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« Latin : est seulement utile pour lire les inscriptions des fontaines publiques. »
Gustave FLAUBERT
(Dictionnaire des Idées reçues : le premier glossaire du néo-crétinisme)

« On commence par céder sur les mots,
puis on finit par céder sur les choses
 »
Sigmund FREUD




Deuxième partie




Finaliser (néo-barbarisme) : ce verbe est utilisé dans le sens de finir, terminer, achever, parachever, accomplir, compléter, parfaire, conclure, mener à terme, mettre un terme, mettre la dernière main à, mener à bien, etc. par les néo-crétins qui aiment, pour une raison totalement inconnue de la logique ordinaire, amochir le langage. Il s'agit en fait, on l'aura deviné, d'un anglo-américanisme. Une fois la disquette finalisée (terminée), appuyez sur n'importe quelle touche. Ou bien : Votre commande vient de passer en réalisation. Elle sera finalisée (achevée) dans les plus brefs délais sous réserve de faisabilité (si cela est faisable, possible). Autre exemple : Si l'accord est finalisé (conclu), DSK, qui n'a jamais expliqué à la justice ce qui s'était passé dans sa suite de l'hôtel Sofitel, en aura fini avec les tribunaux américains (La Dépêche point fr, 10.12.2012, autres media P.L.C.C.). Ou encore : En informatique, on parle de versions « alpha » et « bêta » pour qualifier des versions non finalisées (achevées) de logiciel (Wikipédia). Les néo-verbes sont très pratiques ; ils ont un grand éventail de significations.

A donné le substantif dérivé finalisation comme dans : Un nouveau disque serait en finalisation (Le Figaro-Culture [sic], 25.08.2015). En finalisation : en cours d'achèvement ?

Étymologie : ce verbe n'est attesté que depuis le milieu du XXe siècle. Vocabulaire philosophique ou technique. Fait d'après finaliser, anglo-américian : to finalize, venant de final. Voir rubrique suivante.

Finalité : c'est normalement le caractère de quelque chose qui tend vers un but précis, c'est le principe des causes finales en insistant sur le « pourquoi », et non sur le « comment » (principe de finalité) ; c'est le fait, pour un être ou une chose, d'avoir un but assigné soit par la nature, soit par une volonté supérieure (vocabulaire philosophique ou théologique).

En néo-langue, cela veut tout simplement dire : but. Plus un mot est long, plus il insiste sur l'idée qu'il est censé représenter. À propos de Luc Chatel, ministre de l'Éducation dite nationale : Le ministre a même affirmé publiquement que sa « seule finalité » est « le seul bien-être de l'enfant » (les guillemets accolés aux mots sont du fait du rédacteur de la phrase, et non de loteur). Autre exemple : L'entreprise a une finalité qui ne peut se réduire à la maximisation du profit (creg point Ac-Versailles point fr). Les informaticiens sont particulièrement friands du mot finalité qui peut prendre les sens de 'but', 'fonction', 'objectif' etc. : La finalité d'un rootkit est d'obtenir un accès à l'ordinateur (backdoor) en toute transparence vis à vis de l'utilisateur (un forum informatique).

Étymologie : du latin finalitas, -tatis qui signifiait : désinence, terminaison, cas (d'un mot). Fait d'après l'adjectif finalis : final. Au XXe siècle, le mot finalité appartient plutôt au vocabulaire philosophique : théorie de la finalité.

Fini : ce participe passé est senti comme un adverbe, et est devenu invariable : Fini les vacances ! Fini les beaux jours ! (au lieu de finies les vacances, finis les beaux jours). Tiré d'un article sur les ampoules d'éclairage : En dehors des lampes de très faibles puissances, [...], fini donc les ampoules à filament de notre enfance. Un article trouvé dans Yaourt! porte cette illustration : Fini les jolies Miss Météo ? Peut-être est-ce compris comme : c'en est fini des miss, ou bien : c'est fini, les miss.



Fini les jolies miss météo


MAIS ==>

Finie la drogue


Rebelote : Fini les éboueurs.

Étymologie : verbe finir, du latin finio, finitum, finire : mettre un terme, limiter, délimiter, achever, mettre fin.

Finissant, finissante : apparemment il s'agit d'un étudiant qui vient de terminer un cycle d'études. La doyenne du département d'éducation de l'Université a refusé de donner à la finissante son diplôme. Ce vocabulaire finit par lasser.

Fins : buts, desseins. Cf. l'expression « à toutes fins utiles »... Peut aussi faire l'objet d'une formulation bizarroïde, trouvée sur Agora-Vox : « Pour les fins d'un éclairage complet... » (afin d'apporter un éclairage complet, ou tout simplement : pour un éclairage complet).

Fissurer (se ~) : c'est le propre de toute coalition, surtout occidentale, quand les intérêts des coalisés divergent. C'est ainsi que la plupart des journalistes de la french TV annoncent sérieusement : La coalition se fissure à propos des divergences sur l'opportunité des bombardements (frappes) contre la Libye. On craint que le mur de la coalition ne s'écroule.

Emploi inattendu du verbe se fissurer, dans le sens de se ternir, s'altérer, être discrédité, être déconsidéré. Aujourd'hui, un an après l'arrestation de l'ex-chef du FMI, l'image de l'ex-femme de chambre du Sofitel continue de se fissurer, cette fois à cause des mauvais traitements qu'elle aurait infligé (sic) à sa fille adolescente (20 minutes point fr). Une image qui se fissure ? Était-elle peinte sur un mur ?

Étymologie : du latin fissura, venant du verbe findo, fissum, findere : fendre. De ce radical vient le mot français fesse, qui initialement signifie la fente entre les deux lobes charnus qui font le charme de maintes gentes dames et damoiselles. Dire la fente des fesses est donc un pléonasme manifeste (manifesse ?).

Fitness (anglicisme, prononcer fɪtnɪs) : sorte de gymnastique, qui se préoccupe de la santé du corps, et les centres de fitness, ce sont tout simplement des centres de (re)mise en forme. A énormément de prolongements commerciaux, car la santé, surtout en ce qui concerne la minceur, est un créneau porteur : alimentation, vêtements, matériel de culture physique, coaching musculo-cérébral... Quelque soit [sic] votre niveau et votre cours favori, vos coachs Domyos vous accompagnent et rendent votre pratique du fitness plus plaisante et motivante ! (site Domyos point fr). Noter « « quelque soit votre niveau et votre cours favori » : quels que soient votre niveau et votre cours favoris... Également « vos coachs Domyos » : les profs, les formateurs, les entraîneurs de Domyos.

P.S. On nous signale qu'en Belgique se sont rècemment ouverts des centres de fritness, où,on peut savourer toutes sortes de frites, cuites à la graisse de cheval, à la graisse de bœuf, à la graisse d'oie, à l'huile de tournesol, à l'huile de colza, à l'huile d'arachide, à l'huile de pépins de raisin, à l'huile de coude, etc. Les pommes de terre utilisées sont surtout des Bintje de type BF-15, très répandues dans la région des Flandres belgo-flamandes.

Étymologie : fitness, de l'adjectif anglais fit, of unknown origin (etymonline). En anglais, fitness signifie (être en) forme, condition physique, culture physique..

Fixer : actuellement, on ne neutralise plus un incendie, on ne le circonscrit plus, on le fixe, comme par exemple dans cette dépêche d'agence : Marseille: incendie fixé à l'entrée du massif des calanques, 60 hectares brûlés. Également dans le langage populaire : On se fixe ! (Ne bougez pas !)

Et que signifie fixer dans la phrase suivante : Comment fixer la lenteur Outlouk 2003 : problème de chargement ? Réparer, éliminer, résoudre ? Autre exemple : C'est vrai qu'on a pas pensé à hacker nos propres pace-maker [...] et qu'on doit bosser pour trouver un moyen de fixer ça car des vies sont en jeu. De même que dans le jargon informatique, on fixe des virus, c'est-à-dire qu'on les neutralise et les supprime. Cet emploi à contresens provient de l'anglo-américain.

C'est plus rapide, plus facile à prononcer, et de plus (principe novlanguais) : un mot remplace plusieurs idées. Économie neuronale.

Loteur a eu la surprise de rencontre le mot fixeur, dans un article du monde.fr, sans explication aucune. Renseignement pris, il s'agit tout simplement d'un "traducteur" ou d'un "interprète", mots d'une très grande difficulté de compréhension en français. En fait, un fixeur est un homme qui parle la langue du pays et connaît parfaitement le terrain. C'est donc à la fois un guide et un interprète. Ils ont recruté un traducteur, Reza, un garçon d'une trentaine d'années, frère d'un fixeur connu des reporters français. Question : quelle relation y a-t-il entre un guide-interprète et le verbe fixer, qui veut dire rendre immobile, attacher fermement ? Peut-être quelqu'un d'installé de longue date dans une région ? Mais un fixeur, c'est celui qui fixe, et non celui qui est fixé. Absurdité de langage, propre à la novlangue.

Étymologie : du latin fixus, participe passif de figo, fixum, figere : ficher, enfoncer, fixer. Voir Fichage.

Flash (anglicisme, prononcer flæʃ ou flache) : « éclair » en anglo-américain. Ça peut être le flash d'un appareil photo, ou bien un éclair d'intuition (avoir un flash). Ce peut aussi être une info très brève. Polysémie habituelle des mots en novlangue qui a, voyez-vous bien, parfois des fulgurances.

Verbe : flasher, dans le sens de photographié sur une autoroute, une ligne de parcours ou d'arrivée. Il [le navigateur François Gabart] a dû réaliser dans la nuit de samedi à dimanche une traversée à grande vitesse - flashé à 18.5 noeuds de moyenne sur 24 heures - et à haut risque du Golfe de Gascogne et de son trafic maritime dense (sport24 point com). On se demande à qui ou à quoi se rapporte le participe flashé : au navigateur F. Gabart, ou à traversée qui précède directement le participe ? Et pluis flashé quand il s'agit d'une course de bateaux, ça fait un peu ridicule (un nœud = 1,852 km/h ; 18,5 nœuds ± 34 km/h). Chronométré eut mieux convenu. Il faut noter d'autre part la notation 18.5 au lieu de 18,5 et la graphie noeud au lieu de nœud. Pourtant il est facile de faire l'œ en appuyant sur Alt + 0156 dans le système Windaube.

Étymologie : de l'anglais flash : éclair. Mot d'origine germanique qu'on retrouve dans le suédois dialectal flasa (= brûler vivement).

Flasher (anglicisme, prononcer flaché) : ce terme s'emploie dans le sens de : avoir le béguin pour, avoir un coup de cœur pour. J'ai flashé sur cette voiture. Les jeunes disent maintenant kiffer. Sans doute parce qu'ils se bourrent de kif (haschish).

Flash-mob ou flashmob (anglicisme, prononcer flæʃ mɒb) : « mobilisation éclair » (mobéclair) diffusée par le moyen de réseaux sociaux (twitter, par exemple). Il s'agit de la rencontre de personnes qui ne se connaissent pas, à propos d'un thème donné, et qui se dispersent une fois la rencontre faite. Une très grande conquête de la civilisation. Samedi 5 janvier 2013 c'est (sic) déroulé sur la place du capitole un flashmob sur la chanson du chanteur Psy : Gangnam Style (divers sites ou blogues, 05-07.01.2013). Des majuscules partout sauf à Capitole.

