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« La télévision est un média finalement assez grossier, qui a toujours privilégié l'émotion. »
Christine OCKRENT

« Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges,
respectables les meurtres, et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent
. »

« C’est une belle chose, la destruction des mots. »
George ORWELL (1984)







O : quinzième lettre de l'alphabet latin, dérive du hiéroglyphe , un œil, qui a donné le phénicien , pour aboutir à la lettre omicron grecque ( Ο ο ), qui a donné la lettre O latine.

Obamania : néologisme créé à partir d'Obama : mouvement de sympathie irraisonnée envers Barack Hussein Obama, 44e président des Étazunis. Le fait qu'il soit métis ne fait qu'ajouter à la ferveur populaire à son égard. Il apparaissait, au début, comme une sorte de messie noir, juste revanche des populations opprimées pendant de nombreux siècles par les Arabes et les Occidentaux (esclavage). Il semble désormais qu'il soit un instrument entre les mains de divers oligarques qui ont misé sur lui et son métissage. Il règne beaucoup de mystère autour de sa naissance, de sorte que de nombreux Étazuniens ont mis en doute sa légitimité. De toute façon, inutile de se leurrer sur son compte ; ce n'est qu'un Étazunien, c'est-à-dire un anti-européen. Voir Lyncher.


C'est bizarre, se dit loteur, voilà un mot qui rime avec Banania

Particularité : de nombreux journalistes de la french TV prononcent Baracko Bama au lieu de Barack Obama. Il est vrai que le français préfère les syllabes "ouvertes" (terminées par une voyelle ou une semi-voyelle), alors que les Anglo-Saxons préfèrent les syllabes "fermées" (terminées par une consonne). Mais il faudrait, quand on se pique de parler la langue de l'ennemi, respecter les règles de la prononciation.

Étymologie : Obamania, contraction d'Obama + mania. Mania et la transcription anglaise du mot français manie : habitude, intérêt, passion, égarement. Du latin mania : folie, emprunté au grec
μανία (mania) : folie, démence, folle passion pour. Racine *men qu'on retrouve dans mental, mémoire, prémonitoire (pré + moneo, en latin : avertir), mentir...

Obédience : obéissance. Selon lui, le Prophète utilisait des versets du Coran ”Surah Ahzaab” pour consolider sa position vis-à-vis de ses plus jeunes femmes pour les forcer à l'obédience absolue et la chasteté (Agora-Vox, 04.01.2012 ; divers forums islamistes). L'obédience, normalement, c'est l'obéissance ou la soumission envers une autorité morale ou religieuse supérieure, par exemple : obédience maçonnique. Il s'agit dans ce cas-là sans doute d'une traduction mot à mot d'un texte anglais.

Étymologie : latin obœdientia : obéissance, soumission, du verbe obœdio, obœditum, obœdire (ob-audire : écouter ) : prêter l'oreille, entendre ce à quoi on est opposé mais s’y soumettre, qui a donné le verbe français obéir. L'obédience, c’est la soumission à un supérieur (en parlant de religieux) puis, par extension, tout groupe qui reconnaît telle ou telle autorité spirituelle, philosophique ou politique.

Du verbe de base audio, auditum, audire : entendre, viennent audition, auditif etc.

Obèse, Obésité : c'est un des phénomènes des plus visibles, dû à la mondialisation. Des marques de friandises pour enfants vendent sans scrupules des barres chocolatées et toutes sortes de saletés abominablement sucrées, et ce en toute impunité. Des marques de boissons gazéifiées vendent toutes sortes de cochonneries, peut-être avec adjonction de substances accoutumantes, comme pour le Caca Cool, et ce en toute impunité. Les restos de malbouffe pour enfants contribuent aussi à l'obésité galopante. L'effet est évident : en France, 15% des enfants sont désormais obèses. Quant aux Étazunis, le taux d'obésité est tel (plus du tiers des Étazuniens sont obèses) que c'est devenu le premier problème de santé à cause des diabètes, des cancers, des maladies cardio-vasculaires que cela entraîne.


Vu sur le site : www.cetteadressecomportecinquantesignes.com

Pour lutter contre l'obésité, les officiels moralisateurs du gouvernement (diable, ça coûte cher à la Sécu) ont lancé des campagnes publicitaires à la télévision : « Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour (1) », « Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière », « Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas », « Évitez de manger trop sucré, trop salé ou trop gras » et autres joyeuses couillonnades ejusdem farinæ. Ils traitent les citoyens comme des mineurs, et appellent ça de l'information à caractère sanitaire (sic. En France, les sanitaires, ce sont les chiottes). Et puis en mai 2009, le ministère de la Santé a lancé une grande enquête sur l'alimentation des Français (sic). Avec peut-être à la clef l'obligation de manger ou de boire telle ou telle chose, et l'interdiction de manger ou de boire telle autre ou telle autre chose. L'éducation, c'est le rôle de la famille, et non du gouvernement. Quand le gouvernement se mêle de prendre en charge l'éducation, c'est du fascisme. Et bien sûr, ça coûte un argent fou. Comme disait Coluche : « Rigolez pas, c'est avec votre pognon qu'ils font ça ! »

L'équivalent 'socialement correct' d'obésité est « surcharge pondérale » ou « surpoids ». Nos gamins ne sont plus obèses, ils sont simplement 'surchargés', voire tout simplement « enveloppés ». Ouf ! on respire mieux.

Loteur n'est pas correct sur le plan politique, et trouve que les obèses ne donnent pas de l'espèce humaine une image très esthétique. Pour lutter contre cela, il conseille : foie gras poëlé aux cèpes, magrets de canards grillés sur la braise, pommes sarladaises, cassoulet, choucroute, ratatouille et toutes sortes de plats bien d'chez nous ... et un peu de marche à pied pour admirer les paysages et monuments français. Voir Céréales, Gros.


Étymologie : piqué dans le Gaffiot (dictionnaire latin) : obedo, obesum, obedere (d'où obèse) : ronger, miner. Et l'adjectif obesus signifie : rongé, maigre, ET AUSSI : gras, replet. L'obèse, au départ, c'est celui qui est rongé, miné – et donc décharné. Mais on peut dire aussi que l'obèse est rongé par l'envie de manger. On sait d'autre part qu'un mot, un symbole signifient une chose et son contraire.

Obscène : choquant, scandaleux, indécent en général (et non plus : ‹ qui choque la pudeur ›). Il existe mille façons de ne pas prononcer les mots obscènes de « pauvres » ou de « chômage » (comme si les pauvres et les chômeurs avaient pour habitude de se promener à poil). Obama et le fric : tout simplement obscène (= scandaleux). « ... Qu'attendent les peuples pour se dresser, avec honneur et courage, pour refuser le chantage obscène (= choquant) de ces assassins ? » ou bien : ... « de nombreuses tentatives de rapprochement des extrêmes, cette obscène alliance des contraires » ... les étudiants nord-américains de l'université de Berkeley ont alors qualifié d'« obscène » la guerre du Vietnam... Il semble qu'il y ait glissement du terrain sexuel au domaine social et/ou politique. Cet emploi du mot obscène est choquant (mais non obscène).

Selon Emmanuel Le Roy Ladurie, la vraie mutation de l'obscénité date des années 60 quand les étudiants nord-américains de l'université de Berkeley ont alors qualifié d'« obscène » la guerre du Vietnam, cependant qu'ils revendiquaient et quelquefois pratiquaient une liberté amoureuse, « hétéro » ou « homo ». Et ce, alors que la pornographie gagnait du terrain. La définition de l'obscène tend maintenant à s'attacher à tout ce qui est raciste, misogyne, extrême droite, socialement et/ou politiquement réprimé... bref tout ce qu'on réprouve ou réprime.

Étymologie : du latin obscenus (ob-scænus) : sinistre, de mauvais augure ; indécent, obscène ; sale, dégoûtant. Obscena : les parties viriles (chez Ovide), les excréments (chez Sénèque).

Observatoire : il ne s'agit plus d'une construction abritant des instruments destinés à observer le ciel, mais c'est un organisme créé pour ne rien faire, c'est-à-dire théoriquement destiné à surveiller, observer, analyser des événements qu'un gouvernement ne peut ni contrôler ni maîtriser, voire pour enterrer des problèmes en feignant de se pencher dessus. Observatoire des inégalités, ou bien : Observatoire de la laïcité, ou bien encore : Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, ou encore : Observatoire de l'Environnement en Poitou-Charentes etc. Le seul rapport avec l'astronomie, ce sont les sommes astronomiques que ces observatoires coûtent.

Il semble, encore une fois, que l'emploi d'un tel mot (observatoire) soit d'origine anglo-saxonne, avec les différents organismes qui incluent le mot « Watch » (sentinelle, surveillance) dans leur nom : Human Right Watch (Observatoire des Droits de l'Homme), Helsinki Watch (Observatoire [des accords] d'Helsinki), America's Watch etc.

Étymologie : du latin observo, observatum, observare (ob-servare) : porter son attention sur, guetter, épier, surveiller, puis respecter, se conformer à. Loteur ne sait pas si ces organismes guettent, surveillent ou épient, mais il est sûr qu'ils pondent une foule de statistiques, de graphiques, de recommandations, ce qui les occupe amplement. Substantif observator, -ris : celui qui observe, observateur. Radical servo, servatum, servare : observer, réserver, conserver, maintenir, garder, sauver.

Obsolète : terme véhiculé et popularisé par l'informatique et le joyeux parti des informaticiens. S'emploie pour désigner tout objet qui est dépassé, périmé, désuet, démodé, qui n'est plus en usage, qui a perdu de sa valeur. Cet ordinateur est obsolète. Vu sur l'Explorateur Internet : La copie locale de cette page Web est obsolète ; le site Web requiert (sic) que vous la téléchargiez à nouveau. Charabia d'informaticien !

Quant à obsolète, il s'agit en fait d'un vieux terme français, utilisé plutôt en grammaire ou en histoire naturelle, et il signifiait : tombé hors d'usage, effacé (Littré).

