Book de nombreux groupes qui consacrent leurs activités à la politique, à l'art, à des événements culturels, etc. Ce serait un journal d'informations et de culture, international et permanent.

Mais

quiconque s'inscrit sur Face-Book livre des photos de soi, des détails sur sa vie privée, ses goûts et penchants beaucoup mieux qu'une fiche de police. Le pire, c'est que c'est fait volontairement. De plus, toutes les informations que vous livrez à Face-Book lui appartiennent définitivement. Selon un récent article paru sur internet, Face-Book serait impliqué dans un tiers des divorces et désunions au Royaume-Uni. Voilà de quoi refréner l'enthousiasme envers ce réseau, véritable toile d'araignée (web, en anglais), où viennent s'engluer nombre de victimes naïves. Et l'un des surnoms de son fondateur est justement « l'araignée » (the spider).

Quand on sait que Face-Book est né du piratage informatique de données de l'université d'Harvard par un djeunz sans scrupule, on se rend compte de la malhonnêté de fond de cette société étazunienne. Au reste, selon des sources bien informées (), Farce-Book espionne ses membres.

() Un journaliste de Reuters, qui s'est entretenu avec Joe Sullivan, directeur de la sécurité de Facebook, révèle que le site fondé par Mark Zuckerberg utilise un système de surveillance des conversations pour traquer les activités criminelles et les prédateurs sexuels (Vingt Minutes point fr, divers sites, 13.07.2012).

Ah, la grosse blagasse ! C'est comme si les P.T.T. ouvrait toutes les lettres avant de les distribuer. Pour voir s'il n'y a pas une correspondance entre terroristes, par hasard. Au fait, ça a déjà existé en France sous Pétain, c'était la censure. Il est cocasse de constater que quelqu'un, qui a piraté la base de données de son université (un délinquant, donc), prétende moraliser les échanges sur internet. Lire ce petit article qui en dit long sur les activités délictuelles (au regard de la loi) de ce système d'espionnage étazunien.

Ce réseau permet aussi aux systèmes de surveillance internationaux de mieux ficher les internautes. On raconte même que certains directeurs du personnel (alias directeurs de ressources humaines) s'en servent pour leurs recrutements, – avec tous les risques de discrimination que cela suppose. Mais cela n'est sans doute qu'un vague racontar.

En raison de tout ce qui se passe sur ce réseau mal surveillé par les parents, l'usage de Face-Book est une source de dangers. En juin 2011, suite à un échange d'insultes sur ce réseau, un jeune a battu à mort une jeune fille qui s'en prenait à sa sœur. Aux Pays-Bas, un adolescent a poignardé à mort un adolescente à la suite d'un « contrat » sur Face-Book (sept. 2012). On peut dire que, d'une certaine façon, Face-Book encourage la criminalité. Et loteur ignore à combien de petits trafics peuvent se livrer certains adolescents sur ce réseau. Et aussi, combien de surveillances d'appartements ou de maisons s'opèrent par l'intermédiaire de Face-Book. Ce « réseau social » est pain bénit pour toutes sortes de petits truands et de voleurs.

Septembre 2012 : un bug, involontaire ou non, du système de programmation aurait révélé des messages « privés » des face-bookiens devenus « publics », dévoilant ainsi tous les petits secrets, toutes les petites cachotteries des prétendus « zamis ». Grande angoisse dans le club des zamis. Le gouvernement français a même demandé des explications à Face-Book ; peut-être que certains membres du gouvernement ont quelques petits secrets inavouables...

Face-Book est au pire un réseau de fichage des citoyens, au mieux une aimable plaisanterie – et dans ce cas, ce n'est plus Face-book, mais Farce-book. Comme dans l'exemple suivant : pour ce système étazunien de fichage, la fondation Abbé Pierre est un organisme hautement répréhensible, et Face-Book a donc décidé abruptement de fermer son compte (novembre 2009). Idem en novembre 2011 pour Charlie Hebdo, dont le compte a été bloqué pour son administrateur sous un prétexte futile (Charlie Hebdo est une personne morale et non physique). Ce réseau “ social ” aux relents () fétides sent vraiment le fascisme. En consécration, le cinéaste David Fincher vient de réaliser un film sur le créateur de Face-Book (sorti en octobre 2010) sous le nom Social Network (sans traduire en français). Cela manquait à notre culture. Voir Amis, Mur, Twitter. Voir aussi cet article.

( relans (nouvelle orthographe), selon madame Aurélie Filippetti, ministresse de la Culture (sic).

« 6 choses e jamais rler sur Farce-Book » (Six choses à ne jamais révéler ?)
Vous voilà avertis

A QUOI RECONNAÎT-ON QUELQU'UN DE « BIEN » ?

Très simple : il ne s'est pas inscrit sur Facebook ni sur Tweeter.

P.S.1 qui n'a rien à voir : loteur de ce site n'a pas de « compte » Face-Book, mais seulement une adresse électronique, une ligne téléphonique, un abonnement à Internet et une adresse postale – ce qui est amplement suffisant pour être emmerdé importuné.

P.S.2 loteur est très « remonté » contre Face-Book, parce qu'un crétin avait publié sur ce réseau des photos des outils de travail de loteur au sein de sa société (faute professionnelle grave), ce qui lui valut une convocation chez le directeur. Ce genre de plaisanterie aurait pu lui coûter un licenciement sec. Face-Book n'est pas en soi responsable de cela, mais il ne s'est pas écoulé deux heures entre l'envoi de la photo et la convocation, preuve que ce réseau marche très bien et est donc fort dangereux. À éviter comme la peste, et loteur appelle au rejet (boycott) de Face-Book.

P.S.3 détail piquant : loteur a été réveillé en pleine nuit par un signal sonore du "smartphone" de son épouse, qui avertissait que Linda a changé sa photo de profil (sic) sur Face-Book. Elle a mis une photo de face(book) ?

P.S.4 Pour certains néo-rédacteurs, F.B. semble être du genre féminin : Les ministres du Redressement productif Arnaud Montebourg et de l'Economie numérique Fleur Pellerin ont indiqué dans un communiqué avoir demandé à Facebook de leur faire parvenir avant fin novembre les mesures qu'elle "compte prendre pour respecter les recommandations de la Cnil et du G29 (Le Figaro point fr, Atlantico point fr, divers media P.L.C.C., 02.10.2012). Loteur ne suppose pas que le pronom « elle » repésente madame Fleur Pellerin, auquel cas il aurait normalement fallu écrire : qu'elle compte prendre pour faire respecter. Noter les guillemets ouverts ("compte prendre), mais non fermés à la fin de la phrase.

Étymologie : facebook en un seul mot n'existe pas dans le Harrap's de loteur. Ce dernier écrira donc Face book en deux mots. Face book est visiblement composé de 'face', emprunté par l'anglais au français face, qui vient du latin facies : aspect, apparence, figure ; et de 'book' : livre. Voir la rubrique Book.

Quant à fesse (de nombreuses personnes écrivent fesse-book), ce mot vient du latin fissa, qui veut dire fente, fissure. Verbe findo, fissum, findere : fendre, séparer. Les fesses elles-mêmes (parties charnues) se disaient nages en vieux français. On nage dans l'érotisme.

Facho (fasciste) : ce terme sert à stigmatiser quiconque avec qui on n'est pas d'accord. Synonyme de con malfaisant, mais plutôt sur le plan politique : c'est quelqu'un qui défend des idées surtout de droite, avec en général un fond nationaliste (en cette époque de métissage, l'horreur c'est le nationalisme). Ce type-là, c'est un vrai facho ! (= c'est un con, c'est un mec de droite, c'est un nationaliste). Il n'y a pas de féminin à facho ; en effet, on ne dit pas une fachotte.

Mot de Winston Churchill : « Demain des fascistes s'appeleront eux-mêmes anti-fascistes ». Nous avons hélas affaire à beaucoup d'anti-fascistes.

Étymologie : facho-, venant de fascisme, de l'italien fascismo, à partir de fascio : faisceau (de fusils au repos). C'était un mouvement politique fondé en 1922 par le socialiste italien Benito Mussolini. Du latin fascis : faisceau, paquet, fagot.

Fachosphère : ou sphère des fachos. Mot à la mode chez tous les bien-pensants pour désigner leurs ennemis. C'est leur point Godwin. Sur le même modèle l'on a la 'bobosphère' ou l'univers des bobos, la 'gauchosphère' ou la sphère des gauchisants, la 'réacosphère' ou le monde des réactionnaires ou 'réacs'. Loteur, lui, postule l'existence d'une crétinosphère, ou sphère des néo-crétins, immense, immense.

Étymologie : facho, venant de fascisme et sphère, du latin sphaera : boule, boulette, usité dans la langue philosophique au sens de sphère céleste. Emprunt au grec
σφαι̃ρα (sphéra) : balle à jouer, ballon, globe, sphère.

Fail (anglicisme, prononcer feɪl) : sens à définir. Lu sur l'excellent Yaourt! : Les plus gros fails de l'année. Fail = bévue, boulette, erreur, lapsus, échec... (???) YAM de ces néo-rédacteurs de (merde), qui utilisent un mot tiré de l'anglois, alors qu'il existe des tas de synonymes en français.


Un gros fail ... et pourquoi pas une grosse bourde ?

Étymologie : anglais to fail : se tromper, du vieux-français falir (faillir). Latin fallo, falsum, fallere : tromper, se tromper.

Faille : dans le langage informatique, une faille est un défaut ; cela n'a rien à voir avec une faille géologique, – bien que les dégâts occasionnés par cette faille informatique puissent être considérables : destruction de données, piratage de données et de réseaux, prise de commande à distance de lieux ou d'engins stratégiques... Son job consiste à s'introduire dans les systèmes informatiques pour en révéler les failles – et trouver des parades (L'Expansion point fr, 20.12.2012, à propos d'un pirate informatique ou hacker).

Synonyme : brèche. Sauf qu'une brèche existe et n'importe qui peut obtenir l'adresse IP de ces caméras et pour ensuite espionner tranquillement les autres personnes (Gent-Side, 29.01.2013). L'informatique est pleine de failles et de brèches. Ne vous fiez pas à l'informatique.

Étymologie : faille, origine obscure, peut-être à partir du néerlandais falie, ou du français faillir : manquer, faire défaut.

Brèche, probablement issu de l'ancien bas francique *breka : ébrécher, casser. Cf. anglais to break : casser.

Fair play (anglicisme, prononcer feə(r) pleɪ) : terme de sport ; ‹ beau joueur › en français. Les Anglais, c'est bien connu, sont beaux joueurs quand ils gagnent, mais manquent totalement de fair play quand ils perdent. Les Jeux Olympiques de 2012, qui se déroulèrent à Londres, ont montré jusqu'où peut aller le fair play des Britanniques. Au fait comment traduit-on fair play quand il s'agit d'une femme ? Belle joueuse ? Et si elle est moche ? On peut contourner l'obstacle en disant : 'jouer franc jeu'.