Étymologie : pour flash, voir rubrique précédente. Mob, abréviation de mobilisation, formé de mobile + suffixe -ation. Mobile, de l'adjectif latin mobilis : mobile, dérivé du verbe moveo, motum, movere : remuer, mouvoir, bouger. A signaler qu'en anglais moderne, mob veut dire foule, populace.

Flashy (anglicisme, prononcer flæʃɪ, ou plus simplement flachi) : se dit d'une couleur vive ou criarde, « fluo ». Cet adjectif, tiré de l'anglo-américain, reste invariable, même au féminin ou au pluriel : une couleur flashy, des couleurs flashy. « Couleur vive » ou « couleur fluo » ne suffisaient pas ? En enlevant certains détails comme les grosses jantes et la peinture très flashy, vous obtenez une vision précise de ce que sera le crossover 2008 de série. Remarquer l'orthographe crossover au lieu de cross-over ().

() économie de signes ?

Étymologie : voir paragraphe précédent. Le dictionnaire Harrap's de loteur indique que flashy veut dire : tape-à-l'œil.

Flexible (néologisme économique) : ne signifie plus qui fléchit ou se courbe facilement, souple, mais qui s'adapte à n'importe quel emploi. Et la flexibilité, c'est donc la possibilité d'accepter n'importe quel emploi, surtout s'il est mal payé. Comment concilier flexibilité et sécurité de l'emploi en France, se demande gravement lexpress point fr. « C'est inconciliable », répondent loteur et les syndicats. L'on a donc détruit le métier traditionnel pour le remplacer par une adaptation flexible et changeante, variant selon les besoins des grands oligarques. Et d'un employé flexible, on peut dire : « Courbe la tête (devant ton employeur), fier si cambré » (Sicambre, normalement, mais si cambré va beaucoup mieux ici).


La flexibilité dont rêvent tous les patrons :
... pour mieux baiser les salarié(e)s.

Dernière trouvaille des pontes de l'économie et des organisations patronales : la flexi-sécurité, qui est définie comme « davantage de souplesse lors de l'embauche et du licenciement pour l'employeur et, d'autre part, l'assurance pour le salarié de conserver tout ou partie de ses droits ». Une façon supplémentaire d'arnaquer en douce les salariés. Exemple tiré d'un forum à propos de l'accord signé sur les contrats (janvier 2013) entre le patronat et les syndicats : La CFDT salue l'accord sur la flexisécurité, le qualifie même d'historique ! Le mot est aussi hideux que l'idée.

Étymologie : du latin flexibilis, venant du verbe flecto, flexum, flectere : courber, ployer.

Flipper (anglicisme, du verbe to flip : perdre la boule) : être en désarroi, ne plus savoir que faire. Ce type-là, il est en train de flipper. Pour les amateurs de séries de télévision, cela n'a rien à voir avec Flipper le Dauphin.

Flirt (anglicisme, prononcer flɜ:t) : relations affectives ou de charme. Quant au verbe « flirter », il signifie avoir des relations affectueuses ou sentimentales avec quelqu'un du sexe opposé, essayer de séduire, et il est devenu synonyme de : être proche de, avoisiner. Les températures diurnes qui flirtent avec les 50° C à Bagdad ne chutent que très peu la nuit. Style journalistique discutable, vu l'atmosphère prêtant peu à la bagatelle régnant à Bagdad (juillet 2007). Autre emploi, très discutable aussi : La plupart du temps, les niveaux [de radiation] flirtaient avec les seuils sanitaires. Étant donné qu'il s'agit de la catastrophe de Fukushima (mars 2011), le terme flirter est ici malheureux, les radiations atomiques se prêtant peu aux émois amoureux. Voir Tutoyer.

Étymologie : origine anglaise assez obscure. D'aucuns ont avancé que flirt, flirter viendraient du français "conter fleurette", mais ce n'est pas sûr.

Flop (anglicisme, prononcer flɒp) : parmi les mots anglais qui ne cessent d'enrichir notre belle langue, voici flop. Ce tellement beau mot anglois veut dire fiasco, bide, échec. Ce mot ‹ échec › vient d'une expression persanne signifiant : "le roi est mort" (cf. le jeu des échecs). Il faut avouer que l'onomatopéique flop est beaucoup plus élégant qu'échec. 2011 a été riche en succès et... en flops, titre un article sur internet. Un autre article reprend la formulation : Les tops et les flops de la saison télé, et ajoute : Boom des shortcoms (TV-mag point net). Qu'est-ce qu'une « saison télé » ? Et des « shortcoms » ? Lexpress point fr titre : Bi-Bop, le big flop de France Télécom. Quant à Plurielles.fr, ce magazine n'hésite pas à écrire en néo-charabia : Top Flop mode hiver : Sarah Jessica Parker vs. Paris Hilton. Langage onomatopéique, langage SMS, le français n'en finit pas d'en chier baver.

Étymologie : doublon du verbe to flap : tomber lourdement, s'écrouler (etymonline).

Flotte : ce mot signifie un ensemble de navires (flotte de guerre, flotte commerciale). Par analogie, on parle de flotte aérienne. Ce mot a été détourné de son sens initial depuis quelques années, et signifie aussi maintenant un ensemble de véhicules. Avant, on disait un « parc automobile ». Exemple trouvé dans un media : Le Figaro affirme également, 'de source interne au ministère', que le gouvernement souhaiterait réduire les dépenses de fonctionnement (achat de fourniture, entretien des locaux et des flottes de voitures, abonnements téléphoniques), qui représentent environ 12 % des charges de l'État... Des flottes de voitures ? Des voitures amphibies, peut-être ?

Il semble que ce soit, une fois de plus, un anglicisme rampant. Texte d'un tweet à propos de l'attentat de Londres du 03.06.2017 : Fleet of ambulances leaving #LondonBridge. Redmond Shannon (@RedShannon) June 3, 2017. En anglais, fleet : flotte, car fleet : parc automobile. C'est le journalisme à la française : on prend des mots anglais qu'on tranpose en français sans les traduire, surtout s'ils ont un air de ressemblance.

Étymologie : d'un mot d'origine scandinave 'floti' : flotte, radeau. Il y a eu croisement avec l'ancien français flote : abondance, du latin fluctus : flot, abondance.

Flouter (néologisme) : rendre flou, voiler, en parlant d'une image ou d'une photo. On vous apprend ainsi à Flouter un visage sur une photo avec GIMP en quelques étapes. Et aussi que Google a été obligé de flouter les visages et plaques d'immatriculation en Suisse.

Ne pas confondre avec flouer : duper, tromper.

Étymologie : flouter, néologisme fait à partir de l'adjectif flou. Du latin flavus : jaune ; pris ensuite dans le sens de fané, flétri, faible.

Flouer, variante de l'ancien verbe frouer : tricher au jeu.

Flyer (anglicisme, prononcer flaɪə(r) ou flailleur) : c'est un anglais mot qui remplace les français mots : propectus, tract, affichette, dépliant, plaquette, carton (d'invitation), programme, publicité, papillon, avis. Faites le tri. Le français vocabulaire est tellement pauvre que ce mot s'imposait. A signaler qu'en anglais, c'est flier, avec un 'i' que l'on trouve, et non flyer.

Étymologie : de l'anglais to fly : voler. La racine désignait au XVIe siècle n'importe quel insecte volant.

Focus(s)er (se ~) (néo-barbarisme) : verbe signifiant tout simplement : se focaliser, se concentrer. Tout le monde s'est focussé sur la question. Importation frauduleuse des Anglo-Américains, connus pour leur esprit faux-cul.

Substantif : focus, dont le sens peut être rendu par : gros plan sur, coup de projecteur sur, voire zoom sur. Focus sur cette drôle de découverte ! titre Yaourt! pour elles, toujours à la pointe des néo-crétinismes. Ou bien : Focus sur ces molécules qui nous entourent et qui sont montrées du doigt. Ou encore : « maigres, gros ou ridés... Focus sur les genoux des stars ! » (on se demande pourquoi il n'y a pas de majuscule à « maigres », qui commence une phrase).

Étymologie : du latin focus : foyer, bûcher, feu. Par extension : le centre (de la maison, d'abord).

Follower (anglicisme, prononcer fɒləʊə(r)) : partisan, sympathisant, compagnon, supporteur, "suiveur". Il s'agit d'une personne qui suit quelqu'un qui a un "compte" Face-Book ou Tweeter, c'est-à-dire quelqu'un qui est sur un réseau social. Plus de personnes suivent (sont followers) le titulaire d'un compte, plus grande est la renommée du titulaire dudit compte. On pourrait rendre ce mot à la phonétique désespérante par : admirateur, sympathisant, voire fan. Notion totalement inutile, gadget social sans intérêt. Cette figure de la première radio de France a très vite regretté son geste visant la compagne du président élu François Hollande, au vu du tollé qu'a suscité son tweet jugé «intolérable», «à vomir», «sexiste», par de nombreux «followers» (les guillemets accolés aux mots sont dans l'original). Autre exemple : Dès qu'il [Mitt Romney] en a communiqué l'adresse à ses 44.000 followers sur Twitter, le site a été mis hors ligne. On peut voir que le mot follower suit toujours le mot tweet. Notons aussi que les néo-rédacteurs, par fainéantise ou par ignorance, ne se donnent même plus la peine de traduire le mot, qui devient ainsi une importation frauduleuse, un mot de contrebande.

Si les Français adoptent bêtement le mot anglais follower, les Espagnols, eux, l'ont traduit en seguidor (suiveur). Ainsi sur ce tweet : « Parece que yo anuncio en mi tweet que mi novio es "vidente", pero lo twitee hace un mes con mis 100 seguidores y toda la inocencia del mundo » (Il semble que j'ai annoncé dans mon tweet que mon fiancé était "voyant", mais je l'ai twitté il y a un mois avec mes 100 suiveurs et toute l'innocence du monde).

On peut trouver le verbe follow (suivre), tel quel, en français : De mon côté, j'ai quelques amis que je « follow » sur Twitter mais mon utilisation est presqu'entièrement professionnelle (un site consacré aux tweets).

Étymologie : verbe to follow, d'une racine anglo-saxonne signifiant : accompagner, poursuivre.

Follow-me (anglicisme, prononcer fɒləʊ mɪ) : littéralement : suis-moi, suivez-moi. Loteur ne sait pas trop quel sens attribuer à cette expression, importée frauduleusement des pays anglo-saxons. Je suis dans la première voiture qui suit le follow-me (BFM-Télé). Follow-me : voiture de tête ? Voiture ouvreuse ? Voiture-pilote ? Et puis la formulaion « je suis dans la voiture ... qui suit », ce n'est pas mal non plus. Style de journaliste, qui préfère utiliser des expressions anglo-saxonnes plutôt que de se donner la peine de trouver un équivalent français. Presse et paresse font bon ménage.

