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Je trouve que la télévision à la maison est très favorable à la culture.
Chaque fois que quelqu'un l'allume chez moi, je vais dans la pièce d'à côté et je lis.

Groucho MARX

« Je doute de la modernité.
Elle n'apportera pas le bonheur. »
Michel de MONTAIGNE

« C'est en marchant que l'on trouve le mouvement, c'est en s'unissant que l'on trouve l'union »
MAM (présidente du RPR, juin 2000)





Deuxième partie




Métro :   instrument de propagation des bactéries et virus, lieu de mauvaises rencontres (surtout le soir). Le métro, c'est diabolique ; d'où l'expression bien connue : « Vade metro, Satana ! »

Étymologie : abrégé de (chemin de fer) métropolitain. Voir rubrique suivante.

Métrosexuel : c'est frais, c'est coquet, c'est anglais. Cela ne veut pas dire un homme qui fait l'amour avec le métro ou dans le métro (il y a des lois contre ça), mais ça vient de metro(politan) [= urbain, citadin ] et d'(hétéro)sexuel. Encore un anglicisme alacon, dont on se passerait bien.

Un exemple, piqué dans la presse sur internet : "Les acteurs, c'est quelque chose ! Il y a une énergie incroyable. Y'a un souffle, c'est violent, humain, viril... J'ai aimé que vous choisissiez des hommes virils et pas du tout métrosexuels. Y'a quelque chose de très sensuel, d'une virilité assumée, et j'ai aimé ça !", a poursuivi la polémiste sans le moindre embarras, malgré les rires de ses camarades (une chroniqueuse d'émission de télévision, citée par Pure people point com, 19.10.2014). Noter la formulation « Y'a » pour il y a.

Le métrosexuel est un homme qui adopte une tenue vestimentaire et un style de vie très recherchés, à la limite de l'homosexualité. « Cousin des bobos, le métrosexuel est un mélange de dandy et de gay mâtiné d'une pointe de « mac » ». Nos divins footballeurs, qui se teignent en blondes, ne seraient-ils pas des métrosexuels ?


Étymologie : métro, abréviation de (chemin de fer) métropolitain. Métropolitain, dans le sens d'urbain est sans doute un emprunt à anglo-américain metropolitan (comme dans l'expression metropolitan police : police urbaine). Métropolitain est un adjectif formé à partir de métropole. Du grec
μητρόπολις (métropolis) : ville-mère, ville qui a fondé ou colonisé d'autres villes ; mot composé de μήτηρ, μητρός (méter, métros) : mère, et de πόλις (polis) : ville. Les prélats de l'Église orthodoxe russe sont appelés métropolites (метрополит) ; un des sens de métropole est : ville pourvue d'un archevêché, où réside un archevêque métropolitain.

Pour sexuel, voir Harcèlement sexuel.

Mets : aliment ou plat préparé. Depuis la prétendue réforme de 1990, on peut ne plus mettre d'accent circonflexe sur certaines voyelles. Certains néo-rédacteurs, par contre, jugent utile d'en mettre un. S'apercevant que la distance entre les deux bouts dudit sandwich ne faisait que 28 centimètres, il poste sur la page Facebook de Subway une photo de son mêts placé sous un «mètre» (). Et pourquoi mètre est-il entre guillemets ? Sans doute parce que le héros de l'histoire, étant australien, a utilisé une mesure en pouces et non en système décimal.

Étymologie : du latin missum (mitto, missum, mittere) : envoyé, par extension ce qui est envoyé, spécialement dans le sens de service à table, de plat dont se compose ce service.

Meurtre (~ au premier degré, ~ au second degré) : les traducteurs des dialogues de “ séries B ” étazuniennes nous assènent des meurtres au premier ou au second degrés, sans nous expliquer de quoi il retourne. Chez les Étazuniens, le meurtre au premier degré correspond à l'assassinat (prémédité), et le meurtre au second degré correspond au meurtre, c'est-à-dire l'assassinat sans préméditation. Pourquoi ne pas dire simplement les choses ? Le mot « assassinat » fait-il peur à nos bien-pensants ?

Définition trouvée dans Wikipédia : Aux États-Unis, l'assassinat est qualifié de « meurtre au premier degré » (First Degree Murder), tandis que le « meurtre au second degré » (Second Degree Murder) désigne un homicide volontaire non-prémédité. À savoir que le meurtre au premier degré est aussi un meurtre non prémédité commis durant l'accomplissement de certains crimes (incendies volontaires, braquage, etc.)

De plus en plus, à la french TV, le mot assassinat est remplacé, toujours dans les séries B et de façon lassante, par homicide. Le mot latin (homi-cide : tuer un homme) passe-t-il mieux ?

Étymologie : anglais murder, du gothique maurthr, se rattache au radical sanscrit mar : tuer. En français : meurtrir (ancien sens : tuer), mort, mourir...

Micromou : célèbre secte (4) étazunienne, ayant monopolisé le marché des systèmes informatiques destinés au grand public. Micromou est la déformation loufoque, le véritable nom de la secte, retourné, donne : Crimo-Soft, ce qui en dit long sur ses intentions. C'est un des principaux agents de la mondialisation, c'est-à-dire de la néo-crétinisation. Cette secte a conçu un système de gestion informatique, particulièrement déplorable, connaissant de perpétuels bugs (défauts de conception, dysfonctionnements). On peut s'attendre à tout avec Micromou, – même à ce que ça marche. Ceux qui ont des produits de la secte Micromou sont considérés comme faisant partie de l'élite de l'humanité : « Vous faites partie de cette élite de l'humanité qui a déjà Vista » proclame une pub. Comme si utiliser un produit merdique était le fait de l'élite ! Rebelote avec la toute nouvelle merde, W-7 : Kevin Turner, le nouveau Directeur Général de Micromou : « W - 7 est le meilleur logiciel que nous ayons produit, le meilleur système d'exploitation de la planète, et de loin » (sic). Ça va-t-y, les chevilles, pas trop enflées ? Et selon une très haute personnalité politique française (Fr. Fillon), Micromou représente l'avenir de l'économie mondiale (sic). Un système perpétuellement bugué, voilà l'avenir de l'économie mondiale qu'on nous propose !


Son PDG est William Ebenezer Gate, surnommé l'illuminé de Redmond ou Débill Gate. Son nom signifie porte ou barrière en anglais il est à l'origine du système Window (fenêtre en anglais). Cf le proverbe français : « Chassez-le par la porte, il revient par la fenêtre » ou, comme dit un blogueur « C'est la porte ouverte à toutes les fenêtres ». A cause des bugs volontaires et de l'incompétence notoire des programmeurs de cette secte, vos ordinateurs sont souvent infectés par des virus, et toutes vos données sont détruites. Les utilisateurs de l'informatique sont victimes d'un lavage de cerveau généralisé, d'un bourrage de crâne et d'un décervelage systématique, opérés par la secte Micromou. Ils subissent une intox de tous les instants en étant priés de toujours acheter les produits de cette secte. Les néo-crétins informatisés prononcent avec affectation « maïcromou » et non micromou, et considèrent William Ebenezer Gate comme un bienfaiteur de l'humanité. Certains ont introduit auprès du Vatican une demande de béatification. Mais cela ne fut pas du goût du fondateur de la secte rivale, la secte Alapom, qui s'écria un jour, plein de fureur : "Debill Gate ? Il n'a jamais rien inventé ! Il ne faisait que honteusement piquer les idées des autres !" Voir Dithyrambe.


Un mochécon

Des élèves posèrent un jour à loteur la question suivante : « De Micromou ou d'Alapom, qui est le meilleur ? Qui est le pire ? » Loteur s'en sortit par une pirouette à la Coluche : « Alapom est capable du meilleur comme du pire ; mais dans le pire, c'est lui le meilleur. Micromou est capable du meilleur comme du pire ; mais dans le pire, c'est lui le pire ».

Petit proverbe berrichon : « Ouvre la porte de ta maison, et c'est le soleil qui entre dans ton cœur ». Ça n'a aucun rapport avec la rubrique, mais ce proverbe plaît à loteur.

Micro-ondable (barbarisme) : cette aberration langagière (un participe en -able dérivé, non pas d'un verbe, mais d'un substantif) désigne un mets ou un ustensile qu'on peut passer au four à micro-ondes. La « cuisine » au micro-ondes est déjà infecte ; si en plus les mots le sont aussi ... Les gens qui inventent de tels mots sont coupdepied-auculables.

Les micro-ondes sont des ondes électro-magnétiques produites par des courants de 300 à 300 000 MHz [mégahertz] et ayant une longueur comprise entre 1mm et 1m. Les fours à micro-ondes sont des enceintes dont les dimensions sont calculées de telle sorte que les ondes se réfléchissent sur les parois.

Voir Premier-ministrable, Présidentiable.

Étymologie : composé de micro, du grec
μικρός (micros) : petit, + latin unda : vague, onde, flot.

Micro-trottoir : petit reportage consistant à recueillir des impressions, des avis de personnes interrogées au hasard sur le trottoir : passants anonymes, ménagères, voire des enfants. Pourquoi pas des chiens du quartier ? Totalement insignifiant et inintéressant, ce genre de « journalisme » tend à se systématiser dans les journaux télévisés.

Mais finalement cela donne peut-être l'impression d'exister aux citoyens lambdas qui sont interrogés, puisqu'ils « passent à la télé ». Étant donné cependant leur faible niveau de français, la plupart du temps, cela ne concourt pas à l'enrichissement de la langue française, déjà mise à mal par le parler journalistique.

Fait remarquable : quand on interroge les gens du quartier où l'on a arrêté un assassin, les personnes interrogées disent toutes qu'elles sont abasourdies, car l'assassin était un homme calme, discret, disant poliment bonjour à tout le monde. Bref, le meilleur homme du monde ! "Je suis vraiment surpris. C'était vraiment un type cool...", assure un voisin de Wade Michael Page (le tueur du temple sikh du Wisconsin [six morts] ).

Il serait d'une part évidemment étonnant qu'un individu ou un groupe d'individus préparant un mauvais coup sortent avec des armes à la main pour aller faire le marché. D'autre part Hannah Arendt a fait remarquer que le pire des criminels ressemble à monsieur-tout-le-monde, que c'est un être banal, « normal », qui sous la pression de la société ou des événements peut devenir un « monstre ». Et de donner l'exemple d'Adolph Eichmann [Eichmann à Jérusalem]) ; on pense aussi à nombre de criminels nazis, ou aux sinistres exécuteurs sous Staline. Voir Normal. Cf. également l'expérience de Milgram.

Étymologie : composé de micro, du grec
μικρός (micros) : petit, + trottoir, fait d'apprès le verbe trotter. Trotter vient de l'ancien haut allemand trottôn : aller.

Migrant (néologisme, deuxième moitié du XXe siècle) : dans la néo-langue politiquement et socialement correcte, ce participe présent à valeur de substantif signifie « immigré » ou « émigré », le plus souvent de façon clandestine (sans-papiers), et concernant des populations non-chrétiennes. L'accélération de la mondialisation de l'économie a créé plus de travailleurs migrants que jamais auparavant (Lega-Vox point fr, 30.01.2015).

Lu dans la presse internet : Un naufrage tue plusieurs migrants. Il s'agit en la circonstance de personnes fuyant leur pays (émigrés). La formulation est cependant curieuse, voire ridicule ; on a envie de demander : avec préméditation ?

Mais les lamentables crétins du politiquement correct utilisent maintenant systématiquement le mot migrant dans le sens de « clandestin » ou d'« immigré clandestin ». Soixante-et-un migrants se noient au large de la Turquie, titre Vingt Minutes point fr (06.09.2012). Et plus loin dans l'article : La Grèce est une des portes d'entrées privilégiées en Union européenne des migrants. Curieusement, le mot entrée a été mis au pluriel, selon l'équation : plusieurs portes = plusieurs entrées ? Autre exemple : 200 migrants en provenance de Libye toujours portés disparus en Méditerranée (Le Monde point fr, 06.08.2015). Ou bien : Cinquante millions d'euros pour « compenser les pertes économiques » dues à la présence des migrants : c'est ce qu'a demandé fin juillet [...] la sénatrice-maire de Calais Natacha Bouchard (Les Républicains) au gouvernement britannique (Le Point point fr, 06.08.2015). Ou enfin : Près de 224.000 migrants ont rejoint l'Europe via la Méditerranée en 2015 (BFM-Télé point com, 06.08.2015).

Tout comme le con du Dîner de cons, les néo-crétins du politiquement correct ne se reposent jamais, et proposent maintenant le terme de « réfugiés » pour désigner ceux qui franchissent illégalement les frontières européennes, et qui sont perçus par la plupart des Français comme des envahisseurs, sur lesquels les idiots utiles du pouvoir – à savoir les journalistes et les présentateurs de journaux télévisés – versent des larmes crocodilesques. Migrants ou réfugiés ? Le débat sémantique s’installe en Europe pour savoir comment qualifier les milliers de personnes qui arrivent quotidiennement sur les côtes méditerranéennes. [...] Le média qatari Al-Jazira a ainsi annoncé le 20 août qu'il n'utilisera plus que le mot « réfugié » dans le contexte méditerranéen (Le Monde point fr, 26.08.2015). Tour de passe-passe linguistique habituel des lamentables crétins de la néo-langue pour masquer la réalité des faits. Noter l'adjectif qatari = quatarien ou qatarien ; la finale -i pour un gentilé est trop arabisante. Noter aussi contexte méditerranéen : les autres populations de migrants (Asie du Sud-Est, p.e.) ne sont donc pas concernées. En tout cas, en l'espace de quelques jours (début septembre 2015), les présentateurs de journaux télévisés ont presque tous changé leur fusil d'épaule, et au lieu de migrants parlent de réfugiés. Ont-ils reçu des ordres pour cela ? Encore un exemple : Vendredi, elle [Angèle Merkel] avait jugé qu'il y avait «encore beaucoup trop» de réfugiés qui continuaient d'arriver dans son pays, alors que l'Allemagne a déjà accueilli 1,1 million de demandeurs d'asile et qu'une partie de la population exprime son hostilité à cet accueil (La Dépêche point fr, 10.01.2016). On passe de migrants à réfugiés puis, dans la foulée, à demandeurs d'asile. Au point de vue sociologique, il n'est pas anodin de constater que ces migrants / réfugiés / demandeurs d'asile sont en majorité des hommes, et que cela crée un fort déséquilibre hommes - femmes, préjudiciable à la population allemande.

D'autre part, le glissement sémantique est intéressant à étudier : de « clandestin », mot stigmatisant, on est passé à « migrant », mot neutre, puis à « réfugié », mot du registre compassionnel. Pour enfin arriver à un terme administratif (demandeur d'asile), sémantiquement neutre. On se demande d'ailleurs pourquoi ces clandestins / migrants / réfugiés / demandeurs d'asile (qui ne sont que des envahisseurs) choisissent de préférence l'Union européenne aux pays arabes, paradis d'Allah. En tout cas, contrairement à ce qu'affirmait monsieur Michel Rocard, la France se sent maintenant prête à accueillir toute la misère du monde. Cependant, au train où vont les choses (2015-2016), migrant (ou immigrant) va bientôt être synonyme de délinquant. Pour l'heure, presque 400 plaintes ont été déposées, dont 40% pour des faits à caractère sexuel. La police locale a précisé que les suspects étaient "en grande partie" des demandeurs d'asile ou des immigrants illégaux originaires de pays d'"Afrique du Nord" (Europe-1 point fr, 10.01.2016). Noter la typo détestable « d'"Afrique ». Autre exemple : Allemagne : un Français de confession juive agressé par deux migrants (France-TV Info (sic) point fr, 12.01.2016). Ou encore : «Notre objectif est sécuritaire, explique la préfecture. On veut empêcher les assauts de migrants sur la voie rapide» (cité par Libération point fr, 12.01.2016).