Substantif : obsolescence. Ça fait tout de suite mieux que 'désuétude'. Ça classe tout de suite quelqu'un quand il parle d'obsolescence. C'est l'exemple le plus emblématique d'obsolescence programmée. La durée de vie de l'ampoule a été limitée par les industriels à 1 000 heures, dans le monde entier (Grazia point fr). Escroquerie et mondialisation sont une des pires paires qui soient.

Étymologie : du latin obsoletus, participe passé du verbe obsolesco, obsolescere : tomber en désuétude, sortir de l'usage. Radical soleo, solitus, solere : avoir l'habitude de, être habitué à (cf. vieux français souloir ; cf. aussi insolite : ce dont on n'a pas l'habitude). Le terme obsolète est passé en français par l'intermédiaire de l'anglais.

Obtenir : entendu à la french TV : « Pour la première fois depuis son accession au pouvoir, Hugo Chavez a obtenu un revers » . Obtenu ? Moi j'aurais dit : subi... Mais cela n'engage que moi (loteur). Autre emploi, bizarre , entendu à la french TV : X... a obtenu une comdamnation sans cadavre (a été comdamné sans qu'on ait trouvé de cadavre). Outre la formulation elliptique, on peut remarquer que le verbe obtenir doit sans doute être un calque de l'anglais 'to get'.

Étymologie : du latin obtineo, obtentum, obtinere (ob-tenere) : tenir fermement, maintenir, réussir, obtenir. D'obtentum vient obtention.

Occase (adj., terme d'astronomie) : arc de l'horizon compris entre le point où se couche un astre et l'occident vrai : amplitude occase. Les déclinaisons déduites de l'observation des azimuths et de l'amplitude occase.

Pour la plupart des gens – et des dictionnaires –, occase est le diminutif d'occasion : une bonne occase. Parfois écrit okaze, chez les néo-crétins convaincus. Voir Opportunité.

Lu sur un site commercial l'annonce suivante : Petit Livre de La Detection Des Mensonges. 10 neufs à partir de EUR 8,21. 1 d'occasion à partir de EUR 8,23. L'occasion plus chère que le neuf (même si la différence est insignifiante) ? Remarquer d'autre part la majusculation à outrance, sur le modèle anglo-saxon, la formulation EUR 8,21 au lieu de 8,21 euros et le manque d'accent aigu pour le mot détection.

Étymologie : pour les deux significations, l'étymologie est la même : du latin occasus : le coucher, venant de ob, et cadere : tomber.

Occulter : finis les verbes cacher, dissimuler, mettre à l'abri des regards etc. Non maintentant on occulte, que ce soit la vérité, un fait réel, n'importe quoi... Comment guérir quand on a occulté sa douleur ? (un site psy). La carte scolaire ou comment occulter l'inégalité sociale (Rue89). Afin de ne vous montrer que les résultats les plus pertinents, nous avons occulté (sic) certains résultats très semblables à ceux déjà affichés. Les exemples sont légion.

Au départ, le verbe se rapporte à l'astronomie. On dit qu'un corps céleste en occulte un autre quand il passe devant, et le cache à la vue. Devant tant d'erreurs de vocabulaire, y'en a qui méritent des coups de pied occultes, comme dirait Alphonse Allais.

Étymologie : du verbe latin occulo, occultum, occulere : dissimuler, cacher. Il existe un deuxième verbe latin occulto, occultatum, occultare : cacher dissimuler. Cf. ces mots de Cicéron : « Stellæ occultantur » : les étoiles se cachent, les étoiles sont cachées ().

() loteur est fier de montrer qu'il a appris le latin, face à tous les lamentables décérébrés de l'Éducation dite nationale, qui ne jurent que par l'anglais, langue stupide et imprononçable.

Octet (faux anglicisme, les Anglo-Saxons disent byte [prononcer baɪt]) : groupe de huit bits. C'est une des plus petites unités de mesures en informatique. On trouve ensuite le KO, qui signifie kilo-octets ou 1024 octets (– et non mille octets). Le KO est une unité dépassée, et l'on parle maintenant de MO (méga-octets ou 1 048 576 octets), de GO (giga-octets ou 1 073 741 824 octets), ou de TO (téra-octets = 1 125 899 906 842 624 octets).

Nota : en informatique, MO ne signifie pas Moyen Orient, mais méga-octet (million d'octets) et GO ne signifie pas Grand Orient, mais giga-octet (milliard d'octets). Par contre KO signifie aussi foutu, hors d'usage : mon ordi est KO.

Œ, œ : les ligatures Œ et œ ne sont pas présentes sur les claviers informatiques ; certains traitements de texte permettent de les faire avec une combinaison de lettres (CTRL-&-O dans Words). Autrement, il faut les coder avec la touche ALT et le pavé numérique : 0140 pour Œ, 0156 pour œ. Écrire cœur au lieu de coeur, c'est plus agréable à l'œil, n'est-ce pas ? Mais par flemme ou ignorance, la plupart des rédacteurs dans les sites internet tapent 'oe' au lieu de 'œ', ainsi à l'occasion du « Prix Confucius de la Paix » : "Vladimir Poutine a été choisi parce qu'il a un coeur juste", a dit Qiao (Ts'iao). On pourrait donc être amené à lire : co-heur. Autre exemple : Sophia Aram a consacré son billet à la situation de son ancienne consoeur (sic) du 6-7, Audrey Pulvar, prise au coeur (re-sic) d'une polémique depuis sa nomination à la tete (tri-sic) des Inrocks. Le « 6 - 7 » doit signifier l'émission entre 6 heures et 7 heures. Voir Æ.

Petit détail intéressant : quand on tape un mot avec la ligature œ (Alt + 0156 avec Windows) dans un dictionnaire en ligne, comme Le Littré en ligne par exemple, cette ligature n'est pas reconnue, et on est obligé de taper moeurs, coeur, oeuf etc. sans la ligature pour avoir accès à la rubrique désirée.

Autre petit détail intéressant : beaucoup de gens, surtout à la french TV, prononcent la ligature œ 'eu' là où elle devrait être prononcée 'é' : eudipe au lieu d'édipe (Œdipe), eunologue au lieu d'énologue (œnologue), eudème au lieu d'édème (œdème) ...

Ligatures : les ligatures Œ, œ sont en français d'origine étymologique. Elles se prononcent comme un phonème unique (et non comme une diphtongue), les Œ, œ latins ayant abouti au son /é/ en français. Ces ligatures remontent à une diphtongue latine, qui se prononçait /oé/ ou peut-être /oj/ (exemple emprunté au grec avec
οι (oj) οικονομία (oikonomía) → économie) ; ce n'est qu'au deuxième siècle que la ligature œ est passé à une monophtongue (son unique). Exemple plus haut avec obœdientia / obéissance, rubrique obédience. Voir des explications plus détaillées sur Wikipédia.

Œil (du cyclone) : dans le sens de ‘au cœur de la tourmente’. Exemple maintes fois repris par les journalistes, comme dans ce titre : L'islam et les musulmans seront à nouveau dans l'oeil du cyclone ... (sans la ligature œ).

appel : l'œil du cyclone est une zone de calme ou de vents faibles au centre d'un cyclone.

Étymologie : latin oculus : œil. Oculus est un diminutif, le radical est *ok, qu'on retrouve par exemple dans aksha en sanscrit, Augen en allemand, et dans le russe око (oko) : œil ; pluriel очи (otchi), comme dans la chanson Очи чëрные (Otchi tchornye) : Les yeux noirs.

Cyclone, du grec
κύκλος (cyclos) : cercle, à cause du mouvement circulaire du vent.

Of course (anglicisme, prononcer ɒf kɔ:s, ou bien œuf corse selon Frédéric Dard) : signifie 'bien sûr', 'évidemment' en anglois. Expression souvent employée par facétie ou par snobisme. Lu sur le site de cuisine Les Foodies (sic) : Poulet roti charmoula(marocaine of course) (les fautes sont dans l'original, bien sûr [– of course]). L'expression anglaise of course s'imposait pour une recette marocaine.

Off (anglicisme, prononcer ɒf) : coupé, supprimé, retiré, hors caméra, hors micro, non officielles, officieuses, qui ne sera pas public ou publié : Une voix off. Exemple récent (fév. 2012) : Le baiser "off" de Carla Bruni à Nicolas Sarkozy : images volées à TF1 ou pas ? Là, le rédacteur a mis le mot off entre guillemets, comme il convient à un mot étranger. Autre exemple, toujours sur le même sujet : Ce n'est pas la première fois que des images "off" de Nicolas Sarkozy tournées avant un direct se retrouvent sur internet. Le mot off est encore une fois mis entre guillemets. Encore un exemple : "Par intégrité envers Noir Désir, j'ai cru, en mon âme et conscience, juste et cohérent avec ma démarche de révéler un 'off' d'une rencontre avec lui datant du 3 mars 2011", a-t-il écrit dans un communiqué. Le mot ‹ off › est pris au masculin. Ou bien, ce tweet à propos du déraillement de train de Brétigny (juillet 2013) :


Offshore (anglicisme, prononcer ɒfʃɔ:(r)) : c'est une forme d'externalisation qui consiste à confier à un prestataire extérieur situé à l'étranger tout ou partie d'une activité non stratégique. Les centres d'appel (call-centers) et les services informatiques sont souvent externalisés en offshore. Le développement en offshore consiste avant tout à aller chercher des compétences étrangères moins coûteuses que sur le marché national. Une façon comme une autre de réduire les travailleurs nationaux au chômage. Une grande victoire de la mondialisation. Voir aussi Délocaliser, Externaliser.

Initialement, offshore veut dire au large, en pleine mer : forage offshore. Par extension, ce mot désigne toute activité implantée par une entreprise à l'étranger.

