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« Les journalistes ne disent jamais la vérité, même quand ils la disent. »
Georges WOLINSKI







W : le W était la ligature de deux V (double V). Pour les Anglois, le W était la réunion de deux U (d'où le nom de 'double U' ["deubel you"]). Ce W servait en français à transcrire les noms étrangers, d'origine germanique.

WAG : cet acronyme, utilisé par les tabloïdes anglais (), signifie Wifes And Girl-friends, autrement cela veut vaguement dire : femmes et maîtresses (loteur refuse de traduire girl-friend par petite amie). Initialement, ce terme s'appliquait à celles qui partageaient la vie des fouteballeurs de l'équipe d'Angleterre. Mais il s'est, tout comme les pizzas et les jeans, internationalisé. Après vous avoir entre autres proposé de découvrir l'équipe type de la saison de Ligue 1, ou bien encore la composition de rêve de Ligue des Champions, place sans doute au onze de départ le plus attendu par vos yeux, celui des WAGs de l'été ! (Foot-Mercato point net). Remarquer le mot Ligue, au lieu de division. Les media français sont tellement imprégnés d'anglo-saxon qu'ils truffent leurs articles de termes anglo-américains à tout-va. Ne pas confondre WAG avec WOG (métèque, bougnoule). Éternelle remarque : utiliser des mots et des acronymes anglais appauvrit le français. L'anglais est une langue tueuse ; ceux qui véhiculent cette langue assassine (journalistes, rédacteurs, animateurs de télévision, publicitaires, informaticiens, etc.) se font les complices de l'assassinat du français.

() emprunter un tel terme aux tabloïdes anglais indique déjà le niveau de qualité du media cité.

Wannabe (prononcer ouanabi ; altération de l'anglo-américain want to be : je veux être) : depuis que les Filles Épicées ont lancé le 'tube' Wannabe, on trouve ce monstre linguistique un peu partout dans les sens de : ambitieux, qui veut réussir etc... Le Guide Du Parfait Wannabe (pourquoi des majuscules partout ?) Avis aux auteurs wanna-be ! (pourquoi en deux mots?)

Étymologie : wanna est la contraction de want to. Le verbe to want signifiait en vieil anglais être en manque, être en défaut. Want provient d'une racine indo-européenne *weno : signifiant laisser, abandonner, et qui a donné le latin vanus, en français : vain (vide).

Be (to be), être, exister, d'une racine indo-européenne *bheu, qu'on trouve dans le russe быть (byt') : être, en allemand dans les flexions du verbe être (ich bin, du bist), dans le latin fui, fuisti : parfait du verbe esse (être), et donc dans le passé simple français je fus, tu fus.

Waoooh ! (ou Waouh ! Waaoh !) : interjection passe-partout, tirée de l’anglo-américain. Signifie la surprise ou l’étonnement, parfois sur un mode admiratif. Pub : Windoze Vista : Waoooh ! (on est prié d'admirer au passage le niveau intellectuel de cette ‘pub’). On peut trouver la forme wow, reprise telle quelle de l'anglo-saxon : Wow! Ça c'est du 3D!


Wow ! Ça c'est Ouista !

Un compte Waaoh ! Wouah, quelle est bonne, celle-là !

Réclame pour un site de rencontres : ... « Elle est venue sur mon profil, ... on s'est envoyé des messages, et puis on a échangé nos numéros de téléphone. Au son de sa voix, waououh, le coup de foudre ! » L'acteur qui prononce cette interjection, le fait avec tellement de force et de conviction qu'on n'a pas envie d'aller plus loin. Notons au passage qu'ils se sont envoyé des messages avant de s'envoyer en l'air. Chaque chose en son temps. Certaines réclames (publicités) n'utilisent que l'interjection waouh ! pour toute une série de situations. Les publicistes nous prennent vraiment pour des chiens (de Pavlov). Loteur se tue et s'évertue à dire que la publicité – c'est de la merde : dialogues débiles, musiques crispantes, images grotesques, situations invraisemblables ou sans intérêt...