Un exemple, poiur illustrer cette rubrique : Le fair play est essentiel pour réussir à promouvoir et à développer le sport et l'engagement sportif (Unesco point org, Code d'éthique sportive).

Étymologie : fair, Old English fæger : beautiful, lovely, pleasant ; play, Old English plegan, plegian : move rapidly, occupy or busy oneself, exercise. Meaning « to take part in a game » is from circa 1200 (Etymonline). (Loteur, ce grand feignant, a la flemme de traduire).

Faire : il y a trente ou quarante ans les professeurs, parce qu'il y avait encore des professeurs, se plaignaient déjà de l'omniprésence du verbe faire, verbe “ joker ”, verbe passe-partout.

La tendance ne s'est pas renversée : La Poste condamnée à verser 13.000 euros à une salariée ayant fait 150 CDD. Ou bien : Tombé à terre, l'enfant a dit ne pas pouvoir se relever, puis a été pris de vomissements, avant de faire un arrêt cardiaque (faire un arrêt cardiaque = être victime d'un arrêt cardiaque).

Maintenant les utilisateurs de l'informatique disent je fais Démarrer (pour : je clique sur Démarrer), ou je fais OK (au lieu de je clique sur le bouton OK). Cette schtroumpfisation (un terme peut tout remplacer) du langage est inquiétante, et ce d'autant plus que le nombre des mots employés par les locuteurs modernes se réduit de plus en plus.


Dessin de PEYO (Pierre Culliford)


Il existe une expression idiote, de plus en plus employée ça le fait, et dont le sens doit être : c'est bon, ça va, ça convient, ça marche ... Au début employée par les jeunes gens de banlieue, cette expression se répand comme le feu dans une traînée de poudre : "Un stylo dans la tête" de Francis Perrin... ça le fait !

Quand le verbe faire, au paticipe passé, est suivi d'un verbe à l'infinitif, il est souvent – et faussement – accordé avec le sujet : elle s'est faite faire une robe ; ils se sont faits avoir. Exemple péché sur internet (Yaourt! actualités, citant l'A.F.P.) : Une nouvelle détonation précédée de deux apparents coups de feu s'est faite entendre près de l'immeuble où est retranché le terroriste. Loteur aimerait aussi savoir ce que sont des apparents coups de feu (la flamme due au tir ?) Ou encore : Toute fille qui s'est déjà faite jeter comme une vieille chaussette ( c'est à dire 99 % d'entre nous) sait qu'un de perdu égale un de perdu (plurielles point fr). Encore un exemple, tiré d'une dépêche de l'A.F.P. (mais on pourrait en citer des milliers) : Les gardes du commandant Nabi ont arrêté le véhicule et l'assaillant l'a faite sauter en voyant qu'il ne pouvait pénétrer dans la résidence, a précisé M. Hussain. A quoi se rapporte « faite » ? Au véhicule ? Ou le rédacteur a-t-il fait inconsciemment l'accord avec voiture, mot mentionné trois paragraphes plus haut dans la dépêche ?

Les néo-rédacteurs utilisent le verbe faire dans un sens tout à fait inattendu. Exemple : Il se fait retirer le mauvais testicule. Un patient anglais de 48 ans, qui souffrait d'un cancer du testicule s'est fait retirer le mauvais, rapporte le Dailymail ce mercredi (20 minutes point fr). D'après la formulation, on pourrait croire que le patient avait décider de se faire retirer un testicule (cancéreux) ; il n'en est rien, et on lui a enlevé un testicule sain par erreur. Le mauvais testicule, c'était en l'occurence le bon testicule. Il y a dans ces deux phrases deux formulations erronées, deux contresens manifestes : « se faire » pour « on lui a enlevé », et « mauvais » pour « par erreur ». Ce type de formulation est d'origine anglo-saxonne, et c'est une source d'erreurs (par exemple, to take the wrong way : se tromper de chemin, et non pas prendre le mauvais chemin). Les néo-rédacteurs de 20 minutes devraient consacrer des heures pour maîtriser le français.

Étymologie : du latin facio, facere : réaliser, faire, etc. etc. etc. (Cf. le Gaffiot).

Faisabilité (barbarisme) : terme élégant et léger signifiant : ce qui est possible de faire, de réaliser, ce qui a des chances de réussir, ou tout simplement possibilité : Étude de faisabilité. Souvent prononcé *fézabilité, alors qu'il se prononce 'feuzabilité', comme dans faisable 'feuzable'. Les suffixes en -ité, comme ceux en -ance, tendent de plus en plus à se multiplier mais le mot faisabilité semble provenir de l'anglais feasibility = possibilité, chose dont la réalisation est possible. Laure, assistée de son avocat, et le président du club de La Presse se sont rencontrés en vue d'examiner les conditions de faisabilité du souhait exprimé par la nageuse. Autre exemple : Il s'agit de la technique des ballons d'essais qui consiste pour un ministre, une institution [...], à lâcher une petite indiscrétion auprès de journalistes sur une mesure envisageable ou souhaitée afin d'en tester la faisabilité auprès du bon peuple et des lobbies. Dans les deux cas, faisabilité peut être traduit par possibilité. Et, dans le dernier exemple, pourquoi un 's' à essai (ballons d'essais) ?

Voir Acceptabilité, Défectuosité, Durabilité, Employabilité, Infectuosité, Payabilité, Pénibilité, Utilisabilité, Vérifiabilité (etc.)

Étymologie : dérivé de faisable, du verbe Faire.

Faits divers : tiennent lieu d'informations dans la plupart des journaux télévisés ; l'accent est mis sur l'anecdotique, le sordide, le sang, le sexe, le spectaculaire, les catastrophes, choses qui mobilisent toujours l'attention des esprits faibles. Cela évite au brave peuple de se poser des questions, et aux journalistes de faire un vrai travail d'information et de réflexion.

Étymologie : fait, d'après le participe passé factum, du verbe facere : faire, réaliser.

Divers, du latin diversus, participe passé adjectivé de diverto, divertere (di-vertere) : se séparer, aller dans des directions opposées.

Fake (anglicisme, prononcer feɪk) : montage, faux, feinte, canular, fausse rumeur, hoax, trucage ... Cette information sent le fake a pleint nez ! Exemple trouvé sur Yaourt! : Sandy : Des fakes qui ont fait le tour du monde (à propos de l'ouragan Sandy [octobre 2012]). Ou bien encore , fake peut vouloir dire un faux, une fausse fiche individuelle, un « faux profil », comme dans cet exemple : Avant cela, seul le signalement est possible : en indiquant aux sites web les fakes qu'ils hébergent, à des associations comme l'Aveu du Net, ou sur le site du ministère de l'Intérieur (Le Nouvel-Obs point com - Rue 89 point com, 16.12.2013). Ne pas confondre avec Faq (voir plus bas) ni avec fakir.


Étymologie : un dictionnaire anglais signale que c'est initialement de l'argot de truands, venant d'un mot allemand ou hollandais.

Famille : première cellule sociale pour un être humain. La famille est la société en réduction. La famille restreinte comprend le père, la mère et un ou plusieurs enfants. La famille élargie comprend le père, la mère, un ou plusieurs enfants, les grands-parents, et aussi les cousin(e)s, oncles, tantes etc. Le culte de la famille était tel, en Chine, que pour dire « tout le monde », on disait (et on dit encore) : la grande famille (大家 : tà tchiā).

Mais

plus de mademoiselle, mais madame ; plus de père ni de mère, mais des parents ; plus de sexes, mais des genres ; plus de père ni de mère célibataires, mais des familles mono-parentales ; plus de famille contre-nature, mais des familles homo-parentales (sic) ; plus de procréation artificielle, mais la P.M.A. (Procréation médicalement assistée) ; plus de ventre à louer, mais la G.P.A. (Gestation pour autrui) ; plus de Pacs, mais le mariage pour tous (mariage homosexuel) ... la famille n'en finit pas d'en ch... Il y a, dans les sociétés occidentales actuelles, une volonté délibérée de détruire la cellule familiale traditionnelle, première brique d'une société humaine digne, morale, féconde et évoluée. Bienvenue à Gattaca.

Étymologie : latin familia : famille, famulus : serviteur ; venant de l'osque famel : serviteur, faama : maison. Avec la société actuelle, la maison est devenue un bordel.

Famome : mot épicène, contraction de femme + homme. Nouveau concept élaboré par les lamentables crétins des pouvoirs en place et les élites intellectuelles, par les ligues féministes et homosexuelles et même par les géants de la distribution. Pour lutter contre ce que ces gens-là appellent des stéréotypes (idées reçues), ils ont mis au point un système généralisé de lavage de cerveau, afin de prouver qu'il n'y a pas de différence ni génétique ni morphologique ni anatomique ni etc. entre les femmes et les hommmes, ni entre les garçons et les filles. D'où par exemple les jouets « unisexes », destinés aux famomes dont les néo-crétins contemporains souhaitent ardemment l'avénement. Les magasins « U » ont fait un battage terrible durant la période de Noël 2015 pour des jouets destinés aux petites famomes (ex-petites filles), qui manient la perceuse et le marteau comme Emma des « Scènes de ménage » (cf. la chaîne M6), et aux petits famomes (ex-petits garçons), qui s'occupent de poupées. Les petits famomes et les petites famomes se marieront et auront sans doute beaucoup de petites G.P.A., – ou bien ils adopteront des réfugiés.

N.B. Au lieu de famome, on peut parfois trouver garfille (ne pas confondre avec Garfield, le chat héros de B.D.).

Fan (anglicisme, prononcer fæn) : anglicisme omniprésent, qui signifie tout simplement 'sympathisant', 'admirateur', 'amateur' ou tout simplement 'fidèle' : je suis fan de cette émission. Abréviation de fanatic, emprunté au français 'fanatique'. "Les fans d'Harry Potter sont-ils vraiment cinglés ?" À prononcer fann si on ne sait pas prononcer en anglais, car il y a risque de confusion avec faon (petit de la biche ou de la daine), qui se prononce comme 'fend' (3e pers. sing. ind. prés. du verbe fendre).

Féminin : fane. Carole est fane de carottes. Mais on peut trouver la forme au masculin :


Ses fans féminines (fans et non fanes)

Étymologie : de fanatique, du latin fanaticus : inspiré par l'esprit divin, rempli d'enthousiasme. Fanaticus vient de fanum : temple, lieu consacré. Quant à l'enthousiasme, c'est le fait d'être possédé par un dieu. De l'adjectif grec
ένθους (enthous), forme contracté de ένθεος (entheos) : inspiré par un dieu ou par les dieux. De εν (en) : dans, et θεός (theos) : dieu.