Étymologie : offshore, composé de off + shore. Off est une forme emphatique de la préposition of. Shore, rivage, d'une racine germanique signifiant côte, rivage.

O.G.M. : loteur croyait que cela voulait dire : Organisme Gravement Malade, mais c'est de la novlangue et il faut comprendre Organisme Modifié Génétiquement, rendu par Organisme Génétiquement Modifié, avec une inversion typiquement anglo-saxonne (2). C'est le résultat de la transformation des caractéristiques génétiques d'une plante afin de lui conférer des qualités particulières : résistance aux maladies, aux insectes, aux intempéries et aussi –  et même surtout – au goût. Les O.G.M. que nous concoctent les Dr Frankenstein de la génétique ont ceci d'intéressant qu'ils sont en général stériles, ce qui oblige l'agriculteur à acheter chaque année de nouvelles semences (semences stériles du genre Terminator). Une bonne affaire donc pour les laboratoires qui créent ces organismes artificiels, une grande victoire pour les puissants lobbies des multinationales, – et donc pour la mondialisation. Un organisme modifié génétiquement est appelé transgénique. Alors, c'est un transexuel ?

Et puis, tiens, cette rassurante nouvelle à propos de maïs trans-génique : La Commission européenne du 18 octobre 2012 autorise la vente de maïs trans-génique. Cancérologues, à vos scanners ! Loteur propose de bouder toute conserve, tout plat contenant du maïs trans-génique, qui n'est même pas bon pour les bestiaux.

Une nouvelle qui a de quoi inquiéter, et qui émane d'un laboratoire néo-zélandais (anglo-saxon, donc) : Elle s'appelle Daisy. C'est la première vache génétiquement modifiée qui va produire du lait sans la protéine responsable de l'allergie au lait. Partant de là, en poursuivant cette politique de modification de gènes, on va pouvoir concevoir dans un proche avenir des enfants disciplinés, obéissants et qui, une fois adultes, « voteront utile ». C'est-y pas beau, ça ?

Sur l'exemple d'O.G.M. avec un adverbe avant un adjectif ou un participe, on trouve M.S.T. ou maladie sexuellement transmissible (= maladie vénérienne), ou P.M.A. ou procréation médicalement assistée (= fécondation artificielle), comme dans cet exemple : En revanche, a ajouté Jean-Marc Ayrault, le texte n'abordera pas "tout une série d'autres questions - l'autorité parentale, la PMA (procréation médicalement assistée, NDLR), l'adoption conjointe pour couples non mariés, le droit des tiers". Noter la manie, exaspérante, des néo-rédacteurs d'utiliser systématiquement les guillemets étazuniens " ... " au lieu des guillemets français « ... », qui se codent facilement avec Windaube par alt-174 et alt-175.

Avec l'aimable autorisation d'Ougen
Le site d'Ougen
Affiche du mouvement France Nature Environnement

Étymologie : organisme, composé d'organe + suffixe -isme. Organe, du latin organum, emprunté au grec οργανον (organon) : instrument de travail, instrument de musique, organe du corps. Voir la rubrique Énergiser à propos du radical grec erg / org.

Génétiquement, adverbe fait à partir de génétique, venant de gène. Du grec
γένος (génos) : naissance, race, mot proposé par le biologiste danois W. Johannsen en 1909.

Modifié, participe passé du verbe modifier, du latin modifico, modificatum, modificare (de modus : mode, manière, mesure, + facio : faire).

Oiseau (noms d'~) : synonyme cucufiant d'insulte. En analogie sans doute avec la petite cervelle des oiseaux. Inutile de parler de bécasse, de dinde, de dindon, d'oie, de poule, de (vieille) chouette, de grue, de vautour... par contre un aigle, allez savoir pourquoi, c'est valorisant, à tel point même qu'il figure sur les armoiries de nombreux pays. Mais on emploie souvent l'expression noms d'oiseau (au pluriel) pour indiquer des insultes tapant dans le registre grossier ou au-dessous de la ceinture : Ils se sont traités de noms d'oiseaux. Ce n'est pas forcément révélateur du syndrome de La Tourette, c'est la marque d'esprits non policés, qui ramènent tout au-dessous de la ceinture.

Étymologie : oiseau, vieux français oisel, du latin avicellus (petit oiseau), diminutif du mot avis (oiseau). Pour nom, voir la rubrique Nom.

OK (américanisme, prononcer əʊkeɪ) : symbole par excellence du néo-crétinisme. On voit ce mot partout, on l'écrit partout, on le dit partout. Il suffit juste que Mr Mélenchon dise OK pour que nous puissions accéder – enfin – à une véritable démocratie ...

On clique sur à tout bout de champ. Tend à remplacer le français 'oui'. Quant à l'expression 'd'accord', on ne l'entend presque plus. Détail supplémentaire : en informatique, on ne clique plus sur OK, mais 'on fait OK'.


Ils font OK


Nous pouvons nous consoler en disant que nous avons presque le même chez nous : oc = oui en vieux français (langue d'oc).

Étymologie : diverses légendes courent à propos d'O.K. L'une d'elles serait qu'O.K. serait le sigle, mal orthographié, de « all correct » (Oll Korrect, XIXe siècle). Ce qui signifierait que les Étazunis sont toujours en avance sur la France, et cette fois-ci en matière de dysorthographie.

Ola (hispanisme) : la ola est une manifestation gestuelle typique de la massification. Il s'agit d'un mouvement de foule, qui a principalement lieu dans les stades lors de rencontres sportives – événements de masse par excellence – pour marquer un moment fort, un but par exemple. « Des spectateurs se mettent debout, lèvent les bras, et ne reprennent leur position assise que quand les personnes à proximité immédiate ont imité le mouvement. Ainsi, assez rapidement, un événement localisé se transmet, de proche en proche, à travers toute une foule, comme une vague. » (Wikipédia)


Étymologie : origine onomatopéique.

Oméga 3, oméga 6 (ω3, ω6) : dans la série populaire « Les publicitaires nous prennent pour des cons », voici les réclames sur l'oméga-3 et l'oméga-6. Le groupe d'acides gras oméga-3 / oméga-6 est un groupe d'acides gras poly-insaturés (ainsi nommés en fonction de l'emplacement d'une double liaison sur leur chaîne de carbone, verstehen Sie ?), essentiellement de l’acide linoléique (vitamine F), que l'on trouve en grandes quantités dans certains poissons gras, dans le lin, les noix, le colza etc. Les régimes alimentaires actuels prônent la consommation d'aliments riches en oméga-3 et en oméga-6. Ceci aurait une action salutaire contre le cholestérol ety les maladies cardio-vasculaires, contre le cancer du coude gauche, contre la dépression et contre des tas de choses. Les réclames à la french TV et les magazines de santé ne parlent plus que de cela. Les oméga-3, une cure de bonne humeur, titre Top-Santé point com du 02.02.2012. Jusqu'à ce qu'on décrète que c'est inutile, voire nuisible (sauf pour les multi-nationales du secteur agro-alimentaire). Et ne pas oublier qu'un nutriment n'a rien à voir avec un médicament

Il y a d'ailleurs fort à parier que la plupart des gens à qui s'adressent ces messages publicitaires n'ont aucune notion de ce que peuvent être un oméga-3 et un oméga-6, aucune notion de ce que peuvent être des acides gras saturés, des acides gras mono- ou poly-insaturés – loteur non plus, d'ailleurs. C'est pour cela qu'il s'est fait un petit topo d'apès Wikipédia. Il faut maintenant apprendre la chimie organique pour décoder les messages publicitaires. Voir Mots savants, Parabène.

Étymologie : omega (
ω) est la dernière lettre de l'alphabet grec ; son dessin ne représente pas un w (double v), ni une paire de nouilles, mais un double o. Le nom d’oméga ω vient d’une nomenclature d'acides gras, propre aux nutritionnistes, différente de celle utilisée couramment en chimie traditionnelle.

On : ce pronom impersonnel, troisième personne du singulier, est senti comme pluriel chez beaucoup de locuteurs ou de scripteurs : On n'est pas des casseurs, on est des électeurs. On est tous égaux devant la Loi. On s'est amusés et c'était formidable. Autre exemple, plus choquant : Next l'avait relevé, on s'était moqués (sic), et puis c'était fini (slate point fr). Ou bien : On est pas (sic) plus convaincus ce soir. Ou bien encore : Entre les tentatrices, on s'est entendues. Autre exemple, pioché dans Glamour-Paris point com : Arborant fièrement leurs bonnets A, B, ou C (sans le soutien-gorge), ces jeunes femmes se déhanchent sans jamais croiser le chanteur qui n'a donc d'yeux que pour sa belle. Autant le dire, on est ravies pour Jessica Biel. La syntaxe n'a pas l'air d'être la préoccupation des rédactrices de magazines féminins.

Parfois, deux pronoms sont employés en même temps : ... et nous on était très impressionnés. L'on note ici l'emploi de nous, 1ère personne du pluriel, et de on, 3ème personne du singulier. L'accord du participe, aberrant, se fait avec nous, alors que le verbe est au singulier. Un exemple édifiant, révélant le manque de maîtrise de la langue, même dans des sphères responsables : «On est sept degrés en-dessous des moyennes de saison aussi bien au Nord qu'au Sud» (une prévisionniste de France-Météo). Il aurait été plus simple de dire : "les températures se situent sept degrés en-dessous des moyennes de saison...", car ce n'est pas 'on' qui est sept degrés en-dessous, mais les températures.

Le pronom classique 'nous', personnel et donc qui concerne des personnes réelles, semble plus difficile à concevoir ; il est plus facile d'employer un pronom passe-partout, impersonnel, symbole de dépersonnalisation. Ceci est inquiétant : le nous personnel, et qui désigne donc des personnes, tend à disparaître au profit du on, indifférencié et grégaire. Avec cette grégarité, nous avons affaire ('on a affaire') à la désagrégation de la personnalité humaine.