Origine : onomatopée.

Washington d'ici : on entend souvent à la télévision l'expression « Washington d'ici ». Loteur s'est alors demandé s'il y avait un Washington en France (Washington d'ici), face à un Washington de là-bas (Étazunis). Il y a bien une ville qui porte le nom de Paris aux Étazunis... Loteur a fini par comprendre que les journalistes ou chroniqueurs voulaient dire « Washington D.C. » (D.C. = district of Columbia), prononcé à la façon des Étazuniens. Snobisme déplacé, habituel des gens de télévision.

Wavy (anglicisme, et néo-crétinisme propre aux magazines féminins, prononcer weɪvɪ) : cet adjectif anglois signifie ‘ondulé’ en vieux-françois. Après avoir adopté un carré légèrement wavy, Sophia Bush donne du pep's à sa coupe en adoptant une frange longue et bombée (grazia point fr). Noter l'emploi du néo-adjectif pep's (tonus, vigueur, dynamisme), écrit à l'anglaise. Pour apprendre l'anglais-globish, lisez donc les magazines féminins.

Étymologie : wavy, nous apprend Etymonline, vient de wave + suffixe -y, du vieil anglais wagian : to move to and fro.

Wardrobing (anglicisme, prononcer wɔ:drəʊbɪŋ) : ce mot désigne une technique particulère de truanderie envers les commerçants. Définition trouvée sur un article web : Le "wardrobing", c'est une tendance en hausse : des client(e)s achètent des vêtements, généralement assez chers, les portent pour une soirée, un événement, puis les rapportent au magasin pour se les faire rembourser. Evidemment, cette tendance engendre des pertes conséquentes pour les marques (Yaourt pour elles, 24.10.2013). Noter l'adjectif « conséquentes » : importantes, considérables.

Jeu de mots anglois entre wardrobe : garde-robe, et to rob : voler, cambrioler.

Warning (anglicisme, prononcer wɔ:nɪŋ) : en français "normal" : feux de détresse. On peut aussi trouver : centrale clignotante. Le seul avantage du mot anglo-saxon, c'est qu'il est plus court. Lu sur un forum : J'ai retrouve ma twingo avec les warning allumes (sic, pas d'accent, warning au pluriel mais sans 's').

Étymologie : du verbe anglais to warn : avertir ; d'une racine germanique ayant donné en allemand warnen.

WC (water-closet) (anglicisme, prononcer wɔtə(r) klɒzɪt) : expression anglaise qui s’emploie de plus en plus au lieu de cabinet, petit coin, toilettes ou chiottes. Les Anglais nous font vraiment chier ! WC peut s’employer au singulier ou au pluriel. Attention à bien choisir votre nouveau WC. Ou bien : Les WC étaient fermés de l’intérieur (film avec Coluche et Jean Rochefort). Astuce d'un internaute : Si j'ai des restes de caca-cool (verres non finis ou canette restée ouverte) je les jette dans le WC – ça nettoie ! Voir Caca cool.

Étymologie : water, eau en anglais, vieille racine indo-européenne *wod / *wed * / *uder, ayant donné water en anglais, Wasser en allemand, вода (voda) en russe,
υδωρ (hydor) en grec, etc.

Les langues romanes ont une racine ag /aq : aqua en latin, agua en espagnol, eau / aigue / évier en français, italien acqua. Cf. sancrit ap ou apas.

Closet, normalement closed, du verbe anglais to close : fermer, venant du français clore.

Web (mot anglais signifiant toile d'araignée, prononcer web) : réseau mondial, qui étend ses ramifications comme une toile d’araignée. Les Anglo-Américains utilisent comme image la toile d'araignée, avec ses possibilités de pièges, de guet, de dévoration. On n'est pas du tout anonyme sur l'internet, mais on est la proie de toutes sortes de systèmes de surveillance. En français 'réseau' est une image un peu plus sympathique – ou moins antipathique (réseau = filet, avec ses mailles).