Fonctions (les ~ du langage) : selon Roman Jakobson, on distingue :
  • la conative : c'est la fonction du langage qui vise à faire réagir le destinataire du message, à déterminer ou modifier son action ou son comportement. La publicité (réclame), les journalistes et les politiques se servent abondamment de la conative du langage, souvent utilisée avec l'impératif : Goûtez et vous en redemanderez !, Sachez maintenant que..., ou Votez pour moi ! ou encore Votez utile ! On prend les citoyens pour des cons en leur assénant des vérités discutables, des suggestions insistantes (matraquage publicitaire).
  • la émotive. La fonction émotive, ou expressive, du langage est centrée sur l'émetteur. Elle manifeste des émotions ou des sentiments. L'emploi de points d'interrogation ou d'exclamation (écrit), d'intonations (oral) et un certain manque de structure de la phrase sont caractéristiques de cette . Émilie, je euh , ah !, je ... je t'aime, ou bien Oui, Monsieur le Directeur, je euh, je comp..., je suis tout à fait d'accord avec vous. Le manque de culture des néo-crétins, leur peu de maîtrise de la langue, tout cela va souvent dans le sens de la émotive.
  • la cognitive : la fonction cognitive est la fonction qui valorise le contenu du message. On parle ou écrit pour dire quelque chose (textes techniques et scientifiques). Cette est de plus en plus rare, car elle exige structure, clarté et précision.
  • la poétique : c'est la sauce qui fait passer le plat. Plus la sauce est riche, meilleur est le plat (message).
  • la métalinguistique : c'est le code ou langage. Par exemple : "日本語 (nihon-go), c'est du japonais"
  • la phatique enfin, destinée à assurer et maintenir le contact, le plus souvent avec des trucs destinés à attirer l'attention (jingle publicitaire, indicatif musical, tics, expressions ou bruits parasites...)

Étymologie : fonction, du verbe latin fungor, functus, fungi : remplir, accomplir, s'acquitter de, mener à bien. De ce même verbe fungi, on trouve défunt, venant de defunctus : mort, proprement qui s'est acquitté, du verbe defungor, defunctus, defungi, composé du préfixe de et de fungi.

Fonctionnaire (féminin : fonctionnairesse) : insecte bipède parasite de la société. Au temps de Louis XIV, il y avait 11.000 fonctionnaires et les lettres de Paris à Versailles mettaient deux heures pour parvenir à leur destinataire. Il y a maintenant 5.200.000 de fonctionnaires (), et les lettres de Paris à Versailles mettent deux jours pour arriver à leur destination – quand elles y arrivent. Le monde moderne développe le secteur tertiaire (les services), dont les fonctionnaires et les fonctionneresses sont les représentants privilégiés. « Les fonctionnaires sont un petit peu comme les livres d'une bibliothèque. Ce sont les plus haut placés qui servent le moins... » (Georges Clemenceau).

() dont 1.700.000 à l'Éducation Nationale, soit le tiers.

Étymologie : comme pour fonction. De ce même verbe fungi, on trouve défunt, venant de defunctus : mort, décédé, littéralement "celui qui s'est acquitté", du verbe defungor, defunctus, defungi, composé du préfixe de et de fungi. Les fonctionnaires, c'est vraiment la mort.

Fonctionnaires européens : appartenant à une race supérieure à celle de nos fonctionnaires nationaux, ils touchent – en raison de cela – des salaires 3 ou 4 fois supérieurs. Ces « fonctionnaires » décident tel jour de d'obliger les paysans à mettre 10% de leurs terres en jachères, puis tel autre jour, en raison de la baisse énorme et subite de la production de céréales, les obligent à cultiver leurs jachères etc... C'est dommage qu'on ne puisse pas leur interdire,à eux, de se reproduire.

Fonctionnalité (néo-barbarisme) : chez les informaticiens, synonyme tout simplement de fonction, d'option, voire de but. Cette nouvelle fonctionnalité de l'application : cette nouvelle fonction du programme ; les icônes de la barre des tâches ont dorénavant une double fonctionnalité (but).

appel : une fonctionnalité, c'est une qualité fonctionnelle ou organique (Cnrtl).

Étymologie : dérive de fonction, fonctionnel.

Fondamentaux (barbarisme et anglicisme rampant) : loteur ne sait pas trop ce que ça veut dire. Acquisitions fondamentales ? Bases ? Principes fondamentaux ? Principes de base ? Valeurs essentielles ? Entendu de la bouche d'un ministre de l'Instruction publique : « il faut faire en sorte que l'élève qui y rentre [ à l'école ] ait les fondamentaux (Lire, écrire et compter ?) ». Lu sur une page internet : Dans le cadre d'une réflexion sur les fondamentaux (?) en classe de terminale, impulsée par l'Inspection Générale de Sciences économiques et sociales... Ou encore : ces fondamentaux (les bases du langage) devraient être maîtrisés après deux ans de magistrature suprême. Peut-être en relation avec le programme d'éducation d'un homme politique : Nikola [S...] prône un retour aux "fondamentaux" à l'école primaire. A remarquer que si beaucoup de gens – surtout à l'Éducation dite nationale – parlent de fondamentaux, le singulier “ fondamental ” est très peu employé : Le fondamental reste le même, comme a entendu loteur sur la french TV.

appel : fondamental est un adjectif. On ne peut donc parler des fondamentaux de quelque chose. L'utilisation fautive et abusive de fondamentaux au lieu de bases ou principes est une imitation servile de l'anglo-américain « fundamentals » (principes de base).

Étymologie : du latin fundamentum : fondement, fondation, base, venant du verbe fundo, fundare : bâtir, fonder. Fundus : fond. Racine indo-européenne ayant donné bottom en anglais,
πυθμήν, πύνδαξ (pythmen, pyndax) : fond en grec.

Foodie (anglicisme, prononcer fu:dɪ) : ce néologisme anglais, attesté depuis 1982 nous apprend Etymonline, se traduit par des adjectifs français rares, obscurs ou disparus, à savoir ‹ gourmand › ou ‹ gourmet ›. C'est pourquoi on trouve dans la rubrique Mon Special K (sic, sans accent) de Yaourt! Pour Elles (sic, avec les majuscules) une phrase comme : Toutes les foodies américaines ne jurent que par la pizza sans pain, – recette où on remplace la pâte à pizza par de la viande hachée (?!) Il est vrai que donner en exemple des recettes anglo-saxonnes, cela s'imposait face à la pauvreté de la gastronomie française. Il est vrai qu'employer des mots anglo-saxons, cela s'imposait face à la pauvreté du vocabulaire français.

Ces dames des magazines féminins nous gâtent. A moins que ce ne soit délibéré, les rédactrices farcissant et truffant sciemment leurs articles de tels mots pour forcer la conscience linguistique française à s'exprimer en globish, avant qu'on n'institue le globish langue obligatoire pour tous dans les relations humaines.

Ces dames des magazines féminins peuvent aussi adopter une orthographe anglo-saxonne pour un mot français connu : Optez au maximum pour des matières naturelles telles que le lin, le cotton (sic) ou encore le chanvre (toujours dans Yaourt! pour elles).

Étymologie : foodie, fait d'après food avec le suffixe -ie ; food, d'une racine germanique *fod- : nourrir. Peut-être en relation avec le latin pabulum : pâturage, fourrage, nourriture. Sanscrit pâ (पा) : boire.

Fooding (franglicisme, prononcer fu:dɪŋ) : ce faux anglicisme (le mot n'existe pas chez les Anglo-Américains) doit vaguement signifier : art ou plaisir de la table, de façon simple et conviviale. Emprunt inutile à l'anglais food : nourriture. Mais il est vrai que 'nourrituring', 'tortoring' ou 'bouffing' feraient bizarre.

On trouve dans Gougueule cette rubrique : FOUDINGUE - Guide des restaurants à Paris et en France – 700 adresses enquêtées (sic). Le verbe intransitif enquêter est utilisé avec un participe passé transitif. Et c'est vrai qu'il faut être fou et dingue pour faire confiance aux anglais mots pour de la française restauration ! Autre horreur, trouvée sur internet, dans un site de recettes :


Y'en a qui se foodent de la gueule des gens !
En vieux français, on attribuait des toques. Maintenant, on attribue des foudes (food's).

Étymologie : voir rubrique précédente.

Football (mot anglais, prononcer fʊtbɔl ou fouttbôle), et aussi fouteballe : jeu de ballon, que l'on pousse avec les pieds ou parfois avec une autre partie du corps : torse, tête – mais pas avec les bras ou les mains (sauf pour Thierry Henry). Synonyme : jeu de cons, car trop anglais et ne mobilisant que les jambes. Ce sport éminemment ridicule, symbole du néo-crétinisme mondialiste (loteur sent qu'il se fait beaucoup d'ennemis), monopolise des temps d'antenne considérables, qui seraient mieux utilisés pour des programmes culturels. Considéré comme un moyen d'expression et de libération des classes défavorisées, il met en jeu des masses d'argent colossales, contraste étonnant et choquant avec l'humble provenance et le niveau intellectuel de ceux qui le pratiquent ou le soutiennent. C'est la victoire des jambes sur la tête. Les joueurs professionnels sont payés des fortunes (des dizaines, des centaines, des milliers de fois le S.M.I.C.), et les billets pour des matches (rencontres) importants se négocient à prix d'or.

Les joueurs professionnels font partie intégrante du phénomène mondialiste en raison des transferts dont ils font l'objet, – transferts négociés très cher. Un état peut même acheter un club entier (Qatar). Les joueurs ne sont plus que de simples marchandises, comme des prostituées, ce qui est bien en accord avec la politique vénale qui préside à la glorieuse mondialisation. Les maillots portent des logos de sociétés étrangères, – même chinoises. Certains grands clubs n'ont presque plus de joueurs locaux, mais leurs joueurs proviennent de toutes les parties du monde. En 2013, deux joueurs vedettes d'un club prétendument français sont, l'un d'origine suédoise avec un nom à moitié slave – qui ne parle même pas français –, et l'autre d'origine britannique, tandis que le club où ils jouent est acheté par un état étranger, qui en profite pour changer l'emblème à son profit. Comment un Français peut-il s'intéresser à une équipe dont la moitié des joueurs au moins n'est pas Français ? C'est la mort de l'esprit national. Le sport en général et le fouteballe en particulier ne présentent plus d'intérêt quand il met en jeu des « professionnels ». C'est même une insulte à l'esprit national, en ces temps maudits de mondialisation à outrance.

Il s'agit apparemment d'un complot mondialiste, visant à éradiquer les nationalismes, en truffant les équipes sportives de joueurs venus de tous les horizons. Il n'y a plus d'esprit national, il n'y a que le fric. Lors d'une rencontre, une bombe agricole est lancée, un pompier perd deux doigts, mais on joue quand même le match. On voit où se situent les véritables intérêts du fouteballe : le fric avant tout, le sport ensuite. Le sport, et surtout le fouteballe, participent ainsi à la mondialisation, et l'on est prié de s'intéresser aux évolutions de vingt-deux représentants de ce qu'on pourrait appeler l'espèce humaine sur un stade, tandis que les grands oligarques préparent crises et ruines des particuliers.