Enfin, fin du fin, parmi de faux migrants se glissent de vrais terroristes, ainsi que le signale la presse allemande (Der Spiegel du 13.11.2016. Alle neun Täter der Pariser Terroranschläge von vor einem Jahr seien als Flüchtlinge getarnt nach Europa gekommen [tous les neuf auteurs de l'attentat de Paris il y a un an étaient arrivés en tant que réfugiés en Europe]).

Étymologie : du latin migro, migratum, migrare : s'en aller, changer de lieu, partir, émigrer.

Migrer (néologisme) : changer d'abonnement, de formule ou de débit en parlant d'un internaute, évoluer vers, passer à (une autre formule, un nouvel abonnement). !! Migrez vers la nouvelle architecture mail de Fry !! (en vieux français = Passez à la nouvelle version de la messagerie de Fry, trop compliqué à dire ou écrire). Dans un monde où les flux migratoires posent problème, ceci ne manque pas de surprendre. Il faut admirer au passage les deux points d'exclamation en début de phrase, alors qu'en espagnol, on n'en met qu'un, – mais inversé. Voir à ce propos Expressivité. Et puis le mot « architecture » au lieu de 'formule', 'service', 'structure', ça en impose.

Et si un internaute voyage, c'est un nomade et non pas un migrant, un émigré ou un immigré. Donc pas de problème avec les sans-papiers. Voir Migrant.

Migrer, en français « normal », c'est effectuer une migration. Les oiseaux migrent : ils changent d'habitat. Quand on vous disait que les internautes sont de drôles d'oiseaux. Voir Nomade.

Étymologie : du latin migro, migratum, migrare : s'en aller, changer de lieu, partir, émigrer.

MILF : la curiosité de loteur a été piquée par un terme, un acronyme plus exactement, découvert au milieu d'un article consacré au film de Mike Nichols, Le Lauréat. Loteur a dû recourir encore une fois aux services de Wikipédia pour connaître le sens de cet acronyme, compris de quelques initiés, et non expliqué dans l'article. M.I.L.F. est donc l'acronyme de Mother I'ld Like to Fuck (mère que j'aimerais baiser ; femme mûre bonne à baiser). L'élégance de la formulation fait comprendre pourquoi on a recours à un sigle. [...] on en retient aussi sa mythique affiche : Dustin Hoffman dans le coin d'une pièce en arrière plan alors qu'au premier on distingue juste une jambe (celle de la première MILF de l'histoire du cinéma) sur laquelle glisse un bas (Première point fr, 30.01.2013). Loteur n'est pas sûr que ce film mette en scène la première M.I.L.F. de l'histoire du cinéma, les idylles charnelles entre femmes mûres et tout jeunes hommes ayant parsemé la littérature, souvent portées à l'écran. Loteur va se renseigner. Un autre exemple : Alors que l'on pensait que Cyril Paglino ne faisait que dans les princesses, l'ancien candidat de Secret Story a surpris tout le monde en s'affichant au bras de la "Milf" Axelle Laffont il y a quelques mois (Public point fr, 31.01.2014). Loteur doute qu'A. Laffont apprécie d'être qualifiée de Milf. Noter l'élégance supplémentaire de la formulation « ne faisait que dans les princesses ».

Remarque : ne pas confondre M.I.L.F. (femme mùre baisable [désolé pour la vulgarité de l'expression : c'est une traduction littérale]) avec M.L.F. (Mouvement de Libération des Femmes). Les femmes du M.L.F. ne sont pas forcément des M.I.L.F.

Étymologie : fuck, peut-être du norvégien dialectal fukka : copuler, ou du suédois dialectal focka : copuler ; fock : pénis.

Milieu (Terre du ~) : loteur, qui parfois lit les chroniques cinématographiques, s'est un jour penché sur un film récent : Le Hobbit. N'étant pas admirateur de ce genre de films, il poursuivit cependant la lecture de la critique, et il apprit l'existence d'un pays : la Terre du Milieu. Loteur pensa qu'il s'agissait de la Chine, dont le nom chinois est 中國 (Tchong Kouo en transcription traditionnelle française, Zhōngguó en pinyin), et qui signifie le Pays du Milieu. Que nenni, il s'agit d'une contrée mythique où se déroule la plupart des récits de l'écrivain britannique J.R.R. Tolkien. Les Anglais imitent donc les Chinois qui, par fierté nationale, désignent leur pays comme l'« Empire du Milieu ». Sans doute les Anglais se prennent-ils pour le centre du monde ? En cas cas, ils ne sont jamais allés à Perpignan, où une dalle de la salle des pas perdus de la gare de cette ville est le centre du monde, selon Salvador Dali. Mais c'est vrai que depuis l'établissement du méridien de Greenwich comme méridien de référence, ils se sentent obligés de croire qu'ils sont le centre du monde, et que leur île est la Terre du Milieu (au milieu des eaux, en tout cas).

Étymologie : milieu, composé de mi- (moitié) et de lieu. Terre, du latin terra : globe terrestre, matière, surface, sol. Le latin avait aussi les mots humus et tellus pour désigner la terre.

Millenium (anglicisme, prononcer mɪlenɪəm) : dans la langue des informaticiens et des mochécons américanisés est synonyme de 'millénaire'. Windaube, édition Millenium : ce système informatique inaugura le IIIe millénaire avec un an d'avance et une série de bugs fantastique, ce qui en fit le produit de Windaube le plus merdique défectueux qui fût – et pourtant, en fait de systèmes pourris, Windaube avait gâté ses adorateurs. Cela fut dû (fut dû ! ah ah !) au décalage millénaire, sans doute.

Millenium est un mot qui appartient au langage religieux ; dans les doctrines millénaristes, millenium est une période de mille ans correspondant au règne terrestre du Messie. Les Anglo-Saxons l'entendent dans le sens de millénaire. Les néo-crétins leur emboîtent le pas.

Étymologie : expression latinisée, composée de mille + 'enium' pour année.

Millimétré : (papier ~) portant des lignes horizontales et verticales distantes d'un millimètre. Comment comprendre, alors, cette phrase : Surtout avec les déclarations officielles de Hollande qui sont millimétrées : pas de licenciement sec, (pas de) plan de reconversion des salariés... ? Millimétré : calculé "au millimètre" près ? Formulé de façon très précise ? Même chose avec la phrase suivante, à propos d'une représentation de cerfs-volants : Une manifestation comme rarement il nous est donné de voir puisque puisque celle-ci mettait en scène des cerfs-volants évoluant dans une chorégraphie millimétrée au son du titre Bohemian Rhapsody du groupe Queen (Gent-side point com, 28.07.2012). Exemple, une fois de plus, qu'on prend un mot dans un sens qui n'est pas le sien, sans prendre la peine de consulter un dictionnaire.

Étymologie : millimétré, formé de milli, pour millième, et métré, de mètre, grec
μέτρον (metron) : mesure.

Minaret : haute tour, qui servait d'abord de phare, ensuite de point élevé pour le muezzin afin d'appeler à la prière. Les minarets sont postérieurs à la fondation de l'Islam.

« Le premier fut édifié par le khalife Al Walid ben Abdelmalek en Syrie (705) pour concurrencer les clochers des églises orthodoxes. Les mosquées comprirent un, puis deux, trois, voire quatre minarets. Celle de La Mecque en a six. On lui en ajouta un, soit sept en tout, lorsque la Mosquée bleue d'Istanbul en érigea six » (d'après Bernie). Sur le plan profane, il en est de même de la tour « la plus haute du monde », la Burj Khalifa à Dubaï. Foi ou vanité ?

Étymologie : minaret, de l'arabe
مئذنة (manara) : phare. D'une racine signifiant briller, éclairer.

Minerai : tout ce qui est extrait d'une mine, pensez-vous naïvement ? Que nenni, mes seigneurs. C'est un mélange de bas-morceaux de viandes diverses : bœuf, cheval, poulet ou autre [chèvre, âne, mulet, poisson, veau, vache, cochon, couvée...], utilisé comme matière première des produits surgelés ou congelés, en vue d'une transformation alimentaire (lasagnes, moussaka, raviolis, hachis parmentier...) Dans ce cas-là, on peut préciser « minerai de chair » ou « minerai de viande ». Le scandale de la viande de cheval (février 2013) a mis au jour les odieux et frauduleux agissements des géants de l'agro-alimentaire et de la distribution : une fraude généralisée à tous les échelons concernant les produits alimentaires, et bernant tous les consommateurs. Le consommateur qui achète des steaks au supermarché ou des plats préparés à base de viande a de forte chance de consommer du minerai de viande (Le Figaro point fr, 15.02.2013). Du minerai de viande ? Ce doit être lourd à digérer. Noter : a de forte chance = a de fortes chances (grands risques). Conseil de loteur : si vous achetez une telle « viande », donnez-la à votre chat qui, lui, ne fera pas le difficile. Encore que...

Pour la totale édification du lecteur, loteur conseille divers ouvrages : « Arrêtons de manger de la merde », de J.-P. Coffe ; « Vous êtes fous d'avaler ça », de Chr. Brusset ; « J'arrête la malbouffe », de Nicole Kaplan, « Danger ! Additifs alimentaires », de Corinne Gouget, etc. Il existe bien d'autres ouvrages mettant en garde le consommateur contre la malbouffe et la fraude alimentaire qui est aussi répandue que la fraude fiscale. Voir Farines animales.

Étymologie : en rapport avec mine. Minerai : toute matière extraite d'une mine et pouvant contenir du métal. Du métal, et non de la viande.

Mineur : signifie normalement “ qui n'a pas atteint la majorité ”. L'âge de la majorité est variable selon les pays, mais il s'établit en général entre 18 et 21 ans. En-dessous de cet âge, la personne est dite “ mineure ”, et n'a donc pas accès aux droits civiques.

Signe des temps, les mineurs sont maintenant de jeunes mineurs, comme entendu à la french TV : On soupçonne une jeune mineure d'avoir été à l'origine du cambriolage de l'appartement de Pyralène Ségal (divers media, 03.12.2010). Ou dans la même lignée : Une jeune mineure est recherchée par la police. Loteur connaît, quant à lui, de vieux mineurs, mais ceux-là sont le plus souvent atteints de silicose.

Étymologie : mineur, du latin minor : plus petit. Comparatif de parvus : petit.

Quant à l'étymologie de mine, mineur, cela peut provenir du latin miniaria : mine de minium (minium ou cinabre).

Ministrable (barbarisme) : qui peut être nommé ministre. Fait partie de ces barbarismes modernes (une forme participiale faite d'après un substantif et non d'après un verbe) comme micro-ondable, premier-ministrable, présidentiable... Pascal Lamy, ancien commissaire européen, un socialiste souvent présenté comme ministrable lorsque son mandat à Genève prendra fin, le 31 août, a par ailleurs souligné sur RMC Info et BFMTV la nécessité pour la France de 'faire de la réforme' pour retrouver de la compétitivité (, 01.03.2013). On remarquera la formulation 'faire de la réforme', d'une grande élégance stylistique. Le rédacteur en rajoute une couche en écrivant ‘pour retrouver de la compétivité’.

Cf. le mot italien « papabile » (« papable », qui peut devenir pape).

Étymologie : minsitrable, de ministre + suffixe -ble (= qui peut). Ministre, du latin minister. Minister est à minus ce que magister est à magnus. Magister et minister, qui sont symétriques, sont deux doubles comparatifs. Magister = may-ius-ter, le plus grand ; minister = min-ius-ter, le plus petit. Magister est le maître, minister le serviteur. En latin d'église, le ministre est le serviteur de Dieu. Plus tard, ministre devint un officier public, un dignitaire.

Minorer : défavoriser, dévaluer, minimiser, rabaisser, sous-estimer, accorder une importance moindre, amoindrir, diminuer, etc. Il n'est pas question de minorer (minimiser) ces incidents. Ou bien : le désarroi des professeurs devant le fait que l'on ait minoré (sous-estimé) l'importance auparavant accordée aux dimensions formelles de l'écrit. Ou encore : Une formation d'ailleurs assez égalitaire, qui ne minore (défavorise) ni les Africains ni les Américains. Mais alors, que signifie maintenant majorer ? Exagérer ? L'auteur avoue ne pas comprendre le sens de la phrase suivante : langues régionales et/ou minorées. Minorées : parlées par une minorité ? Ou défavorisées, dépréciées ? Il semble que le néo-participe minoré soit surtout employé avec l'expression « langues régionales ». Encore une fois : un mot, plusieurs idées, principe des néo-crétins et de leur néo-langue. De plus, c'est incompréhensible. Voir Majorer.

appel : le verbe minorer existe en français, et il signifie diminuer la valeur ou l'importance de quelque chose, et il est d'un emploi comptable : minorer le prix de revient.

Étymologie : XXe siècle : "diminuer la valeur ou l'importance de quelque chose". Du latin minor : plus petit. Comparatif de parvus : petit.

Minorité : la majorité, c'est le fait d'être majeur. La minorité, par conséquent, c'est le fait d'être mineur. Au Parlement, la minorité, c'est en opposition à la majorité, un nombre plus petit de voix. Le mot a été dévoyé, et maintenant une minorité, comme leur nom ne l'indique pas, est une composante majoritaire en France. La revanche ou plutôt la dictature des minorités consiste à imposer leurs points de vue, y compris par des recours en justice. Une de leurs victoires les plus éclatantes concerne certains mots ou expressions français, qu'on n'a plus le droit d'utiliser...

Étymologie : du latin minor : plus petit. Comparatif de parvus : petit.

Minorité visible (anglicisme rampant : visible minority)   : cette nouvelle espèce en voie d'apparition désignerait a priori une minorité tout court. Pourquoi visible ? S'agit-il d'individus qui n'ont pas la peau blanche : des noirs, des jaunes, des sang-mêlé ? Ils seraient en effet visibles dans une masse blanche. Donc les Blancs constituent une majorité invisible ? (Oui, selon la femme écrivain Rokhaya Diallo : « Être blanc, c'est faire partie de la majorité invisible » [sic]). Et un représentant de la minorité visible serait donc un mineur visible ? Minorité visible ? Expression à la fois comique et ridicule, comme tous les emprunts à aux Anglo-Américains, champions en tartufferies. Voir Caucasien, Diversité, MBH.

Étymologie : pour minorité, voir rubrique précédente. Visible, adjectif verbal venant de 'voir'. Pour l'étymologie de voir, voir la rubrique Mal-voyant.

Misère : « La France ne peut accueillir toute la misère du monde » (M. Rocard, ministre socialiste). Mais ce qu'un ministre socialiste a dit, des ministres socialistes et non socialistes, ainsi que les officiels de droite comme de gauche, sous la pression du « politiquement correct », le désavouent. On accueille donc toute la misère du monde, avec comme conséquence une ruine de l'État (5), de l'économie, de l'esprit français. Et pendant ce temps-là, une publicité pour une marque de voiture bêle ses réclames à la télévision, vantant la french touch (en français dans le texte).

Mais il est vrai que le mot « misère » n'existe plus en français. On dit exclusion, et les miséreux sont des « exclus » (question : les nantis sont-ils des inclus ?), des défavorisés ... Il n'y a donc plus de misère, et le tour est joué. Misère de la néo-langue (novlangue) et de la correction idélogique.

Étymologie : latin miseria : malheur, adversité, peine ; venant de miser : misérable, malheureux.