L'on a de plus en plus tendance à confondre 'on' et 'ont', 3ème personne pluriel de l'indicatif présent du verbe avoir. ... a t'ont bien noté les visiteurs du 16/09/04 ? A t'ont bien conservé l'information ? A-t-on s'est transformé en ' a t'ont '. Comme absurdité, l'on remarque la réunion de la 3ème personne du singulier et de la 3ème personne du pluriel du même verbe.

On parfois peut être avantageusement remplacé par « ils » : sur cette notice, ils disent qu'on doit pas brancher le modem avant de l'avoir installé...

Paradoxalement, l'on s'adresse maintenant de plus en plus aux consommateurs leur disant Vous, Votre, ou en feignant de se mettre à leur place : voir Mon, Ma, Mes et Vous, votre, vos (mode empruntée aux Anglo-Américains ?)

Étymologie : du latin homo, hominis : homme, être humain. "Hom", "om" ou "on" est le nominatif du mot dont le cas régime est "home".

Oncologie (néologisme, XXe siècle) : dans le registre des mesures apotropaïques (3), le mot oncologie remplace le mot 'cancérologie', de sinistre réputation. L'oncologie ou carcinologie ou cancérologie est la spécialité médicale d'étude, de diagnostic et de traitement des cancers.

Pour mémoire : la carcinologie est la branche de la zoologie ayant pour objet l'étude des crustacés. En argot, pour le cancer, on dit « le crabe ». En russe рак (rak), c'est à la fois le crabe et le cancer. Voir Anosognosie, Carcinologie.

Tout cela rappelle une histoire lue sur un blog « Liège, hélas » (voir Soulagement) :

« [...] Comme d'autres patients, j'étais en train de tuer le temps au café de l'hôpital quand une dame octogénaire me demanda si elle pouvait partager ma table. Un sourire discret déridait son visage pourtant blême. La dame semblait revivre. – Vous ne pouvez pas savoir, Monsieur, comme je suis soulagée. Je pensais avoir le cancer mais le médecin vient de me dire que j'allais être transférée en oncologie. Vous ne pouvez pas savoir, Monsieur, comme je suis soulagée... » La novlangue, ou l'art d'arranger la réalité.

Étymologie : oncologie, du grec
ογκος (onkos) : masse, volume, verbe ογκόω (onkoô) : enfler, gonfler ; + λόγος (logos) : mot, parole, discours, science.

Carcinologie, du grec
καρκίνος (karkinos) ; écrevisse, chancre, + λόγος (logos) : mot, parole, discours, science.

One to one (anglicisme, prononcer wʌn tə wʌn) : expression venant de l'anglais, et signifiant : individuel, individualisé, personnalisé. Exemples : Le marketing one to one désigne les moyens de communication et de vente permettant de s'adresser d'une manière individualisée ; ou bien cette pub : Le séjour linguistique en formule One to One. On dirait vraiment qu'annonceurs et publicitaires font tout pour déprécier le français et survaloriser l'anglais.

Étymologie : one, racine indo-européenne *oinos, ayant donné
εις (eis) en grec, unus en latin, one en anglais, eine en allemand, un en français, uno en espagnol etc.

To, préposition indiquant la direction (à, vers), racine indo-européenne ayant donné zu en allemand ; on en retrouve trace dans la conjonction de subordination latine donec : jusqu'à ce que, tant que.

One man show (anglicisme, prononcer wʌn mæn ʃəʊ ou wane mane chaud) : seul en scène, spectacle en solo, ou tout simplement solo (comme le film Solo de J.-P. Mocky, où il fait presque tout lui-même), avec le féminin autorisé : one woman show (wane woumane chaud).

Étymologie : pour l'étymologie de 'one', voir rubrique précédente. Man, homme, d'une racine indo-européenne ayant donné manuh en sanscrit ; Mann et Mensch en allemand, муж (mouj) : homme, mari en russe; diminutif : мужик (moujik) : littéralement 'petit homme', bonhomme, paysan.

Show, spectacle, d'une racine germanique *skauwon : regarder ; indo-européen *skou : percevoir, faire attention.

oo (anglicisme, prononcer comme ou) : le double ' o ' tend à remplacer désormais le trop français ' ou ' dans nombre de concepts et de mots nouveaux. France-Téléfon est un grand spécialiste pour dénaturer (dénaturaliser ?) allègrement l'orthographe. Qu'on pense à son fameux Wanadoo. Quant aux véhicules de la marque Renault, on retiendra la Kangoo (prononcer kangou), diminutif sans doute de kangourou. Comme s'il y avait des kangourous en France. A moins que ce ne soit pour l'exportation en Australie ? Et, dans ce zoo mécanique, même le mot zoo est parfois prononcé zou.

Des mots français comportant le son 'ou' peuvent être orthographiés avec 'oo' : C'est automatique, la mémoire musculaire. C'est lui, boum, c'est fait (dépêche A.F.P. à propos de la mise à mort de Ben Laden) est devenu “C'est lui, boom, c'est fait” dans Yaourt!

C'est aussi une particularité de la langue ch'ti (cht'i ?). Par exemple, on prononce le nom de l'acteur Dany Boon : Dani Boune, et non Dani Bon ou Bo-on. Bon ! Si ça lui plaît... Question : doit-on prononcer Borlo ou Borlou le nom de l'homme politique Borloo ?

Oops (anglicisme, prononcer u:ps ou oupse) : interjection envahissante et agaçante qui tend à remplacer oh, holà, hoplà, houlà, holala, zut, flûte, aïe ! Oops, la page demandée n'existe pas, lit-on dans Google si vous demandez une page qui n'existe pas ou plus. On peut trouver la graphie francisée : oups ! Cf. la série télévisée Samantha Oups.

Signe des temps, un magazine people (de potins) s'appelle Oops! et consacre l'essentiel de ses rubriques à des potins et des ragots sur les stars. Remarquer le point d'exclamation, inhabituel pour un magazine. Serait-ce une imitation de Yaourt!    ?

Étymologie : exclamation de surprise, variante whoops. Origine onomatopéique.

Open (anglicisme, prononcer əʊpən) : 'ouvert' en anglais. Se dit de toute chose, de toute situation, de tout projet 'ouverts' : retour open (on revient quand on veut), tournoi open : ouvert à tous. Également dans le sens de 'disponible' : je suis open.

Dans le monde du travail est apparue, en provenance directe des Anglo-Américains, la conception d'open space, c'est-à-dire d'espace ouvert : les salariés ne sont plus dans des bureaux (ceci est réservé à la hiérarchie), mais dans une vaste salle, où tout le monde peut se voir ... et s'entendre. Avec la détestable impression que la moindre chose que vous fassiez n'échappe à l'œil de personne. Et, du fait de l'évolution des jeunes générations, il y a de plus en plus de chances pour que cet iceberg continue d'émerger, et que ce langage rafraîchisse la cafétéria, puis les open-spaces, puis les salles de réunion... Le langage « rafraîchissant » évoqué dans cette phrase est constitué de mots comme boloss (imbécile, bouffon, blaireau), chelaouam (lâche-moi), wesh (salut) et autres expressions borborygmoïdes.

Étymologie : vieille racine germanique *offan : ouvrir, ayant également donné up (dessus).

Opérationnel : prêt, paré, d'attaque, en état de marche ... (pas d'exemple, loteur fait grève aujourd'hui).

Opinion publique : mythe sur lequel s'appuient les politiciens, les publicitaires, les journalistes. Comme l'opinion dite publique n'existe pas, il faut la fabriquer de toutes pièces ; c'est à ça que servent les prétendus « sondages », la publicité et les journaux télévisés. Dans ce cas-là, on parle d'opium public. Cf. également le fameux test d'Asch sur le besoin irrépressible des gens à se conformer à l'opinion d'autrui. Avant, on disait « intox ».

C'est en effet dans ce but qu'agissent les instituts de sondage, qui ont opinion sur rue, les faiseurs d'opinions (lobbies) et la télévision en général. L'opinion dite publique est donc quelque chose d'éminemment influençable et manipulable. Et puis, comment peut-on avoir une opinion (= jugement sur une situation), alors que l'on est continuellement désinformé ? L'opinion publique n'est qu'une doxa (ramassis d'opinions toutes faites). « [...] face à l'information en général et aux media en particulier, quiconque souhaite exercer son autodéfense intellectuelle devrait faire preuve de la plus grande vigilance » (Lien).

Exemple : lors de l'élection présidentielle de 2007, les journalistes, manipulant l'opnion publique, voulaient faire croire qu'il n'y avait que deux candidats en lice. Dans ce cas-là, il s'agit tout simplement de moquerie ou FdG. Il semble qu'en 2012, les journalistes nous refassent le même coup en ne valorisant que deux candidats. Les journalistes auraient-ils une pensée binaire ?

Loteur a lu dans un forum cette graphie bizarre : A noter en plus qu’ils ne sagit pas d’annonceur "payants" mais de manifestation d’une opignon, donc moins engagée et poursuivable qu’un annonceur payant. Une “ opignon ”, c'est sans doute une opinion qui a pignon sur rue.

Lorsque la gauche est au pouvoir, il n'y a pas une opinion publique, mais des opinions publiques (est-ce la gauche plurielle ?) : «Ce qui est vrai c'est (que) quand la croissance n'est pas au rendez-vous, quand il y a des efforts qui sont demandés, quand il y a de l'inquiétude, quand il y a des prix qui ne sont pas maîtrisés, il y a forcément un doute qui s'installe dans les opinions publiques», a déclaré le président de la République (Fr. Hollande) lors d'un point de presse (liberation point fr). Noter qu'il y a UN seul doute dans LES opinions publiques. Noter encore la manie de parler par anaphore (« quand, quand, quand, quand ... ») qui a l'air propre à François Hollande. Loteur ne sait si le rédacteur journalistique de liberation point fr rapporte exactement les paroles du président de la République, mais les répétitions et maladresses de style (quand il y a des efforts qui sont demandés, quand il y a des prix qui ne sont pas maîtrisés, il y a de l'inquiétude, il y a un doute ...) sont dignes du président qui l'a précédé. Quant au « point de presse », il s'agit tout simplement d'une conférence de presse, comme on disait dans l'ancien temps (avant l'an 2 000), – et non d'un point de vente de journaux.