Quant aux joueurs de fouteballe qui occupent le devant de la scène parce qu'ils réussissent à marquer quelques buts, et à faire gagner leur équipe, ils sont pourvus d'un égo surdimensionné, comme l'on dit, et leurs moindres faits et gestes deviennent événements nationaux ou internationaux. Des verbes ont même été créés pour qualifier leur comportement, comme zlataner par exemple, et qui signiferait gagner un match. Et on trouve même l'adjectif zlaritable, comme dans cet exemple facétieux : Zlatan a prévu de reverser son salaire à lui-même. Appelez ça un geste zlaritable.

On peut dire que le fouteballe occupe de nos jours la place qu'avaient les jeux du cirque chez les Romains, sans doute avec la même violence. Car il n'est pas rare que certaines rencontres se terminent par des morts dans certains pays. Car maintenant le fouteballe est souvent synonyme de fric et de violence, mais par forcément de sport. Il n'y a qu'à considérer les manifestations de violence lors de rencontres importantes, ou lors de remise de titre (p.e. pour la coupe de championnat 2013, où les Champs Élysées ont été dévastés). Pour cela, le fouteballe est sans doute le sport le plus stupide du monde. Quant au jeu lui-même ... A noter qu'un joueur de fouteballe se dit un fouteballeur, mais qu'un joueur de rugby se dit un rugbyman. Pourquoi ? Voir Coach, Sport, Supporter, Supporteur.

Malgré la volonté délibérée d'ériger le fouteballe en grand réconciliateur avec les populations immigrées (« le grand métissage »), le fouteballe a fait la preuve lors de la coupe du monde de 2010 de son racisme à l'envers, de la volonté des citoyens « autres » de ne pas s'intégrer et de cracher sur la France et sur tout ce qui est français (« Va te faire enculer, sale fils de pute ! » : là, les mots sont la preuve manifeste de cette volonté de ne pas s'intégrer). Le fouteballe est devenu la vitrine victorieuse et éclatante de la haine populacière et banlieusarde envers tout ce qui est français.

Étymologie : de l'anglais football, composé de foot, : pied, et ball : balle. Foot provient d'une racine indo-européenne ayant donné pes, pedis en latin, πούς, ποδός (pous, podos) en grec, pied en français, Fuß en allemand etc. Balle : étymologie pas bien éclaircie. En français « soutenu », on ne dit pas football, mais podosphère, exemple F.F.P. : Fédération Française de Podosphère.

Zlatan, nom sans doute en rapport avec la racine slave zlato / zoloto : or. Zlatan est en tout cas un homme qui vaut de l'or.

Footballeur (prononcer fouttbôleur) : celui qui pratique le fouteballe. Un footballeur qui a réussi voit considérablement grossir et son compte en banque et son ego, en proportion à son taux de célébrité médiatique, tandis que son cerveau reste en général désespérément vide (syndrome de l'« acéphale », ou comme dit un chroniqueur : [syndrome de l'homme qui] cache un vide intellectuel abyssal). Certains médecins, mus (mûs ?) par une grande curiosité scientifique et relevant le défi, ont fait passer un scanner à des joueurs de fouteballe, et se sont aperçus avec stupeur que, en contradiction avec l'affirmation précédente, il y avait deux, parfois trois neurones, qui gigotaient dans leur cerveau. La situation du fouteballe professionnel en France n'est donc pas désespérée.

D'autre part, une célèbre équipe, qui serait composée de Français, accumule un certain nombre de scandales sexuels, mais sans marquer de buts, de telle sorte qu'on a pu dire de cette équipe qu'elle aimait aller droit aux putes (dans ce cas-là on parle de foutre-balleur [écrit en 2010]).

Le vocabulaire d'un fouteballeur qui a réussi est en général des plus châtiés : « Va te faire enculer, sale fils de pute ! » (les mots barrés sont ceux que la morale ordinaire réprouve). Une grande leçon de fair play et de grandeur d'âme, qui doit tout au sport. Cette grandeur d'âme, qui n'a d'égal que la grandeur de leur compte en banque : Carla Howe a aussi confié au tabloïd britannique que Patrice E. aurait dépensé 25000 euros au cours de la soirée en boîte de nuit rien qu'en tequila et en champagne [...] Le lendemain matin, le footballeur serait parti à l'entraînement laissant 200 euros à la jeune femme, "juste assez pour prendre un taxi et un petit-déjeuner", s'indigne-t-elle (closer-mag point fr). 25 000 euros, c'est le salaire annuel de quelqu'un, qui gagne assez bien sa vie. Mais 200 euros, ce n'est même pas le prix d'une grande boîte de caviar. Même ceux qui gagnent le plus connaissent la gêne. A noter la tournure propre aux journaleux imprégnés d'anglais : « s'indigne-t-elle » (= dit-elle en s'indignant, dit-elle d'un ton indigné), manie qui commence à devenir lassante dans les articles des néo-rédacteurs.

Fouteux (momoche, ou footeux, mot encore plus moche) : amateur de fouteballe, ou joueur de fouteballe. L'artiste Mancunien (de Manchester) avec son style bien caractéristique, a croqué les têtes de footeux qui font ou ont fait les beaux jours du sport favori (sic) de la plupart des habitants de la planète. Quand on sait que « tête » vient du latin testa : cruche à deux anses, on peut constater que la réalité coïncide parfaitement avec l'étymologie.

Mot hybride, franglais, formé de foot (pied) + suffixe -eux. Pour l'étymologie de foot, voir rubrique football.

Force : depuis qu'une série de films de science - fiction, ayant pour thème une guerre galactique, passionne les cerveaux pro-américanisés de notre belle société, beaucoup de personnes aiment répéter : « Que la force soit avec toi (vous) ! » (May Force be with you). Certains membres de mouvements insulaires séparatistes, un peu durs d'oreille, comprennent : « Que la Corse soit avec toi (vous) ! »

Il est d'abord inutile de répéter cette phrase, au demeurant assez stupide, – comme tout ce qui nous vient d'Outre-Atlantique. Ensuite, loteur fait humblement remarquer que la force ne signifie pas grand chose (force physique ? force psychique ? force morale ? force spirituelle ?) Beaucoup de gens semblent enfin confondre force et énergie, la force n'étant que la traduction sur un plan quelconque de l'énergie. Mais là, loteur pinaille, pinaille.

Pour faire plus améri-con, beaucoup de gens prononcent djidaï le nom d'un personnage (Jedi), représentant une sorte de crapaud oreillu doué de parole. Un crapaud instructeur et initiateur ! Les peuples n'ont que les épopées (sagas) qu'ils méritent.

Étymologie : force, du latin fortia, neutre pluriel pris substantivement, adjectif fortis : fort, robuste, courageux.

Jedi serait la contraction du japonais jidai-geki
時代劇 (drame historique, mettant en scène des samouraïs avec leur code de l'honneur). Sous toutes réserves.

Forcené : dans le vocabulaire des journalistes, tout individu qui menace ou retient prisonnières des personnes, le plus souvent au moyen d'une arme. Le forcené, arrêté par les policiers, retenait deux employés qui sont sains et sauf (sic). Le hic, c'est que le « forcené » en question menaçait de faire usage de son arme, mais est resté très poli, et parlementait avec les otages de façon courtoise. Autre exemple : A plusieurs reprises au cours de la prise d’otage, le forcené évoquait auprès des policiers du Raid des envies de suicide.

Étymologie : forcené : hors de sens. « Forsené : personne en proie à une crise de folie furieuse ». Composé de la préposition fors* : hors de, de l'adjectif substantivé sen : raison, intelligence, sagesse. Le 's' a été fautivement remplacé par un 'c', par confusion avec force. Dans le premier exemple cité plus haut, l'emploi de forcené est complèment erroné, puisque l'homme n'était pas hors de sens, mais calme et poli. L'emploi de forcené pourrait convenir dans le deuxième exemple.

Format (anglicisme rampant) : normalement, on appelle format les dimensions d'un livre ou d'une feuille. Format A4. Et aussi, en général : dimension, forme, gabarit, taille. Un format, en français, c'est la dimension d'un livre, déterminée par le nombre de pages que renferme chaque feuille : format in-octavo (la feuille est divisée en huit), format in-quarto (la feuille est divisée en quatre).

Mais dans le jargon des traducteurs informatiques (pour les traitements de texte ou autres programmes), format signifie : mise en forme. Ce sont aussi la forme ou la structure selon lesquelles des données sont inscrites sur un support informatique (disquette, disque dur). Voir plus bas formater.


Format au lieu de 'Mise en forme'. Encore un néo-crétinisme informatique.
Noter également Fichier, dans le sens de document,
et aussi Édition qu'on pourrait traduire par traitement.

Loteur est tombé sur la phrase suivante qui l'a plongé dans des abîmes d'étonnement : Programmée du lundi au vendredi à 10h55 et 11h20 dès le 28 mai, cette fiction française est adaptée d'un format allemand. Format ? Plus simplement forme, formule, type, genre, modèle définis ? La tendance des journalistes et rédacteurs à jargonner de façon incompréhensible devient agaçante. Il faut toujours « traduire ». D'autre part, la formulation Programmée du lundi au vendredi à 10h55 et 11h20 laisse supposer que deux épisodes se suivent.

Autre exemple : La neuvième saison du "Grand Journal de Canal+" sera celle du changement. Si Michel Denisot reste aux manettes de cette nouvelle version, la quasi-totalité des chroniqueurs est remerciée et le format remanié. Format fait penser ici à formule, voire à structure. Un troisième exemple, qui va peut-être éclairer la lanterne de loteur : Ce qui est assez navrant, ce que ces émissions sont des formats et que dès qu'une chaîne en dégaine un, la chaîne d'en face la copie. Format = type ou cadre préfinis d'émission, formule standard d'émission ? Il apparaît que ce terme est d'inspiration anglo-saxonne, c'est-à-dire que, forcément, il est flou. Loteur, qui est un chercheur infatigable, a trouvé une bonne définition du terme format dans cet article.

Une nouvelle expression est née dans le jargon politico-diplomatico-journalistique, c'est le format Normandie (sic). Exemple : Les ministres des Affaires étrangères se sont réunis dans le format Normandie il y a quelques jours avec la perspective d'une rencontre à Astana, avec l'Allemagne et la France mais aussi l'Ukraine et la Russie (vœux au corps diplomatique du président François Hollande, 15.01.2015). Qu'est ce que le « format Normandie » ? Le terme "format Normandie" fait référence à la première rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Piotr Porochenko, organisée sous l'égide du président François Hollande et en présence de la chancelière allemande Angela Merkel en marge des commémorations des 70 ans du Débarquement allié en Normandie, le 6 juin dernier (Ria point ru, édition française, 09.10.2014). En russe : « Нормандский формат » : Шестого июня во французской Нормандии во торжествах по случаю 70-летия высадки войск союзников прошел ряд встреч с участием президентов России, Украины, Германии, Франции, где обсуждалась, в том числе, ситуация на востоке Украины. Traduction : « (Format Normandie). Le six juin (2014), en Normandie, lors des festivités à l'occasion du 70e anniversaire du Débarquement des troupes alliées, eut lieu une série de rencontres avec la participation des présidents de la Russie, de l'Ukraine, de l'Allemagne et de la France, où on a débattu, entre autre, de la situation à l'est de l'Ukraine ». Loteur sait que cet exercice de traduction n'a rien à voir avec la présente rubrique, mais c'est « pour la beauté de la chose » (для красоты вещи), l'explication de l'expression ayant été trouvée sur un site russe. A noter, cependant, que le site russe parle de président(e) en ce qui concerne l'Allemagne, et non de Chancelière. En ce qui concerne l'expression format Normandie, loteur pense qu'avant on aurait dit : rencontre de type Normandie, ou rencontre style Normandie, ou rencontre Normandie, sous la forme de la rencontre Normandie, etc. Mais ça, c'était avant, quand en France on parlait français.