Étymologie : web, mot anglais signifiant toile, tissu, palmure (d'un palmipède)... Racine indo-européenne *webh, qui a donné to weave : tisser. Le sens de réseau internet est apparu en 1992.

Webmaster (anglicisme, prononcer web mɒ:stə(r) ; on rencontre parfois la forme francisée webmestre au Québec) : administrateur de site (page) internet. La traduction littérale ‘maître de toile’ serait curieuse, mais pas fausse. Évidemment, ça n’a rien à voir avec une toile de maître.

Étymologie : pour web, voir rubrique précédente. Master, du français maistre (maître), venant du latin magister : commandant, chef, maître.

Webzine (néologisme) : mot-valise, composé de web (réseau internet) + zine, abréviation par apocope de magazine. Un webzine est donc tout simplement un magazine sur le web, un site web d'information. Le Webzine Eurasie vous propose des articles, des interviews, l'actualité culturelle de l'Asie. Souvent, les webzines donnent plus d'informations, et plus objectives, que les magazines « papiers » traditionnels, rédigés par des journalistes classiques. En français, on pourrait dire ‹ magaweb ›, mais ça ne marcherait sûrement pas.

Étymologie : pour web, voir plus haut. Zine, magazine : emprunt à l'anglais magazine, issu du français (cf. magasin), par l'intermédiaire de l'italien magazzino, qui avait pris au XIIe siècle, à partir du sens de « dépôt de marchandises », celui de « dépôt ou recueil d'informations », puis de recueil périodique. Magasin, de l'arabe makhzen, pluriel makhâzin : dépôt de marchandises, venant du verbe khazan : rassembler, amasser.

Wifi : protocole de transmission sans-fil, à la norme 802.11, et présenté comme wireless fidelity ou fidélité sans-fil. On prononce ouifi, mais les branchés du sans-fil prononcent avec affectation ouaï-faï. Ce système de transmission de données par ondes électromagnétiques marche assez mal, mais est très en vogue. Tout le monde dit par exemple la Hifi (haute fidélité), mais les informaticiens et les néo-crétins informatisés s’obstinent à dire LE wifi. Un ordinateur avec wifi intégré. Ou bien : Les usagers du métro de la capitale pourront bientôt bénéficier du Wifi gratuit sur tout le réseau.

Synonyme : sans-fil. Ce qui peut donner des constructions amusantes, du type : avec le sans-fil : des pirates informatiques pouvaient avec le sans fil reprogrammer à distance ces implants [cardiaques] à l'insu du patient.

L'auteur, qui travaillait dans l'informatique liée à l'internet, atteste qu'il y a un grand nombre de personnes qui disent LE wifi, UN icône, et adoptent des tournures imposées par les informaticiens, sous la domination totale de l'anglo-américain. Mais loteur l'a maintes fois répété : l'informatique est le règne du charabia et de l'illogisme. Voir Icône.

Étymologie : wireless, sans-fil composé de wire : fil. Racine indo-européenne ayant donné le latin vieo, viere : filer, tresser, lier ; viria, viriola : sorte de bracelet. Le suffise -less, sans en anglais, vient d'une racine germanique ayant également donné to loose (perdre).

Fidelity, du français fidélité. Latin fidelitas, -tatis : fidélité, venant de l'adjectif fidelis : sûr, fidèle, loyal. Fides : foi, confiance ; cf. l'anglais faith : foi.

Wiki : un wiki est un système de gestion de contenu de site Web qui rend les pages Web librement et également modifiables par tous les visiteurs autorisés. Cf. Wikipédia, la fameuse encyclopédie sur internet, que loteur n'hésite pas à consulter.

Étymologie : le mot « wiki » vient du redoublement hawaïen wiki wiki, qui signifie 'rapide'.