Étymologie : opinion vient du latin opinio, -nis : conjoncture, croyance, idée qu'on se fait d'une chose. Verbe opinor, opinari : avoir telle ou telle opinion, conjecturer, opiner.

Public, du latin publicus, venant de populus (peuple) : public veut dire : qui concerne le peuple, qui concerne le bien de tous, d'un usage public.

Opportunité (anglicisme et néo-merdisme) : on emploie de plus en plus ce mot dans les sens non opportuns d'occasion, de possibilité voire de perspective. L'opportunité, en français, c'est ce qui tombe à-propos. On ne sait donc plus quel sens attribuer à ce mot dans l'exemple suivant : Il y a quelques jours, Hillary Clinton évoquait l'opportunité (possibilité ? pertinence ?) d'une participation iranienne à la prochaine conférence internationale sur l'Afghanistan. Ou bien : Le groupe Quick réfléchit à l'opportunité (possibilité ?) de quitter le site avant cette date, explique à latribune.fr une porte-parole de l'enseigne de fast-food. Remarquer les deux néo-crétinismes : enseigne (magasin, marque, société ou groupe commercial) et fast-food (restauration rapide).

J'ai eu l'opportunité de faire ceci ou cela, j'ai eu l'opportunité d'aller ici ou là, entend-on de toutes parts. Traduction servile de l'anglo-américain opportunity. Ce terme agaçant et envahissant s'entend de plus en plus, surtout à la french TV – que loteur a l'occasion (et non l'opportunité) de regarder de temps en temps, et oú l'on respecte, comme chacun sait, le français. La plupart des Français emploient maintenant ce mot pour dire "occasion", bien que l'on entende encore : « J'ai acheté une voiture d'occasion » et non « J'ai acheté une voiture d'opportunité ».

Pour mémoire : opportunité (occasion favorable) se dit en anglais ‘opportuneness’.

Étymologie : latin opportunitas, -tatis, adjectif opportunus, de ob-portus : qui arrive à bon port. Le sens est donc positif (= occasion favorable), alors qu'occasion (étymologie latine : occidere, tomber) est tout à fait neutre. Peut-être est-ce le sens initial (arriver à bon port) que l'on retrouve dans le nom du robot martien « Opportunity », qui est bien arrivé à bon port pour faire ses observations.

Opposable : « le droit au logement opposable (DALO) génère la possibilité, pour toute personne sans domicile et résidant de façon régulière sur le territoire français, d'entamer un recours contre les pouvoirs publics, dans le cas où les démarches entreprises en vue de l'obtention d'un logement social connaîtraient une stagnation anormale ». Brandi par toutes sortes d'associations, humanitaires ou autres, ce « droit » a pour effet des occupations illégales d'immeubles, ou l'érection de tentes dans des lieux publics, avec des manifestations fort colorées, abondamment retransmises par la french TV.

Étymologie : opposable, c'est ce qui peut être mis en face de quelque chose : le pouce est opposable aux autres doigts. Le sens de : que l'on peut faire valoir contre un tiers, qui peut être donné comme argument contraire, est un néologisme du XXe siècle. Du latin oppono, oppositum, opponere : placer devant, présenter, exposer, opposer.

Optimiser (néologisme, XXe siècle) : améliorer, perfectionner, mettre au point, voire fignoler, chiader. On peut par exemple lire sur une page internet : De nombreux internautes «Windowsiens» migrent vers (= adoptent) Linux, ils ont alors besoin de retrouver un système optimisé (= amélioré, au point) qui leur donnera de meilleures performances (= résultats)... Il faut vraiment un « décodeur » pour comprendre les gens qui pratiquent l'informatique.

Étymologie : optimisation, de l'anglais optimization : réalisation de quelque chose de façon optimale. Du latin optimus : le meilleur, très bon. Optimiser, c'est littéralement faire de façon optimale, c'est-à-dire la meilleure, – ce qui n'est pas le sens qu'on trouve dans l'usage actuel qu'on fait de ce verbe.

Opus (latinisme) : ce terme, qui vient du latin opus (œuvre, avec comme pluriel opera), désigne traditionnellement une œuvre, un ouvrage, surtout en musicologie ou en architecture. Ce mot est maintenant galvaudé, et on emploie le mot opus pour toute œuvre, voire pour un simple récit sans valeur littéraire aucune. Ségolène (Royal) présente comme un 'exploit personnel' d'avoir écrit en quatre mois cet opus post-électoral : 'Ma plus belle histoire, c'est vous' (Le Nouvel Obs point com, 04.12.2007). Si Ségolène écrit plusieurs opus, aura-t-elle pour autant écrit des opéras ? Mais maintenant tout amas de lignes, ayant ou non une prétention littéraire, est qualifié d'opus.

Lu dans un article paru sur internet : Le dernier opus de Batman, The Dark Knight Rises, a réussi le troisième meilleur week-end en termes d'entrées de l'histoire du cinéma (Le Monde point fr, 24.07.2012). Loteur ne sait pas trop quel sens attribuer au mot opus. Œuvre ? Création ? Réalisation ? Ou tout simplement volet (dans le cas de Batman, il s'agit d'une trilogie) ? Noter au passage le néo-crétinisme bon teint 'en termes de'.

Synonymes (pour œuvre écrite) : bouquin (terme familier, mais prisé des journalistes), livre (langage normal), ouvrage (terme général), traité (pédagogique), écrit (terme général : tout ce qui est exprimé par écrit) ; il peut aussi exister des opuscules, des libelles, ou même des manifestes ; on peut également trouver des publications, des volumes, des fascicules, des brochures, des livrets, des albums, des recueils, des spicilèges peut-être (réservés aux grands spécialistes), des anthologies, voire des chrestomathies ou des palimpsestes (au fond du coffre) ; et aussi sur l'étagère des manuscrits, des tapuscrits. Le choix est large. On peut même aller au marché aux puces dégoter, entre deux antiquités néo-post-classiques, le mot adéquat. Alors pourquoi opus, спрашивается (sprachivayetsa : on se le demande) ?

En tout cas, loteur en est convaincu, la plupart des opus que nous fourgue l'industrie culturelle qui sévit actuellement ne sont certainement pas des « opus magnum » (opera magna ?), c'est-à-dire la réalisation du Grand Œuvre en alchimie.


« Cauda pavonis », symbole de l'achèvement du Grand Œuvre alchimique
ou Opus magnum. Vitrail Joseph Janin, Villa Bergeret à Nancy.
Image récupérée sur Wikipédia, l'encyclopédie sur internet.

Étymologie : du latin opus, operis : œuvre, ouvrage, travail. Cf. en français opéra, opérer, et aussi œuvre, ouvrage.

Or (métal) : crise économique oblige, l'année 2011 a vu un nombre croissant de réclames à la télévision, présentant des sociétés qui rachètent de l'or (vieux bijoux, essentiellement). Vous avez des (sic) vieux bijoux en or dont vous ne vous voulez plus ? Or-Métal vous les rachète au meilleur prix. Une bonne façon de se faire arnaquer, sans doute. Conseil de loteur : si vous avez de vieux bijoux en or, – gardez-les !

Citation : « Le silence est la seule chose en or que les femmes détestent ». Mary WILSON LITTLE (excusez-moi du peu).

Anecdote : dans le quotidien britannique Daily Telegraph, le maire de Londres, Boris Johnson, s'est laissé aller à de l'« humour » typiquement anglais en disant que « l'Angleterre avec ses médailles en or avait récolté de quoi rembourser la dette de la Grèce » (sic). Or (si l'on ose dire), chacune des médailles d'or des J.O. de Londres 2012 pèse environ 400 grammes. L'or n'y représente en réalité que 1,34 % de la médaille, composée pour le reste à 92,5 % d'argent et 6,16 % de cuivre. Les médailles olympiques contiennent un peu moins de six grammes d'or chacune. De quoi, en effet, largement rembourser la dette grecque. Déclaration de vantard et, en plus, il insulte la Grèce.

Étymologie : du latin aurum, or. Les noms anglo-saxons et slaves pour l'or dérivent d'une racine signifiant jaune : en anglais gold : or, et yellow : jaune ; en allemand Geld : or, et gelb : jaune ; en russe золото (zoloto) : or, et жëлтый (joltyi) : jaune. La racine latine indique l'idée de brûler ou de briller, cf. aurum (or) / aurora (aurore).

Or (conjonction de coordination) : parfois confondu avec l'adverbe « hors ». L'humour ne peut être drôle que s'il atteint son but, hors avec les caricatures je ne suis pas sur (sic) que ce soit le cas, hélas. Autre exemple, pioché dans le magazine closer-mag point fr : Le traiteur de cet évènement se trouve être Sodexo, entreprise française et leader de la restauration collective. Hors, il a été révélé que Sodexo avait retrouvé de la viande de cheval dans ses plats à base de boeuf. Pour le français, les néo-rédacteur sont hors jeu, ou hors concours, au choix. Remarquer la formulation lourdingue : « se trouve être », la voix passive « il a été révélé » et le manque de ligature œ dans bœuf, ce que loteur considère comme une faute d'orthographe.

Étymologie : or, du latin hora : heure. L'ancien sens de l'adverbe or était : à cette heure, maintenant.

Hors, transformation de fors (« Tout est perdu fors l'honneur »). Latin foris : hors de ; espagnol fuera.

Ordinateur (en abrégé : ordi) : support obligé de l'informatique, c'est-à-dire du néo-crétinisme. Ce mot, strictement français et qui désigne un appareil de traitement automatisé de données, est parfois remplacé par quelques personnes par le terme anglais de computer (lui-même d'origine française). Chez les informaticiens, on dit familièrement une bécane. Loteur, quant à lui, appelle cela une machine -nique (machine étron-nique). Mais loteur est un vieux rétrograde, qui nie le « progrès ».