Lu sur un communiqué de l'Élysée : Entretien téléphonique format Normandie. Publié le 15 Février 2015. Le président de la République et la Chancelière allemande se sont entretenus avec les Présidents ukrainien et russe de la mise en œuvre du paquet de mesures adopté à Minsk le 12 février. Noter qu'il n'est pas fait mention de Mme Merkel, qui fait pourtant partie de ce fameux format Normandie. Noter encore la majuscule intempestive à février (les noms de mois ne prennent pas de majuscule en français), et l'expression littéraire : « paquet de mesures » (ensemble de mesures ?). Si la présidence de la République s'exprime comme les gens de la télévision dite française, loteur ne donne pas cher de l'avenir du français.

Verbe : formater, qui est un verbe employé à tout bout de champ, et qui vient de l'informatique et dérivé du français 'format' : on formate un disque dur, une disquette, c'est-à-dire qu'on prépare un support numérique pour pouvoir y inscrire des données : j'ai formaté cette disquette un méga quatre. Est devenu dans la langue moderne synonyme de : former, conditionner, structurer, façonner, mettre en forme : formater la pensée. A donné aussi le déterminatif préformaté : prédéfini dans un cadre donné. Se rencontre parfois avec deux 't' : formatter. Utilisation bizarre que loteur a rencontrée, et qui reste à définir : mais mon ecran formate les sentiments (met en forme ? conditionne ?)

Sous l'influence sans doute de l'informatique selon les Anglo-Saxons, le verbe formater est de plus en plus présent dans le discours de nos contemporains, comme dans cet exemple : « L'auditeur moyen a depuis plusieurs décennies son oreille formatée pour un discours politique plus alerte ». Formatée = conditionnée ? Principes de novlangue : 1. un mot, plusieurs idées ; 2. plus un mot est flou, imprécis, meilleur il est pour rendre une absence de pensée.

Substantif dérivé : formatage, qui est le fait de formater (mettre en forme, préparer, structurer) une disquette, un disque dur. Le formatage bas niveau d'un disque dur peut prendre une nuit entière. Emploi dérivé : mise en forme, comme dans cet exemple : « Pas drôle, presque gênant, le personnage timide et maladroit qui a fait son succès sur internet n'a ni le niveau, ni le formatage pour devenir un bon invité de télévision », assène t-il, définitif (voici point fr, repris par d'autres media). En jargon de télévision, le format est une forme prédéfinie d'émisssion de télévision ; et le formatage, dans le dernier exemple, c'est le fait de répondre à ce schéma. A moins qu'il ne faille traduire ce terme par : carrure, envergure, taille, grandeur, surface, estomac, voire capacités, aptitudes, talent... Les paris sont ouverts.

Voir Propaganda Staffel, Sachez.

Étymologie : dans le sens utilisé par l'informatique format et formater sont des néo-barbarismes. Format dérive du latin forma, grec
μορφή (morphé, avec métathèse) : forme, apparence. Verbe formo, formatum, formare : donner une forme, former. D'où fromage (formage), fourme etc.

Formation : semble être pour le Pôle emploi (ex-A.N.P.E.) le synonyme d'emploi, et dans le cadre de la prétendue formation continue, les "conseillers" de cet organisme ne cessent de proposer obligatoirement des stages de formation. L'essentiel étant de rayer les chômeurs des listes du chômage, et surtout de préparer les salariés à une des plus grandes conquêtes de la mondialisation : il n'y a plus d'emplois ni de métiers fixes comme avant les Trente Glorieuses, mais il y a désormais des emplois "jetables", comme des mouchoirs. C'est la flexibilité, autre néo-crétinisme marquant de la fin du XXe siècle et du début de ce XXIe siècle. Les métiers disparaissent peu à peu, ne reste plus que la flexibilité, dans un perpetuum mobile éreintant et dévalorisant. Le salarié doit s'adapter à chaque nouvel emploi par un stage de formation, le plus souvent de courte durée afin que ledit salarié ne devienne pas un spécialiste (et donc mieux payé).

Dans cette optique, les organismes et instituts de formation, en tous domaines, fleurissent à qui mieux mieux ou à qui pire pire. Dermos vous propose un panel (sic) de 2200 formations professionnelles : formation informatique, formation comptabilité ou formation communication... Noter l'emploi de panel (éventail, choix) et l'absence de la préposition 'en' entre formation et les domaines de formation.

Les journées de formation sont facturées à prix d'or, ce qui est une juteuse source de revenus pour ces organismes et instituts d'une part, et une arnaque supplémentaire en raison des prix qu'ils osent facturer à l'État, – et donc au contribuable –, d'autre part.

Étymologie : voir rubrique précédente.

Formulé (vieilli) : mettre en formule ou mettre en forme selon une formule. KouteKoute, spécialement formulé pour votre chat ... Ce qui signifie : à la formule spécialement élaborée, à la formule spécialement étudiée pour votre chat. Autre exemple : En l'absence d'allaitement ou en complément de celui-ci, seules les préparations spécialement formulées pour les bébés peuvent couvrir leurs besoins (le figaro point fr). Des sens vieillis sont parfois remis au goût du jour.

Étymologie : du latin formula : formule, dérivé de forma : forme. La formula était l'acte par lequel le préteur précisait le point litigieux, et déterminait le juge qui devait en connaître. Par extension, certaines expressions qu'il faut prononcer en certaines circonstances : formule magique. Le verbe formuler, note Littré, est un néologisme, qui signifie : énoncer avec la précision d'une formule.

Fortune : la fortune (matérielle) est souvent plus un fantasme qu'une réalité, mais on peut la trouver dans les emplacements suivants : à Paris dans les VIIe et XVIe arrondissements, dans le XVIIe arrondissement (en partie), à Neuilly, à Cannes, à Nice, en Suisse. Mais le plus souvent on la trouve dans les rêves (d'où l'expression : je rêve de faire fortune).

La fortune procure à ceux qui la détiennent le droit de faire n'importe quoi ou presque. Elle assure à ses heureux possesseurs la liberté, l'inégalité et l'égoïsme les plus totaux (hé ! les plus totaux : il faut le faire). Les personnes qui ont une fortune, ou gens fortunés (= riches), jouissent de privilèges exorbitants : ils ne payent pas d'impôts ou presque pas, ils changent tous les jours de chaussettes, ils mangent du caviar russe (икра) à la louche en buvant de la vodka (водка) glacée, ils portent ostensiblement une montre Solex à leur poignet, montre tellement véloce qu'on l'appelle « Vélosolex » ; ils vont skier l'hiver à Megève et ils passent l'été à St-Tropez dans un superbe yacht qui ne sert à rien, vu qu'il n'y pas d'emplacement à St-Trop pour accueillir ledit yacht. Le reste de l'année, ils roulent dans une voiture qui consomme beaucoup d'essence et qui ne respecte pas, voyez-vous bien, l'environnement. Bref une vie de rêve, que leur envie nombre de nos concitoyens. Et quand on a la chance d'avoir un papa fortuné (= riche), l'on n'a même pas besoin de faire des études pour accéder à une haute place : la fortune dudit papa tient lieu de mérite (toute allusion à un fils à papa fortuné [= riche] est évidemment fortuite).

La déesse Fortuna

La déesse Fortune est souvent représentée avec une corne d'abondance, et sur sa tête une seule touffe de cheveux qu'il faut savoir saisir quand on joue au loto ou au tiercé. On aurait signalé sa présence près du bar-tabac-loto L'Artaban ce vendredi. Avis aux amateurs. Voir Copie.

Étymologie : du latin fortuna (mot dérivé de fors : hasard) : sort, destinée, hasard, fortune. Vieille racine indo-européenne *bher : porter, produire (latin fero, sanscrit bhar, grec
φέρω (ferô), etc.) Cf. en français fertile, amphore, tous les mots terminés par -fère : mortifère, pétrolifère etc.

Forum (latinisme) : site (ou page) internet qui consacre une tribune libre à tel ou tel thème. Vous trouverez sur ce site internet un forum dédié à la Wifi. Les Anglo-Américains disent newsgroup. Les habitués des forums sont appelés forumeurs et forumeuses comme dans cet exemple : : « ... pseudo d'une forumeuse feministe dans les forums du 'Figaro' ».

On parle, on échange de plus en plus dans les forums. L'anonymat relatif de la chose favorise sans doute ce phénomène. Et de plus, comme on n'a plus le droit d'aller dans un bistrot pour se réunir autour d'une table et parler en fumant, il faut bien que les néo-fascistes au pouvoir permettent au brave peuple de se défouler encore un peu.

On peut cependant reprocher aux forums une uniformité de présentations, aux couleurs le plus souvent tristounettes, sans doute dues à des programmeurs médiocres ou politiquement corrects. L'emploi abusif de l'anglo-américain (pseudos, vocabulaire, expressions...) y est également agaçant.

Voir la rubrique Modérateur et la note (6) de la lettre « M ».

Étymologie : du latin forum : espace libre, place publique, place du marché. Le forum symbolisait la vie publique, la vie courante, la vie politique, les affaires, les tribunaux ... Rien à voir avec les forums informatiques, qui sont des sites consacrés à tel ou tel thème de discussion. Forum est de même racine que for : tribunal.

Foulard (islamique) : partie vestimentaire de certaines femmes musulmanes. Ce foulard est fait pour montrer qu'on est musulmane, autant que pour cacher qu'on est une femme. En parler déclenche en général les foudres des partis islamistes et des ligues anti-racistes (qui mêlent joyeusement racisme et religion). Note de loteur : le fait de réduire la religion à un bout de tissu n'est pas un signe de très haute spiritualité. Voir Burqa.

Étymologie : foulard, d'origine obscure, peut-êtrre du verbe fouler ; foulé : drap léger d'été.

Foulard (jeu du ~) : jeu à la mode chez les jeunes, qui consiste à réaliser un étranglement seul ou à plusieurs, dont le but est de vivre une expérience forte, et de connaître des sensations nouvelles. Ce jeu imbécile est répandu dans le monde entier et semble-t-il depuis longtemps. ‘Conduite à risque’, ‘pulsion suicidaire’, volonté de relever un défi envers soi-même ou de la part des autres (t'es pas cap !) ? En tout cas, expression d'un mal de vivre pervers et mortel. Je suis maman j'ai presque 40 ans [2005] et j'ai joué a ce jeux idiot du foulard quand j'étais ado (très souvent) sans avoir la moindre idée de sa dangerosité, avoue naïvement une mère de famille.