Wikileaks : site de révélations surprenantes sur des sujets ultra-secrets. Par exemple, en novembre 2010, Wikileaks a révélé que Nicolas Sarkozy était « arrogant et autoritaire » et qu'« il était le président français le plus pro-américain depuis la Seconde Guerre mondiale », que Silvio Berlusconi était « incapable et vaniteux », que l'Iran était un « état fasciste ». Des révélations à tomber par terre. Heureusement qu'il y a Wikileaks, sinon on ne s'en serait jamais douté.

Il est cependant des informations qui sont de nature inquiétante. Ainsi, selon W.L., l'ambassade étazunienne à Paris ménerait une politique offensive d'approche des minorités musulmanes et africaines de banlieue, afin de les "conditionner" et de les manipuler (écrit en 2010). Si c'est exact, la France court un grand danger. Doit-on mettre ces « informations » en relation avec les attentats de Paris de janvier 2015 ?

Cela dit, les persécutions que subit Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, sont typiques de la mentalité à la fois hypocrite et terroriste de nos prétendues démocraties : J. Assange est accusé de viol d'une gamine parce qu'il a violé quelques secrets étazuniens. Quelles sainte nitouche, ces « démocrates » !

Détail qui ne manque pas de piquant : beaucoup d'hommes politiques français confondent Wikileaks avec Wikipédia. Ces mêmes hommes politiques condamnent internet avec la plus extrême virulence (cf l'interdit d'Éric Besson à propos de J. Assange) ; on ne condamne bien que ce que l'on connaît mal. Notre sublime sinistre de la Culture prétend, lui, interdire Wikileaks en France (2010). Goebbels, tu peux dormir en paix, la relève est arrivée !

Citation d'Assange constatant avec ironie et amertume l'esprit mercantile international :

Quelle est la différence entre Marc Zuckerberg (le créateur de FarceBook, élu l'Homme de l'année 2010) et moi ?

Moi, je vous livre des informations confidentielles sur des entreprises gratuitement, et je suis un chenapan.

Zuckerberg livre des informations confidentielles sur vous à des entreprises moyennant finances, et il est élu l'Homme de l'année.
Que J. Assange se rassure. Le Monde l'a nommé l' “ homme de l'année ” (22.12.2010).

Sur le modèle Wikileaks, on trouve aussi (février 2015) Swissleaks, un très gros scandale financier concernant un groupe bancaire international britannique (évidemment), dont les initiales font référence à deux villes chinoises (香港 et 上海). Dans ce scandale sont impliqués des dizaines de milliers de fraudeurs : maffieux, trafiquants de drogue, trafiquants d'armes, hommes politiques, hommes d'affaires, artistes, etc. Rien que du beau linge. Les banquiers, qui prélèvent des agios abusifs sur les comptes de simples particuliers pour quelques euros de découvert, s'en mettent plein les fouilles avec le blanchiment d'argent.

Étymologie : to leak : fuir, prendre l'eau, faire couler, être divulgué, pisser. Etymonline : « the figurative meaning "come to be known in spite of efforts at concealment" dates from at least 1832 » (le sens figuré : « être divulgué, malgré les efforts pour passer sous silence » date au moins de 1832). Old english leccan : humecter.

Windaube : système de gestion de disque mis au point par la secte Micromou. Ce système ne connaît que des bugs, des dysfonctionnements, des erreurs fatales (sic !), des « plantages », – sans compter les « failles critiques », les virus et les « Chevaux de Troie » – ce qui a fait son succès mondial. Les internautes sont sans doute masos.