Mise en examen (néologisme) : inculpation. Mettre en examen : inculper. Ces précautions oratoires n'empêchent pas les personnes de finir au trou, comme à Outreau (Outreau = au trou), même si elles sont innocentes.

Étymologie : mise, participe passé du verbe mettre. Du latin mitto, missum, mittere : envoyer, jeter, lancer.

Examen : en latin l'examen, c'est l'essaim d'abeilles, ou l'aiguille de la balance qui traduit l'équilibre et, de là, l'action de peser, d'examiner. Mis pour pour exagmen, du verbe exigere ou exagere (ex-agere) : pousser dehors, mener à terme, contrôler, faire rentrer, faire payer, exiger, réclamer... Voir Exactions, Mettre en examen.

Miss (anglicisme, prononcer mɪs) : c'est une cérémonie télévisuelle cotée du public, friand de paillettes, que celle des « Miss », sous l'égide de la sympathique Geneviève Mulmann, dite Geneviève de Fontenay (). Crétinisme médiatique oblige, cette messe télévisuelle des miss monopolise des temps d'antenne et des capitaux invraisemblables, vu la minceur de l'intérêt que présente l'événement et l'épaisseur de la couche de cellules grises desdites Miss (Misses ?) Bôoof, on peut quand même voir quelques belles croupes.

() Note pour les curieux : la Belle de Fontenay n'est pas le surnom de G. de Fontenay, mais c'est le nom d'une pomme de terre.

Aux dernières nouvelles [octobre 2012], au terme de plus de deux ans de procès, Madame de Fontenay n'aura plus le droit ni la possibilité de présenter un concours de Miss, de quelque nature que ce soit (« clause de non-concurrence »). Seule la société « La bémol » aura le droit d'organiser des concours de ce type pour « protéger la marque Miss France » (sic), ce qui en dit long sur les intérêts financiers et la vénalité de ce concours.

Signe des temps : on adopte le terme anglais de miss (demoiselle) pour désigner celle qui a remporté le concours par son charme et sa beauté. Il semble à loteur qu'avant on disait « reine de beauté », ce qui avait beaucoup plus d'allure et de distinction. Le recours à l'anglais médiocrise tout. Cependant, pour celles qui sont deuxième et troisième, on dit des « dauphines » : Marine Lorphelin est dans tous les médias depuis son élection au titre de 1ère dauphine de Miss Monde ce week-end (Gentside point com, 01.10.2013). Noter la graphie 1ère au lieu de première.

Chose curieuse, pour les concours mondiaux de beauté, l'heureuse élue est sacrée « Miss Univers », et non pas Miss Monde : La Russie accueille pour la première fois, samedi 9 novembre, le concours Miss Univers. Les candidates, au nombre de 86, se pressent pour obtenir la couronne. « Pour obtenir la couronne » : on parle bien de Reines de beauté. Cependant les reines de beauté ne sont plus le centre du monde, mais celui de l'univers.


Avec l'aimable autorisation de Pesso.
Le site de Pesso


Étymologie : contraction de l'anglais mistress, venant du français maîtresse (anciennement maistresse). La mode des 'miss' (concours de beauté féminine) est une mode anglo-américaine, vénalisant le corps de la femme.

Missi dominici : littéralement : envoyés du Seigneur (au pluriel). Mais le singulier missus dominicus ne s'emploie pas, soit par ignorance du latin, que parce l'expression est figée. D'où ce qui peut sembler une aberration : Homme de l'ombre, missi dominici, émissaire discret entre palais africains et Elysée. Robert Lebougre, avocat d'affaires installé dans le cossu XVIe arrondissement parisien l'a longtemps été (style journalistique). Le rejet du verbe à la fin, le point entre Elysée et Robert Lebougre, et le manque de virgule entre parisien et l'a longtemps rendent la phrase chaotique et cahotante.

Étymologie : missus, missi, participes passés du verbe latin mitto, missum, mittere : envoyer, jeter, lancer. Dominicus, adjectif fait d'après dominus : seigneur, maître. Dominus a donné dom, don ; féminin : domina, qui a donné dame. On tire dominus de domus : maison, d'où domaine.

Mitiger : signifie en français : adoucir, tempérer. Peut-être sous l'influence des robinets mitigeurs, ce verbe est maintenant compris comme : mélanger, rendre variable, partager : Un avis mitigé : pas très chaud, réservé. Le bilan mitigé d'Arnaud Montebourg chez Habitat, titre Le Point point fr du 25.08.2016. Bilan mitigé = bilan médiocre, pas très favorable, pas très positif, plutôt négatif...

Ce mot est surtout employé par les présentateurs du bulletin météo de la french TV, connus pour leur grande correction de langage, et le participe passé mitigé à propos du temps est utilisé par lesdits présentateurs du bulletin météo dans le sens de médiocre : Une météo mitigée (sic) : un temps médiocre. Météo mitigée pour ce pont du 8 Mai, annonce une présentatrice du bulletin météo sur une chaîne de télévision. Ce n'est plus, hélas, à relever : depuis longtemps on utilise le mot météo dans le sens de « temps » qu'il fait.

Étymologie : du latin mitigo, mitigare, venant de l'adjectif mitis : doux, et igare, fréquentatif de agere : faire.

Mix (anglicisme, prononcer mɪks) : mélange ou combinaison : « Untel a coupé l'éponge avec sa famille » est un mix savoureux entre jeter l'éponge et couper les ponts. Autre exemple : Il faudra vraiment que je prenne le temps (...) d'essayer Aces of Spades, un mix entre Minecraft et un FPS (il s'agit de jeux vidéos). Ce mix commence à devenir envahissant dans les conversations.

Étymologie : du latin misceo, mixtum, miscere : mêler, mélanger.

Mixité : encore une tarte à la crème officielle. Michelle Perrot, auteur d'un article sur la Mixité, écrit que grâce à la mixité, « l'institution scolaire est devenue le lieu privilégié de la rencontre des sexes ». Les bureaux sont-ils remplacés par des lits ? Et sur le site de l'Éducation nationale (= ex-Instruction publique), ce slogan : « Mixité, parité, égalité = Promouvoir l'égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif ». Et inutile d'ajouter que le système éducatif est tellement éducatif qu'il n'éduque plus personne.
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Mixité : néologisme du XXe siècle. En français, ce mot fut d'abord appliqué à la mixité scolaire ou aux compartiments des chemins de fer. C'est le mélange des sexes. Puis, c'est le fait de mélanger des personnes d'horizons différents : mixité raciale, culturelle. En ce qui concerne cette mixité sociale, tant prônée et chantée par toutes sortes de chantres du multi-culturalisme, on commence à déchanter.

Étymologie : dérivé de mixte, avec une forme influencée par le mot fixité.

MMS :   (multimedia message service = service de messages multimédia). Les MMS permettent d'échanger des messages multimédias entre téléphones mobiles ou vers Internet. Grâce à eux, il vous est possible de recevoir des images et des photos en couleur, des clips sonores ou vidéos, directement sur votre téléphone portable (portatif). Certains jeunes envoient ainsi à leurs copains des scènes de viol. MMS désignent aussi les messages eux-mêmes : envoyer un MMS. Voir SMS.

Mobile (téléphone) : si on dit : « J'ai un mobile », cela ne veut pas dire qu'on possède un mobile de Calder, ni même qu'on a une bonne raison de commettre un crime, mais tout banalement qu'on est l'heureux possesseur d'un téléphone portatif, cet engin qui empoisonne la vie de tout citoyen normalement constitué. La téléphonie mobile, Le salon du mobile. Remarquer au passage que c'est un des nombreux cas d'adjectifs ayant pris un sens substantivé, sans doute sous l'influence des Anglo-Américains. Et quand un expert parle de « planète mobile » à la french TV, il ne veut pas parler d'une planète, ou corps céleste, qui serait mobile, car toutes les planètes sont mobiles, mais il entend par là le petit monde des téléphones mobiles, qui servent à de plus en plus de choses, – et même à téléphoner. Voir Portable.

Étymologie : du latin mobilis (pour movibilis) : qui peut être mû. Le latin mobilis a aussi donné meuble.

Téléphone, formé du préfixe grec
τήλε (télé) : loin, au loin, et de φωνή (phôné) : son, voix.

Mobilité réduite (à ~) : cuistrerie de langage, euphémisme réducteur et hypocrite désignant un infirme, un invalide (handicapé dans le langage des officiels). La SNCF met ainsi des parties de wagons à la disposition de personnes à mobilité réduite. Le néo-crétin qui a inventé un tel terme est sans doute une personne à compréhension réduite. L'on peut aussi trouver l'expression : « des personnes à besoins spécifiques ». Besoins spécifiques ? C'est pour aller aux WC ? Loteur n'arrête pas de pester contre ces abus de langage, contre cette hypocrisie. Voir Handicapé.

Étymologie : mobilité, substantif fait sur mobile, avec le suffixe -ité. Voir rubrique précédente.

Réduite, participe passé du verbe réduire. Du latin reduco, reductum, reducere, composé de re- (en arrière ou à un état antérieur) et ducere (mener, conduire).

Mochécon, Mochéconne (voir photo plus haut à propos de Micromou) : néo-crétin, individu partisan du néo-crétinisme. Vous avez vu comme les mochécons prolifèrent de nos jours ? Voir Néo-crétin.

Substantif dérivé : mochéconnerie. Les mochécons ne font que des mochéconneries. Synonyme : connasserie. Exemple de mochéconnerie :
Pour devenir une vraie Parisienne du dressing, il existe 10 do's et 10 don'ts à respecter. Simples, je vous rassure, mais attention, vous n'aurez pas le droit à l'erreur - sous peine d'extradition fashion.

◊◊◊ LES DO'S DU LOOK DE LA PARISIENNE :

1. Vénérer les basiques (couleurs neutres, coupes intemporelles, qualité au top)

etc. etc. etc. Le reste à l'avenant. Les do's signifient peut-être ce qu'il faut faire, les don'ts, ce qu'il ne faut pas faire (?) Il existe aussi en français des « to-do lists » : listes, mémos...

Ces lignes ne sont pas tirées d'un magazine féminin, comme on pourrait le croire, mais d'un site consacré au phénomène parisien. Voir rubrique suivante sur le Vocabulaire de la mode.

Étymologie : mochécon (néologisme XXIe siècle). Composé de moche : vilain pas beau. La moche était un paquet de soies filées, un écheveau de fils. Peut-être le paquet de fils évoquait-il une chevelure hirsute, une masse informe ?

Pour con, voir la rubrique Con.

Mode (Vocabulaire de la ~) : le vocabulaire de la mode, mode qui est l'apanage théorique de la France et de l'Italie, est tellement truffé de termes anglo-saxons que cela en donne la nausée. Loteur donne en exemple ce court article de Tendances de mode point com du 16.10.2007, exemple signalé par le Projet Babel (loteur a la flemme de recopier). A signaler que l'article cité parle de « no-look » parfait, qu'on peut facilement traduire par tenue négligée, ou tenue décontractée. Il est à remarquer que tout le vocabulaire de l'article se rapporte à une nouvelle mode, ou plutôt à une « non-mode », problablement issue des Étazunis. Voir Mocheconnerie.

Étymologie : mode, du latin modus : mesure, manière, façon, genre, mode.

Mode (en ~) (néo-crétinisme et anglicisme rampant) : en mode ceci, en mode cela. Expression très envahissante, copiée de nos amis anglo-saxons, qui envahissent tout même le langage. Rubrique à venir. Loteur invite le lecteur à se mettre en mode patience.

Mode opératoire : cette expression, qui semble issue des séries B étazuniennes, signifie tout simplement : façon de procéder. C'est le même mode opératoire, affirme un enquêteur étazunien à propos d'une série de crimes. Peut-être un emprunt au latin modus operandi.

Étymologie : mode, du latin modus : mesure, manière, façon, genre, mode. Le latin modus a donné en vieux français le mot mœuf. Rien à voir avec une meuf.

Opératoire, du latin operatorius : qui opère, efficace, venant du verbe operor, operari : travailler à, pratiquer, effectuer, opérer.

Modérateur (abrégé : modo) : sur tous les forums d'internet, vous avez un « modérateur », c'est-à-dire un responsable ou un animateur, quelqu'un qui arbitre les débats. Ce calque stupide de l'anglo-américain a acquis droit de cité. Il est à signaler que ce modérateur ne modère rien du tout, mais exclut un participant dès que celui-ci ne répond pas à la prétendue éthique (morale) d'un forum. L'auteur du site s'est ainsi fait rejeter d'un « forum » (6) du célèbre magazine Parly Match, politiquement correct, pour la raison suivante. Quand l'armée américaine en Irak répandit nombre de tracts auprès de la population civile, proclamant « Nous sommes vos amis ! », l'auteur n'a pas manqué de rapprocher cela de l'épisode du film Mars attaque, où les Martiens passent dans les rues en distribuant des tracts et en déclarant eux aussi « Nous sommes vos amis ! ». Conséquence : l'auteur de ce site fut immédiatement banni (= exclu). Conclusion : les prétendus modérateurs ne sont que des censeurs. Et dire que ces imbéciles de tenanciers de forums, véritables sous-macs de la citoyenneté, militent pour une prétendue liberté d'expression.

Pour mémoire : Modérateur = personne qui tempère les opinions extrêmes et concilie les parties opposées.

A donné le verbe modérer : Exemple : Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront [sic] pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Modérer signifie ici contrôler, vérifier, filtrer, censurer ; et non pas contenir, mesurer, atténuer ou sans excès. Il faudrait modérer les emprunts immodérés à l'anglo-américain.

Et le fait de modérer, c'est la modération : « Les contributions (= messages) font l'objet d'une modération (= contrôle, filtrage) » (site du débat sur l'identité nationale). Ou bien : « A la suite d'une modération inattendue, je ne dispose plus du lexique "Novlangue bien-pensante/Français" ». Tiens, deux autres exemples qui ont bien fait rigoler loteur : Et son programme, parfaitement détaillé par un post lu en modération (sic) et que je ne vois pas, et : Bravo ! Un billet très drôle ! Je l'avais lu en modération (re-sic) et j'avais adoré ! « En modération » doit vouloir dire : en tant que modérateur. Comme on dit dans les réclames à la télé : « A consommer avec modération ».

Quant aux conditions d'utilisation, ou plus simplement ‘règlement’ (pour un blogue, par exemple), c'est devenu une « charte de modération ». Exemple sur le site de L'Express point fr : D'autre part, Express Yourself est soumis à la même charte de modération que l'ensemble du site. La pub, la propagande, la diffamation etc. n'ont pas leur place sur lexpress . fr. Le français non plus, si on considère l'anglicisme de mauvais aloi Express yourself. Comme loteur a déjà eu l'occasion de le dire, les néo-journalistes et les media sont devenus le cheval de Troie des Étazunis par leur usage immodéré de l'anglais. Leur temps de cerveau disponible les fait penser en anglo-américain, en globish, en basic franglish, mais pas en véritable français. La chaîne de télévision TF1 est à la pointe, puisqu'elle elle a inventé l'horrible MyTF1 (à prononcer comme mythe-F1 ?), site de nouvelles et de rediffusion (replay) de films et de feuilletons, qu'elle appelle séries. Voir Charte.

N.B. Loteur a appris avec stupéfaction qu'une « modération » initiale de certains organes de presse sur internet est faite par des personnes situées en Afrique, et plus particulièrement en Afrique du Nord. Ceci explique pourquoi nombre de commentaires défavorables à tout ce qui est islamiste est en général soigneusement gommé. Exemple : un article de Vingt-Quatre Minutes point fr était très critique envers le F.N., supposé être le parti des fachos purs et durs, anti-sémites et prêts à tout pour défendre leur idéologie. Loteur a écrit un petit commentaire en disant que ceux qui, en France, attaquaient physiquement les Juifs ou les tuaient n'étaient pas les membres du F.N., mais des croyants d'une autre religion. Commentaire gommé sans autre forme de procès, alors qu'il n'y avait aucun jugement de valeur, mais une simple constatation. Du coup, loteur n'envoie plus de commentaires.