Une variante du jeu du foulard
par le dessinateur CHIMULUS
Le site de Chimulus

Foutage (de gueule) : expression moderne très distinguée qui signifie moquerie méprisante et rabaissante. On prend l'autre pour un con, on se fout de sa gueule. La ministre annonce qu'en 2010 il y aura reprise de l'activité économique. C'est du foutage de gueule ! Le foutage de gueule semble être l'activité favorite des gens en place (Nozélites). Abrégé : FdG, à ne pas confondre avec un autre FdG : Front de Gauche, du regretté J.-L. Mélanchon.

Curiosité : loteur a trouve l'orthographe « footage » pour foutage dans un jeu de mots à l'anglaise : Pas Très Normales Activités est aussi la pire pub Granola jamais produite. Du found footage de gueule (un chroniqueur de cinéma de slate point fr). Found footage est le terme anglais (« littéralement métrage trouvé ») désignant la récupération de pellicules impressionnées dans le but d'enregistrer un autre film (Wikipédia).

Étymologie : foutage, fait d'après le verbe foutre : baiser ; et aussi faire, fabriquer : se moquer de. Du latin futuo, futuere : avoir des rapports sexuels avec une femme.

Gueule, du latin gula : gosier, gorge. Foutage de gueule n'a aucun rapport avec gorge profonde.

Fracture (sociale) : fossé séparant une certaine tranche socialement intégrée de la population d'une autre moins intégrée ou composée d'exclus. Mise à l'honneur par le président Chirac, c'est devenu le cheval de bataille de la plupart des politiciens. Ces difficultés, ces drames, cette fracture sociale qui menace de s'élargir en une fracture urbaine, ethnique et parfois même religieuse, ne sont pas des fatalités. Cette fracture sociale, autrement dit les inégalités sociales, est le ferment des anciennes luttes de classes, remplacées par, au fait par quoi ? Des constestations, des mouvements sociaux, des accès de grogne ?

Mais le terme novlanguais 'fracture' s'applique maintenant à nombre de domaines, et beaucoup de gens se plaignent de fractures diverses : fracture numérique = inégalité face à l'informatique et à internet (« La fracture numérique s'accroît entre les pays européens »), fracture de l'information (peu ou pas d'accès à l'information), fracture coloniale (héritage du colonialisme : problème d'intégration, de « ghettoïsation » ...), fracture des qualifications (inégalité des chances pour obtenir un diplôme) etc. Avec un verbe fracturer (casser, détruire), non pas une porte ou un coffre-fort comme dans cet exemple : le Mexique fracturé après les élections, ou bien : Globalisation et progrès technique se liguent pour fracturer les contrats sociaux nationaux... Doit-on créer un service traumatologie sociale ?

Étymologie : fracture, du latin fractura, venant du supin du verbe frango, fractum, frangere : briser, rompre, fracasser.

Social, du latin socialis, venant de socius : compagnon. Radical sac, qui a donné le verbe sequor, secutus, sequi : suivre. Les twittermen parlent de "followers" (littéralement : ceux qui suivent), mais il s'agit là de partisans ou de supporters.

Fragile (élève) : on dit aussi élève en difficulté, et (plus maintenant) : faible, voire cancre ou nul... Le fait de stigmatiser la paresse, le manque d'intelligence, de résultats ou d'application serait évidemment une marque de discrimination pour les puissants cerveaux du politiquement correct. L'élève fragile se montera dépendant de l'adulte [...] il est hyper sensible aux réactions affectives de l'adulte, surtout les (sic) réactions négatives. Bref, ce n'est pas sa faute, c'est la faute de l'adulte. Autre exemple : Bien qu'ayant dans les autres matières des bases solides, je suis fragile en maths et je n'ai eu que 12 au bac. Avoir 12, ce n'est pas être si fragile ... enfin, il doit s'agir d'un bac à 80 % de réussites avec des notes gonflées. Et un dernier exemple (notation d'un prof) : Français [11] (11,63)(14.5) Un trimestre fragile. On ne dira jamais assez la désespérance des élèves fragiles.

On infligeait avant aux élèves dits fragiles des châtiments corporels, des claques, des coups de règle. Si maintenant un prof élève la voix, il est passible des tribunaux (parents d'élèves, associations bien-pensantes), ou victime de représailles (amis, cousins, bandes, voire parents d'élèves). Au moins l'Educnat aurait servi à quelque chose : à fragiliser les profs.

Mais il n'y a pas que les élèves à être fragiles. De nos jours sont considérées comme fragiles par les bienveillantes organisations gouvernementales ou sociales, en vrac : les personnes âgées (séniors), les enfants, les invalides (handicapés)... qui nécessitent des actions ou des soins spéciaux, surtout aux moments de fortes chaleurs, que la french TV appelle canicules. Météo France a ainsi placé le Rhône de même que Paris et sa petite couronne en "vigilance jaune canicule", invitant les personnes fragiles et malades, les plus âgés et les jeunes enfants à la prudence et recommandant d'éviter les efforts aux heures les plus chaudes. Noter le charabia : vigilance jaune canicule = alerte de niveau 2.

(Rubrique rédigée à la suggestion d'Abou Antoun).

Étymologie : même racine que fracture, fragile vient aussi du verbe frangere : rompre, casser. Fragile : qui se casse facilement. Fragile a commme doublon le mot frêle.

Fஃ Mஃ (Francs-Maçons) : dire d'eux qu'ils sont partout : banque et finance, politique, institutions nationales et internationales, et même dans les transports parisiens (RER = Rite Ecossais Rectifié). Il faut gloser gravement et savamment sur le complot judéo-maçonnique. Mais ils sont très unis entre eux.

Étymologie : franc signifiait : libre, de condition libre. En anglais, franc-maçon se dit d'ailleurs free mason. Le mot Franc désignait le peuple germanique qui se sédentarisa en Gaule. L'étymologie de Franc semble être frei : libre. Maçon semble dérivé d'une racine signifiant faire en ancien haut allemand (cf. en anglais to make).

Français (langue ~e) : langue devenue trop subtile, trop compliquée et trop riche pour rendre le vide caractéristique de la novlangue, et de plus en plus remplacée par le globish (= anglais commercial) ou le charabia chez les néo-crétins du journalisme, du patronnat, de la politique ou de la publicité. Rétablir le français, – par un enseignement revalorisé du français –, ce sera rétablir l'esprit français, c'est-à-dire l'appartenance à la France ; ce sera restaurer notre patrimoine national.

De plus, celui qui s'efforce de parler un français correct est tout de suite soupçonné, non seulement de purisme, mais aussi de nationalisme, voire de racisme. Étrange déviation due aux divers néo-crétins qui sévissent en France.


Essai de reconstitution simplifiée de la « généalogie » du français.
Les langues indo-européennes entrent pour plus de 95 % dans la constitution du français,
et le français est redevable de ses structures grammaticales au latin.

Le français cède de plus en plus de terrain face au globish, néo-langue internationale à base d'anglo-américain, d'une grande difficulté de prononciation en raison du nombre immodéré de diphtongues et de triphtongues, et de nombreuses altérations phonétiques. Des ministres ou des ministresses déprécient le français, en particulier Valérie Pécresse ou Geneviève Fioraso, laquelle n'hésite pas à attaquer l'Université française ; ils ou elles considèrent le français comme une langue morte ou dépassée. Certains représentants de l'État affectent même de causer globish face aux caméras du monde entier. On doit vivement remercier ces gens-là pour l'image de la France qu'ils donnent. Inutile de parler des brailleurs chanteurs français, qui pensent sans doute que des paroles en anglois touchent un public plus nombreux.

La palme revient sans doute au P.S., dont les hauts responsables n'hésitent plus à utiliser le globish pour orner leurs maillots de corps : « H comme Hope » , « Yes we Kahn » (les citoyens ont heureusement échappé à ce slogan avilissant), sans parler du « Care » (prononcer kééeu) de Titine. Tout cela est une insulte à la France et au français.

Quelques phrases en français, relevées dans la presse : «MasterChef, c'est du people et du show». Quel souvenir garderez-vous de votre passage au Jamel Comedy Club ?

Le français est jugé trop difficile et compliqué par beaucoup de Français mêmes, qui n'hésitent pas à cracher sur leur langue en disant qu'ils s'en foutent royalement, que tout ça, c'est dépassé, qu'il faut vivre avec son temps, etc. Bref, les règles sont trop difficiles ? Il faut abolir les règles ! On a de plus en plus l'impression que le français à l'école est devenu français-première langue ou français-deuxième langue, – voire matière à option –, tant le niveau laisse à désirer.

Au plus haut sommet de l'Etat, l'exemple n'est pas toujours donné, comme le soulignait le député François Loncle, interpellant le ministre Luc Chatel sur le sujet : « Il (Le Président) multiplie les fautes de langage, ignorant trop souvent la grammaire, malmenant le vocabulaire et la syntaxe, omettant les accords, il s'aventure parfois à employer des termes et formulations vulgaires... » D'après Mediapart, Luc Chatel lui avait répondu que ce langage était une volonté démocratique (sic) d'être compris par tous. D'après nozélites, la démocratie, c'est donc s'abaisser à mal parler.

On estime que les « jeunes » des banlieues utilisent environ 400 à 500 mots courants de français (et peut-être d'autres mots d'origines diverses). D'après une étude sur les singes, ceux-ci reconnaîtraient environ 250 mots. Conclusion : les jeunes des banlieues sont deux fois plus intelligents que les singes. Ce qui n'est pas si mal. Il faudrait que 'français' devienne synonyme de 'sang frais'.

FBI portés disparus : à la recherche du français perdu. 2013 : l'anglais n'est pas devenu langue maternelle, mais un honteux projet de loi (socialiste) devrait permettre aux facultés et écoles de dispenser
l'enseignement en anglais plutôt qu'en français. Vive la mondialisation !
  Monsieur Malone, on a besoin de vos services

(F.B.I. : Federal Bureau of Investigation, c'est-à-dire Service Fédéral d'Enquêtes, ordinairement traduit à la french TV par Bureau Fédéral d'Investigation. Peut aussi vouloir dire : Fausse Bonne Idée, comme dans cet exemple : ... l'idée du Président Sarko-Labrunie de retirer leur nationalité française aux criminels d'origine étrangère me semble l'exemple type de la fausse bonne idée). Voir Bien-pensance, Charabia, Mots interdits, Politiquement correct.

Étymologie : français vient de Franc (peuple d'origine germanique). Le mot Franc désignait le peuple germanique qui se sédentarisa en Gaule. L'étymologie de Franc semble être frei : libre.