Plusieurs choses caractérisent les produits de la secte Micromou et Windaube :
  • la cherté des produits (mercantilisme)
  • l'opacité des produits : rien n'est transformable ni modifiable ; on ne sait pas comment ça fonctionne
  • leur manque total de compatibilité entre eux. Ce qui fait que l'utilisateur doit tout le temps acheter de nouveaux produits « certifiés » par la secte Micromou (mercantilisme, escroquerie)
  • la bordélisation immense des produits de la secte Micromou, porte ouverte à tous les petits malins qui se font un plaisir d'envoyer virus, chevaux de Troie, vers de réseau et autres joyeusetés dans les ordinateurs des particuliers. Combien de données personnelles ont été perdues à cause de l'incompétence criminelle des programmeurs de la secte Micromou ? Loteur, qui a déjà subi ce genre de préjudice, note et conserve dorénavant tout ce qui est important sur papier.
  • l'espionnage, le traçage, le flicage permanent de l'utilisateur, que ce soit sur son propre système ou sur internet
Toutes ces raisons devraient persuader les utilisateurs de l'informatique (c'est-à-dire le monde entier) à passer sous des systèmes fiables (Linux, Unix...)

Voir Micromou.


Étymologie : mot-valise, composé de win abréviation de window : fenêtre en anglais, + daube : plat cuit à l'étouffée. Window est composé de "wind" : vent, et de "ow", venant de "auga" : œil, ouverture (Cf. allemand Auge) ; window, littéralement, c'est l'œil du vent, c'est une ouverture pour le vent. Mais on savait déjà que Windaube, ce n'est que du vent.

Daube vient du verbe dauber : battre, injurier, se moquer de. Même racine que le mot adouber.

Winner (anglicisme, prononcer wɪnə(r)) : remplace désormais les mots : ‘gagneur’, ‘vainqueur’, ‘gagnant’, ‘battant’, jugés trop français, donc trop futiles. Le héros du film est un winner. Si l’on gagne en anglais (winner), cela apparemment fait mieux, cela a plus de force. Il faut cependant se rendre compte qu’en adoptant de tels termes, ce sont les Anglo-Saxons les vainqueurs. Voir Looser (Loser).

Et inutile d'insister sur la fameuse expression, issue du milieu du cinéma : « And the winner is ... » (Et le vainqueur est ...) Ces sempiternelles références culturelles aux Étazunis sont lassantes. On en a plus qu'assez. Un peu d'imagination, que diable !

Étymologie : winner, gagnant, du verbe to win, venant d'une racine germanique signifiant gagner.

Wishful thinking (anglicisme, prononcer wɪʃfʊl θɪŋkɪŋ) : il faut maintenant un dictionnaire d'anglais pour lire des articles français sur un site français (leitmotiv propre à loteur). C'est ainsi que votre serviteur est tombé sur la phrase suivante : Mais quand on y regarde de plus près ou de plus haut, ce décryptage tient du wishful thinking (Atlantico point fr, 29.05.2014). Loteur pensait naïvement que wishful thinking voulait dire quelque chose comme vœu pieux. Erreur, car en regardant dans son dictionnaire Harrap's préféré, loteur apprit que cette merveilleuse expression voulait dire se faire des illusions, prendre ses désirs pour des réalités. En tout cas, le néo-rédacteur d'Atlantico aurait bien été aimable de donner la traduction, ce qui aurait évité à loteur de perdre de précieuses minutes pour consulter un dictionnaire et vérifier le sens d'une expression tout à fait (et même totalement) inutile.

Étymologie : aujourd'hui, j'ai la flemme de donner l'étymologie, tout comme le rédacteur de l'article cité plus haut a eu la flemme de traduire l'expression. Cherchez vous-même l'étymologie. Signé : loteur.

Wording (anglicisme, prononcer wɜ:dɪŋ) : choix des mots, formulation, surtout dans les menus informatiques ou les libellés d'articles commerciaux. L'attention de loteur a été attirée par un titre de L'Express point fr du 24.11.2008 : Le wording du jour: "Solutionner". Définition définitive trouvée dans un dictionnaire de marketing : Le wording désigne les problématiques de choix d'intitulés utilisés pour évoquer des catégories de produits ou des services aux consommateurs. Voilà qui éclaire tout.

Étymologie : wording, fait d'après word : mot, et signifiant « choice of words ». Word, d'une vieille racine indo-européenne signifiant parler, et qui a donné Wort en allemand, verbe en français, latin verbum ( Et Verbum caro factum est ).