Étymologie : du latin moderor, moderari : régler, diriger, imposer une limite à, tenir dans une mesure, réprimer.

Modernité : néo-concept à la mode, censé se rapporter à tout ce qui présente un caractère moderne, c'est-à-dire vite dépassé.

Étymologie : modernité est un substantif fait sur moderne avec le suffixe -ité. Moderne, du latin modernus, venant de l'adverbe modo : à l'instant, tout de suite, récemment. Modo paraît être l'ablatif de modus : mesure, manière, sorte.

Moinsoyer (barbarisme) : ce monstre est le contraire de plussoyer ; il veut dire : manisfester son désaccord avec un commentaire en le marquant d'un - (moins). Le com' de X est totalement débile, je moinsoie. Dans le même esprit, les assureurs ont inventé le terme malusser.

Substantif : moinsage. Exemple lu sur un forum : Vous devez avoir des ennemis car votre post me semble tout à fait pertinent et ne pas mériter de moinssage (avec deux 's' ici). Il est moins sage, en effet, de critiquer un commentaire pertinent.

Étymologie : formé de moins avec la terminaison -oyer. Moins, du latin minus, forme neutre de minor, qui est le comparatif de parvus : petit. Cf. espagnol menos : moins, grec
μινύθω (minuthô) : diminuer, amoindrir.

Mois (noms des ~) : à l'intérieur d'une phrase, ils sont traditionnellement en minuscules en français. Mais de plus en plus de néo-rédacteurs les mettent en majuscules, suivant en cela l'exemple de nos excellents amis anglo-américains. Le site de l'Élysée, qui publie les communiqués de la Présidence, écrit systématiquement les noms de mois avec une majuscule : « La France championne du monde de handball masculin. Publié le 01 Février 2015. C'est un formidable exploit que vient de réaliser l'équipe de France de Handball ». Pourquoi, aussi, une majuscule au deuxième « handball » ? Autre exemple, lu sur Pure People point com, 20.01.2013 : Il sera possible de retrouver le jeu créé par Guy Lux et Claude Savarit en 1962 lors d'un prime time exceptionnel, tourné à Dax, qui devrait être diffusé aux alentours du dernier week-end de Juin. Remarquer l'expression « prime time », signifiant « début de soirée » – concept trop compliqué à formuler sans doute pour les méninges des néo-rédacteurs et gens de télévision.

Moment (~ fort) : événement ou moment théoriquement important ou marquant : La passation de pouvoir entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy constitue un des moments forts de cette journée. Le fait que vous tombiez dans la rue ou que vous buviez un coup avec un copain est un moment faible. La vie est constituée de moments faibles.

Étymologie : du latin momentum : mouvement, impulsion. Momentum est la contraction de movimentum, du verbe movere : mouvoir. Le moment et le mouvement sont de même racine ; c'est en quelque sorte l'espace-temps. Le momentum, en latin, c'était aussi le poids qui déterminait le mouvement et l'inclinaison de la balance. Cf. en physique le moment d'une force ; quand les physiciens calculent un moment (produit d'une force par sa distance à un point), c'est de ce moment-là qu'il est question.

Fort, du latin fortis : fort, solide, vigoureux. Cf. espagnol fuerte, italien forte.

Momoche (mot-moche) : synonyme de mot-laid, c-à-d de néo-crétinisme. Les journalistes de la french TV sont spécialistes des momoches. Et cette page internet prétend être un recueil de momocheries. Voir à ce sujet Le Dicomoche.

Étymologie : mot-valise, composé de mot + moche. Pour moche, voir la rubrique Mochécon.

Mot : du latin muttum : mot, grognement ; verbe muttio, muttire : grogner, murmurer, marmonner. L'origine de ce verbe est onomatopéique : faire mou-mou, meu-meu, émettre un grognement. Le langage est la plus grande conquête des singes anthropoïdes.

Mon (compte, Mon ordinateur, Mon Ibuy), Ma (connexion), Mes (documents) : chez les concepteurs de logiciels et les fournisseurs d'accès Internet, le langage impersonnel n'est plus de mise. Non, maintenant ce sont Mon, Ma, Mes. Ce style horripilant, qui a tendance à s'imposer de plus en plus, surtout sur Internet, provient directement de l'informatique selon les habitudes anglo-américaines : My computer, My files, My video, My music ...

Cela prête parfois à confusion, quand le rédacteur d'une rubrique maîtrise mal le français. Ainsi sur la page d'accueil d'Orange : « Nous vous offrons la possibilité, si vous êtes client internet et mobile (sic) de bénéficier de mes services unifiés afin de fusionner vos comptes. » Mes services (sans majuscule dans le texte) : mes services personnels ? ou l'offre « Mes services » ? Du même Orange, dans sa page « Assistance », cette rubrique : Bien comprendre la fonction des filtres sur mon installation. Une fois avec un verbe à l'infinitif (aspect neutre), une autre fois en utilisant le possessif mon.

Ces néo-crétinismes s'inscrivent dans tous les sites internet, devant les yeux passifs des utilisateurs de l'informatique ; mais ils s'insinuent aussi partout. En quelques années, depuis les années 2 000, ces formulations agaçantes, sans doute empruntées à l'anglo-américain, ont pollué, gangréné toutes les communications entreprise → client, organisme → usager. Comme si le client ou l'usager étaient rois ! Mais d'abord, le Roi dit : « Nous voulons ». Ensuite cela donne au client ou à l'usager l'impression qu'il sont totalement maîtres du produit qu'ils ont acquis, alors qu'ils sont totalement manipulés et grugés.

Des exemples à la pelle : Ma lettre, Mon parcours d'assuré, Mon espace client, Mon compte I-buy, Mon panier, Mes ceci, mes cela ... sans oublier le service de réseau Myspace, dans ce qu'un sociologue (Michael Kinsley) appelle de « vastes célébrations du solipsisme » (voir Ami). Les sites du gouvernement français s'y mettent aussi, et l'on peut voir s'afficher de tels noms de pages internet : « mon.service-public.fr ». A propos de la R.A.T.P. : Un programme pilote, baptisé «Mon e-guichet» et mis en place par la RATP fin 2009, avait déjà permis d'essuyer les plâtres. Remarquer le double néo-crétinisme : « mon » et « e-guichet » (= guichet électronique personnalisé : G.E.P.). On est d'autre part étonné de savoir que l'électronique permet d'essuyer les plâtres.

Un pas de plus dans la formulation néo-crétine : l'emploi de l'anglo-américain, comme par exemple ce service du nom de « MyTF1 », ou bien le site « mymarseille.com », où l'on observe un double néo-crétinisme : non seulement on utilise un adjectif possessif idiot, mais encore on utilise sa traduction anglaise.


Ma TV (Télé) perso. Comme si perso(nnelle) pouvait renvoyer à quelqu'un d'autre que soi.


Mon, mes, mon, mes ... Cet infantilisme (on ramène tout à soi) est typique des menus sur internet.

Variante : Je (le pronom personnel) : Je dis "oui" à plus de privilèges ; Je m'identifie dans mon espace-client ; je coche "oui" pour recevoir plus de bons plans... Cette avalanche de crétinismes en seulement deux lignes a été lue dans une réclame de La redoutable.


« JE commande » au lieu de la formulation neutre « Commander ».


Exemple d'ineptie de style : on parle à l'internaute d'abord à la deuxième personne "vous",
ensuite, à la première personne "je", puis de nouveau à la deuxième personne "vous vous".
(Inutile d'objecter qu'il s'agit d'un dialogue virtuel entre l'informaticien et l'internaute :
cela n'a même pas effleuré l'esprit du rédacteur !)
Informaticiens de tous bords, prenez des cours de stylistique !

Étymologie : mon, ma, mes du latin meus, mea, meum, mei. D'une racine indo-européenne *me, *eme, qui a donné nombre de pronoms personnels et d'adjectifs possessifs, anglais me, my, mine, allemand mich, meine, espagnol mi, italien mio etc.

Je, venant du latin ego. Espagnol : yo ; portugais : eu ; italien : io ; allemand : ich ; anglais :
I ; sanscrit : aham.

Monde libre (néo-crétinisme mondialiste) : on appelle monde libre une union de nations, sous l'égide des Étazunis et de l'OTAN, ayant des buts communs : propagation des théories mondialistes (politique, économie), suprématie du monde anglo-saxon et de la langue globish, etc. Le mot « libre » dans monde libre ne fait qu'allusion aux théories libérales et néo-libérales. Il n'y a donc aucune idée de liberté dans cette expression, mais à terme l'asservissement des peuples à l'idéologie libérale dominante. Si les « frappes chirurgicales » touchent par malheur les puits de pétrole, comment l'Union Européenne envisage-t-elle l'approvisionnement du « monde libre » ? (Dimitri-blog point fr, 18.03.2011). Il s'agit ici des puits de pétrole libyens.

Forgée par Winston Churchill en 1946, cette expression avait la prétention de diviser le monde en deux, d'un côté le monde libre, occidental, et de l'autre le monde communiste de part et d'autre du « rideau de fer ». On se rend compte, à terme, que les différences n'existent plus, et que le prétendu « monde libre » est asservi aux Étazuniens et aux Anglo-Américains en général.

Étymologie : monde, du latin mundus, proprement ce qui est ordonné, bien disposé. Mundus, ayant les sens d'ornement, d'arrangement d'une part, et de monde d'autre part, est la traduction du terme grec
κόσμος (cosmos) qui a aussi ces deux sens : bon ordre, discipline ; et monde, univers (bon ordre de l'univers). Un des sens du latin mundus est nécessaire de toilette d'un femme ; c'est la cosmétique. Un vieux sens de monde (l'adjectif) est pur, sans défaut, sans souillure : « Les animaux mondes et les animaux immondes », dans les Saintes Écritures. Nous vivons dans un monde immonde.

Mondial : en un siècle de mondialisation, tout est maintenant mondial. Fini le Salon de l'automobile, fini le Championnat du monde de ceci ou de cela ! Place au Mondial : de l'automobile (= salon international de l'auto), de football (championnat du monde de football) ... Remarquer au passage que mondial revêt ici des significations différentes. On peut trouver l'expression au pluriel, comme s'il y avait plusieurs championnats du monde en même temps : Longo ne disputera pas les Mondiaux, ou bien : Lors des Mondiaux d'athlétisme de Daegu fin août (2011), Usain Bolt a connu, sans conteste, la plus grosse désillusion de sa carrière. Quant au Mondial du néo-crétinisme, il a lieu chaque année un peu partout (G8, Davos, « Groupe Bilderberg » etc.)

Dernière remarque : l'emploi de mondial au lieu de 'championnat du monde' correspond à la stupide manie actuelle d'utiliser un adjectif à la place d'un substantif (comme fondamentaux, par exemple), ou d'un adverbe (votez utile, cuisinez léger, vivons mobile...)

Étymologie : mondial est l'adjectif dérivé de monde, qui vient lui-même du latin mundus, qui a trois acceptions étonnantes : 1. nécessaire de toilette d'une femme, bijoux, parure ; 2. propre, net, soigné, élégant, bien ordonné ; 3. monde, globe terrestre, univers. Les trois sens rappellent le grec
κόσμος (cosmos): ornement, mais aussi bon ordre, univers. Il y a là-dedans une idée d'ordre ... mondial.

Mondialisation : La mondialisation désigne, de nos jours, un impérialisme universel, dirigé par des organisations politiques et surtout financières. Désormais, tout est sous le signe de la « mondialisation » : économie, politique, systèmes d'information et de manipulation, le tout sous l'égide bien sûr des Étazuniens et des Anglo-Américains. On semble cependant ignorer que toutes les formes de commerce entre les pays et les continents, bien avant les pratiques mondialistes actuelles, c'était déjà de la mondialisation (la route des épices, la route de la soie, etc.)

La mondialisation, telle qu'elle est comprise de nos jours, signifie surtout anglo-américanisation d'abord, clochardisation ensuite. Le résultat ne saurait être que remarquable : les riches sont dix fois plus riches, et les pauvres dix fois plus pauvres. C'est le « progrès », dont on ne peut que louer les immenses bienfaits. Il semble qu'en fait la mondialisation tant vantée, tant louangée, vise à abolir les classes moyennes. Paroles mémorables d'un grand homme politique, partisan de passer les vieux et les improductifs au « Soleil vert » : « Nous avons voulu le marché mondial (…) il nous faut maintenant le gouvernement mondial » (Jacques Attali, l'Attila de la néo-pensée).

Adjectif : mondialiste : qui concerne la mondialisation : économie, politique mondialistes. Cet adjectif a une connotation idéologique certaine : c'est ce qui a été conçu et décidé par les tenants de la mondialisation (ou néo-crétins, dans le langage de loteur). Cet adjectif peut aussi être substantivé, comme il arrive bien souvent dans la néo-langue. Un mondialiste sera un partisan convaincu de la mondialisation (un néo-crétin dans le langage de loteur).

Face à la mondialisation et aux mondialistes, il y a les Altermondialistes (sic), qui prétendent donner une solution alternative (sic, c'est-à-dire différente) à la mondialisation. Ce sont aussi des mondialistes, mais de tendance gauchiste, ou anarcho-gauchiste. Autre mot : anti-mondialisation : ceux qui sont contre la mondialisation, désignés avec mépris par les termes de "souverainistes" ou de "régionalistes".

Les Anglo-Américains utilisent le terme de Globalisation au lieu de Mondialisation, ce qui est globalement la même chose.

Étymologie : pour l'étymologie, voir rubrique précédente.

Monétiser : classiquement, monétiser c'est transformer un métal en monnaie ; c'est aussi réduire quelque chose à sa seule valeur monétaire (ce poste rapporte 50 000 euros par an). Dans un sens plus spécialement financier, selon Wikipédia, monétiser c'est augmenter la masse monétaire disponible dans l'économie par augmentation simultanée de l'actif et du passif. Alors, dans quel sens doit-on comprendre la phrase suivante, lue dans 20 minutes point fr : La différence entre Pheed et Twitter? Les utilisateurs, et surtout les célébrités, peuvent monétiser leur contenu... Monétiser : monnayer, ou faire payer, tout simplement ?

Moniteur : un moniteur, pour celui qui pratique l'informatique, ce n'est plus forcément un guide ni un instructeur. C'est tout prosaïquement un écran d'ordinateur, dont le rôle n'est ni de guider ni d'instruire. Mot en provenance illicite de l'anglo-américain 'monitor'. Subtile différence, l'écran se dit screen chez les anglo-américains, et monitor est l'écran relié à un ordinateur. Cette dernière graphie s'observe même sous la plume de quelques adeptes acharnés de la néo-langue. Moniteur peut aussi être traduit par “ écran de contrôle ”. Voir Computer.


Fenêtre de paramétrage de Windaube : Propriétés de Affichage (sic) :
Déplacez les icônes selon l'agencement physique de vos moniteurs.
Moniteur de sport ? Moniteur de ski ? Moniteur de colo ?

Étymologie : verbe latin moneo, monitum, monere : avertir. De ce verbe vient aussi la monnaie. Moneta, qui signifie "celle qui avertit", était un surnom de Junon à Rome : « Juno Moneta ». C'est dans son temple qu'on fabriquait la monnaie ; de là moneta prit le sens de monnaie.