Française (nationalité ~) : vaste foutoir sous lequel on englobe des tas de gens : Français de souche, Arabes, Noirs, Jaunes, métis. Les distinctions de races et de couleurs ne sont pas politiquement correctes ni juridiquement admises. On range donc dans la catégorie « Français » toutes sortes de personnes. La psychologie des bien-pensants est simple : ils n'ont pas la même couleur de peau que nous, ils ne mangent pas comme nous, ils ne s'habillent pas comme nous, ils n'ont pas la même histoire ni la même culture que les nôtres, ils ne parlent pas la même langue que nous, ils ne croient pas au même Dieu que nous, – donc ils sont Français. C'est le conglomérat bessonnien. C'est ainsi que lors du procès d'un terroriste arabe aux Étazunis, TOUS les journalistes de la french TV ont parlé de lui en disant « le Français Z. M. »

Pire encore, du 07.06.2012 ose écrire à propos de M. Merah : "Je suis le messager d'Allah", a-t-il lancé le 21 mars [...]. "J'en ai pas tué assez", a aussi dit ce jeune Français de 23 ans, se réclamant d'Al-Qaida, qui a abattu froidement trois militaires ainsi que trois élèves et un professeur d'une école juive.

Autre exemple, toujours à propos de la tuerie de Toulouse (mars 2012, quatre morts + trois morts à Mointauban) : Cette nuit, vers 3h du matin, le RAID a pénétré dans un immeuble situé à Toulouse, cernant un jeune Français âgé de 24 ans soupçonné d'être l'auteur de sept assassinats commis dans le Sud-Ouest depuis onze jours (d'après Pure Media (Ozap) point com, 21.03.2012). Le « Français » en question est d'origine algérienne, porte un nom arabe et se réclame d'Al-Qaïda. A remarquer qu'entre-temps, l'assasin a gagné un an, en passant de 23 à 24 ans. Précision journalistique. Kif-kif avec l'auteur de la tuerie du Musée juif de Bruxelles (fin mai 2014) : Mehdi Nemmouche, un Français de 29 ans, soupçonné d'être l'auteur de la fusillade meurtrière la semaine dernière au Musée juif de Bruxelles, est toujours en garde à vue lundi 2 juin (Le Nouvel Obs, 02.06.2014).

Encore un exemple ? Le Pakistan a arrêté "un important" chef français d'Al Qaïda, Naamen Meziche, lors d'une opération menée à la frontière avec l'Iran (Le Nouvel Obs, 20.06.2012). Loteur est peut-être « vieille France », mais il juge déplacé d'appeler systématiquement « Français » des fanatiques ou des assassins d'origine étrangère.

France : terre chrétienne, ancien royaume (), puis ancienne démocratie d'Europe occidentale, mais qui appartient désormais à une dictature, la Zone euro néo-mercantile. La langue officielle de la France est le français et la moitié au moins des habitants de la France parle français. Mais on trouve aussi d'autres langues : le charabia (surtout chez les journalistes, les publicitaires et les informaticiens), le sabir, le volapük, le frangliche, le globish, la langue administrative, la langue fondamentale, la langue naturelle, la langue féminisée, la néo-langue ou novlangue (le « françaisien »), la langue texto, les arabismes banlieusards et une foultitude d'argots merdiqueux.

() La moitié des pays d'Europe occidentale sont des royaumes, preuve que cette forme de gouvernement est encore valable.

Par décret gouvernemental, la notion de race n'existant plus, on peut dire que la moitié des Français sont des « souchiens », les autres sont des « non-souchiens » (c'est-à-dire des surchiens ?)


Sine commentario

On distinguait avant la « France d'en bas » (le Sud) de la « France d'en haut » (le Nord), la ligne de partage étant la Loire. Mais certains officiels désignent par la « France d'en bas » les très pauvres, et la « France d'en haut » les super-riches, le juste milieu n'existant pas.

Étymologie : France vient de Franc (peuple d'origine germanique). Le mot Franc désignait le peuple germanique qui se sédentarisa en Gaule. L'étymologie de Franc semble être frei : libre.

France-Afrique : cette expression désigne un ensemble de mécanismes politiques et économiques qui lie la France à ses anciennes colonies africaines. L'expression « France-Afrique » semble avoir été employée pour la première fois, en 1955, par le président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, pour définir le souhait d'un certain nombre de dirigeants africains de conserver des relations privilégiées avec la France tout en accédant à l'indépendance.

Cependant en 1998, l'économiste Verschave rebaptisa ce type de relations du nom de Françafrique, pur barbarisme, visuellement laid, mais qui a maintenant droit de cité, – du moins chez certains journalistes et ce, dans un contexte dépréciatif particulier. La françafrique, ces relations mafieuses (sic) que la France entretient avec l'Afrique depuis les années De Gaulle s'est renforcée à la grande déception des optimistes béats qui avaient vu dans l'avènement de Sarkozy au pouvoir une nouvelle donne (africaboyebi point com). La minuscule à Françafrique, et la majuscule au 'd' de « de Gaulle » sont dans l'original. Autre exemple : "Vous parlez de Françafrique, il y aura la France, il y aura l'Afrique", a dit le chef de l'Etat. On ne sait si c'est le chef de l'État qui avait à l'esprit le laid ‹ Françafrique ›, ou si c'est une décision du néo-rédacteur de Reuters. A noter, encore une fois, la manie horripilante qu'ont les néo-rédacteurs de mettre des guillemets étazuniens "..." au lieu des guillemets français « ... »

France Télécom : le nom de cette société s'orthographie normalement sans accents : France Telecom. Vous vous imaginez en train de dire France teuleucomm ? Tandis que « Télécommunications françaises », ce serait d'un plouc, ma chère. Vous pensez : deux accents aigus, une cédille, et deux mots français correctement orthographiés. De quoi fournir aux Étazunis – et au reste du monde – l'occasion d'entrer définitivement en guerre contre nous.

France Terre d'accueil : erreur d'écriture pour : France Terre d'écueils.

Franchise (néologisme) : la franchise est un accord commercial et juridique par lequel une entreprise appelée le franchiseur s'engage à fournir à une seconde entreprise, dite franchisée, un savoir-faire, une formation et une assistance permanente en contre partie d'une rémunération (Wikipédia). Ça, c'est le sens classique, normal, économique. Mais les têtes pensantes politico-journalistiques se sont emparés du mot dans une nouvelle acception : il s'agit maintenant d'un réseau terroriste, dans lequel les cellules agissent de façon plus ou moins autonome par rapport à leur chef, auquel elles vouent allégeance. Il fallait le trouver. Leclair, MacDucon, Al-Qaïda = même combat. Les "franchises" locales d'Al-Qaeda (sic) continuent de faire planer une menace sérieuse sur la sécurité dans le monde (Afrique Hebdo point com, 02.02.2010). Voir le Changement de sens de certains mots.

Étymologie : franchiser, néologisme fait d'après franchise, dérivant de franc. Selon l'étymologie, franc signifie libre, or il semble que dans le cas de magasins sous franchise ou franchisés, cette liberté n'est qu'illusoire car le franchisé est lié par un accord commercial et juridique au franchiseur.

Franco-français : niaiserie de langage, reprise abondamment par les journalistes de la french TV et signifiant simplement : typiquement français, strictement français, entre Français. Les querelles franco-françaises sur la retraite. Les pays étrangers en sont dispensés ; il n'y a pas en effet de querelles américano-américaines sur les fonds de pension.

Francophobie : sentiment anti-français. Beaucoup d'associations luttant contre le racisme et la discrimination affichent ouvertement leur francophobie, de même que les jeunes issus de l'immigration, quand ils sifflent la Marseillaise ou brûlent le drapeau français. De toute façon, selon ces associations, le racisme anti-blanc n'existe pas. Alors, elles en profitent.

Étymologie : de franco, pour Français, et phobie, venant du grec
φόβος (phobos) : fait de mettre en fuite, épouvante. Φόβος (Phobos) : dieu de l'épouvante. Le sens initial est beaucoup plus fort que l'acception moderne.

Frange : bordure (souvent en forme d'ornement). En tant que bordure, ça se situe donc au bord de quelque chose, et la surface est par conséquent limitée. Quel sens donne à frange la personne qui a écrit, à propos de la chanteuse Diams : [...] une artiste assez consensuelle, appréciée des grands media comme des plus spécialisés et surtout d'une immense frange du grand public ! (Reflets-Mag point blogspot point fr, 15.10.2009) ? Cette chanteuse assez consensuelle est appréciée d'une immense frange du grand public. Voilà un style pour le moins étonnant.

Étymologie : Littré définit le mot frange ainsi : bande d'un tissu étroit qui sert à orner les robes, les garnitures... Du latin populaire frimbia, altération de fimbria : bout, extrémité, bord de vêtement.

Franglais : mot popularisé par René Étiemble (Parlez-vous franglais ?, 1964). Le franglais est un mot valise, composé de français + anglais, et désigne une langue fortement imbibée de mots ou d'expressions anglais, la plupart du temps sans que rien ne justifie l'emploi de ces anglicismes, car les équivalents français existent déjà. Version moderne : franglish. Le girls band révélé par Popstars pourrait bientôt faire son come-back. 'Groupe féminin' (girls band) et 'retour' (come-back) ne conviendraient-ils pas ? Ben non, apparemment.

Frappe (chirurgicale) : cette expression, abondamment et abominablement utilisée par les militaires et leurs agents de propagande (les journalistes), fait propre, beau, aseptisé, mais en fait c'est aussi imprécis et meurtier que les anciens bombardements. En français normal : bombardement précis (en théorie), bombardement ciblé. On peut utiliser le terme frappe seul, dans le sens de bombardement. Exemple : Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a ordonné des préparatifs en vue de frappes vers les Etats-Unis (Le Monde point fr). Employer le mot frappe au lieu de bombardement ou d'attaque aérienne appartient à la novlangue (néo-langue) hypocrite et cynique.

A donné le néo-verbe frapper, dans le sens de bombarder, d'attaquer, de lancer une intervention armée ; on frappe un pays, comme on frappe un ballon au fouteballe. La guerre considérée comme une rencontre sportive ? Exemple : La Corée du Nord se dit prête à frapper, titre Yaourt!. Ou bien : L'aviation turque a frappé une cible rebelle kurde dans le nord de l'Irak. Ou bien encore : Des missiles Tomahawk et des raids aériens ont frappé les positions libyennes... On peut dire que les décideurs militaires sont de petites frappes. Les journalistes, de façon exécrable, reprennent ces termes (frappe, frapper), à longueur de reportages. Et comme ils n'ont aucune logique linguistique, ils continuent à appeler les avions qui frappent 'bombardiers' et non « frappeurs » ou « frappiers ».


« La France s'apprête à engager des frappes » (sic).
Quand on sait qu'une frappe, c'est un voyou,
Le Monde devrait soigner son vocabulaire
.


Il est frappant de constater que tous les journalistes emploient les mêmes mots

Comme on n'en est pas à une ineptie près dans la novlangue mondialiste, il peut exister des frappes humanitaires (sic), comme dans cette déclaration : Madeleine Albright [...] a déclaré à la chaîne CBS que des « dizaines de personnes avaient été égorgées à Racak » et que la seule solution était « des frappes aériennes humanitaires sur la Yougoslavie » (divers blogues ou media PLCC, février 2009). On est frappé de stupeur devant tant d'humanité.

N.B. 1 On parlait avant de force de frappe, c'est-à-dire du potentiel de destruction dont disposait un état pour anéantir son voisin. Force de dissuasion ?