Faq : l'on trouve cela sur beaucoup de sites internet, dans le sens d'aide, manuel... C'est une « foire aux questions », heureuse traduction du sigle anglo-américain Faq (Frequently asqued questions). Et une Fac, qu'est-ce que c'est ? Une foire aux cancres ? Une foire aux cochons ? Une foire aux cons ?

Il faut d'autre part signaler la manie agaçante, héritage direct des ethnies anglo-américainnes, de concevoir des manuels d'aide sous forme de questions-réponses : Mon imprimante fait des âÞ© au lieu de é. Que se passe-t-il ? ou bien : J'ai des déconnexions intempestives sur internet. Comment y remédier ? Il semble que les manuels d'aide favorisent l'interactivité sous forme de questions-réponses, au lieu d'une présentation neutre et objective.

Farines (animales) : produit résolument moderne, qui signifie poudres à base de déchets d'animaux. Il ne s'agit donc pas de farines. Rappelons pour mémoire que les farines (poudres) animales ont été la cause principale de la fameuse maladie de la vache folle, ou E.S.B. (encéphalopathie spongieuse bovine englandiforme). Le mot farines fait plus propre, plus aseptisé, plus correct selon l'idéologie officielle des empoisonneurs de la terre.

Les farines, en français, ne peuvent être obtenues qu'à partir de céréales (voir l'étymologie). En plein scandale à propos de la viande de cheval substituée à de la viande bœuf (février 2013), l'Union européenne a intelligemment décidé d'autoriser les poudres d'origine animale dans l'alimentation des poissons d'élevage. Mais maintenant cela s'appelle, selon la logique siglaire des autorités, des « P.A.T. » (Protéines animales transformées). L'Europe est pat (cf. le jeu des échecs). En tout cas, les élus de l'Union européenne font cause commune avec les empoisonneurs de l'industrie agro-alimentaire. Conseil de loteur : rejeter, refuser (boycotter) les poissons d'élevage nourris aux poudres de déchets d'animaux (« farines animales »), principalement les saumons, les pangas (poissons « artificiels », avec une alimentation à base de déchets et de diverses merdes) et toutes sortes de poissons d'élevage.


Ils sont fous, ces Européens !

Étymologie : farine vient du latin farina : farine, qui vient de far, farris : blé, froment. Une farine, étymologiquement, ne peut donc être animale. Pour animal, voir à Animaux domestiques.

Fashion (anglicisme, prononcer fæʃən ou à l'allemande 'fait schön') : néo- et paléo-crétinisme signifiant 'à la mode', 'à la page', 'dans le vent'. Entendu de la bouche d'une jeune fille qui parlait d'une chemise : C'est très fashion. Autre exemple, piqué dans Yaourt! pour elles : Pour briller (eux aussi) sous le feu des projecteurs, ces filles et fils de [sous-entendu : VIP] ont jeté leur dévolu sur la planète fashion. Et quelques lignes plus loin : Focus sur cette nouvelle génération de fils et filles de qui prennent d'assaut la fashion sphère. Ce charabia est typique des rédactrices de magazines féminins, dont voici un autre exemple : Fashion bugs : les stars et les robes fendues ! Trop pressée de fouler le red carpet (sic), Virginie s'emmêle dans ses voiles. Fashion bugs, red carpet ... les magazines féminins nous gâtent.

Il semble en tout cas que, quand le mot fashion est en fonction de déterminant, la plupart des néo-rédactrices le mettent avant le déterminé, exemple : Aujourd'hui on en sait un peu plus sur ce fashion faux pas et en comprenant ce qui s'est passé dans les coulisses de l'événement, on avoue qu'on a bien ri (voici point fr). Curiosité : événement est orthographié « à l'ancienne ». Autre exemple : Une bonne fashion note pour Beyoncé, qui a osé le pantalon / queue de cheval sur le tapis rouge, pour un effet chic des plus réussis (Pourelles point com). Dans cet exemple, l'expression « une bonne fashion note pour Beyoncé » peut être rendue par la tournure savante et recherchée : une bonne note pour B. En tant que néo-adjectif, le mot fashion signifie à la mode, et il est invariable comme en anglais : Les 10 Françaises les plus fashion de 2013 (titre d'une chronique féminine de Yaourt).

Une mention spéciale pour l'expression fashion week, que tous les néo-crétins branchés de la mode et du journalisme s'obstinent à employer, au lieu de la trop prosaïque expression française : semaine de la mode. Karl Lagerfeld a aussi fait sensation récemment pendant la fashion week Haute Couture à Paris en faisant défiler deux femmes côte à côte en robe de mariée (Closer-Mag point fr, 31.01.2013). La fashion week ? Semaine de la mode est-il trop difficile à dire ou écrire ? Autre exemple : La préfecture de Gironde a annoncé samedi la fermeture avant terme de la première «Fashion week» de Bordeaux, qui se tenait de jeudi à dimanche, après une inspection qui a révélé de «très nombreuses infractions», du travail dissimulé notamment (Le Parisien point fr, 10.05.2014). Les guillemets accolés aux mots sont dans l'original. On apprend avec stupéfaction que, si les mannequins ne dissimulent pas leurs formes, ils dissimulent leur activité.

Détail intéressant : il existe une mode fashion (une mode à la mode), comme le montre la phrase suivante : La mode fashion n'est pas quelque chose d'aussi précis que les autres styles, mais elle se caractérise surtout à travers les jeans slims et les hauts moulants (Blogg point org, divers blogues ou sites PLCC, 25.02.2010). Noter la manie néo-crétine de toujours utiliser des mots anglais là où plusieurs mots français feraient l'affaire (slim : mince, serré, moulant).

Substantif dérivé ; fashionista (masculin : fashionista) : adepte de la mode, qui suit la mode. Lu sur le point point fr : La maire (sic) du 7e arrondissement de Paris, vêtue par ailleurs d'un simple jean et d'une veste sombre, n'a pas pu jouer là qu'un coup de fashionista. Style alambiqué pour dire que la maire du VIIe ne faisait pas que suivre la mode. Le mot fashionista peut être pris au masculin : Pas besoin d'être un fashionista des podiums et des Intersport pour remarquer l'évidence même (Gentside point fr). Noter l'expression « des Intersport », au singulier. Il est à noter que le mot bimbo, littéralement : jeune garçon, signifie bien : super nana, jolie nana.

Synonyme de fashionista : fashion victim, expression qui, bizarrement, veut dire : victime de la mode, mais qui se traduit par : passionné de mode : Nous rappelons ici aux fashion victims qu'aucune loi n'oblige a (sic) s'inscrire sur facebook. Autre exemple, tout aussi délirant et charabiatesque, récupéré avec moult précautions avec la cuillère à néo-crétinismes sur closer-mag point fr : Les fashion victimes anglaises n'ont pas tardé à imiter la sœur de la duchesse de Cambridge. Là, le mot ‘victimes’ est orthographié à la française, alors que dans le premier exemple le mot était orthographié à l'anglaise. Axiome de la novlangue : on écrit maintenant comme on veut, c'est-à-dire n'importe comment.

Nouvel avatar, modeux, féminin modeuses : personnes qui suivent la mode, comme dans cet exemple : Il y a des “modeux” (c'est comme ça qu'on appelle maintenant les “fashion victims”) qui prennent tout ça très à cœur.

Locution anglo-américaine : fashion police. Définition trouvée sur internet : La fashion police est une brigade un peu spéciale. Elle combat le crime... contre le bon goût. Robe peu flatteuse, lifting ou coupe de cheveux ratés, le jury n'épargne rien aux stars, dans une émission hebdomadaire de la chaîne E! Autre exemple donnant dans le délire et le charabia anglo-saxonnisants : La frange de Michelle Obama a mis en alerte les fashion police du monde entier, pour une fois, toutes les modeuses semblaient d'accord sur un point : la frange de Michelle Obama est so glam' (closer-mag point fr). Remarquer les fashion police sans accord au pluriel. Remarquer encore l'« apostrophe du coiffeur », comme le signale Le Petit Champignacien illustré, à glam' mis pour glamour. Pourquoi ne pas traduire par Juge de la mode, ou Arbitre de la mode, comme on dit arbitre des élégances (Brummel) ? Ah bah, mais c'est vrai, les Français et les néo-rédacteurs ne se donnent plus la peine de traduire.

Et puis, un exemple en néo-charabia : fashion faux-pas (faute de goût, en français classique). Aucun fashion faux pas pour Anne [Hathaway], si ce n'est que sa tenue était légèrement transparente et laissait entrevoir... ses tétons ! (Voici point fr, 25.02.2013). Les néo-rédacteurs(-trices) ne sont même plus capables d'écrire en français.

Étymologie : fashion, du français façon : air, maintien, manière.

Fast food (anglicisme, prononcer fa:st fu:d ou fast foude) : restauration rapide. Cette nourriture (pourriture ?), contrairement à son nom, n'est pas faste du tout, mais a le goût de rien du tout, et fait partie des grands axes de la mondialisation : penser insipide, nourriture insipide, mode de vie insipide. Fast food ou fast foutre ? – mais ici, c'est vite fait, mal fait. Équivalents français proposés : merdiresto (pour l'établissement), merdibouffe (pour la nourriture).

Étymologie : un dictionnaire anglois signale que fast food is first attested 1951. Fast, d'une racine germanique, signifiant : ferme, rapide. Food, d'une racine germanique *fod- : nourrir. Peut-être en relation avec le latin pabulum : pâturage, fourrage, nourriture.

Fatal : grave, sérieux, bloquant. Windows a récupéré d'une erreur fatale baragouine souvent votre ordinateur en mauvais français. Mektoub ! C'est le destin. Et tout le monde connaît les fameux « écrans bleus de la mort », indiquant un grave problème au niveau du système, avec le message laconique : Fatal error, suivi de lignes incohérentes ou incompréhensibles, signifiant que votre ordinateur est en train de merder et il ne sait pas pourquoi. La « fatal error », c'est d'avoir choisi Windaube.

Étymologie : fatal, venant du latin fatalis : du destin, du sort, funeste, pernicieux. Du verbe for, fari : parler, mais aussi prédire. Fatum : le destin, littéralement : ce qui a été dit, ce qui a été annoncé. Une erreur fatale, c'est donc une erreur qui était prévisible, une erreur qui est forcément incluse dans les programmes de la secte Micromou.

Cf. aussi fama : réputation (ce qu'on dit sur soi). Anglais fate : le destin. Racine indo-européenne *bh : parole. Grec
φωνή (phônê) : voix. Sanscrit भाष (bhā) : parler. Le destin est lié à la parole, cette grande conquête des singes anthropoïdes.

Erreur, error, du latin error, -ris : fait d'errer, tromperie, erreur, verbe erro, erratum, errare : errer, aller à l'aventure, se fourvoyer.