Moniteur vient directement du latin monitor : celui qui avertit, celui qui conseille, celui qui met en garde. D'une racine indo-européenne *men, qui désigne une activité mentale. En latin, mens, mentis : intelligence, raison ; en français, mental ; cf. en russe память (pamiat') : mémoire, мнение (mnenié) : avis ; en anglais mind : esprit.

Le sens d'écran de télévision ou d'ordinateur pour monitor est un américanisme pur jus.

Monitorer (anglicisme et barbarisme) : loteur ne sait pas ce que ça veut dire. Votre appel peut être monitoré (observé ? surveillé ? contrôlé ? enregistré ? suivi ? repéré ? espionné ? tracé, tout ça affiché sur un écran [moniteur] ?). Autre exemple : En 2008, Tom-Skype a été liée à «un énorme système de surveillance en Chine qui monitore et archive certaines conversations par texte sur Internet qui contiennent des mots politiques» (Slate point fr). Autre exemple : Depuis cette date, des centaines de drones ont survolé les Etats-Unis, afin d'espionner et « monitorer » les populations (Médiapart point fr). Encore un exemple, pour la route : Keith Taylor, un eurodéputé (sic) britannique écolo, [...], évoque ainsi la capacité d'eCall à monitorer les trajets d’un véhicule... (Forum Auto point com).

Il existe aussi des services de monitoring, ce qui doit correspondre à 'surveillance' : Le service monitoring vous permet de tester la disponibilité de votre site toutes les 10 minutes (min) (Free Tools point fr). Pourquoi ici le mot 'minutes' est repris entre parenthèses sous sa forme abrégée 'min' ? Mystère. Autre exemple tiré de Médiapart point fr : Celle-ci grâce à elles, est en mesure de poursuivre et amplifier le « monitoring » de la planète ayant toujours fait la force de l'Amérique (= les Étazunis). Cette phrase, mal bâtie, est assez obscure. Monitoring semble vouloir dire surveillance électronique, c'est-à-dire, en bon français, espionnage électronique.

Étymologie : forme apparemment faite d'après monitor ; voir rubrique précédente pour l'étymologie. En anglois, to monitor veut dire surveiller, suivre.

Monoparental(e) : les mères ou les pères célibataires n'existent plus. Les lamentables crétins de l'administration ont remplacé tout cela par l'expression linguistiquement correcte de famille monoparentale – ce qui est un contresens, car une famille suppose plusieurs membres, et donc au moins deux parents –, comme dans cet exemple : En 2005, 2,8 millions d'enfants vivaient dans une famille monoparentale selon l'Insee (Atlantico point fr, 02.04.2013). Autre exemple, encore pire : Dans les Landes, Yolande E., 49 ans, chef de famille monoparentale... (Un forum de langue française, 24.04.2008). Chef de famille monoparentale = mère célibataire. Le mot célibataire a donc été remplacé par famille, et même chef de famille ! Le politiquement correct ou l'art de manipuler et de maquiller la réalité. Il s'agit du même subterfuge, du même mensonge que pour demandeur d'emploi à la place de chômeur, ou croissance négative au lieu de récession.

Nota : on ne dit pas pluriparental, mais polygame. Une famille immigrée polygame s'est installée dans deux étages de mon immeuble.

Plaisanterie juridique du néo-crétinisme ambiant : la Cour européenne a condamné la France (janvier 2008) qui refusait à une lesbienne le droit d'adopter un enfant. Une gay monoparentale, c'est une homo-parentale (ou quelque chose de ce genre) ?

Étymologie : du grec
μόνος : seul, unique, et de parent avec le suffixe -al. Parent, en latin parens, -tis : le père ou la mère. Verbe pario, partum, parere : enfanter, engendrer. Cf. parturition, parturiente.

L'adjectif monoparental est un néologisme du XXe siècle.

Monsieur : terme laudatif quand il s'agit d'un artiste, d'un acteur, d'un chanteur, d'un sportif [quelqu'un qui gagne de l'argent] ou de toute autre personne que l'on admire ou envers qui on manifeste beaucoup de respect. PPDA est encore plus présent qu'avant maintenant !!! Je crois que les chaines (sic) savent que c'est un Monsieur. Généralement précédé de l'adjectif 'grand' : Un grand monsieur du cinéma. On peu aussi trouver, presque dans le même sens : un grand bonhomme (de la chanson, du cinéma, de tout ce que vous voulez...)

Entendu de la bouche d'un chroniqueur sportif sur une sympathique chaîne de télévision le lundi 16 août 2010 : « Le britannique a battu Monsieur Roger Federer », en insistant fortement sur “ Monsieur ”. “ Monsieur ” signifie sans doute ici un grand champion, envers qui on n'a que du respect.

Parfois, de façon aberrante, monsieur désigne un individu de sexe mâle dont on parle : "Ce Monsieur devait errer dans les rues et surveiller soit le passage de notre fille, soit d'une autre jeune fille. La première personne qu'il a vue à sa portée a été sa proie", a supposé M. Rodriguez samedi. « Monsieur » désigne ici, en l'occurence, un criminel qui a enlevé une jeune fille de quinze ans. La majuscule mise par le néo-rédacteur ne se justifie absolument pas.

Pour les femmes, on ne dit pas madame, mais une dame, ou une grande dame : Une grande dame de la chanson. Les demoiselles n'existent pas, même s'il existe une « Grande Demoiselle » (Anne-Marie Louise d'Orléans, cousine de Louis XIV). Voir Dame.

Étymologie : monsieur est la contraction de Mon Seigneur, Monseigneur. Monsieur est le cas régime et messire est le cas sujet.

Montée : il y a de nos jours, sous la plume des rédacteurs d'articles, au moins deux types de montées :

  • la montée en charge : sens à définir : augmentation, accroissement, renforcement ? Exemple : Google promet une montée en charge progressive de son service, dont il dévoile les principaux aspects sur un site en français (01-Net point com, 29.06.2011). Autre exemple : Gérer la montée en charge d'un site : Cinq conseils pour envisager une amélioration... (Journal du Net point com, 01.03.2004). Ou bien : Gérer la montée en charge et l'administration d'un serveur est un vrai problème (Simple entrepreneur point com, 11.03.2008). Les informaticiens sont-ils tous haltérophiles ? Mais on peut trouver l'expression monter en charge dans d'autres contextes : [...] "de la même manière que nous sommes montés en charge rapidement, nous reviendrons vers les bases de départ" (déclaration de François Hollande, du parti socialiste, cité par Vingt Minutes point fr, 28.01.2013, à propos de la guerre au Mali). Nous sommes montés en charge = nous avons augmenté nos effectifs ? Nous avons exercé une plus forte pression ? Si le chef de l'État emploie un langage flou, comment espère-t-il se faire clairement comprendre ?


  • la montée en puissance : sens à définir, également : ça ne veut pas seulement dire qu'on acquiert plus de force ou de puissance, mais aussi qu'on se fait davantage remarquer, qu'on occupe plus de place, qu'on progresse de façon importante : augmentation, accroissement, progression... Provenance : vocabulaire du sport ? (automobile, moto ?) Ces enlèvements en série et ces assassinats sont l'indicateur le plus spectaculaire de la montée en puissance de la branche sahélienne d'Aqmi (Le Figaro point fr, 04.09.2011). Remarque de loteur : l'Aqmi n'est pas notre ami. Autre exemple : Natation : la France confirme sa montée en puissance aux Mondiaux de Shanghai (Le Monde point fr, 31.07.2011). Ou bien encore : Une raison à cette boulimie de tabac frelaté? Le prix du paquet, qui a flambé de 6 % en un an, mais aussi la montée en puissance d'une criminalité organisée alléchée par des gains colossaux (Le Figaro point fr, Boursorama point fr, 10.07.2012). Un dernier exemple : Elections après élections, la montée en puissance du Front National suscite l'émoi au sein de l'élite intellectuelle française (Agora-Vox point fr, 30.12.2015). Loteur ignorait qu'il y avait une élite intellectuelle française. Mais, dans la plupart des cas, la montée en puissance peut être rendue par progression, ou éventuellement par renforcement.
Ces deux expressions sont typiques de la néo-langue, toujours avide d'employer des termes flous et laids.

Étymologie : montée, du verbe monter, formé à partir de mont. Latin *montare, à partir de mons, -tis : mont, montage.

M.O.O.C. (Massive Open On-line Course, ou Cours en ligne ouvert à tous). Équivalent français = Formations en ligne ouvertes à tous (F.L.O.T.). Conception anglo-saxonne, et par conséquent dont il faut se méfier, d'une nouvelle pédagogie par télé-enseignement ou par l'intermédiaire d'internet, par exemple, où chaque apprenant (on ne dit plus élève) construit son savoir. Les M.O.O.C. sont fondés sur la théorie de la connectivité et sur une pédagogie « ouverte », qui s'appuient sur des réseaux de contenus et d'individus. Un exemple (un seul, parce qu'il est long, et puis loteur a faim) : Le cours est divisé en cinq semaines, qui correspondent peu ou prou aux différentes étapes de la conception d'un MOOC. Première semaine: le cadrage du projet. Quel est l'objectif recherché en termes de pédagogie ? Transmettre un savoir, fédérer une communauté, mettre en place des projets de façon crowdsourcée [avec participation des intéressés] ? Qui est le public cible ? Des managers, des entrepreneurs, des techniciens ? En quelques pages, les participants doivent réaliser un document de cadrage de leur propre projet de MOOC (La Tribune, 17.047.2014). Ce distingué charabia s'adresse à de distingués apprenants ou à de distingués appreneurs.


MOOC ? DekisMOOCton ?

Moquer : le verbe est normalement employé à la forme pronominale : se moquer de quelqu'un. Mais il y a une tendance actuelle à utiliser le verbe moquer à la forme active, ce qui est une erreur. Lu ce titre d'article dans : Un site signé UMP moque le local de campagne de M. Hollande. Ou bien cet autre exemple : Scalbert ! Exclamation sarcastique lancée pour moquer un journaliste qui annonce un info déjà traitée sur Rue89, ou déjà évoquée dans la rédaction. Ou encore : C'est par ce qu'elle est laide qu'on la moquait. Ou bien encore : "Le changement c'est maintenant", le slogan du PS déjà moqué et parodié. Moquer transitif est pris dans le sens de 'se moquer de', 'ridiculiser', 'tourner en ridicule', 'railler'. Relevé ce solécisme criant sur internet : Cannes en Espagne : RTL se moque CNN... et se plante ('se moque CNN' au lieu de 'se moque de CNN'). Tiens, encore un exemple, trouvé récemment sur un article web : Vous vous êtes complètement loupés (trompés ?), moque-t-il, parce que j'ai pu faire trois attaques, tuer plus de sept personnes et en blesser plusieurs, toujours selon .

Précision de Littré : « On notera que moquer a une forme passive, bien qu'il n'ait pas de forme active. On ne dit pas moquer quelqu'un ; mais on dit être moqué par quelqu'un. L'ancienne langue employait régulièrement l'actif ». Le Cnrtl indique que l'emploi actif est vieux ou littéraire, et est surtout utilisé au passif. Étant donné la qualité “ littéraire ” des articles actuels, il serait étonnant que cette forme fût réellement littéraire.

Apparemment, selon les recherches de loteur, cette dérive viendrait de nos amis Anglo-Saxons : The movie, "Innocence of Muslims," that mocks and insults the Prophet Muhammad caused demonstrators to attack a U.S. consulate in Libya. Encore une fois, loteur admire sans réserve le psittacisme des journalistes et néo-rédacteurs. Noter au passage l'usage illogique des Anglo-Saxons de fermer les guillemets après une ponctuation "...,". Peut-être que cette manie typographique va débarquer en France. Quant au substantif demonstrator, il signifie ‹ manifestant › en anglais.

Étymologie : origine obscure. Peut-être à rattacher à un radical *mokk, marquant le mépris, la raillerie. On a essayé de rattacher moquer au grec
μωκω̃ (môkô) : railler, mais il est difficile d'expliquer pourquoi il serait passé au français sans l'intermédiaire du latin. Enfin, d'autres étymologistes le rapprochent de la forme picarde de moucher (moucher quelqu'un).

Moraliser : le néo-verbe moraliser doit vouloir signifier, dans l'esprit de ceux qui l'emploient, le fait de rendre conforme à la morale les faits et gestes de la vie sociale ou politique. Ainsi le premier secrétaire du Parti socialiste Harlem Désir a proposé vendredi un référendum pour moraliser la vie politique... (A.F.P., L'Express point fr). Autre exemple : François Hollande a dévoilé mercredi son plan pour moraliser la vie politique française, qui inclut la création d'un office central de lutte contre la fraude... (Reuters). Ou encore : L'ONU veut moraliser le marché des armes, c'est-à-dire les armes qui ne sont ni chimiques ni nucléaires (Mondialisation point ca). Question : comment peut-on « moraliser » la vente d'instruments de mort ?

Substantif : moralisation. Dans le cadre de son plan de moralisation de la vie publique, le président François Hollande a annoncé que, dès le lundi 15 avril, les déclarations de patrimoine seraient rendues publiques pour tous les membres du gouvernement. (A.F.P.) Autre exemple : "Ce ne sont pas les mesures de moralisation qui vont changer quoi que ce soit. La population a été ébranlée dans ses profondeurs, il y a aujourd'hui une rupture de confiance avec le monde politique" (A.F.P., L'Express point fr). Étant donné que les mesures de moralisation touchent surtout la classe politique, doit-on en conclure que celle-ci est la plus corrompue des couches de la société ?

appel : « moraliser » signifie normalement : faire des réflexions morales, donner des leçons de morale. Cela sied bien à nozélites de donner de leçons de morale, quand un haut personnage de l'État vit en concubinage notoire avec une femme mariée non divorcée, au mépris de toute morale. On se souvient aussi d'un certain ministre du Budget qui prétendait lutter contre la fraude fiscale, alors que lui-même était un fraudeur (2012 - 2013). L'exemple doit venir de haut.

Étymologie : moraliser est fait d'après morale, qui vient de mœurs. Latin mos, moris : désir, caprice ; usage, coutume ; genre de vie, mœurs (le 's' de mœurs ne se prononce normalement pas). La « morale » en philosophie entend étudier les rapports de la vie en société.

Morbide : pour loteur, qui a eu le tort de suivre une éducation de type classique, l'adjectif morbide signifie : qui a rapport à la maladie. État morbide. Mais dans quel sens le rédacteur du titre d'un article de Yaourt!, citant l'A.F.P., utilise-t-il l'adjectif morbide dans l'exemple suivant : Pêche morbide dans le lac d'Annecy ? Le pêcheur était-il malade ? Ou les poissons ? Ou le rédacteur ? Apparemment, le rédacteur a voulu dire : pêche macabre, car six corps ont été repêchés du lac. A moins que ces cadavres ne fussent morts de maladie ?... Autre exemple, toujours pêché dans les eaux poissonneuses de Yaourt! : Un effet morbide de la crise économique : de plus en plus d'Espagnols choisissent de donner leur corps à la science... pour des raisons économiques. Macabre et non morbide, sans doute.

Et puis, à propos de macabre, loteur a pu lire dans divers organes de presse la phrase suivante concernant le tueur du Colorado (juillet 2012) : Selon Fox News, James Holmes, le tueur présumé (sic) d'Aurora, aurait envoyé 8 jours avant sa macabre fusillade un colis détaillant ses plans machiavéliques. Une fusillade macabre ? Sur l'air de La Danse macabre de Saint-Saëns ? Et puis « plans machiavéliques » pour dire simplement 'intentions de meurtre', ce n'est pas mal non plus.