Aucune société, aucune entreprise, aucun organisme, aucun particulier ne peuvent se passer de cet instrument moderne d'esclavage. Ce qui fait attraper bien des crises à nombre d'utilisateurs, dépendants de cette technique démente et irrationnelle, typique de l'esprit anglo-américain. La façon dont travaille un ordinateur est une véritable « usine à gaz » (cliquer  ICI  pour voir le fonctionnement d'un ordinateur). Voir Computer, Moniteur.

Ordinateur a une origine religieuse. En effet le mot ordinateur fait référence à Dieu, le grand « Ordonnateur (ou Ordinateur) du monde », c'est-à-dire qui met de l'ordre dans le monde (quel philosophe disait que Dieu était géomètre ?) On aura maintes fois l'occasion de voir l'intrusion du vocabulaire religieux dans l'informatique.

En ce qui concerne le matériel et les programmes informatiques qui composent un ordinateur, quand ça ne marche pas, on ne sait pas du tout pourquoi la plupart de temps. Et quand ça marche, on ne sait pas non plus pourquoi. Ce sont les grands mystères de l'informatique et de la science des ordinateurs, science réservée aux seuls grands initiés.

Un ordinateur est théoriquement une machine de travail, même pour les particuliers (traitement de texte, base de données, recherches sur internet, messagerie électronique...) Cependant la « philosophie » de la secte Micromou en a fait un instument de « divertissement » (entertenmaint), et un ordinateur sert à tout autre chose qu'à travailler : écoute de musique, visionnage de films, jeux... Un ordinateur est devenu une télé ou un cinéma de poche. C'est une des raisons pour lesquelles l'informatique et les ordinateurs sont devenus des instruments privilégiés de néo-crétinisation des individus, qui cultivent leur solipsisme face à leur écran d'ordi. De plus, tendance inquiétante, on utilise de plus en plus le mot ordinateur pour signifier cerveau ou système nerveux. Voir Intelligence.

Étymologie : du verbe latin ordino, ordinatum, ordinare : mettre en ordre, organiser. Détail historique : c'est Jacques Perret (1906-1992), latiniste et professeur à la Sorbonne, qui attribua le mot ordinateur à cette machine de traitement de données. Et, dans le vocabulaire religieux, le grand Ordinateur, c'est Dieu. Doit-on croire que l'ordinateur, dont on se sert tous les jours, est un petit dieu ?

Ordre mondial (Nouvel ~) : nouvel ordre politico-économique, de nature mondialiste, décidé par quelques grands et fins esprits de la planète pour mettre les ressources de notre globe en coupe réglée et asservir les populations. Des organismes comme la Trilatérale, le Groupe de Bilderberg participent de ce Nouvel Ordre mondial, pour la plus grande gloire et le plus grand profit des oligarques.

Étymologie : ordre, du latin ordo, -inis : ligne, rang, rangée, ordre. Mondial : adjectif fait sur monde, voir rubrique Mondial.

Ordre moral : ce terme bien-pensant et 'politiquement correct', en provenance directe des Étazunis, désigne une méthode de néo-flicage des individus, tendant à réprimer tout ce qui est créatif, original et humain. Le Nouvel Ordre Moral (et mondial) tend à exclure tout individualisme personnel et national : il faut que le monde entier ne fasse qu'un. Nos sublimes gouvernants se préparent à instaurer une dictature planétaire, à laquelle il sera impossible d'échapper. J-C Averty passait les bébés à la moulinette ; le nouvel Ordre moral mondial va tous nous passer à la moulinette. Voir Politiquement correct.

Étymologie : pour ordre, voir rubrique précédente. Moral, adjectif correspondant à mœurs ; du latin mos, moris : désir, caprice, usage, coutume, genre de vie, mœurs.

Organiseur (en anglais, organizer [prononcer ɔ:gənaɪzə(r)] ou organaïzeur) : synonyme d'agenda électronique. Tous les gens branchés se gargarisaient de ce terme, avant que ne survienne le règne de l'Ipade. Si les néo-crétins utilisent le mot anglais organizer pour dire agenda, ils prennent le mot agenda, pour dire programme, emploi du temps. Les néo-crétins et les Anglo-Saxons mélangent tout, confondent tout.

Étymologie : voir la rubrique Énergiser.

Original (anglicisme rampant) : authentique. C'est un fait maintenant bien avéré : pour les crétins et les néo-crétins de la distribution commerciale, l'adjectif original signifie 'de fabrication originale' (les autres marques ne seraient donc que des copies, des plagiats ?), ou 'authentique' : Des Werther original (sans accord) pour une marque de bonbons, ou bien : Le Tchiken Mystic original de MacDucon (un échafaudage culinaire peu ragoûtant qui a la prétention de vous restaurer), ou encore : Garanti 100 % original, proclament certaines pubs... Détestable manie de la distribution commerciale que de prêter allégeance linguistique aux Anglo-Saxons.

appel : original veut dire en français qui existait à l'origine, qui date de l'origine, qui est à l'origine.

Étymologie : du latin de l'époque impériale originalis : qui existe dès l'origine, primitif; originaire. Dérivé du latin classique origo, -ginis : provenance, naissance, cause, origine. Verbe orior, oriri : se lever, naître. Même racine que pour le mot orient (là où se lève le soleil).

Orpheline (phrase ou proposition ~) : constituée d'un seul mot, en général un substantif, parfois un verbe à l'infinitif. Exemples : Mais que représente le concept de charia ? Décryptage. Ou bien : Ce qui laisse présager d’une bonne gueule de bois pour les Etats. Explications. Ou bien encore : Beaucoup des choses ont été dites sur l’assassin présumé de la fillette, qualifié de "marginal". Portrait (à remarquer au passage que les adjectifs "qualifié" et "marginal" pourraient se rapporter, quand on entend parler, à fillette). Ou encore : Si les Français sont de plus en plus nombreux à utiliser les réseaux sociaux, ils s’en méfient aussi. Décryptage. Les journaux et les magazines adorent ce style amputé, et surtout le mot décryptage.


"Récit". Lu sur Libé (26.11.2011).

"Voir".

La mode est telle que parfois ce peuvent être plusieurs mots qui surnagent à part, sans point d'attache, tel ce chapô rencontré dans un article de Yaourt! : Le montant des indemnités versés aux naufragés du Costa Concordia pourrait atteindre un record. Selon les experts. Dans la suite de l'article, les mots « Selon les experts » apparaissent bien, mais après une virgule : Le montant des indemnités pourrait atteindre un record, selon les experts. A noter l'agaçante habitude de rejeter des membres de phrase importants à la fin (voir Inversion stylistique).

La manie d'écrire plusieurs mots orphelins progresse tellement que loteur donne un deuxième exemple. Ce ne sont ni des propositions incises, ni des participiales ; alors qu'est-ce que c'est ? – Des propositions orphelines. Et puis, tiens, encore un exemple (c'est la semaine de bonté de loteur), glané dans le Yaourt : Savez-vous comment l'on surnomme ceux qui souffrent de ne pas avoir leur téléphone portable à côté d'eux ? Là, ce sont les mots à côté d'eux qui forment la phrase orpheline avec un lien sur l'article.


La preuve que loteur ne raconte pas de blague
Actualités Yaourt! du 17.01.2012

"Avant de prendre la fuite". Mais dans le corps de l'article,
il est écrit : Haïti : un camion fauche 29 personnes en pleine ville,
le chauffeur s'enfuit
. Et puis « dans (à ?) Port-au-Prince ».


« Le meurtrier court toujours » : commentaire indécent pour l'assassin d'une jogueuse.

N.B. Il existe aussi des maladies orphelines, mais celles-ci sont du domaine du téléthon.

Étymologie : orphelin, du latin orphanus : orphelin. Emprunt au grec
ορφανός (orphanos) : privé de père ou de mère. Par extension : privé de, et qui a éliminé le latin classique orbus. L'ancienne forme française était orphenin.

Orthographe (orthographie) : concept désormais dépassé, grâce à la méthode globale d'une part, aux différents pontes de l'Éducation prétendue Nationale d'autre part, le tout relayé par la machine à broyer que constituent les moyens de communication modernes. 'Avoir une bonne orthographe' ne signifie plus rien, ou alors est devenu une insulte. Si l'on en croit le fameux adage : « L'orthographe est la science des ânes », il n'y aurait plus aujourd'hui que des génies.

En raison des terribles difficultés de l'orthographie () française, divers projets de simplification de celle-ci sont nés, projets plus ou moins morts-nés, d'ailleurs. « Simplifier l'orthographe, [...] ce serait contribuer à réduire la fracture orthographique (sic) de la société » selon un chercheur à l'INRP (★★). Merci d'abord pour ce nivellement par le bas. Ensuite, qui va payer la facture ou la fracture ? Les jeunes générations, très certainement. La perte progressive de l'orthographie, de la forme écrite du français donc, est symptomatique d'une destruction et d'une déstructuration de la langue. À partir de la rentrée 2016, les lamentables zélites de l'Éducation dite nationale semblent vouloir faire appliquer une réformette de l'orthographe – en fait, une série de simplifications sans intérêt –, décidée déjà en 1990, en supprimant des accents circonflexes jugés « inutiles », en supprimant les traits d'union : beaucoup de mots s'écriront désormais sans trait d'union comme weekend, portemonnaie, millepatte, gauchecaviar (agglutination à l'anglo-saxonne), en simplifiant les ph en f (Madame Putifar au lieu de Madame Putiphar [★★★], finances au lieu de phynances [Alfred Jarry ne va pas être content !]), en écrivant ognon au lieu d'oignon (★★★★), etc. etc. etc. L'ancienne orthographe sera, paraît-il, « tolérée ». Prochaine étape : remplacer les professeurs par des ordinateurs. Invasion totale par la pensée binaire anglo-saxonne. Pour se justifier (?) sur le site du gouvernement français, un nofficiel déclare : « Il ne revient pas au ministère de l'Éducation nationale de déterminer les règles en vigueur dans la langue française. Ce travail revient à l'Académie française, depuis Richelieu ». L'Académie française dément d'ailleurs avoir été à l'origine de cette « réforme », accusant ainsi implicitement le gouvernement de mentir, et l'Académie précise que « l'usage ne saurait être modifié par décret ». Depuis, l'Éducation dite nationale et l'Académie française ont entamé une guerre picrocholine, et on commence déjà à compter de nombreux morts (les écoliers). Curieusement, la réformette intervient après le commencement du démantèlement du système scolaire français par les différents ministres [dans ministre, étymologiquement, il y a minus] de l'Éduc-Nat. On prend vraiment les citoyens pour des demeurés, et on a la très nette impression qu'avec cette réforme, on les invite à appeler un chat un chien.