Fatwa : une fatwa, dans la religion qui hisse l'âme, c'est « une consultation, un décret ou une décision rendue par un mufti sur un point de la loi musulmane » (Wiktionary point org). Ce mot est maintenant compris comme une condamnation sans appel, comme pour l'écrivain Salman Rusdie, auteur des Versets sataniques (), victime d'une fatwa édictée par l'ayatollah Khomeini qui enjoint à tout bon musulman de le tuer. Mais sans aller jusque là, on appelle maintenant fatwa toute critique ou comndamnation arbitraire. Le dessinateur Geluck s'estime ainsi victime d'une fatwa de la part des Inrocks, parce qu'il n'a pas fermement condamné la tuerie de Charlie Hebdo (janvier 2015) : Je suis victime d'une fatwa de la part d'un type dans Les Inrocks. Je n'ai pas réagi face à quelqu'un qui éructe des choses aussi péremptoires (propos rapportés par Le Figaro point fr du 29.01.2015).

() selon certains récits, des versets du Coran auraient été inspirés par Satan.

Fauteuil : étonnant, cet emploi du mot fauteuil : Montpellier reprend son bien : les Héraultais l'ont emporté face à Nice et ont récupéré leur fauteuil de leader de Ligue 1. Surtout quand il s'agit, comme ici, d'une équipe de fouteballe. Pas étonnant qu'en restant dans un fauteuil, les fouteballeurs de l'équipe de France ait de si pitoyables résultats. A noter l'emploi du mot leader au lieu de meneur, premier, en tête de ; l'emploi de Ligue 1 au lieu de 'Première division', et l'emploi de reprendre son bien pour 'récupérer sa place'. Bref, « que du bonheur ! »

Étymologie : de l'ancien haut allemand faltstuol : siège pliant, venant de falten : plier, et stuol : siège. Cf. en russe стул (stoul) : chaise.

Fauteur (~ d'orthographe) : sur le modèle fauteur de trouble, on peut créer le néologisme : 'fauteur d'orthographe'. Voilà qui est tout dire, et qui se rapporte à la plupart de nos contemporains : journalistes, publicitaires, gens de télévision, sans compter toutes les victimes de la méthode globale.

Étymologie : fauteur, du latin fautor : celui qui favorise, défenseur, partisan. Le fauteur, c'est celui qui favorise ou qui protège. Du latin faveo, favere : favoriser (d'où faveur). Un fauteur de troubles favorise les troubles, un fauteur d'orthographe, hé bien, ne favorise pas du tout l'orthographe.

Orthographe, du grec
ορθογραφία (orthographia) : fait d'écrire droit, correctement. Voir Orthographe.

Faux (pour de ~) : inverse loudingue de l'expression enfantine 'pour de vrai'. Entendu à la french TV : « 80 % des participants ont envoyé une décharge de 460 volts, mais c'était pour de faux » (c'était faux, c'était simulé, ce n'était pas vrai, c'était pour rire, on fait semblant ...)

Étymologie : faux, du latin falsus, participe passé du verbe fallo, fallere : tromper, échapper à.

Faux amis : c'est ainsi qu'on qualifie les mots anglais dont la signification est différente de celle des mots français, tout en ayant une forme semblable. Comme exemples apologise : s'excuser, bachelor : célibataire, caution : prudence, to realise : se rendre compte etc. La plupart de ces faux-amis s'appuie sur un sens ancien du français, ce qui explique la dérive lexicale.

Par conséquent nombre des Français, tout comme loteur, associent dès leur plus jeune âge l'idée de faux-ami, – de faux-cul, donc – aux Anglois, en étudiant l'anglais. Et ils ne retiennent pas la leçon

Étymologie : faux, du latin falsus, participe passé du verbe fallo, falsum, fallere : tromper. Grec
σφάλλω (sphallô) : faire glisser, faire tomber, tromper. Cf. faillir.

Pour ami, voir la rubrique Ami.

Faux prétexte : un prétexte, c'est la raison que l'on donne pour justifier un acte, pour cacher le véritable but d'une action. Faux prétexte ne se justifie donc pas. "Entendu à la télé" (NT1, Les Enquêtes impossibles) : Chaque fois, Johnson s'est introduit chez ses victimes sous un faux prétexte. Il serait étonnant qu'il se fût introduit sous un vrai prétexte (ici, c'était pour violer, puis tuer une femme).

Favoris : attrape-nigaud internétique. Il s'agit de liens vers des pages sur lesquelles on va souvent, stockés dans la mémoire de l'ordinateur, et qui sont pain bénit pour les suppôts de la secte Microumou pour surveiller nos allées et venues sur l'internet. Utiliser les Favoris pour parcourir le Web. Comme les internautes ne savent pas lire (ou très peu), les Favoris sont symbolisés par une étoile . Peut-être une allusion discrète au drapeau des Étazunis.

Verbe : favoriser, dont le sens est normalement positif : une alimentation saine favorise la croissance. Mais les néo-crétins emploient le verbe favoriser dans un sens négatif : entraîner, occasionner, provoquer, multiplier, être la cause ou la source de. Exemples : [les phtalates] favorisent alors la stérilité chez l'homme (divers sites ou blogues). Vous parlez d'une faveur ! Faciles à manger sur le pouce, les sandwiches peuvent contenir beaucoup de sodium, qui favorise l'hypertension artérielle. [...] Le sel est nécessaire au fonctionnement de l'organisme. Cependant, sa consommation en excès peut favoriser le cancer de l'estomac, les poussées de sclérose en plaques et surtout, d'hypertension artérielle, responsable des maladies cardiovasculaires et rénales (Le Figaro, 31.10.2014). Le sodium évoqué plus haut est tout simplement le sel de table.

Étymologie : du verbe faveo, favere : favoriser. Voir plus haut Fauteur.

Fax (néo-latinisme) : du latin fac simile (fais semblable) ; le mot télécopie ne se justifie donc pas. Pourquoi avoir adopté fax au lieu de facs (fac simile) ? Peut-être à cause du pacs ?

Featurette (américanisme, prononcer fi:ʧərɪt) : loteur ne la connaissait pas, celle-là. Il s'agit d'un film dont la longueur serait de 20 à 40 minutes de moins que celle des films normaux. Moyen métrage, peut-être ? La finale -ette est un suffixe diminutif français, qui aurait été adopté en la circonstance par les Étazuniens. Découvrez ci-dessous en exclusivité la featurette présentant les héros du film. Vous pouvez retrouver deux autres featurettes ainsi que la bande-annonce en vous rendant sur notre page spéciale : www.xyz.com (chronique cinéma Yaourt, 17.11.2010). S'il faut un dictionnaire pour aller au cinéma, pas étonnant que les salles obscures se vident.

Étymologie : diminutif de feature, qui vient du vieux français faiture : forme, figure. Du latin factura : façon, fabrication, œuvre.

Featuring (américanisme, prononcer fi:ʧərɪŋ) : c'est bien simple, dans certains milieux (mode, cinéma, musique ...), lorsqu'on rencontre un mot anglais, on ne le traduit plus, on le transpose tel quel, tout comme si on mettait un hamburger dans un cassoulet ou une merguez dans une choucroute. C'est ainsi que loteur est tombé (de haut, assure-t-il, de haut) sur la phrase suivante : [...] Deux singles sont déjà disponibles : "Kush" et "I Need A Doctor", avec Eminem et Skylar Grey en featuring. Corvée habituelle en lisant des articles web : aller chercher dans Gougueule ce que signifie un mot, qui n'est la plupart du temps pas traduit (merci aux néo-rédacteurs). C'est ainsi que loteur a appris (loteur est un grand ignare, mais il se soigne) que featuring veut dire ... figuration ou participation, en parlant d'un artiste. Qui l'eût cru ?

Autre couillonnade relevée dans une chronique Yaourt : Shakira feat Rihanna : leur duo "Can't remember to forget you" (titre non traduit, œuf corse). En anglais, feat signifie exploit, et il n'existe pas de verbe to feat. Comment doit-on traduire ce charabia angloïde ? Fait une figuration avec ? Forme un ensemble avec ? Joue avec ? Chante avec ?

Étymologie : voir rubrique précédente.

Fédérer (néologisme, XXe siècle) : vraiment très chic, le verbe fédérer, qui s'emploie dans les sens de rassembler, réunir, regrouper. Nicolas Hulot est le seul qui puisse fédérer l'ensemble des électeurs. Autre exemple, assez stupide dans sa formulation : A titre de comparaison, en 2007, le débat opposant Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy avait fédéré 20,06 millions de téléspectateurs. Le journaliste poursuit, imperturbable : [...] les trois épisodes ont fédéré 1,5 million, 1,3 million et 1,1 million de téléspectateurs. Et, comme on dit « Jamais deux sans trois », voici un troisième exemple : A noter le succès de la soirée de NT1 avec un téléfilm en deux parties : les deux épisodes de "La Colère du volcan" ont fédéré, à partir de 20h50 et 22h30, 1,1 million puis 1 million de téléspectateurs (Pure Media (Ozap) point com, 03.05.2012). Les verbes 'réunir', 'rassembler', 'regrouper' semblent apparemment trop français, c'est-à-dire trop ringards. En tout cas, loteur a pu remarquer que le verbe fédérer est très employé par les néo-rédacteurs quand il s'agit d'audience pour la télévision. Nouvelle mode ?

Avec un substantif fédération : La fédération (union, réunion, fusion) de l'ensemble de vos contacts jusqu'alors présents dans vos répertoires internet et mobile (Orange point com, 14.05.2007). Et un adjectif : fédérateur. Depuis que Morandini est parti sur RadioSarko, je n'arrivais plus à trouver de concept vraiment fédérateur (Agora-Vox, 25.07.200è). Autre exemple : Un sujet fédérateur (qui rassemble la majorité des opinions ?) : la baisse du pouvoir d'achat. Ou bien C'était un produit fédérateur pour France Télécom, un élément de fierté (à propos du Minitel). Qu'est-ce qu'un produit fédérateur ? Encore un mot à la signification floue, exemple typique de novlangue. Autre exemple, au féminin : ... le programme court a réussi à séduire un public de plus en plus larges (sic) au fil des saisons et est devenu l'une des marques les plus populaires et fédératrices de la chaîne (Pure Media (Ozap) point com, 30.01.2013). Même remarque que pour l'exemple précédent : que veut dire une marque populaire ? Programme ? (il s'agit ici d'un feuilleton [série] télévisé).

P.S. qui n'a rien à voir : ne pas oublier d'écrire le verbe fédérer avec ses accents, sinon on risque de le confondre avec un joueur de tennis, Roger de son prénom. Comme quoi les accents sont utiles en français.

Étymologie : fédérer, c'est former une fédération, c'est-à-dire une union politique. Le néo-verbe fédérer au sens de regrouper, rassembler constitue donc un contresens. En latin fœdero, fœderare : unir. Fœdus, fœderis : traité d'alliance. D'après le verbe fido, fidere : se fier (d'où fidèle), avoir confiance.