C'était notre rubrique : « Les rédacteurs ne savent pas rédiger en français. »

Étymologie : morbide, du latin morbidus : malade, venant de morbus, -i : maladie.

Mort : synonyme : non-vie. Alors là, il ne faut pas en parler, sinon en termes on ne peut plus prudents. Il y a longtemps que les assurances-décès s'appellent stupidement et ridiculement assurance-vie, les assureurs feignant de confondre vie et mort, – ce qui est un comble. On parle du 'disparu' (cf. le roman The Loved One d'Evelyn Waugh, traduit pas Le Cher disparu), du 'défunt', de 'celui qui nous a quittés', de 'celui qui est parti' etc. sans parler de 'feu' (Feu la mère de Madame), ni du 'trépassé. On dit hypocritement : « Untel est décédé d'une longue et douloureuse maladie » (voir plus haut) et non « Untel est mort d'un cancer », énoncé jugé trop brutal, pourtant plus concis et surtout plus exact.

Parfois un journaliste annonce sérieusement la « mort tragique » d'Untel ou d'Untelle. Mort tragique de Marie-France Pisier : Elle s'est noyée dans sa piscine... Et le journaliste de poursuivre : La comédienne qui vient de nous quitter dans la nuit du 23 au 24 avril, [...], est morte tragiquement. Y aurait-il, par hasard, des morts comiques ? Un autre article annonce on ne peut plus sérieusement : « La comédienne s'est éteinte dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Cyr-sur-Mer » (s'est éteinte ; oui, elle est morte noyée).

Nouvelle intéressante, il peut y avoir des morts graves : Claire Chazal faisait état d'un grave accident d'autocar survenu près de Chambéry, lequel transportait des touristes Russes et s'est renversé sur une bretelle d'autoroute. Et la journaliste-présentatrice d'annoncer le bilan de la catastrophe : "20 morts, dont trois graves". Loteur n'est pas sûr, d'autre part, que la majuscule soit de mise pour Russes (« touristes russes »). Autre nouvelle, annoncée sur la presse du web : Un couple de retraités a été retrouvé mort à son domicile, grièvement blessés à la tête (Yaourt!). De plus, une fois, l'adjectif est accordé au singulier (mort), une autre fois au pluriel (blessés).

Et, pour parler d'un cadavre, on dit corps sans vie : « Devant eux, sur le sol, le corps sans vie d'un de leur collègue » (sic). Autre aberration, répandue par les journalistes de la french TV, le mot 'victime' (7) à la place de mort : « L'attentat a fait 4 victimes et 15 blessés ». Il en est de même des journalistes des télévisions slaves, en Bulgarie par exemple, qui parlent de jertvi (жертви, victimes) pour dire 'morts'. Les journalistes sont pour la plupart victimes du néo-crétinisme. Voir Euthanasie.

Quand les informaticiens parlent d'un « lien mort », ils ne l'ont pas euthanasié pour autant ; cela signifie simplement que le lien ne fonctionne plus, qu'il est inactif.

La mort est gommée par toutes sortes de mesures apotropaïques (8). Mais, événement le plus important de la vie d'un homme (avec la naissance), elle a suscité bien des mots d'esprit à certaines personnes en train de mourir. « Je meurs vraiment au-dessus de mes moyens » s'écria Oscar Wilde, recevant la note de son médecin. Et de Frédéric Dard cette parole mémorable : « Puisque notre destin commun est de finir dans un trou, fasse le Ciel qu'il ait du poil autour ! ». La mort et la petite mort se rejoignent.

Les causes de la mort sont multiples : vieillesse, maladie (cancer, crise cardiaque, etc.), accident (de la route, catastrophe aérienne, etc.), catastrophe naturelle, guerres (un peu partout), assassinat (par exemple : Le Bataclan en nov. 2015), pollution (maladies respiratoires, etc.). Mais il semble que les causes les plus fréquentes de la mortalité soient les empoisonnements par les produits chimiques que les industries agro-alimentaires déversent dans les produits de consommation, dans l'alimentation du bétail, etc. Ceci est la cause de l'augmentation considérable des cas de cancer, d'Alzheimer, d'A.V.C., de diabète, etc. qui font plus de victimes que les guerres. Les plus grands assassins en série du monde seraient donc, d'après loteur, les industriels de l'agro-alimentaire.

Étymologie : latin mors, mortis : mort. Verbe morior, mortuus, mori : mourir. Vieille racine indo-européenne ayant donné mors, mortis en latin, mort en français, muerta en espagnol, смерть (smert' : mort) en russe. Les Anglo-Saxons ont une racine *diw / *dej, ayant donné to die en anglais, Tod en allemand, et aussi давить (davit') écraser, étouffer en russe.

Mosaïque : ce mot ne désigne plus des petits morceaux de faïence de différentes formes et couleurs pour faire des compositions artistiques sur des sols ou des murs. Une mosaïque de nos jours c'est le sommaire, la liste des canaux (chaînes) que vous pouvez voir sur votre écran quand vous avez souscrit à une offre de télévision numérique. Un fournisseur multimédia annonce : L'ordre des chaînes sur la mosaïque va être changé (on s'en fout moque totalement).

Étymologie : emprunt à l'italien mosaico, du latin musivum, emprunté au grec
μουσει̃ον (mouseion) : musée, ou ce qui se rapporte aux muses, parce que ce mode de décoration fut d'abord utilisé dans les grottes dédiées aux muses. Le mot musique vient également de muse.

Mot de passe : pour toute opération informatique (ouverture d'une séance de travail, accès à la messagerie...), on a besoin d'un identifiant et d'un mot de passe. Le mot de passe (code d'accès) est le plus souvent crypté, de sorte qu'on ne voit pas ce qu'on tape, ce qui est source d'erreurs et de perte de temps. Mais la paranoïa étazunienne est telle que, même sur son propre ordinateur, les mots de passe sont cryptés. Un mot de passe, c'est un mot, ce sont quelques mots que l'utilisateur d'un ordinateur est donc obligé de taper au clavier quand l'ordinateur demande : « Qui va là ? ». On peut répondre : « Vive la France », « Alléluia », ou ce qu'on veut, pourvu que ce soit suffisamment tordu ou difficile. Statistiquement, les mots de passe les plus utilisés en France sont : « 123456 » et « azertyuio de poele ».

P.S. qui n'a rien à voir : un mot de passe n'est pas nécessaire pour entrer dans un hôtel ou une maison de passe.

Étymologie : mot, du latin muttum : mot, grognement ; verbe muttio, muttire : grogner, murmurer, marmonner. Origine onomatopéique : faire mou-mou.

Passe, du verbe latin pando, passum, pandere : étendre, déployer, ouvrir. Passus : pas. Passare : traverser.

Moteur de recherche (calque) : traduction mot à mot de l'anglo-américain search engine. En français : système ou service de recherche, outil de recherche. Gougueule est le plus puissant des moteurs de recherche sur internet. Comme pour tous les moteurs, il faut du piston pour y être cité en bonne place. Et, évidemment, si vous y mettez le prix, vous serez cité dans la première page du résultat des recherches, tandis que si vous laissez faire les liens normaux, vous n'apparaîtrez qu'à la ixième place. Dans ce cas-là, on peut parler de moteur à deux temps.

Étymologie : moteur, du latin motor : celui qui berce, celui qui remue. Verbe moveo, motum, movere qui a donné mouvoir.

Recherche, déverbal de rechercher, formé du préfixe re-, + verbe chercher. Du latin circo, circum, circare : faire le tour de, parcourir, venant de circus : cercle. Cf. cirque. La recherche sur Gougueule, c'est un véritable cirque.

Mots interdits : dans le cadre du politiquement correct et du terrorisme intellectuel perpétré par certaines minorités, certains mots sont désormais interdits. Loteur a essayé de les recenser dans un petit interdictionnaire (dictionnaire de mots interdits) :

  • Arts primitifs : il faut dire arts premiers.
  • Banane : fruit bourré de vitamines, mais aussi de préjugés raciaux (allusion aux singes).
  • Blanc (homme ~) : il faut dire caucasien ou leucoderme : « il a rendu des terres à de nombreux fermiers leucodermes » (Kémi Séba en parlant de Robert Mougabé).
  • Civilisation : il faut dire Culture.
  • Civilisation française : il faut dire Culture française.
  • Colonie(s) : surtout ne pas en parler. Même le Robert a eu droit aux foudres de la part d'associations communautaristes, qui interdisent de parler français.
  • Colonisation française : surtout ne pas en parler.
  • Détail : mot suspect depuis le fameux détail de l'histoire de Le Pen. Démerdez-vous pour trouver un synonyme. Même le ministre F. Fillon a eu des problèmes quand il a parlé de 'détail'.
  • Droits de l'Homme : il faut dire Droits de l'Humain
  • Élite, élitisme : il n'y a plus qu'une masse indifférenciée, une fange culturelle made in Édukassion national.
  • Français de souche : il faut dire personne leucoderme vivant depuis de nombreuses générations sur le territoire français, ou beaucoup mieux, selon une houri, nourrie de haine envers la France : un sous-chien.
  • HH (ou 88) : totalement et absolument interdits. Si vous habitez au N° 88 d'une rue, d'un boulevard, d'une avenue, déménagez.
  • Immigrés, immigration : il faut dire populations favorablement accueillies, ou mieux une chance pour la France.
  • Nègre : il faut dire personne de couleur ou mieux personne mélanoderme.
  • Noir : comme dans 'tableau noir'. Il faut dire tableau de couleur.
  • Parler petit-nègre : il faut dire langue à perfectionner.
  • Primitifs : il faut dire Premiers comme dans Arts premiers.
  • Quenelle : plat surtout apprécié, selon la doxa officielle, par les néo-nazis.
  • Race : il faut dire ethnie.
  • Religion : ne surtout pas parler des religions des barbus.
  • Sous-développé : il faut dire émergent.
  • Valeurs françaises : il faut siffler ou huer à l'énoncé de cette expression.
  • Z (la lettre ' z '). On ne sait pas pourquoi.

Mot : mot, du latin muttum : mot, grognement ; verbe muttio, muttire : grogner, murmurer, marmonner. L'origine de ce verbe est onomatopéique : faire mou-mou, meu-meu, émettre un grognement. Le langage est la plus grande conquête des singes anthropoïdes.

Interdit, participe passé du verbe interdire, du latin interdico, interdixi, interdicere : interdire, littéralement : dire entre. Interdicere jus : invoquer une loi, contester, et par la suite défendre, interdire.

Mots savants : on pensait que cet attrape-nigaud était fini, terminé, liquidé, à savoir balancer des mots savants (ou prétendus tels) dans les réclames pour tel ou tel produit, à la télévision ou dans les magazines. Apparemment, les publicitaires n'ont pas fini de frapper et ces mots savants, prétendument destinés à faire sérieux et même scientifiquement prouvé, ne cessent de fleurir dans les réclames. On assiste donc à une recrudescence de termes comme : acide hyaluronique (qu'on trouve dans la synovie), parabène (agent chimique cancérigène), zinc pyrithione (pyrithione de zinc : agent chimique potentiellement nocif), et tous autres vocables à la poésie intense, destinés à appâter les gogos. Question : Quousque tandem (jusqu'à quand) les publicitaires, au cerveau garanti sans parabène ni neurone – mais avec alcool ou cocaïne intégrés, se foutront-ils de la gueule des consommateurs ? Voir Oméga-3, Parabène.

Mouarf : cette interjection distinguée semble vouloir désigner quelque chose de drôle, de marrant, de supérieurement rigolo. On la trouve très souvent dans les commentaires sur internet. Elle indique une chose envers laquelle on prend de la distance par le rire ou l'ironie. Elle semble correspondre à : laissez-moi rire ! Moulé à la louche , mouarf ....... (les points de suspension à n'en plus finir sont dans le texte initial). Bingo, comme dans l'Odyssée de l'espace ! Mouarf ! Autre exemple : Dans le secret de sa conscience, le conseiller en image (moouarf) a dû faire ce raisonnement à la hussarde ... Une citation : BLORPER : C'est faire des « Blorp » quand tout le monde fait des « Mouarf » et des « Mouhaha » (???)

Variante : mouaaaarf, exemple : "La gueule enfarinée"... Mouaaaarf...(j'adore). Autre variante : mhouahahaha. Mhouahahaha, je revisionnais hier soir justement "des paroles et des actes" où, on le voyait éructer sa haine envers MLP en lui coupant la parole !

Le « mou » antéposé imite peut-être le mouvement des lèvres lors de l'éclat de rire (?)

Mouiller (sa chemise, son maillot) : cette expression, qui sent la sueur et qui est fort peu ragoûtante, est fort prisée des journaleux, sportifs ou autres, et même d'hommes ou de femmes politiques pour dire : faire des efforts, s'efforcer, s'impliquer, se retrousser les manches, travailler durement sur quelque chose, s'engager à, (en) suer. Européennes - Pervenche Berès : "Juncker n'a jamais mouillé sa chemise" pour un salaire minimum européen (citée par Le Point point fr, 29.04.2014). Le vocabulaire du sport déteint encore une fois sur le parler journalistique et la langue de tous les jours. Voir le Vocabulaire du sport.

Étymologie : mouiller, du latin mollio, mollir : rendre mou, amollir. Dérivé de l'adjectif mollis : mou. Le fait de mouiller rend mou.

Chemise, bas latin camisia. Origine inconnue.

Moult (prononcer moute) : du latin multum (beaucoup). Moult est un adverbe – et il est donc invariable ; il est cependant utilisé de façon chic et choquante par nombre d'ignares prétentieux. L'on peut ainsi lire sur un blog : Selon leur avocat Me X., et après moultes tergiversations, François et Ségo demandent 150 000 euros pour atteinte à la vie privée et diffamation. Et sur un autre blog : [...] ce sentiment global de culpabilisation que d'autres dans les media ( avec moultes penseurs et intellos à la pensée unique ) veulent nous imposer. Ce qui est curieux donc, c'est qu'on commence à rencontrer la graphie aberrante « moultes » alors même que moult porte sur des substantifs masculins : ... quand un président de la république s'affiche à Disneyland en compagnie de sa moitié en ayant au préalable convoqué moultes photographes prenant leurs clichés au flash, de nuit... ou bien encore : c'est pas parce que je reviens des Halles où j'ai rencontré moultes amis... Un exemple avec un masculin pluriel : [...] plusieurs couches de protocoles s’exécutent les unes-au dessus des autres, selon un modèle défini par l’OSI (7 couches différentes, contenant chacune moults protocoles...). Cette dérive orthographique doit provenir de la prononciation fautive *moult (au lieu de moute). Apparemment moult est senti dorénavant comme adjectif. En latin, en effet, il y avait l'adjectif multus, multa, multum : nombreux. Mais il serait étonnant que ceux qui emploient l'adverbe moult connaissent (connussent ? connassent ?) le latin.

Étymologie : du latin multum : beaucoup. Vieux français molt, mout.

Mouvance : en vieux français, c'était la dépendance d'un fief par rapport à un autre (Littré). En droit féodal, cela désigne l'ensemble des fiefs et arrières-fiefs soumis à l'hommage à un souverain. Est devenu synonyme de sphère d'influence, avec un caractère un peu flou, mouvant, parfois insaisissable : la mouvance surréaliste, la mouvance Al Qaïda... On est loin du droit féodal. Synonyme approximatif : nébuleuse. Voir Danger.

Étymologie : dérivé de mouvoir, mouvant. Du verbe latin moveo, motum, movere : mouvoir, remuer.