() Ainsi que le signale Philippe Solers, se référant à Littré, on devrait dire l'orthographie au lieu d'orthographe, et celui qui a une bonne orthographie est un orthographe (= qui écrit correctement).

(★★) Institut national de la recherche pédagogique

(★★★) Putiphar / Putifar était officier du pharaon / faraon qui acheta comme esclave Joseph / Josef, fils de Jacob. La femme de Putiphar / Putifar tomba amoureuse de Joseph / Josef qui refusa ses avances ; furieuse, elle l'accusa d'avoir voulu la violer et le fit jeter en prison. N'est-ce pas loufoque / loup-phoque ?

(★★★★) on peut d'ailleurs se demander si cette orthographie n'incitera pas les gens à prononcer *ogg-non au lieu d' *onion.

La simplification de l'orthographe est donc avalisée par les autorités en place, à la solde des Anglo-Saxons ou d'on ne sait pas trop qui, autorités qui ont l'air de plus se préoccuper de former des jeunes performants dans des matières bien définies (affaires, techniques modernes), que dans les disciplines classiques et les fameuses « humanités », sans doute trop ringardes à leurs yeux. A ce titre, l'orthographe (l'orthographie) apparaît donc de plus en plus comme un code social, et celui qui maîtrise l'orthographie maîtrise le contexte culturel qui y est associé. C'est pour cela que la perte de l'orthographie est beaucoup plus grave que ce qu'on peut imaginer ; il ne s'agit pas de simples petites erreurs de graphie, c'est tout un système culturel qui est en danger, et qui risque de basculer.

Il est cependant à noter que le langage SMS, si apprécié des jeunes générations, constitue une « réforme » réussie de l'orthographie. Comme l'écrit quelqu'un dans un site : « la novlang entraîne la novortografe ». Quant au mot réforme, il désigne un retour à des formes anciennes, supposées plus pures. Une vraie réforme de l'orthographie serait donc un retour au passé, – c'est-à-dire exactement le contraire de ce que l'on veut.

En réaction contre la “ dysorthographie ”, est née une émission de télévision très populaire consistant en une dictée particulièrement gratinée, truffée de pièges et de chausse-trapes de toutes natures. Exemple de dysorthographie – entre des millions –, péché sur internet : « Lorsque vous faites un plan (jusque là tout va bien), bien spécifié ,ou ce trouve les cotes » (spécifiez [= précisez] bien où se trouvent les cotes). Un autre exemple qui a demandé un petit effort d'interprétation de la part de loteur : On ni pouvais rien il ne pouvais pas savoir en tournent ce film. Remise en français, la phrase donne : On n'y pouvait rien, ils ne pouvaient pas savoir en tournant ce film. Ce qui prouve que le français devient de plus en plus une langue dé-structurée, et qu'on est de plus en plus obligé de « traduire » en français normal, c'est-à-dire compréhensible.

Les jeunes gens modernes affectent d'ignorer l'orthographie. Ils la méprisent, car ils ne la maîtrisent pas. Il faut cependant remarquer que nombre d'entre eux sont passionnés d'informatique et de programmation, et que la moindre erreur dans la rédaction d'un mot, d'une variable dans un programme le rend inopérant. On ne parle plus alors de faute d'orthographie, mais d'erreur de syntaxe (cf. le fameux syntax error du « langage » informatique 'basic'). D'autre part, chose évidente, truffer ses textes de fautes d'orthographe est un manque de respect envers le lecteur : on ne prend plus la peine de se relire – surtout avec les techniques modernes de communication : ordinateur, S.M.S., qui accélèrent sinon la pensée, ou du moins l'écriture. Et comme nos brillants jeunes gens commettent un grand nombre de fautes d'orthograph(i)e, on peut plaisamment les appeler des « fauteurs d'orthographe ».

Aux dernières nouvelles, la méthode globale va être abandonnée, au profit d'une méthode semi-globale. Allons donc, Messieurs les Inspecteurs de l'Éducation dite nationale, il ne faut jamais faire les choses à moitié ! Et puis, pourquoi simplifier l'orthographie ? L'orthographie française est difficile, compliquée, mais en réintroduisant l'apprentissage du latin, beaucoup de fautes s'évanouiraient d'elles-mêmes. Et d'autre part, comment concevoir des violonistes ou des pianistes, protestant contre le difficile apprentissage de la musique, et déclarant : « Il y a trop de notes là-dedans ! Il faut simplifier la musique ! »

Étymologie : du latin orthographia, emprunté au grec
ορθογραφία (orthographia) : fait d'écrire correctement, et aussi représentation, plan d'un bâtiment.

Otage : ce terme, qui désigne normalement une personne sans défense prise par violence, servant de monnaie d'échange lors d'une opération à caractère crapuleux, est omniprésent dans le parler savoureux de nos journalistes intrépides : Les voyageurs, les usagers ont été pris en otage par les grévistes, annonce un journaliste de la french TV. La manie de prendre des otages se généralise donc dans le cadre des braquages et du terrorisme d'une part, dans le cadre des luttes syndicales d'autre part. On peut aussi touver dans les media des phrases d'une navrante stupidité : ... il leur reproche de « prendre en otage un moment d'émotion collective » (à propos de la lecture de la lettre de Guy Môquet). Le mot otage est un des mots-clés de la novlangue sociale, exemple : Une grève sauvage a encore pris en otage la population ce matin. Traduction : une grève imprévue a encore fait chier les usagers ce matin. C'est en tout cas une formidable bêtise ou une très grande malhonnêteté intellectuelle et indécence que d'assimiler les grévistes à des braqueurs ou à des terroristes. Les journalistes n'ont pas hésité, et ont franchi le pas en qualifiant de simples grévistes de « preneurs d'otages ».

Les prises d'otages se multiplient également dans le monde politique, ainsi ce commentaire de Jean Daniel : « Un pays de 4 à 5 millions d'habitants comme l'Irlande ne peut pas tenir en otage des nations réunissant 490 millions de citoyens ». De citoyens, vraiment ? Cf. également ce titre d'un article d'un journal sur Internet : Ingrid Betancourt otage des Législatives ? Les journalistes, otages de leur ignorance et de leur mauvais goût ?

Entendu aux infos sur FR3 le 11.12.2014 un discours de M. Valls, qui inaugurait le projet du complexe Villages Nature (sic), futur parc touristique, contre lequel s'opposaient des écolos. Déclaration du Premier ministre : « Il est intolérable de prendre ce projet en otage ». Outre le fait que l'expression « prendre en otage » commence à être lassante, on ne peut qu'admirer l'esprit d'à-propos du sympathique ministre hispano-suisse (). Inutile de rappeler que c'était la veille, le 10.12.2014, qu'avait été libéré, après trois ans de détention éprouvante, M. Serge Lazarevic, otage d'A.Q.M.I.

() Il est bien écrit « hispano-suisse », et non Hispano Suiza, l'ancienne voiture espagnole.

Étymologie : otage vient du mot "hôte", et désignait en vieux français « la personne qu'on remet à un général avec qui l'on traite pour assurer l'exécution d'un traité » (source : NLF). La personne courait des risques, mais pas forcément, et surtout elle était volontaire. Les otages étant généralement logés chez celui auprès de qui ils étaient envoyés, le mot a été pris comme désignation de la personne, après avoir signifié : logement, demeure ; le changement de sens a pu se produire notamment dans les expressions comme : prendre, laisser en ostage (hôtage, ostage → otage).

Bas-latin ostaticum, hostaticum, contraction de obsidaticum, dérivé de obsidatus : gage. Obsidatus est une forme dérivée du mot obses, obsidis : otage, qui vient du verbe obsidere : occuper, posséder, composé de ob, et sidere : être assis.

Ouais : on ne relève plus ce paléo-crétinisme, qui passait pour une marque de d'impolitesse ou de grossiéreté il y a encore quelques années. As-tu fait tes devoirs ? – Ouais ! Les homini televisioni l'emploient à tout bout de champ.

Étymologie : prononciation négligée de oui. Certains étymologistes considèrent que c'est une altération de oyez (écoutez).

Ouest (être à l'ouest) : curieusement, cette expression signifie : ne pas être en possession de ses moyens, avoir la tête ailleurs, marcher à côté de ses pompes etc… Ce type-là, il est complètement à l'ouest. Peut-être parce que l'ouest, c'est là où se couche le soleil et où donc disparaît la claire vision des choses ? Tend à remplacer " être à la masse ".

Une autre explication suppose que cette expression viendrait de l'anglais (encore !), où to go west signifierait mourir (To go west "die" was "common during the Great War" [Etymonline]). En passant en France, le sens se serait édulcoré. Explication à prendre sous toutes réserves.