Feeling (anglicisme, prononcer fi:lɪŋ) : mot anglais signifiant sensibilité, sentiment, voire sensation ou impression (les anglo-américains confondent toutes les fonctions psychiques de C.G. Jung ; voir Sentiment). Et puis il y a aussi le feeling amoureux ou le feeling avec l'autre sexe (finis l'amour, les émois ou les sentiments amoureux). Exemple piqué au hasard dans la presse du web : "Un feeling est passé entre eux", assure un convive (lexpress point fr, à propos du repas entre Fr. Hollande et J. Hallyday). Sans doute le rédacteur a-t-il voulu écrire 'courant' ? Feeling est devenu un mot passe-partout, ne voulant dire plus grand chose, sinon un certain attrait.

Étymologie : du verbe to feel : toucher, sentir, ressentir. Peut-êtrre en relation avec le verbe latin palpo, palpare : toucher, palper.

Pour les fonctions psychiques de Jung, lire L'Homme à la découverte de son âme.

Félicitations : traduction du terme anglo-américain congratulations, et qui signifie tout simplement : merci ou bravo. Félicitations pour l'acquisition de votre programme Micromou. C'est vraiment se moquer des clients que de les féliciter d'avoir acheté une merde un programme Micromou. Ou bien, cet exemple stupide pioché dans un message électronique : Bonjour, Félicitations, votre demande de devis a bien été enregistrée ! Pourquoi féliciter quelqu'un parce que sa demande a bien été enregistré ? Mystère.

Étymologie : du verbe latin felicitare : rendre heureux. Adjectif felix : fécond, fertile, qui a de la chance, heureux.

Fellation : la fellation qui est comprise entre 30 et xxx euros en France, selon les quartiers et le statut de la fille (prostituée, tapineuse, pierreuse, occasionnelle, michetonneuse ou autre), peut coûter beaucoup plus cher aux Étazunis, et cela ne dépend pas du tout de la beauté de la fille. On raconte ainsi qu'un homme politique français aurait payé plusieurs millions de dollars (= plusieurs millions d'euros) ce type de relation sexuelle avec une soubrette pas vraiment avantagée par la nature. Les avocats de la soubrette, qui a porté plainte car elle n'aurait pas été satisfaite de l'attitude dudit homme politique, auraient touché le tiers de la somme, soit des millions de dollars (= des millions d'euros). Nous voici bien aux Étazunis, le royaume de la vénalité.

Synonymes : pipe, turlutte, (fumer le) cigare.

N.B. Dans la bouche de certaines femmes politiques, fellation peut vouloir dire : « inflation ». L'anecdote rapportée plus haut témoigne bien de l'inflation en ce qui concerne la rétribution de la fellation. Voir Lapsus.

Étymologie : en latin fellator, -oris : celui qui suce. Féminin fellatrix. Verbe fello, fellare : sucer, téter. Voir l'étymologie pour le mot Femme.

Féminisation (des titres, des fonctions) : ou les nouvelles “Précieuses ridicules”. Dans les pires des cas, c'est le viol de la langue. Depuis que les Canadiennes ont décidé de féminiser tous les titres, noms de profession etc., une distinguée écologiste, ministresse de quelque chose, confondant sexe physique et genre grammatical, a décrété qu'on devait l'appeler madame LA ministre (), et tança un député qui l'avait appelée madame le Ministre. Beaucoup de femmes exerçant telle ou telle profession ont décidé de suivre un si bel exemple, et l'on assiste à l'éclosion de nombreuses féminisations de noms de professions, relayées par les ténors et les basses de la presse télévisée : Madame LA juge, Madame LA commissaire, LA caporale Unetelle, UNE écrivaine, UNE avocate. Si on dit LA ministre, on dit aussi maintenant LA Première ministre : La Première ministre islandaise, Johanna Sigurðardóttir, a épousé sa compagne dimanche, jour de l'entrée en vigueur de la loi légalisant les mariages homosexuels dans le pays nordique (Europe 1 point fr, 27.06.2010)

() Cette même ministresse, pourtant titulaire d'un D.E.A. de géographie, parlant de la catastrophe de Fukushima, plaçait le Japon en latitude sud. Quand on ne maîtrise pas sa matière, il est mal venu d'avoir des exigences en français.

Lu dans la presse sur internet : Une ex-journaliste d'origine haïtienne, 27ème gouverneure générale du Canada. Dans le même esprit : ... Pamela Melroy, commandante de bord de Discovery, ou bien Il fait la connaissance de Sylvie, séduisante professeure de sciences au lycée local. Mais on trouve : Cet élève, qui a poignardé sa professeur. Alors, une professeur ou une professeure ?

Un journaliste d'A2 commente une image : le chef-comptable ... puis se reprend : la chef-comptable a également été mise en examen. Un exemple ahurissant : [...] tous les rapports – depuis celui de Justicia y Paz (Bogotá, 1992) jusqu'au récent rapport de la Haut-commissaire des nations unies pour les droits de l'homme... Autres citations : Pour la rapporteure Christiane Boudin ... Valérie M., réviseure de textes. Eva X. est une auteure phare des Editions XYZ. Mais on trouve plus loin : L'assignation vise les deux auteurs de ce livre, les journalistes Ariane C. et Raphaëlle B. Même les pro-féministes ne savent plus si on doit mettre un 'e' ou pas. Petite curiosité lue sur l'excellent Slate point fr : Ses consoeures (sic) spécialisées dans le traitement de la vie politique française lui parlent de ces hommes politiques qui ont frappé à la porte de leur chambre d'hôtel... (Slate point fr, 29.05.2011). Le néo-rédacteur, ou la néo-rédactrice, a éprouvé le besoin de féminiser un mot qui est déjà féminin (consœur) = double néo-crétinisme.

Phrase intéressante alpaguée par loteur : Juliette est professeur de philosophie et auteure. Professeur sans 'e', auteure avec 'e'. Il n'y a jamais eu en français des termes comme 'docteure' ou 'auteure' ou 'professeure' : il s'agit là de barbarismes, de créations artificielles et aberrantes, des exigences fantasques de la part d'abord de féministes d'origine canadienne, semble-t-il. Et maintenant dans certaines biographies de membres du gouvernement français, on peut maintenant lire : « Auditeure au Conseil d'État ». Pourquoi pas auditrice ? Le mot existe pourtant. Lu sur l'excellent Yaourt! : Victime d'une attaque cérébrale, cette ingénieure était au pire endroit au monde pour trouver des soins. Encore un exemple : Valérie Trierweiler n'a pas fini de marquer ses différences avec ses prédécesseures (c-à-d les femmes de président de la République). Cela est particulièrement stupide car, à l'oreille, on n'entend pas de différence entre “ ingénieur ” et “ ingénieure ” ou entre “ prédécesseur ” et “ prédécesseure ” ; on n'entend donc pas de différence entre les masculins en -eur, et les féminins en -eure, car le -e final est toujours muet. Il s'agit donc d'une pure ineptie, imposée par des ligues féministes et des journalistes au garde à vous devant le politiquement correct.

En quelques années, on prétend balayer plus de mille ans de français. Même Madame Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire perpétuel de l'Académie française, n'a jamais songé à féminiser son titre. Cette manie de féminisation semble à la fois politique et démagogique pour, prétendument, mettre pleinement en valeur la parité, – et non l'égalité, qui est depuis longtemps reconnue. Et c'est allègrement oublier que la plupart des noms de fonction sont épicènes en français. La féminisation brutale et irrationnelle des termes de métier, de profession, de fonction n'est qu'une aberration.

Un petit cas intéressant en diable, où le mot procureur a comme forme féminine d'abord procureuse, et ensuite procureur : « Quand j'en parlais avec la procureuse, je lui disais "mais, enfin, vous savez bien, Mme le procureur, c'est quelque chose qui devrait se discuter non pas devant un tribunal, mais uniquement comme un cas entre psychanalystes" ». C'est un avocat, un habitué de la parole, qui a prononcé cette phrase (Me Kiejman). Peut-être faisait-il la distinction entre la fonction (Madame le Procureur), et la profession (la procureuse).

Le mot membre, masculin, peut maintenant être pris au féminin : La membre émérite (il s'agit d'Isabelle Mergault dans l'émission de L. Ruquier venant présenter son troisième film en tant que réalisatrice. A noter l'emploi à contresens de l'adjectif émérite). Et puis, pêchée dans Marie-Sombre, cette brillante affirmation : « Girl Power. Les femmes prennent le pouvoir. La femme est désormais un Homme en talon aiguille. » Et l'homme donc ? Une femme à barbe ? On n'est plus très loin des clans féministes d'Amérique du Nord qui ont banni des mots comme ‘chairman’ (président) ou même ‘woman’ (femme) car il y a le mot ‘man’ (homme) à l'intérieur. De Coluche, cette citation : « Les femmes seront les égales des hommes le jour où elles accepteront d'être chauves et de trouver ça distingué ».

Autre ineptie pondue par des féministes enragées : la féminisation du terme sans-papiers en sanspapière. Voir Sanspapière. Et puis que penser de la féminisation de PDG en pédégère ? Connaissez-vous la pédégère apprivoisée ? Une apprentie-informaticienne affirme, quant à elle : Je ne suis pas une as en javascript. En français non plus, apparemment. Et cette phrase, attrapée avec le filet à papillons de loteur : Retour sur le diner de mardi avec la prix Nobel birmane et le chef de l’État français (Libération point fr, 27.06.2012). La Prix Nobel ! Noter également diner au lieu de dîner. Les néo-médiocres de Libé entendent réformer la langue française.

Les journalistes, qui n'ont peur de rien, et surtout pas du ridicule, vont jusqu'à féminiser des professions traditionnellement écrites au masculin : UNE top model, UNE mannequin : « Il m'est devenu impossible de retourner dans mon pays », a expliqué la mannequin. Simple complaisance envers les Chattes de garde (Association féministe, sortant très facilement les griffes), ou ignorance des structures de notre langue ? Autre exemple pêché sur un site internet : mode africaine, mannequins africaines, mannequins noires.

On observe également des accords aberrants, comme : Nous sommes tous et toutes liéEs (sic) à cette idée d'éducation, ou bien agent immobilière (sic ! pourquoi pas agente immobilière ?) Autre exemple : En tout cas, pour le docteur Sarah Brown, principale auteur du compte rendu publié cette semaine dans le « New England Journal of Medecine », cette maladie [...] a fait assurément de bien plus nombreuses victimes. Autre exemple de construction maladroite : Lettre ouverte aux président-es de sept des plus grands musées français. Il suffisait d'écrire : « Lettre ouverte aux présidents et présidentes de sept des plus grands musées français » (= de France). L'article continue ainsi : Madame la présidente, Messieurs les présidents, Vous avez cosigné, chose rare ont souligné de nombreux journalistes, une lettre à la Ministre de la Culture... En fin de compte, il n'y a donc qu'une seule présidente ; la formulation Lettre ouverte aux président-es est vraiment injustifiée. Noter également : « une lettre à la Ministre de la Culture » : une lettre à la ministre de la Culture.