Workaholic, workaholism (néologismes d'origine anglo-américaine) : le workaholic est ce qu'on appelle en français un bourreau de travail. Les Québécois utilisent les termes d'ergomane, d'ergomanie pour traduire les mots-valises mal-sonnants workaholic ou workaholism (work + a(lco)holic ou + a(lco)holism). Le travail est-il considéré comme une drogue ? Et ne pourrait-on pas traduire worhaholic par être accro au boulot, être prisonnier du boulot ? Lu sur un article de Yaourt! pour elles : La compétition est partout, et nous devons chaque jour faire nos preuves pour survivre dans le milieu hostile de l'entreprise. Mais comment savoir quand on en fait trop ? Comment devient-on workaholic ? Le workaholic en fait donc trop, il se donne trop à son travail, il se surmène. Un bourreau de travail, donc. Comme le chantait Henri Salvador :

« 
Le travail, c'est la santé.
Ne rien faire, c'est la conserver.
Les prisonniers du boulot
Ne font pas de vieux os
 »

Étymologie : pour workaholic, voir plus haut. Le mot serait apparu en 1968, et popularisé aux Étazunis à partir des années 1990. Ergomanie, ergomane, du grec ἔργον (ergon) : travail, et μανία (mania) : folie, démence.

Workshop (anglicisme, prononcer wɜ:kʃɒp ou werkchope) : atelier, puis établi dans le langage des bricoleurs. Mais workshop peut signifier 'atelier' dans un sens dérivé : groupe de travail. Tirée au palan à poulies cette couillonnade sur internet : Anette Lenz et Etienne Mineur ont animé le workshop Édition expérimentale digital + papier. Digital, semble-t-il, se rapporte à workshop. Dans tout ce charabia, loteur a compris qu'il s'agissait d'un atelier où l'on s'exprime avec les doigts et par écrit (???).

Étymologie : workshop, atelier, composé de work + shop. Pour work, consulter la rubrique étymologie de cette rubrique.

Shop : boutique. Shop vient de la même racine que le mot français échoppe. De l'ancien haut-allemand schupfa : boutique.

Wouah : cette joyeuse couillonnade est censée représenter le dernier produit de la secte Micromou. L'expérience Wouah est disponible dès maintenant proclame une pub. Prend-on les utilisateurs pour des chiens ? Wouah ! Wouah ! (oui, oui)

Origine : onomatopée.

Wrote (anglicisme, prononcer rəʊt) : on trouve souvent dans les blogues français (pour les autres blogues, loteur ne le sait pas) dans une série de commentaires l'indication : XYZ wrote... En lisant vite, on peut comprendre 'XYZ rote', ce qui n'est pas très distingué, même sur internet. Cette expression mochéconne veut tout simplement dire que XYZ a laissé un commentaire. Il est vrai que nombre d'internautes français auraient peine à comprendre : « XYZ a écrit... ».

Étymologie : wrote, passé du verbe anglais to write (
raɪt) : écrire, venant d'une racine germanique signifiant tracer, dessiner.

WWW : abréviation de world wide web, c'est-à-dire le réseau mondial de l'internet. On peut aussi dire la « toile ». Ce sont des autoroutes électroniques, permettant des communications mondiales de plus en plus rapides et agréables. C'est le monde à portée de la main ou d'un 'clic' de souris. Tous les escrocs internationaux, tous les terroristes profitent de l'internet pour tramer leurs petites affaires. Internet a aussi l'immense tort de véhiculer un anglo-américain de base (globish) comme langue de communication internationale.

Étymologie : world, d'une racine germanique, ayant donné world en anglais, d'un vieux mot worold signifiant vie humaine, humanité, vie sur terre, vie dans le monde, puis monde. Proto-germanique *wer : homme (cf. vir en latin).

Wide, d'une racine proto-germanique *widas signifiant loin, au loin. Pour web, voir plus haut.






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