Mouvement social : euphémisme gentillet, synonyme édulcoré et socialement correct de grève. Par suite d'un mouvement social, un retard d'une heure est à prévoir pour le prochain train. Ces mouvements sociaux sont en fait des mouvements anti-sociaux, destinés à faire chier les usagers.

Synonymes : arrêt de travail ou conflit social.


Un mouvement social
Avec l'aimable autorisation du dessinateur Delucq
Le site de Delucq

Étymologie : mouvement, mouvoir, du verbe moveo, movere : mouvoir.

Social, latin socialis, venant de socius : compagnon, associé. D'un radical *seq, qui veut dire suivre. Verbe sequor, secutus, sequi : suivre, qui a donné de nombreux dérivées : séquence, conséquence, persécution etc.

MP3 : type de documents sonores numérisés et compressés (et donc de qualité réduite) que les 'jeunes' (prononcer djeunz) écoutent avec ravissement sur leur 'walkman' (baladeur). Mais la qualité, même pour la musique, est-ce bien nécessaire pour les jeunes branchés ? Voir Lecteur mp3.


Mozart : Pour parler de Mozart, il faudrait tremper sa plume dans l'arc-en-ciel (D. Diderot). Ce n'est pourtant pas là l'avis des publicitaires qui se servent du Rondo alla Turca (La Marche turque) pour illustrer une réclame pour ... des installations sanitaires où il n'est pourtant pas question de W.C. à la turque (alla turca). Quelle mentalité de chiotte, ces publicitaires ! Pour une fois qu'une réclame publicitaire n'est pas accompagnée de rap ou de musique moderne ... merdique.

Biographie d'après Wikipédia.

Mr : abréviation qui s'emploie dorénavant chez tous les néo-crétins au lieu de M. pour dire Monsieur. Importation illicite de l'anglo-américain Mr. (Mister, avec un point après le r). Dans le même esprit, on peut trouver Dr. au lieu de Dr (Docteur).

Étymologie : anglais mister, variante de master, du français maître (vieille forme : maistre).

MST : Maladie Sexuellement Transmissible [calque probable et stupide de l'anglo-américain pour désigner une Maladie Transmissible par voie Sexuelle]. Équivalent proposé : maladie vénérienne. Vénérien vient de Vénus, déesse de l'amour. Ça, ça signifie quelque chose ! Avec « MST », on ne baise plus. Et le mot transmissible est ridicule ici, comme si on transmettait un flambeau. Et ça évite le mot 'contagieux'. Adieu les bonnes vieilles blennorragies, les bonnes vieilles syphillis. Il n'y a plus que le sigle MST, pour cacher toutes nos chtouilles et nos chaudes-pisses (ne pas confondre avec green-pisse), toutes nos véroles et autres joyeuses misères. Tout ça, ça manque de poésie.

« Et l'on s'en fout
d'attraper la vérole ! »
(air bien connu)

va-t-il devenir :

« Et l'on s'en fout
d'attraper une MST ! » ?

Mais le ‘politiquement’ et le ‘médicalement’ corrects n'ont pas d'âme. Ils ne parlent plus que de syndromes et non plus de maladie ou de symptômes. C'est maintenant une manie et une maladie que de remplacer des concepts clairs et facilement compréhensibles par des sigles obscurs. C'est ainsi qu'on n'a pas encore trouvé de nom pour le Sida ou le SRAS, qui ne sont pour le moment qu'un acronyme ou un sigle (Syndrome d'Immuno-Déficience Acquis, Syndrome Respiratoire Aigu Sévère). À noter qu'en anglo-américain, on dit AIDS (Acquired Immune Deficiency Syndrome), ce qui ne nous aide pas du tout.

Qu'est-ce que ça veut dire, tous ces syndromes ? De plus l'emploi de sévère est ici un anglo-américanisme (sévère ≈ grave). Il vaut mieux dire, au lieu de SRAS : Syndrome de détresse respiratoire aigu, ou SDRA. Quand on donnera un nom à la maladie, peut-être qu'on pourra la guérir. Et puis, le syndrome n'est pas un terme pour définir une maladie : c'est un ensemble de signes, de symptômes. A tel point qu'on peut parler du syndrome de Stockholm, – qui n'est pas une maladie suédoise.

Il y a maintenant pire que la MST, c'est I.S.T. (ou IST : Infection Sexuellement Transmissible) : c'est tellement aseptisé que ça ne veut plus rien dire. Des chercheurs américains expérimentent un anneau vaginal nouvelle génération. Véritable alternative au préservatif, il protègerait la femme qui le porte à la fois des grossesses non désirées et des IST comme le VIH ou l'herpès génital (Top-Santé point com, 13.08.2015). Autre exemple : [...] avec risque de grossesse et de transmission d'ISTs (Wikipédia). Remarquer le monstre « ISTs ».

A signaler que pour l'inénarrable Éducation nationale, MST signifie : Maîtrise de sciences et techniques. Voilà qui est poivré.


Une MST est-elle un diplôme ou une maladie vénérienne ?
Ou comment la plupart des étudiant(e)s attrapent leur première chtouille à l'université.
Noter ici les différents « Masters » ; les anciennnes Maîtrises n'existent plus.
Noter également le mot « Magistère », dans un sens qu'il n'a jamais eu.
L'Éducation nationale nouvelle est arrivée !

Étymologie : pour maladie, voir Longue maladie. Pour sexe, sexuel, sexuellement, voir Harcèlement sexuel.

Transmissible, adjectif verbal d'après transmettre, du latin transmitto, transmissum, transmittere, de trans : au-delà, et mittere : envoyer.

Mug (prononcer mʌg ou meug) : pourquoi s'emmerder à parler français, alors qu'il existe des tas de mots anglais imprononçables et merveilleusement laids ? Ainsi il vaut mieux dire mug que tasse, chope ou godet. Mug a en outre l'avantage d'être onomatopéique, et fait penser au meuglement d'une vache, puisque les mugs sont destinés, entre autre, à recevoir du laid.

Étymologie : mot d'origine scandinave.

Multi-culturalisme (barbarisme) : le multi-culturalisme désigne la coexistence et l'égalité des différentes cultures sur un même sol (= pluralisme culturel). Ce multi-culturalisme est nettement orienté non pas vers la diversité des cultures (chose louable en soi), mais vers la diversité raciale ou, – comme on dit artificiellement et à tort aujourd'hui –, vers la diversité ethnique. Comme certaines cultures prétendent être plus égales que d'autres, le multi-culturalisme est devenu synonyme de cloisonnement culturel, c'est-à-dire de bordel social, et non de melting pot.

Remarque du 16 octobre 2010 : selon le chancelier allemand, Mme Angéla Merkel, le multi-culturalisme n'a pas été une solution pour l'intégration en Allemagne, et abaisserait même le niveau culturel de ce pays. « L'instauration d'une société multiculturelle, où chacun prendrait plaisir à vivre côte à côte, a fait faillite », déclara-elle. « Nous nous sentons liés aux valeurs chrétiennes [...] Celui qui n'accepte pas cela n'a pas sa place ici ». Ach so ! A méditer pour la France.

Voir Communautarisme. Peut-être applique-t-on au pied de la lettre : « L'ennui provient de l'uniformité ». Et on ne s'ennuie jamais dans une société multi-culturellle (jets de pierre, voitures incendiées...)

Étymologie : multi, adverbe issu du latin multum : beaucoup. Culturalisme, fait visiblement d'après culture, voir Culture.

Multi-linguisme (néologisme) : reconnaissance officielle d'autres langues sur le territoire français. A côté de langues dites « régionales » (basque, breton, catalan...) se sont adjointes des langues étrangères, comme l'arabe ou le turc, à tel point qu'on se demande s'il n'y aura pas bientôt un bac arabe ou un bac turc sur le territoire de la République française. De toute façon, le français est tellement honni, déprécié et malmené qu'il est à se demander s'il ne va pas bientôt être remplacé par l'anglais, ou plutôt par le globish, ce honteux ersatz d'anglais.

Étymologie : multi, du latin multum : beaucoup, et linguisme, de lingua : langue.

Multimédia (néo-barbarisme) : néo-concept réunissant l'audio-visuel (sons, images, animations et textes) et les techniques informatiques modernes de communication. Favorise grandement la paresse intellectuelle, l'inculture et l'illettrisme. Internet, le multimédia et les nouvelles tentations de l'illettrisme (Agora-Vox, 11.07.2005). Ce phénomène frappe surtout les jeunes, mais pas uniquement.

Étymologie : multi, du latin multum : beaucoup ; pour media voir la rubrique Media.

Multiplié par : le signe « multiplié par » se rend en informatique de deux façons, toutes deux fausses : * (étoile) et x (ixe). Le véritable signe 'multiplié par' est × qui n'est pas un ixe ( × n'est pas x ). Mais il faut donc coder ce signe (alt-0215 sur un clavier Windaube, ou &# + 215; en html), qui n'existe pas sur les claviers, alors que les signes + et - y figurent. Pour la division, l'on est obligé de taper sur / (barre de fraction), ou taper alt-0247 (ou coder &# + 247; en html), car ÷ n'existe pas sur les claviers. Les caractères × et ÷ marchent en informatique ; si l'on tape 2 × 2 dans la zone de recherche de Google, l'on obtient bien 4, et 22 ÷ 2 donnent bien 11. C'est seulement plus long à taper.

Étymologie : du latin multiplico, multiplicare (multi-plicare) : multiplier, augmenter, accroître. Multiplex : qui a beaucoup de plis, de détours, de replis ; complexe. Verbe de base plico, plicatum, plicare : plier. Grec : πλέκω (plekô) : plier, tresser.

Multitasking : néo-mot en provenance de l'anglo-américain, et signifiant tout bêtement multi-tâche, ou le fait de faire plusieurs choses à la fois. Selon de distingués psychologues du travail, Le "multitasking" - ou l'art d'accomplir plusieurs tâches à la fois - est un mythe de l'efficacité. Le cerveau ne sait faire bien qu'une seule chose à la fois (Infirmiers point com, 09.04.2013). Il ne s'agit pas ici d'un art, mais d'un faculté. L'article continue : Ce type de comportement, devenu banal en seulement quelques années, porte un nom: le «multitasking». La pratique, qui consiste donc à faire plusieurs choses à la fois, n'est évidemment pas idéale en termes de productivité. Elle entrainerait [sic] en plus des dégâts considérables sur le cerveau. Faire plusieurs choses à la fois rendrait donc idiot. Les grands joueurs d'échecs, qui jouent contre plusieurs joueurs, sont des idiots. Et Napoléon, qui faisait mille choses à la fois, était un grand idiot. C.Q.F.D.

Étymologie : multi, du latin multum : beaucoup, et task : tâche en anglais.

Mur : on appelle mur sur Face-book un espace virtuel sur lequel on publie ses photos de vacances, on affiche les fesses ou les seins de sa copine (à son insu, bien sûr) ; certains hommes politiques s'y affichent même en caleçons. Farce-book correspond à la pulsion voyeurisme / exhibitionnisme, dont le lecteur trouvera des analyses dans les livres sérieux de psychanalyse. Ces photos sont en général suivies de commentaires profonds et subtils : « Trop cool ! » « Génial ! » « Waouh ! ». Un seul exemple parmi des milliers (loteur a aujourd'hui la flemme de rédiger) : Et les commentateurs ne chôment pas non plus puisque 510 040 commentaires sont postés sur les murs Facebook au même moment (blogue de Dodji Danklou point free point fr, 14.08.2011). Noter l'expression étonnante « poster sur les murs ». Ces murs correspondent un peu aux albums latins, ou aux 大字報 (ta tseu pao [dazibao]), journaux muraux chinois.

Il existe une expression, en vogue chez les zamis face-boukiens, qui est « mur-à-mur », et dont loteur ignore la vraie signification : "Il ressort des analyses menées par la Commission nationale de l'informatique et des libertés que les messages incriminés par de nombreux utilisateurs semblent être exclusivement des messages 'mur-à-mur' et non des messages envoyés par l'intermédiaire de la messagerie privée de Facebook", indique-t-elle. Peut-être un truc de maçons ? Pour faire plus (améri)con, les internautes n'hésitent pas à écrire « wall-to-wall » : [...] les messages incriminés par de nombreux utilisateurs de Facebook semblent être exclusivement des messages 'wall-to-wall' ("de mur à mur"), et non des messages envoyés par l'intermédiaire de la 'messagerie privée' de Facebook... (Le Monde point fr, 02.10.2012). En anglo-américain de base, wall-to-wall signifie en continu, d'un bout à l'autre. Cette expression s'emploie en particulier pour les moquettes. Farce-book est au ras de la moquette.

Étymologie : du latin murus : mur, rempart.

Mur (aller dans le ~) : façon imagée de dire : on va à l'échec, on court à la catastrophe. Dérivé du vocabulaire de l'automobile. On ne sait d'ailleurs pas de quelle automobile il s'agit ; une marque étrangère, sans doute... Voir la Rue des Clichés.

Variante : dans le trou. Nos prix ne seront donc plus compétitifs, a-t-il déclaré au Parisien, Monsieur Montebourg n'y connaît rien en économie. La gauche nous amène carrément dans le trou.

Mur citoyen : le mot mur peut servir pour qualifier toute sorte d'obstacle contre un ennemi réel ou imaginaire. Jean-Christophe Cambadélis (PS) a appelé jeudi à «dresser un mur citoyen» contre Marine Le Pen et le FN en proclamant partout qu'ils sont «d'extrême droite», «une évidence» aux yeux d'Harlem Désir, premier secrétaire du PS. [...] « J'appelle tous les parlementaires, tous les démocrates à mettre sur leur blog ou site, statut Facebook, sur Twitter, poster partout (que) le Front National, Marine Le Pen est d'extrême droite. Dresser un mur citoyen ! Elle ne passera pas ! », poursuit le secrétaire national du PS à l'international (Libération point fr, 03.10.2013). On admirera au passage l'expression « mur citoyen », sans doute édifié par une nouvelle (franc-)maçonnerie. Cette expression, « mur citoyen », ne doit surtout pas être confondue avec 'mur mitoyen'. Noter « à l'international » (sur le plan international, au niveau international).

Mur des cons : en avril 2013 des magistrats professionnels ont orné un local d'un magnifique mur des cons, où sont épinglées les têtes de personnes (« cons ») qui ne plaisent pas à certains magistrats, – y compris la tête du père d'une jeune fille assassinée dans un train, et qui se plaignait des lenteurs de la justice. Ceux qui demandent justice sont-ils considérés comme des cons ?

Mur de la honte : pour les néo-crétins, mur érigé en 1961 par la RDA pour couper Berlin en deux : d'un côté Berlin Est, et de l'autre Berlin Ouest, avec le fameux point de passage « Point de contrôle C » (Check point Charlie, selon les Étazuniens). On en parle beaucoup dans tous les media (novembre 2009).

Pour les déportés, prisonniers de guerre (1939 - 1945) et leurs descendants, le « mur de la honte », c'est le mur des camps de prisonniers et des « camps de concentration ». A chacun ses valeurs. Ne pas oublier que la population allemande était complice, active ou passive, de l'horreur nazie.

Antonyme : Mur des lamentations.

Étymologie : pour mur, voir plus haut. Honte, de l'ancien haut allemand hônida ; vieux saxon honda : déshonneur, de même radical que le verbe honnir.

Musathérapy : ce mot n'est introduit que pour l'anecdote : pourquoi une terminaison angloïde en -y pour thérapie, mais avec un accent aigu sur le 'e' ? Lu sur Yaourt! pour elles. Beauté : Misez sur la musathérapy ! Suit la photo d'une séduisante jeune femme, croquant coquinement une banane.