Il règne d'autre part un flou des moins artistiques dans l'accord du mot député au féminin : La députée socialiste Pyralène Ségal ; Madame la Députée, ou bien Madame la Député. Je n'ai aucun droit, je n'ai que des devoirs, a souligné la député. Lu dans deux phrases qui se suivent : " Lors d'une conférence de presse avec la député Césarine Biroteau à l'Assemblée nationale, elle n'a pas voulu revenir sur le sujet devant les caméras. Mais sa « déléguée à l'expression républicaine » (sic) s'est chargée de sa défense. Député (é), mais déléguée (ée). Et puis, que penser de cette phrase : « Quoi qu'il en soit, Christine Lagarde restera longtemps en place, et ce n'est pas monsieur ou madame untel qui la fera partir ». Monsieur ou madame untel ? Et pourquoi ne pas écrire : monsieur Untel ou madame Unetelle ? (Là, loteur est partisan de la féminisation).

L'on observe cette féminisation dans les œuvres de fiction, où nombre d'héroïnes manifestent une agressivité mâle (films d'action, polars). Dans les derniers films de James Bond, même le « vieux » (directeur de missions) est devenu une « vieille », – quitte à trahir la vérité de l'œuvre artistique.

Et pourtant une sous-ministresse à quelque chose n'a pas hésité à déclarer le jour de son élection à un Conseil Régional : « La joie m'habite ». Élection ou érection ? Imitation involontaire de Pierre Desproges ? Ou expression à la con ? « Si on féminise tous les corps de métier, quel serait le féminin de chasseur alpin », demandait Thierry le Luron. Au fait, ne va-t-on pas féminiser les noms de famille, comme dans les pays slaves ? Il y aurait des cas embarassants, par exemple pour madame Jospin, ou la femme du fameux député Baupin. Et un chanteur à la mode (Corneille) proclame volontiers que « Dieu est une femme ». Ah bon ? Allah aussi ?

Loteur propose comme féminisation des termes de profession la finale -esse (sur le modèle : prince, princesse ; duc, duchesse ; comte, comtesse ; dieu, déesse ...) : fonctionnairesse, jugesse, gouverneuresse, doctoresse (mais cela existe déjà), avocatesse, ministresse, autoresse, caporalesse, commissairesse, mairesse ... C'est lourd, oui, mais ça au moins – c'est français. Quant aux féminins du type auteure, professeure, ils sont à bannir définitivement. Le féminin des noms en -eur n'a jamais été en -eure en français. On peut proposer : auteuse, autrice ... pourquoi pas ? Mais auteure, non ! Si l'on féminise, autant le faire dans les règles, et non en créant des barbarismes arbitraires.

Jacqueline de Romilly : « Pour ce qui est de la langue, elle est chose vivante, certains usages s'y introduisent, sous contrôle de l'Académie française. Nous accueillons quantités de mots, mais on ne réforme pas une langue par décret gouvernemental, en affirmant qu'on ajoutera un 'e', alors qu'il n'est pas conforme au féminin des mots. Il y a des règles habituelles d'évolution. Le féminin des mots en -eur n'est jamais en -eure autrement que par la brutalité. Auteure, c'est horrible. « Ecrivain-écrivaine » n'est pas choquant, cela va seulement contre une tradition de plusieurs siècles, et il n'est pas difficile de dire une femme écrivain. On a malheureusement oublié que le français comprend les trois genres, masculin, féminin et neutre, le dernier étant sous la forme du masculin. Ainsi, l'ancien dictionnaire Larousse expliquait-il plaisamment : « Homme : terme générique qui embrasse la femme. » C'était suggestif. Et voilà que, pour désigner les hommes, on se croit désormais obligés de dire « les hommes et les femmes », ce qui n'a pas de sens. Je serais enchantée qu'on cesse de sexualiser la langue, surtout de façon ignorante, brutale et impérative. »

Les femelles d'animaux, elles, n'ont pas droit en général à un féminin : un crapaud femelle, un singe femelle, un jaguar femelle. Pêché dans Yahoo : « Un requin femelle a donné naissance sans rapport sexuel préalable ». Une requine ne se dit pas. Dommage, car elle est coquine, la requine.

Peuvent aussi être considérées comme féminisations abusives les aposrophes du type : « Françaises, Français ! » ou bien « Parisiennes, Parisiens ! ». Les simples “Français” ou “Parisiens” englobent les deux genres, car en français, le genre masculin n'est pas marqué. Quand on dit donc « Français ! », on sous-entend les deux genres. Pourquoi ne pas dire dans ce cas : « Belges, Belges, Bulgares, Bulgares, Russes, Russes ! » ?

Enfin, des associations féministes ont exigé que les ouragans, qui portaient traditionnellement des prénoms féminins, portent également des prénoms masculins. Peut-être vont-elles aussi exiger que les Érinyes, les Moires, les Furies soient également masculinisées ? Et les Trois Grâces, donc, vont-elles être masculinisées ? Ah, mais oui, c'est déjà fait : ce sont les frères Troisgros.

Liste de quelques titres, situations et fonctions que les néo-crétin(e)s tiennent absolument à féminiser, avec ou sans -e final pour les mots se terminant par -eur (barbarismes) :

•  l'auteure
•  la commissaire
•  la consule
•  l'écrivaine
•  la gouverneure
•  la juge
•  la maire, ou la mairesse (normalement mairesse, c'est la femme du maire)
•  la ministre
•  la préfète, la sous-préfète
•  la procureure
•  la proviseure
•  la professeure
•  variante : la professeure des écoles (double néo-crétinisme)
etc.

Autres féminisations, nettement plus discutables (solécismes) :

•  la mannequin
•  la médecin
•  la membre (membre est toujours masculin, comme le membre viril)
•  la témoin
•  la leader (entendu à la télé : Martine Aubry est la leader du PS). C'est idiot, car on peut comprendre : la laideur.
•  la torero pour une femme torero. A la rigueur, la torera ? ¡ Olé !
etc.

Féminisations possibles, mais bizarres (semi-barbarismes) :

•  la metteuse en scène
•  la prédécesseuse
•  la précurseuse
•  la successeuse
etc.

L'auteur propose aux éventuels lecteurs de prendre connaissance d'une conférence, donnée il y a une treizaine ou une quatorzaine d'années (barbarismes !) par un des ses amis, surnommé « le Gaulois », sur le sujet épineux de la féminisation des termes français.

Deux cas particuliers : 1. les automobiles étaient avant du genre féminin : une Peugeot, une Renault, une Panhard. On ne sait par quelle décision arbitraire, les automobiles sont de plus en plus du genre masculin : le Ford, le Chevrolet, le Volkswagen... 2. le mot clope était avant masculin : un clope. Ce mot désignait plutôt un mégot. Il est passé au genre féminin, et désigne plutôt la cigarette entière. Il y a bien d'autres cas « transgenres », mais il ne viennent pas à l'esprit de loteur.

De nombreux néo-rédacteurs utilisent une forme « hermaphrodite » pour désigner à la fois des hommes et des femmes : Cette escalade n'a pas empêché les forces de l'ordre de s'en prendre de nouveau et violemment aux citoyen-ne-s du 20e légitimement choqué-e-s et exaspéré-e-s par la répétition de ces manifestations illégales porteuses de haine et de discriminations (communiqué du parti « Europe-Écologie-Les Verts »). Inutile d'insister sur le caractère artificiel et surtout très laid de ces formulations. Le parti Ekollo semble aussi ignorer que le masculin n'est pas marqué en français, et qu'il peut désigner à la fois des hommes et des femmes.

Contre-féminisation (fautive) :



« Ceux » est repris plus bas (il s'agit d'un site qui s'adresse aux femmes) :


Étymologie : féminisation, féminiser, faits sur femme, du latin femina : femelle, puis femme. Il y avait en latin le mot mulier pour désigner une femme (Cf. en espagnol mujer). Femina est peut-être en relation avec fœtus, fetus : enfantement, action de produire. Du verbe fœto (feto), -tare : pondre, féconder.

Féminisme : une mise en pratique de la correction politique, c'est d'attribuer un poste dans une société ou dans un organisme, – voire au gouvernement, non pas en fonction des compétences d'une personne mais en raison de sa provenance sociale, de son sexe etc. C'est ainsi que nombre de postes sont attribués à des personnes simplement parce qu'elles sont noires, ou parce que ce sont des femmes, pour respecter certains quotas. Femmes, réjouissez-vous ! Avant, vous étiez des femmes, maintenant vous n'êtes plus que des quotas. C'est une grande victoire du féminisme politiquement correct. Françoise Giroud faisait remarquer que les femmes seront les égales des hommes le jour où on nommera des ministres femmes totalement incompétentes. Le gouvernement socialiste actuel (à partir de 2012) a exaucé ses vœux. Il faut en effet remarquer que le gouvernement socialiste, dans son désir de parité (sic), semble vouloir nommer dans des fonctions ministérielles des femmes aussi incompétentes que leurs homologues masculins sous la droite. Le critère de sélection semble être ici le niveau d'incompétence. Loteur ne donnera pas de noms, pour ne pas faire de jalouses.

Loteur tient à saluer comme il convient une grande victoire du féminisme triomphant, à savoir la suppression du terme « Mademoiselle » des formulaires administratifs (2012). On doit cette magnifique victoire à des associations comme « Les chattes de garde » ou « Osez la chatte », qui sont parvenues à convaincre les puissants cerveaux gouvernementaux d'adopter un texte qui raye d'un trait de plume quelques siècles d'une pratique honteuse en France : la disctinction entre femme non mariée et femme mariée. On va bientôt suivre l'exemple de nos amis anglo-saxons, en inscrivant dans les formulaires administratifs : Gender = Male / Female ou, en vieux français : Genre = Mâle / Femelle. La disparition de « Mademoiselle » va dans l'esprit de la théorie du genre et du mariage homo, appelé non sans humour « mariage pour tous » par les néo-crétins gouvernementaux. Bref, un pas de plus vers la destruction de la société occidentale et de ses valeurs traditionnelles. Chose plus grave encore, ce sont des associations, des officines rétribuées par l'État (et donc par nos impôts) et par des hommes politiques qui maintenant érigent les normes du vocabulaire français. Un pas de plus vers le fascisme, qui commence toujours par la perversion des mots.

Les lobbies (groupes de pression) féministes tapent sur tout ce qui pourrait porter atteinte à la femme ou à l'image de la femme (discriminations, femmes battues, excision, etc. () ), ce qui est en soi une bonne chose. Par contre, il semble qu'il y ait un grand silence en ce qui concerne les familles polygames venues d'Afrique, et les mariages forcés, dénommés respectueusement tradition. Et N. Sarkozy a pourtant déclaré : « Il n'y a pas de place en France pour la polygamie, pour l'excision, pour les mariages forcés, pour le voile à l'école et pour la haine de la France ».