Étymologie : d'une racine anglo-saxonne d'où vient l'allemand West, l'anglais west. Racine indo-européenne qui a donné vespera (soir, soirée) en latin, le moment où le soleil se couche (à l'ouest, donc), cf. français vêpres, vespéral. Grec
ἑσπέρα (hespera) : soir, couchant. Cf. le Jardin des Hespérides, là où le soleil se couche. Les pommes de ce jardin étaient en fait des oranges.

Oui : ancien mot français, complètement tombé en désuétude, et signifiant l'accord, l'acceptation, l'approbation de plus en plus remplacé par les adverbes 'parfaitement', 'tout à fait', 'absolument', 'effectivement', 'certainement', voire par OK dans le pire des cas. De même, 'non' s'emploie de plus en plus rarement seul, et l'on y adjoint des expressions comme aucunement, pas du tout. Peut-être que la plupart des gens pensent être au jeu de « ni oui ni non »... Dans les séries télévisées, oui et non sont fréquemment remplacés par "affirmatif" et "négatif", tous deux issus apparemment du vocabulaire militaire. Enfin, dans les blogues, on voit souvent le mot yep, stupide transformation de l'anglo-américain yeah, et signifiant à peu près “ ouais ”.

Étymologie : du vieux français oïl, venant du latin hoc illud (oui cela est). Le contraire était nennil (→ nenni) : non illud.

Out (anglicisme, prononcer aʊt comme le d'août) : hors service (HS), hors d'usage, fichu, foutu ... La plus grande centrale nucléaire est out. Les partisans de la novlangue, dans un esprit suicidaire, remplacent systématiquement les expressions françaises par des expressions anglo-américaines. De plus, il n'y a plus d'accord, ce qui maquille utilement leur manque de culture et de maîtrise du français.

Étymologie : vieille racine indo-européenne *ut : dessus, hors de. Cf. latin usque : à partir de.

Out of Africa (anglicisme, prononcer aʊt əv æfrɪkə) : théorie anthropologique soutenant que l'homme sous sa forme actuelle (homo sapiens sapiens) est venu d'Afrique. L'Afrique serait le « berceau de l'humanité ». Le peu de vraisemblance de cette théorie est maintenant battu en brèche, et même Yves Coppens – l'un des promoteurs de cette thèse  () – y renonce maintenant (cf. la rubrique caucasien). Par contre, il est vrai que l'Europe assiste, depuis la fin du XXe siècle, à une nouvelle migration out of Africa, qui bouleverse ses modes de vie habituels.

() Cette théorie a été développée en 1959 par William Howells, Christopher Stringer et Peter Andrews. Les « Homo erectus » auraient migré à partir de l'Afrique vers l'Europe et l'Asie une première fois. Puis ils se seraient redéployés vers -1 million d'années. Ces « Homo erectus » européens et asiatiques se seraient installés et auraient commencé une lente évolution vers l'homme moderne.


Lucie (Lucy en anglo-saxon), notre mère à tous
(selon la théorie Out of Africa)
Il y a plus de trois millions d'années...

Cette thèse « Out of Africa » (l'Afrique, berceau de l'humanité) découle des théories évolutionnistes de l'anglais Ch. Darwin, celui-là même qui situait l'origine de l'humanité en Afrique, comme descendance du singe. Victor Hugo l'exécuta en un quatrain :

"Et quand un grave anglais, correct, bien mis, beau linge,
Me dit : Dieu t'a fait homme et moi je te fais singe,
Rends-toi digne à présent d'une telle faveur,
Cette promotion me rend un peu rêveur..."

Loteur, comme Victor Hugo, laisse à nos amis Anglois l'honneur de descendre du singe.

Étymologie : pour out, voir rubrique précédente. Pour Africa, voir la rubrique Afro-américain.

Outdoor (anglicisme, prononcer aʊtdɔ:(r)) : néo-crétinisme concernant le sport ou les activités de plein air. Mais peut-être que plein air est trop français, et donc méprisable ? Zouloupax est un fabriquant de sacs étanches, dédiés au voyage, au nautisme et aux activités outdoor telles que le trek, le canyoning. “ Dédiés ”, “ outdoor ”, “ trek ”, “ canyoning ” ... Il faut mettre à la porte tous ces anglicismes. Et les activités en salle, ce sont bien sûr des activités indoor.

Étymologie : pour out, voir plus haut. Door, vieille racine indo-européenne *dhwer, ayant donné door en anglais, Tür en allemand, foris (porte) en latin, дверь (dver', porte) en russe, dvarah (porte) en sanscrit.

Outil : tout instrument qui prolonge la main pour effectuer un certain travail. Un 'outil' a un caractère artisanal et besogneux (le mot vient du latin utilis, utile ou ustensilia, ce qui est utile à la vie). Le mot outil est maintenant dévoyé et est employé à toutes les sauces par de prétentieux ignorants : outil pédagogique, outil linguistique ; les militaires parlent même d'outil militaire (machine à tuer), et les informaticiens d'outils informatiques (machines à désinformer). Définition donnée par la secte Micromou : « un outil est un utilitaire (on reste dans le même registre) ou une fonctionnalité qui aide à effectuer une tâche ou un ensemble de tâches ».

Étymologie : le mot outil semble être un croisement entre le mot latin ustensilia (objets, meubles, ustensiles) et le verbe usitor, usitari : se servir de.

Outil scripteur (néo-crétinisme) : un stylo, un crayon dans le langage de l'Educnat. Alors la maîtresse a dit de sortir les outils scripteurs et de noter ce qu'elle allait dicter (blogue Nez en l'air, article « Le Petit Nicolas à l'école de Ph. Meirieu », 27.10.2012). Voir Instrument scripteur.

Étymologie : pour outil, voir rubrique précédente. Scripteur, du verbe latin scribo, scriptum, scribere : tracer, marquer, écrire. Cf. verbe grec
γράφω (graphô) : égratigner, écorcher, tracer des signes, écrire.

Ovalie (néologisme) : monde du rugby, qui utilise un ballon ovale. Il est maintenant de mise de prôner le rugby, sport noble et viril, face au fouteballe, sport des hommes à cervelle de singe. Ovalie contre rondie : lequel rapporte le plus de ronds, c'est-à-dire de sous ?

Étymologie : ovalie, substantif fait d'après ovale, du latin ovum : œuf.

Over (anglicisme, prononcer əʊvə(r) ) : terme anglais signifiant au-dessus. Mais quel sens attribuer à ce mot dans la phrase suivante : Attention, après cet article, vous ne regarderez plus de la même manière les chats, les chiens over mignons et autre lolcats. Over mignons = très mignons ??? Et que signifie lolcats ? Des chats rigolos ??? Il est vrai que cette phrase a été relevée dans un article de slate point fr, dont le niveau de français est assez approximatif. En tout cas, il faut noter la manie des néo-rédacteurs de farcir leurs articles de termes angloïdes, tout comme on farcit un macducon de toutes sortes d'ingrédients indigestes.

Overdose (anglicisme, prononcer əʊvədəʊs) : terme anglais dorénavant employé au lieu de surdose, qui a disparu. Le jeune homme est mort d'une overdose. Et les femmes qui ont trop d'enfants, meurent-elles d'ovaire-dose ?

Graphie trouvée sur l'internet : OD. Video : Britney à la limite de l'OD. Ça en devient ODieux.

Étymologie : de l'anglais overdose, composé de over + dose. Over : sur, au-dessus, en trop, racine germanique ayant donné over en anglais, über en allemand. Racine indo-européenne *uper, ayant donné super en latin.

Dose, du français dose, emprunt au grec
δόσις (dosis) : don, portion, part. Racine : donner ; verbe do, datum, dare : donner en latin.

Oxymore (ou oxymoron) : ce mot-là, ça fait très bien dans la conversation ou dans un article. Il signifie tout simplement une alliance de mots antinomiques. Sur le modèle classique et bien connu « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles », on trouve : silence assourdisant, exilés de l'intérieur, ou bien encore : force tranquille, discrimination positive, guerre (ou bombe) propre, révolution tranquille, etc. Entendu de la bouche d'une néo-journaliste, qui annonce le plus sérieusement du monde (A2, 10.11.2012, 08h 00) : La France est au bord de la croissance négative (récession).

Loteur, à propos des événements de Libye, vient d'épingler avec son harpon (sic) cette phrase, reprise par toutes sortes d'officiels bien-pensants : « [il faut] une guerre juste et humanitaire pour libérer la Libye ». Et enfin, ces mots qui laisse loteur muet d'étonnement : Invitée très directement à se prononcer sur cette affaire, Martine Aubry se mure dans un silence aveugle (the huffington post point fr). Plus qu'un effet de style, cela ressortit plutôt à l'art de noyer le poisson (ça aussi, c'est un oxymore).

Une petite comparaison


« La force tranquille »
1981 : bel oxymore politique inventé par Jacques Séguéla.
Remarquer au fond : une église.
L'ère des mosquées n'était pas encore venue.

« La France forte »
2012 : le candidat ne regarde pas les électeurs.
Plus de paysage, plus de France,
il n'y a que l'océan, à perte de vue.

L'oxymore semble être un mode de communication privilégié dans les mondes du journalisme, de la politique etc. Finalement, blanc, c'est noir, la guerre, c'est la paix etc. Nous sommes toujours dans la néo-langue mondialiste, où on fait dire aux choses le contraire de ce qu'elles veulent dire. Satanisme linguistique.

Étymologie : (XVIIIe siècle) du grec
οξύμωρος (oxymôros), formé de οξύς (oxys) : aigu, acide, spirituel, fin ; et de μωρός (môros) : niais, stupide. Le mot signifie donc quelqu'un de fin sous des apparences stupides, ce qui en soi est un oxymore. Voir la rubrique A.D.N.






(1) Il est à remarquer qu'en raison des insectides (pesticides) répandus en abondance sur les fruits et légumes, ceux-ci sont dangereux pour la santé.     


(2) Les Anglos-Saxons sont les rois de l'inversion. N'est-ce pas, Madame Cresson ?     


(3) apotropaïque : destiné à conjurer le mauvais sort.     





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