La musathérapy, nous apprend-on, est une thérapie fondée sur la banane : Sous cette nouvelle appellation se cache pourtant un aliment dont les vertus sont connues depuis des millénaires : la banane (de musa en latin). D'après les souvenirs de loteur, confirmés par le Goelzer (dictionnaire français-latin), banane se dit « ariena » en latin. D'où sort cette musa, qui veut dire muse en latin ? Loteur va enquêter. Mais c'est vrai que ça fait joli : musathérapy, ou des soins prodigués par une muse. Espérons que la muse connaît son boulot parce que, pour le français (et le latin), elle repassera, toute jolie qu'elle soit.

Musclé(e) : violent, brutal et à la limite de la légalité dans la langue des journalistes. Interpellation musclée, interrogatoire musclé.

Et, puisqu'on est dans la rubrique Muscle, ce titre étonnant sur Yaourt! : Une muscle car comme on les aime. Et le rédacteur de poursuivre : L'essai d'une muscle car est toujours marquant. Les 580 ch de la Camaro ZL1 nous ont laissés sans voix ! Muscle en français est masculin, de même que le mot ‘car’, qui désigne un véhicule motorisé. Muscle car ? Que signifie cette expression, tout droit sortie des usines étazuniennes ? Une voiture (sur)puissante ? Une voiture dont on a dopé le moteur ? A remarquer que le rédacteur met la voiture au féminin (la Camaro ZL1), et non au masculin comme le font actuellement les publicitaires.

Autre exemple avec muscle : Washington montre les muscles. Des avions de combat américains F-22 ont quitté Okinawa pour atterrir en Corée du Sud. Avant on montrait les dents, maintenant ce sont les muscles.

Étymologie : musclé, participe passé du verbe muscler, du latin musculus : petite souris (apparence d'un muscle lorsqu'il est contracté). Musculus a ausi donné en français moule (le mollusque). Anglais mouse : souris, russe : мышь (mych) : souris, grec
μυ̃ς (mys) : rat, souris.

Musée de la connerie : recueil virtuel de toutes les énormités informatiques ou anglo-américanisantes, et de toutes les institutions bien-pensantes et 'politiquement correctes' qui traînent ici et là. Cet opuscule a la prétention de vous faire visiter un tel musée. Entrée gratuite, ouvert jour et nuit, sept jours sur sept.

Étymologie : musée, du latin museum, mot emprunté au grec
μουσει̃ον (mouseion) : temple des muses. Pour connerie, voir la rubrique Con.

Musique, music, zicmu : sorte de bruit très apprécié par les jeunes générations et les prolos de la culture. Diminutifs : zizique, zic. En novlangue ou néo-langue on dit : référentiel assourdissant. Cela n'a donc plus rien à voir avec la mélodie ou l'harmonie (arrangement de sons agréables pour l'oreille), c'est pourquoi chez les jeunes les termes music ou zicmu tendent à remplacer le mot musique, – concept du passé totalement dépassé. Et ce qu'ils entendent par music, ce sont des rythmes anglo-américains, du rap, de la techno, du scat, et autres rythmes qui n'ont de musique que le nom. On a remplacé la mélodie par le rythme. Les gens de couleur, semble-t-il, occupent une grande part dans la prétendue musique moderne avec de nombreux groupes qui se consacrent au rap et à divers bruits rythmés. C'est sur ces bruits que « chantent » des brailleurs hystériques ou violents, stimulés par la drogue et l'alcool, et qui vocifèrent en français de ou en globish incompréhensible – autre raison pour détester la musique moderne. On en prend, non pas plein la gueule, mais plein les oreilles. Pour célébrer le fait que les États-Unis fassent à nouveau ami-ami avec Cuba (mars 2016), on n'a rien trouvé de mieux que d'organiser un concert avec de fameux brailleurs, le groupe Pierre Rolling, connu pour ses glapissements hystériques, – symbole de l'art musical occidental. On en arrive à comprendre les crétins décérébrés qui interdisent la musicale occidentale dans certains pays islamisés. Voir Dance.

Par son omniprésence (radio, télévision, magasins et centres commerciaux, parkings etc.), la music fait partie du grand projet mondialiste de décérébration (décervelage) de la jeunesse et des citoyens, au même titre que les chaînes de télévision dites françaises avec les télécrans.Et, à ce propos, loteur se doit de faire une communication des plus importantes, destinée à faire prendre conscience aux générations actuelles de ce qu'il est advenu de la musique :

La musique n'est plus un art


La musique moderne est si peu musicale, et elle est tellement éloignée de la vraie musique qu'on parle maintenant d'industrie musicale pour désigner des œuvres sonores ou bruyantes, nullement artistiques : [...] voici un classement des personnalités de l'industrie musicale qui ont touché le plus d'argent l'année dernière. La liste se base sur des chiffres du magazine américain Forbes, spécialiste des classements (Charts in France point net, 02.09.2012). [...] Pure Charts se penche sur les 10 artistes les plus riches de l'industrie musicale cette année. On l'aura compris : la musique n'est plus un art, mais une industrie, soumise aux lois du mercantilisme anglo-saxon, et bidouillée à l'aide d'ordinateurs avec des logiciels spécialisés. On joue de moins en moins d'un instrument ; on « synthétise », et inutile d'avoir de l'inspiration : tout est préfabriqué. Le résultat de ces bidouillages constitue l'industrie dite musicale. Voir Chanson.

La musique moderne est si peu musicale, et elle est tellement éloignée de la vraie musique qu'on l'appelle « music » (prononcer
mju:zɪk). Il existe même maintenant des concerts pour sourds. Le Courrier International (18.11.2010) rapporte qu'un groupe de « metal » ( ? ) va organiser un concert pour les sourds aux Pays-Bas : "Un plancher vibrant propagera les rythmes de la basse et de la batterie, donnant l'impression d'être collé à un haut-parleur de 600 watts" et sept interprètes se relaieront pour traduire visuellement les paroles des chansons. C'est bien écrit : la prétendue musique n'est que rythmes et batterie.

La music détruit le concept de musique, agresse les oreilles, bousille les tympans et réduit les cerveaux en marmelade. Inutile d'ajouter que les références continuelles à la music anglo-américaine ne font qu'ajouter à la dégénérescence de ce que l'on peut considérer comme un des plus grands arts, dont les plus grands représentants ont pour noms : Rameau, Bach, Hændel, Mozart, Beethoven, Schumann, Schubert ... Il en est de même avec la peinture, ou façon agréable à l'œil de représenter la réalité. Les sociétés modernes semblent aimer le laid, l'informe et haïr le Beau. C'est satanique. La music anglo-saxonne avec le sport sont devenus les deux mamelles de l'abrutissement de masse à la french TV.

Une étude publiée le dernier trimestre 2011 passe en revue les goûts musicaux de nos gouvernants, et on y apprend qu'ils n'écoutent que de la marmelade sonore (chanteurs-brailleurs modernes). Les noms de Georges Brassens ou Léo Ferré émergent quelquefois, mais c'est rare. Nulle mention de Bach, de Mozart, de Beethoven... et inutile de parler de Buxtehude, de Rameau ou de Couperin, de Schubert, de Debussy ... Nicolas Sarkozy aime Mireille Mathieu et Johnny Hallyday. François Hollande confond Michael Jackson et les Stones (vu à Bourges). Giscard d'Estaing jouait de l'accordéon et Mitterrand appréciait Dalida. La musique est détrônée par la music. Si nos gouvernants ont des goûts de , inutile d'attendre quoi que ce soit de positif d'eux. Cela rappelle à loteur cette anecdote, puisée chez Nicolas Chamfort, qui écrivait que le Régent avait supprimé la musique lors des dîners royaux. « Quel triste règne se prépare ! », soupira un des musiciens.



Miniature représentant deux musiciens
Rien à voir avec la techno ni le rap.

(le site enluminure-medievale . com d'où est tirée cette illustration semble ne plus exister)

Étymologie : du latin musica : musique, mot emprunté au grec
μουσική (mousikê), sous-entendu τέχνη (technê) c'est-à-dire littéralement : art des muses. Il est à croire que les muses modernes n'ont plus l'oreille musicale.

Musique (~ de fond) : de plus en plus dans les films et les feuilletons télévisés, la musique de fond tend à couvrir les paroles des acteurs. Il faut avoir l'oreille fine pour percevoir les dialogues. Loteur a donc décidé d'apprendre à lire sur les lèvres pour comprendre les dialogues, couverts par les décibels . Inconvénient : quand il s'agit d'un film étranger, loteur doit se fier aux gestes pour comprendre. On devrait demander aux illustrateurs sonores de baisser un peu la musique de fond afin que l'essentiel soit porté sur les paroles des dialogues.

Mais cela est sans doute délibéré : musique = émotion, irrationnel ; on ne demande pas de réfléchir ni de comprendre. On demande d'adhérer viscéralement aux images. On rétorquera que, vu la minceur des dialogues, on ne perd pas grand chose. Certes. Et on vous abruitit (du néo-verbe abruitir = rendre stupide en raison du nombre de décibels [décimoches ?] trop élevé) au passage. On devrait étriper, empaler ou à tout le moins sodomiser les créateurs de telles « musiques » et ceux qui gèrent la bande son des néo-films, dont les réalisateurs misent plus sur les décibels que sur les dialogues.

La musique – en fait des bruits, des rythmes agressifs et sans réelle mélodie –, le plus souvent se fait envahissante : dans les parkings, les supermarchés ou « grandes surfaces », voire les salles d'attente ou même au téléphone (attente musicale), partout ce sont des musiques abruitissantes (voir plus haut la définition du verbe abruitir). Ces musiques sont soit ce qu'on appelle de l'« easy listening » (prononcer
i:zɪ lɪsənɪŋ, ce qui veut vaguement dire : « écoute agréable ». Ce sont des musiquettes censées plaire à l'oreille, et qu'on vous impose), soit des rythmes anglo-américains, qui vous cassent les pieds et les oreilles, et mettent vos nerfs à vif. « Easy listening », avez-vous dit ? Même la musique devient conne.

Étymologie : pour musique, voir rubrique précédente. Fond, du latin fundus : à la fois fond (d'un pot, d'une marmite) et fonds de terre, domaine, bien, propriété. Dans le sens d'accompagnement musical en arrière-plan, fond est un néologisme du XXe siècle.

Must (anglicisme et paléo-crétinisme, prononcer mʌst ou meust) : synonyme d'objet ou de produit qu'on se doit de posséder. Pour un passionné de musique comme moi, cet appareil est un must. Cf. les fameux musts de Cartier. Synonyme également de quelque chose qu'on se doit de faire : A Paris, visiter la Tour Eiffel est un must.

Signifie aussi : le meilleur, ce qui se fait de mieux, le fin du fin, c'est le pied : C'est le must de tutoyer le Président de la République, [...] car nous entretenons une amitié ancienne. Dans ce sens, les néo-crétins diraient maintenant : c'est le top.

Variante pleine, le must have, qu'on peut traduire par : ce qu'il faut avoir, ce qu'on se doit de posséder, obligé, indispensable donc ou, comme disent les néo-crétins, incontournable. Un exemple, pioché dans les terres fertiles de l'anglomanie délirante d'un magazine féminin (la mauvaise herbe pousse, hélas, bien) : [...] la culotte en coton est loin d'être aussi gnangnan qu'il n'y paraît. Et pour cause, la plupart des marques en ont fait leur must have. ‘Indispensable’ est un terme trop français sans doute, et donc à exclure.

Étymologie : un dictionnaire anglais précise : The noun meaning "something that has to be seen or experienced" is from 1892. Vieille racine germanique signifiant devoir, être olbigé. Cf. en allemand müssen.

Mutique : ce mot employé à contresens a été repéré sur les écrans radars de loteur en lisant une chronique de Yahoo-Cinéma à propos de l'actrice Nora Arnezeder : En réalité, pas de quoi s'extasier. Les deux premiers [films] ne lui offraient que des apparitions de belles plantes mutiques et le dernier, un petit film d'horreur, était dispensable. Loteur suppose que mutique doit signifier muet (?), confiné dans le mutisme (?), alors que mutique est un terme scientifique avec un sens bien spécial. « Mutique : terme d'histoire naturelle. Qui n'a ni pointes ni piquants, par opposition à mucroné, aristé » (Littré). L'actrice n'aurait donc aucun piquant ? Ce n'est pas gentil de la part du chroniqueur de cinéma de Yahoo. Autre exemple, piqué dans le livre de G. Davet et D. Lhomme : Le mutique et fidèle Jean-Yves Le Drian est invité à donner son avis. « Il a toujours été favorable à Valls, relate Hollande. Dès le mois de novembre, il me dit : "Tu devrais changer assez vite pour Valls." » (Un Président ne devrait pas dire ça). J-Y Le Drian, un ministre mutique (sans piquant) ? Pour un ministre des Armées, ça tombe mal. Un autre sens scientifique est : qui est atteint de mutisme, trouble psychiatrique caractérisé par une absence de parole. Ce qui n'est pas le même sens que « muet ».

Mutualiser : mettre en commun, regrouper (services, moyens, savoirs ...) pour économiser. N'a rien à voir avec nos Mutuelles. Substantif : mutualisation (regroupement), comme par exemple ; mutualisation de moyens de production. C'est vrai, je n'y avais pas pensé – ajoute loteur –, ça fait quand même beaucoup mieux de dire ou d'écrire mutualiser au lieu de regrouper.

Voici un exemple, cité par le journal Les Échos : « Y'a-t-il (sic) un risque client à mutualiser la ressource ? Non, pour lui c'est transparent !  » (Y a-t-il un risque pour le client si on utilise les mêmes services que pour un autre ? Non, il n'y verra que du feu). Loteur évite, dans la mesure du possible, les jargons professionnels ; mais les jargons économiques, commerciaux (et informatiques) semblent particulièrement gratinés par l'intrusion d'anglicismes stupides, parce qu'inutiles et qui entraînent des confusions de sens.

Étymologie : mutualiser, de mutuel, latin mutuum : emprunt, échange, réciprocité. Mutuus : réciproque, mutuel.

Mythe : récit légendaire, récit merveilleux en dehors de l'histoire. Adjectif : mythique. Voir la Rue des clichés pour des exemples modernes.

Étymologie : grec μυ̃θος (mythos), proprement : suite de paroles qui ont un sens, discours, récit, fiction, légende.




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Voir à la Lettre S la définition du mot Secte.     


Déclaration de l'ancien Président de la République, Monsieur Jacques CHIRAC : « Notre problème, ce n'est pas les étrangers, c'est qu'il y a overdose. C'est peut-être vrai qu'il n'y a pas plus d'étrangers qu'avant la guerre, mais ce n'est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d'avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d'avoir des musulmans et des Noirs [...] Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15000 francs (= 2 300 euros), et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50000 francs (= 7 650 euros) de prestations sociales, sans naturellement travailler... si vous ajoutez le bruit et l'odeur, hé bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela... » Ce discours, hélas, est toujours d'actualité.      


forum vient du latin for qui veut dire : tribunal. Ce mot est resté dans l'expression française for intérieur (= jugement ou tribunal de la conscience). Les modérateurs des forums sont de véritables juges sans pitié.     


L'utilisation du mot victime au lieu de mort n'est pas l'apanage des journalistes des french medias, puisque le même procédé est utilisé par les journalistes des media slaves, qui parlent de jertva (жертва : victime) au lieu de mort. Relevé dans la presse bulgare : Un attentat à Istamboul a fait 15 « жертви » (jertvi : victimes) et plus de 150 « ранени » (ranéni : blessés).      

apotropaïque : destiné à conjurer le mauvais sort.     





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