() Par contre, rien contre la circoncision, cette mutilation honteuse de l'homme.

Féministe : espèce animalement correcte. Peut, hélas, se reproduire, car généralement pourvue d'ovaires. Les Chattes de garde en sont un exemple.


Une chatte de garde

Femme : vertébré mammifère, embranchement des hominiens. Elle est considérée comme la « moitié du ciel » par le dirigeant chinois 毛 澤 東 (Mao Tsé-Toung). L'autre moitié étant l'homme.

De Frédéric Dard ce jugement : « Il existe trois catégories de femmes : les putes, les salopes et les emmerdeuses. Les putes couchent avec tout le monde, les salopes couchent avec tout le monde sauf avec toi, les emmerdeuses ne couchent qu'avec toi ». Jugement macho qu'on peut tempérer en détournant ces paroles de Denis Diderot, qui écrivait à propos de Mozart : « Pour parler de Mozart, il faut tremper sa plume dans l'arc-en-ciel » : Pour parler des femmes, il faut tremper sa plume dans l'arc-en-ciel. Par malheur, un mouvement homosexuel s'est emparé du drapeau arc-en-ciel, faisant ainsi main basse sur ce magnifique symbole de lumière.

La femme (« Difficile de vivre avec, impossible de vivre sans ») est sans doute une des plus belles conquêtes (amoureuses) de l'homme. En général, on estime que les dix plus belles années de la femme se situent entre vingt et vingt-deux ans. Mais ces dix années-là en valent facilement vingt. De sorte que beaucoup de femmes passent de vingt à quarante ans, directement.

Étymologie : femme vient d'une racine indo-européen *dhe : têter, qui a donné en latin femina, et fetus : grossesse, d'où fœtus, faon, et aussi felix : fécond, fertile, puis heureux, car la félicité se comptait en nombre d'enfants. La racine *dhe a aussi le verbe felare : têter, d'où fellation [femme et fellation sont de même racine : un ex-patron du FMI serait d'accord]. Il est probable que les mots fils et fille soient aussi liés à ce radical.

Fenêtre (anglicisme rampant) : laps de temps idéal, conditions favorables. Semble initialement venir du vocabulaire de l'astronomie : Pour lancer la fusée sur Saturne, on dispose d'une fenêtre de 2 heures. L'usage s'est de plus en plus répandu : Il faut retracer ses activités durant cette fenêtre de 4 heures.

Ce mot est maintenant très utilisé : Cet événement historique [la détection d'ondes gravitationnelles], après 40 ans d'efforts, a ouvert une nouvelle fenêtre en astronomie qui permet de faire avancer la compréhension des mystères du cosmos, relèvent les astrophysiciens (Sciences et Avenir, 01.06.2017). Cet événement a ouvert une nouvelle fenêtre ; pourvu que ce ne soit pas Windows.

Il existe aussi des fenêtres de tir, qui ne sont pas des meurtrières, comme dans l'ancien temps, mais tout simplement synonymes d'occasions favorables. Trouver la bonne fenêtre de tir : accaparé nous dit-on par bien d'autres priorités, (retraites, burqa, relations franco-chinoises...), le locataire de l'Elysée n'est pas pressé de faire place nette à France Télés (In Medias . com, 28.04.2010).

Étymologie : du latin fenestra : ouverture, fenêtre. Même racine que le mot grec
φως, φωτος (phôs, phôtos) : lumière.

Fenêtre : en informatique, désigne un cadre qui s'affiche sur l'écran, et dans lequel s'inscrivent des données (texte, image...) Un célèbre système de gestion informatique tire son nom du mot anglais window (fenêtre) ; il est tellement bogué (mauvais) qu'il est vrai qu'on peut le jeter par la fenêtre. Beaucoup de personnes, connaisant peu l'informatique, disent 'tableau'. Ces mêmes personnes disent souvent 'allumer' une fenêtre pour l'ouvrir, et 'éteindre' une fenêtre pour la fermer (1).

Ferment : c'est nouveau, ça vient de sortir. Un doudou (peluche pour enfant) peut maintenant être un ferment. Mais un ferment de quoi ? Ferment révolutionnaire ? Ferment actif ? Ferment du terrorisme ? Ferment divin ? Un doudou ferment serré dans ses bras, l'enfant a été questionné à la barre pendant près d'une demi-heure par le président de la cour (actualités Yahoo, 01.11.2008). Il devrait y avoir de vrais correcteurs pour les articles, et il ne faudrait plus se fier aux robots correcteurs.


Il faut remarquer que l'enfant a été questionné (interrogé). Lui a-t-on donné la question ? (2)
D'autre part, le juge de la photo a une robe rouge bordée d'hermine, qui est portée par les premiers présidents
et les présidents de chambre des cours d'appel. Une bien haute juridiction pour une bien petite affaire.

Étymologie : ferment vient du latin fermentum : ferment, levain. Mais si c'est de l'adverbe fermement qu'il s'agit, il est formé sur ferme, qui vient du latin firmus : solide, fort, résistant.

Le mot doudou appartient au langage enfantin, fait visiblement et par redoublement à partir de l'adjectif doux. Aux Antilles (françaises), doudou est un nom tendre donné aux femmes et signifie « ma douce ». Qu'est-ce que t'as, doudou, dis-donc ?

Fertiliser (anglicisme rampant) : différence entre féconder et fertiliser ? Féconder : faire que l'ovule devienne un embryon par l'intromission d'un gamète mâle. C'est un acte biologique, et le terme est utilisé pour les êtres humains et les animaux. Fertiliser : apporter de l'engrais à une terre pour la rendre productive. Synonyme : amender. Il s'agit donc d'un terme d'agriculture. Féconder et fertiliser, sépa kif-kif.

Fertiliser donné une multitude de dérivés : une femelle infertile, son mari est infertile (= stérile). Nos vulgaires engrais sont devenus des fertilizers (fertilaïzeur) ou des fertilisants, sans doute plus efficaces – pour polluer. Ces fertilizers sont une importation frauduleuse de l'anglo-américain. On se demande ce que font les douanes.

Fertile, fertilité sont maintenant employés au lieu de 'fécond, 'fécondité'. Dira-t-on de tel artiste qu'il est fertile ou 'fécond' ? Et d'un œuf fécondé dira-t-on maintenant qu'il a été fertilisé ? Lu sur le net : Deux aliments qui boostent la fertilité. Entendu à la french TV : Elle est d'une telle fertilité, votre imagination. Mais il est vrai qu'on dit une imagination fertile.

Antonyme : infertilité (= stérilité) comme dans cet exemple pêché dans Yahoo : L'alimentation peut jouer un rôle dans la libido et l'infertilité. Yahoo est fertile en inventions en tous genres. Autre exemple : 10 % des couples souffrent d'infertilité. Peut-être que le fait d'employer infertilité au lieu de stérilité atténue le côté abrupt et négatif de stérilité ; de plus, dans le mot infertilité, il y a fertilité – principe de néolangue : former le contraire d'un mot en utilisant le mot-même avec une particule proclitique négative –, et donc tous les espoirs sont permis : l'infertilité peut se muer en fertilité.


Le mot stérilié semble faire peur... Remarquer la césure illogique (in-édite).

Étymologie :  du latin fertilis : fertile, productif, abondant. Du verbe fero, ferre : porter. Grec
φέρω (ferô) : porter.

Festif, -ve : qui a rapport aux fêtes, qu'on offre ou sert durant les fêtes : volaille festive (je ne pense pas qu'elle soit à la fête, la volaille), ambiance festive (mortellement ennuyeuse). Prend parfois simplement le sens d'agréable, jouissif : l'eau, c'est pas très festif. Cet adjectif est très en vogue, surtout durant toutes les fêtes sur commande (Noël, St Valentin, Fête des mères etc.) qui ne sont que le produit du marketing. New York, habituellement si festive le samedi soir, ressemblait à une ville morte (festive = en fête, à l'ambiance de fête, qui fait la fête ?). Encore un exemple : Les artistes ne sont pas tous des personnages expansifs qui aiment travailler dans une ambiance de travail festive. Ambiance agréable, joyeuse ? Noter la redondance « travailler dans un ambiance de travail festive » ; « travailler dans une ambiance festive » suffisait, de l'avis de loteur.

Étymologie : Littré ne signale pas cet adjectif, mais il est attesté dès le XVe siècle, et il voulait dire : qui a les caractères d'une fête. Du latin festivus : gai, dérivé de festus : en fête.

Fêtes : moments de liesse familiale ou populaire obligatoires et 'politiquement corrects', au cours desquels l'on est prié de dépenser ses sous pour faire des cadeaux ou aller au restaurant : Noël, 1er de l'An, St Valentin, Fêtes de Mères, Fête des Pères, Halloween, etc. Le néo-crétinisme national ou mondial a ajouté à cette liste la Fête des Secrétaires (curieusement, il n'y a pas la Fête des Patrons), la Fête des Grands Mères (lancée par une marque de café), la Fête des Voisins (mais pas de fête des propriétaires). Et évidemment, l'ambiance ne saurait être que festive. Il n'y a plus de saints du calendrier (désacralisation de la vie), il n'y a plus que des occasions imposées par le marketing et les marchands de pizzas. Voir plus haut Festif.

Étymologie : du latin festum, festi : jour de fête, fête.

Feu (faire long ~) : s'emploie de plus en plus fautivement dans le sens de 'ne pas durer longtemps' : Les secrets de la « nouvelle » émission de TF1 n'auront pas fait long feu.

appel : 'faire long feu' se dit d'une mèche ou d'une amorce qui met longtemps à brûler, et ne déclenche rien.

Étymologie : feu, du latin focus : foyer où brûle un feu, bûcher, réchaud ; famille, foyer. Le latin employait, pour désigner le feu, le mot ignis (cf. ignifugé, et le russe огонь (ogon') : feu).

Feuille de route : expression empruntée au vocabulaire militaire, et désignant un document permettant à un soldat de se déplacer, en général pour une mission donnée. S'emploie maintenant abusivement dans les sens de 'directives', 'guide', 'mission', 'objectif', 'plan', 'programme', voire 'politique' ou 'stratégie' dans le langage des journalistes ou hommes politiques mondialisés, c'est-à-dire au vocabulaire néo-crétinisé. Un exemple : La feuille de route pour l'instauration de la paix au Moyen-Orient. Ce plan ou ce programme, apparemment, sont d'une totale inefficacité, au vu du bordel chaos permanent qui règne dans cette région. Au travers d'une communication présentée au Conseil des ministres du 11 mars, Eric Woerth a présenté la feuille de route relative à la fonction publique (Fonction-publique point gouv point fr, 13.03.2009). En avant, marche ! Ou bien : Mme Le Pen nous a donné les grandes lignes de sa feuille de route – lutte contre l'immigration, diplomatie, politique économique – qu'elle présentera vendredi 16 janvier lors d'une conférence de presse (Le Monde point fr, 13.01.2015). Dire « son programme » au lieu de sa feuille de route serait-il incompréhensible ? L'emprunt au vocabulaire militaire donne sans doute un aspect déterminé, martial, militariste à la chose dont il est question dans l'esprit de ceux qui utilisent cette expression.

On peut même trouver sur les sites à la pointe du progrès, au lieu de « guide, catalogue » le mot anglo-américain roadmap : « Notre confrère MachinTech vient de publier la roadmap très complète des processeurs Intel qui devraient débarquer sur le marché avant la fin de l'année... » C'est le débarquement.

Étymologie : feuille, du latin classique folium : feuillage, feuille.

Route, du bas latin via rupta, littéralement : voie rompue, voie qu'on a faite en rompant (perçant, ouvrant) la forêt et le terrain. Initialement, la route ou (via) rupta, c'était une grande allée percée dans une forêt, pour la commodité du charroi ou de la chasse. Verbe rumpo, ruptum, rumpere : rompre. Rumpere viam : ouvrir une route, un chemin. Route est donc de même racine que rupture.

L'emploi de l'expression « feuille de route » semble fortement influencé par l'anglo-américain « roadmap », dont on a parlé un peu plus haut.

Fichage (néologisme) : flicage. Les deux mots sont inter-changeables en néo-langue française. On peut dire aussi bien : le ministère de l'Intérieur établit le fichage de tous les citoyens, que le ministère de l'Intérieur établit le flicage de tous les citoyens. De même, on dira : nous sommes tous fichés ou nous sommes tous fliqués. Il semble que fiché, fichage soient dus à la prononciation auvergnate d'un ministre (sous toutes réserves).

Étymologie : pour fichage, le seul sens reconnu par les dictionnaires est le fait de ficher : faire pénétrer par la pointe, ou le fait de fixer sur quelque chose de pointu. Littré ignore ce mot. Il a donc été noté comme « néologisme ». Dans l'acception actuelle, il s'agit apparemment de mettre des données en fiches, c'est-à-dire, en fin de compte, dans des bases de données informatiques.

Du latin vulgaire *figicare puis *ficcare, dérivé du latin classique figo, fixum, figere : enfoncer, planter, fixer, attacher. Étymologiquement, ficher serait en rapport avec fixer. Au départ, une fiche est une tige de métal destinée à être enfoncée dans quelque chose. Ce mot, note Littré, désigne aussi un feuille de carton sur laquelle on écrit des titres d'ouvrages ; quelquefois, ce mot est synonyme d'étiquette : Mettre une fiche à un ballot. Le fichage est devenu, depuis le Scandale des fiches (1904), synonyme de flicage, d'espionnage.

Fichier : pris par les informaticiens dans le sens de document : fichier audio, fichier vidéo, fichier texte. Un fichier, en français, c'est un ensemble de fiches ; ce n'est donc pas un document. Abus de langage. Voir File.

Étymologie : voir rubrique précédente.

Fidéliser, fidélisation (néo-barbarismes) : nouveaux concepts du mercantilisme moderne. Il s'agit d'attirer et de garder une clientèle en la séduisant par divers procédés (promos, deux produits pour le prix d'un ...), le plus efficace étant le système de cartes de fidélité qui permettent aux clients d'avoir des cadeaux, des réductions, des avoirs...

Étymologie : fidéliser, refait sur l'adjectif fidèle : à qui on peut se fier. Du latin fidelis, venant de fides : foi.

Fight (anglicisme, prononcer faɪt ou faïtt) : affrontement ou combat de rue entre groupes rivaux. Les journalistes de la french TV, relatant ces combats n'emploient que le terme fight. C'est vraiment la faillite du français. Voir Battle.

Étymologie : de l'anglais fight : combat. Racine germanique *fekhtanan, qui a donné l'allemand fechten : livrer combat. Racine indo-européenne *pek : pincer, plumer. Latin pecto, pexum, pectere : peigner, rosser, "donner une peignée".

Fil ou thread (anglicisme, prononcer θred [ tzsred ou à peu près ] ) : ce fil-là n'a rien à voir avec les fils d'araignée, même si c'est sur la toile d'internet ; c'est un thème ou un sujet de discussion, avec une suite (fil) de commentaires, dans les forums sur internet. Le fait de saturer le forum sous un grand nombre de fils traitant du même sujet a pour effet de décourager les intervenants. A donné des choses comme : Je ne résiste pas à la tentation d'ouvrir un fil où on pourra relever les fautes de langage les plus cocasses. Ou bien : « A la demande de l'auteur je clos ce fil » [je ferme le débat, le sujet]. Un ouvre un fil, un autre le clôt. Un grand journal gothique du soir n'hésite pas à écrire : Accédez à plus de 70 fils de dépêches textes et vidéo. Pourquoi textes au pluriel et vidéo au singulier ? Voilà qui est singulier... Lu sur un forum : MERCI DE NE PAS TROLLER CE FIL. Ce langage, réservé aux initiés de la forumsphère, signifie qu'il ne faut pas émettre des quantités de messages qui n'ont pas de rapport avec le sujet. Et puis, le pluriel de fil peut donner lieu à des confusions amusantes : La photo de l'arbuste déterminant ,c’est lui qui l'avait posté dans un de mes fils ! Les enfants servant de relais-poste ?

Étymologie : du latin filum : fil, verbe filo, filare : étirer en fil, filer.

Thread, mot anglais signifiant fil, d'une racine germanique *thræ : tordre, qui a également donné le verbe to throw : jeter, lancer. Cf. allemand Draht : fil. Grec
τρίβω (tribô) : frotter, triturer, cf. tribo-électricité

File (anglicisme, prononcer faɪl ou faïle) : ce n'est une file, mais un fichier, ou plus exactement un document en anglais. Dans vos ordinateurs le système Windaube, même francisé, affiche avec obstination Program files, au lieu de Programmes. Il se fiche de nous, sans doute.

D'autre part, file en anglois se traduit par fichier, qui est en français normal un ensemble de fiches. Pour un informaticien anglois, un fichier (file) n'est pas un ensemble de fiches, mais un document. Windaube parle ainsi de fichier audio (fichier mp3), de fichier vidéo, de fichier d'aide, et même de fichier de police ! On savait bien que Windaube était un système de flicage (il s'agit en fait de police d'écriture). Voir Fichier.

Étymologie : du français file, dans le sens de rang, rangée. Un dictionnaire anglois définit file ainsi : string or wire on which documents are strung (corde ou fil sur lesquels des documents sont enfilés).

Filet (monter au ~) : aller de l'avant, attaquer, se montrer déterminé, agressif ... " Dans cette campagne, je monte au filet, parce que, quand le temps est mauvais, le rôle du commandant c'est de monter sur la passerelle " (J.-M. Le Pen). Difficile de concevoir un commandant de bord monter à la fois sur la passerelle et au filet. Mais les politiques, me direz-vous, sont capables de tout pour réussir, – même d'une bonne action.

On a dans le même registre populaire ou sportif : monter au créneau, descendre au charbon... Voir le Vocabulaire du sport.

Étymologie : XVe siècle : réseau de fil, fait de mailles nouées servant à capturer des animaux. Diminutif de fil. Monter (aller plus haut) : du latin mons, montis : mont, montagne.

Fille mère : en néo-langue française, c'est devenu « mère célibataire », – même si celle-ci vit en couple. L'expression fille mère était peut-être jugée trop dégradante ou insultante ? Il existe de même maintenant (égalité des droits oblige) des pères célibataires.

Aux dernières nouvelles, un enfant orphelin reste un enfant orphelin, et n'est pas devenu un enfant a-parental, ou quelque chose de ce genre. Par contre, s'il vit avec sa mère – ou son père –, cela devient une famille mono-parentale. Le vocabulaire de la néo-langue porte l'empreinte de l'idéologie dominante (ce qu'on appelle le politiquement correct).

Étymologie : fille, du latin filia : fille, féminin de filius : fils. Certains étymologistes rattachent filius (fils) et filia (fille) au verbe fello, fellare : téter (voir plus haut).

Les autres langues indo-européennes utilisent une racine *dght, qui a donné दुहितृ (duhitr) en sanscrit,
θυγάτηρ (thygatêr) en grec, дочь (dotch') en russe, daughter en anglais, Tochter en allemand...

Mère dérive d'une racine indo-eurpéenne riche, qui a donné : mater, matière, mother (anglais), Mutter (allemand), madre (espagnol), मातृ (mātri en sanscrit), мать (mat' en russe) etc. D'une racine *mâ : faire, construire.

Célibat, célibataire, du latin cælebs. Origine difficile.

Final (utilisateur ~) (anglicisme, néologisme, XXe siècle) : se dit d'un utilisateur ou d'un acheteur tout court. Pourquoi final ? Le pluriel est vraiment délectable : Les fournisseurs d'accès peuvent donc proposer à leurs clients finaux des tarifs ADSL bien plus bas. Ou bien : Ce produit n'est pas destiné aux utilisateurs finaux. Finaux ou finauds ? Ou encore : ... mais ces critères doivent être soigneusement examinés lors de l'établissement du cahier des charges pour sécuriser les accès distants des utilisateurs finaux en situation de nomadisme (sic). Lu dans une notice technique : l'utilisateur final initial (sic). Peut-être y a-t-il aussi des utilisateurs initiaux finaux ? Enfin, il y a aussi des clients finals. ‹ Entendu à la télé ›, lors d'un reportage sur des piscines privées :«  ... le respect du client final ». Importation frauduleuse de l'anglo-américain end user.

On peut aussi trouver des résultats finaux, par exemple : Encore plus intriguant (sic) que les résultats finaux (sic) de l'expérience de Milgram [...] furent la rapidité et la crédibilité du public à embrasser ses résultats (Non-fiction point fr, 29.11.2007). Selon la définition classique, le résultat est la « solution d'un problème, la phase ultime d'un calcul ». Un résultat ne saurait donc être que final. Pour mémoire, le masculin pluriel de final est finals.

Étymologie : utilisateur n'est pas attesté dans le Littré. Formé à partir du verbe utiliser, qui vient d'utile, latin utilis, qui a également donné outil. Final vient de fin, du latin finis : limite, frontière.

End, de même racine que le latin ante : devant. End, littéralement, c'était le côté opposé. User, du français verbe user : faire usage de.






(1) Une distinguée poitou-charentaise a, elle, bien déclaré : « Une grande voix s'est éteinte... » au lieu de : « Une grande voix s'est tue... » à propos de la mort d'Aimé Césaire. Peut-on parler ici d'une extinction de voix ?      

(2) La question faisait partie, au Moyen-Âge, des rituels de torture pratiqués par les juges.      






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