N.B. 2 L'emploi du mot frappe semble emprunté au jargon militaire étazunien, qui parle maintenant de « strike » pour dire bombardement, attaque, agression.

Étymologie : d'un vieux verbe signifiant s'emparer de, souffleter et aussi insulter, injurier.

D'autre part, en français, une frappe est un voyou : sale petite frappe ! Frappe est le diminutif de fripouille (bandit, vaurien). Utiliser le mot frappe au lieu de bombardement rétablit les choses dans leur contexte véritable : des opérations criminelles.

Fraternité : dans notre 'démocratie', impression illusoire que tous les citoyens sont frères, qu'ils appartiennent à la même et grande famille, qui est La République Française. En fait, à cause de tous les rejetés, les exclus (= pauvres, démunis), de ceux qui sont victimes du racisme, ou de toutes sortes de ségrégations, cette fraternité n'existe qu'entre ceux qui partagent les mêmes richesses, ou à la rigueur chez les F∴ M∴ Voir Égalité, Liberté, Référendum. D'ailleurs, on ne dit plus Fraternité, mais solidarité, ce qui est a même chose, mais en pire.

Étymologie : du latin fraternitas : fraternité. Vieille racine indo-européenne ayant donné भ्रातृ (bhratr) en sancrit, frater (lat.),
φράτηρ (fratêr) en grec, брат (brat, russe), frère (français), Bruder (all.), brother (anglais) etc. et qui signifiait à l'origine porter (?).

Free lance (anglicisme, prononcer fri: la:ns) : anglicisme inutile et qui signifie 'à son compte', 'indépendant'. Travailler en free lance (en anglais moderne, freelance signifie normalement 'pigiste').

Étymologie : en vieil anglais, freelance signifiait mercenaire. De free : libre, + lance : lance (venant du français lance) : soldat armé d'une lance.

French touch (anglicisme, prononcer frenʧ tʌʧ) : « touche française », ou plutôt 'esprit français', 'note française', 'empreinte française'. Loteur a pu lire un article sur le F.M.I. dont le titre était : Mondialisation : la French Touch ; et, dans le premier paragraphe : Ce sont en effet des Français qui ont régné sur le Fonds pour plus de la moitié de son existence. Mais cette touche française sur les organisations économiques internationales les plus puissantes ne s’arrête pas à la 19e rue de Washington... Il est vrai que quand on entend baragouiner les gens de télévision, c'est l'expression french touch qu'on entend le plus souvent, comme dans des réclames publicitaires actuelles (mars 2013) à la french TV à propos de voitures françaises, et qui parlent de french touch. « Esprit français », c'est ringard ? Incompréhensible ? Allez savoir pourquoi les gens de télévision et les publicitaires adoptent l' « english touch » pour parler et communiquer.

Étymologie : french, venant de France, français (voir plus haut pour l'étymologie). Touch, venant du français touche, toucher. Latin *toccare.

Fréquences vocales : pourquoi ce type de téléphone (qui fait des petites notes de musique quand on tape sur les touches) est-il dit à fréquences vocales ? Parce qu'elle utilise la gamme de fréquence dans laquelle se situe la voix humaine : de 300 à 3500 Hz. Un téléphone à fréquences vocales produit des notes dans cette gamme pour effectuer une numérotation plus rapide et plus efficace que les téléphones à cadran (à impulsions). Essayez le numéro 01 11 23 21 32 21. Si vous reconnaissez la musique (ça ne vous dit rien, « La vengeance d'une blonde » ?), vous utilisez la numérotation à fréquences vocales.

Étymologie : fréquence, du latin frequens : nombreux, fréquenté, fréquent. Fréquence signifie ici : nombre d'oscillations par seconde d'un phénomène ondulatoire. Vocal, du latin vox, vocis : voix.

Frontrunner (anglicisme, prononcer frʌnt rʌnə(r)) : il est une corvée habituelle pour loteur, c'est de chercher le sens d'un terme non expliqué dans un article sur le web. Comme dans cette dépêche de l'A.F.P. : "Le problème de ce conclave, c'est qu'il n'y a pas de +frontrunner+ comme Joseph Ratzinger au conclave de 2005", estime le vaticaniste John Allen. Après vérification dans le Harrap's, il apparaît que frontrunner veut dire ‘favori’, mot incompréhensible pour la plupart des Français, même pour ceux qui jouent au tiercé. La phrase d'ailleurs évoque un peu l'ambiance d'une course de chevaux (). Les caractères + encadrant frontrunner doivent être interprétés comme des guillemets (« frontrunner »).

() Quelques lignes plus bas, le commentateur continue : "Mais si, lors des premiers votes, aucun de ces candidats de choix ne recueille plus de vingt voix, les cardinaux rechercheront forcément des outsiders", a poursuivi M. Allen. Nous sommes bien dans une course. Noter la manie des néo-rédacteurs d'accoler des guillemets étazuniens " ... ", au lieu d'utiliser des guillemets français « ... ».


Frontal : en frontal : en face, devant (terme informatique). On utilise également ce terme pour des appareils électro-ménagers. Des rédacteurs de notices publicitaires ont le front d'écrire : chargement en frontal (chargement à l'avant, pour une machine à laver).

Étymologie : du latin frons, -tis : front, de même racine que l'anglais brow : sourcil.

Fruit : le résultat de l'accouplement entre l'homme et la femme, c'est l'enfant, fruit de l'amour – du moins théoriquement. Car maintenant, on peut louer des ventres extérieurs. Dans le règne végétal, la nature nous propose aussi le résultat de l'accouplement entre des cellules mâles et des cellules femelles sous la forme de fruits, – les plus belles merveilles de la vie, qui régalent nos yeux et nos palais. Ce qui est dit des fruits peut l'être également des légumes, qui sont souvent des fruits aussi : tomates, aubergines, courgettes...

Merveilles que les sociétés multinationales ou trans-nationales s'ingénient à empoisonner avec leurs insectides (pesticides). La société étazunienne Monsalo est une de celles qui empoisonnent le plus, y compris nos chères et précieuses abeilles. Monsalo a également produit l'agent orange, qui n'est pas un fruit, qui n'est pas une orange, mais une arme de destruction chimique, utlisée par l'armée étazunienne lors de la guerre du Viet-Nam. Monsalo est aussi un grand producteur de semences modifiées génétiquement. Comment, quand on a l'esprit sain et le jugement clair, peut-on accorder la moindre confiance à une société qui fabrique des produits de mort et des graines modifiées génétiquement ? Cette société, Monsalo, a vraiment mérité son nom : elle a pollué la terre entière et est sans doute l'entreprise la plus hautement criminelle du monde, puisqu'elle s'attaque à la santé de la population de toute la terre (D.D.T., P.C.B., dioxine, etc.). Voir cet article, ou cet autre article (et bien d'autres...). Monsalo est un malfaiteur de l'humanité.

D'autre part, fruits et légumes n'ont plus de goût, plus de saveur, et il faut cinq à dix fois plus de fruits depuis l'an 2000 que pendant les années 1950 pour avoir le même potentiel de vitamines. Grâce aux géants de la distribution, qui veulent globaliser les produits, nos fruits n'ont plus goût à rien, ni surtout n'ont plus de valeur nutritive. Voir aussi cet article.

Étymologie : fruit, du latin fructus : droit de percevoir quelque chose, usage, produit, rapport, revenu, fruit. Dérivé du verbe fruor, fructum, frui : faire usage de, jouir de. Cf. en français usufruit : droit d'usage.

Fuck (anglicisme, prononcer fʌk ou feuk) : mot omniprésent, paraît-il, en anglo-américain, au même titre que merde ou putain en français. Le mot est à rapprocher de l'allemand ficken (baiser), mais il y a une étymologie plaisante – bien que hautement fantaisiste –, que l'auteur retient volontiers parce que ça l'arrange. Sous le règne d'Henri VIII, la population anglaise avait dramatiquement diminué à cause d'épidémies ou de guerres. Henri était inquiet pour l'avenir de son pays. Il s'aperçut qu'il y avait nombre d'hommes et de prostituées dans ses prisons. Il organisa alors des rencontres entre eux pour repeupler son pays. On a appellé ces rencontres : Fornication Under Consent of the King, d'où le mot fuck. Si l'on en croit cette légende (fantaisiste, insiste loteur), plus de la moitié des Anglais et des Étazuniens descendraient donc de putes ou de criminels.

Étymologie : en raison de l'esprit puritain des Anglo-Saxons, l'étymologie de fuck est difficile à suivre. Un dictionnaire anglois précise : « perhaps from a word akin to Norwegian dialectal fukka "copulate", or Swedish dialectal focka "copulate, strike, push", and fock "penis" ».

Fuiter (néologisme, XXe siècle) : en parlant d'une information : transpirer, être rendue publique, être divulguée, être dévoilée, éventée, révélée, voire disparaître. Exemple : D'après ce document, qui a mystérieusement fuité de la Thames House – siège des services secrets à Londres –, des agents secrets de l'armée chinoise et du ministère chinois de la Sécurité publique approcheraient systématiquement des businessmen britanniques ... (Le Point point fr, 01.02.2010). Noter le verbe approcher dans le sens de prendre contact avec. Ou bien : Nicolas Sarkozy au 20H de TF1 : des images off (sic) d'un baiser avec Carla Bruni fuitent (Pure Media (Ozap) point com, 17.02.2012).

Étymologie : du latin fuga : fuite, du verbe fugio, fugere : fuir, s'enfuir.

Fulminer : emploi récent et transitif (sur le modèle du verbe exploser), trouvé dans un titre sur l'excellent Yaourt! : Obama fulmine les primes versées à Wall Street (fulmine contre ?) Un néo-rédacteur trop pressé de faire un copié-collé, et qui a oublié la préposition 'contre' ?

Étymologie : fulminer, littéralement lancer la foudre, du latin fulmen, -inis : foudre, tonnerre. Littré précise : Fulgur est un nom d'agent du verbe fulgere (= éclair) ; fulmen représente un participe passif du même verbe (= la foudre, qui est lancée).

Fun (anglicisme, prononcer fʌn ou comme foehn) : tout ce qui est drôle, amusant. Pour le fun : pour s'amuser, pour rire. Cet été, faites le plein de fun, peut-on lire sur un magazine. Réclame de la secte Alapom : Partagez le fun ! Emprunt inutile aux Anglo-Américains.

Étymologie : "of uncertain origin", précise un dictionnaire anglais.

Funky (anglicisme, prononcer fʌŋkɪ) : trouvé au détour d'un paragraphe d'un article d'un magazine () féminin sur internet : Le temps d'un été, on range notre intemporel (sic) mascara noir et on le remplace par un autre dans une tonalité plus funky (Grazia point fr).

Définitions de funky trouvées sur internet = amateur de musique noire américaine ; (vieilli) : de mauvaise odeur, surtout de l'odeur corporelle ou de l'odeur de rapport sexuel (sic). Définition de funky selon Harrap's = « cool ».

Alors, tonalité funky = tonalité musicale, tonalité qui sent la sueur ou le sperme, ou tonalité cool ??? Ces dames des magazines féminins nous gâtent : on ne sait pas quel sens attribuer à leurs délires verbaux anglomaniaques.

() Oui, ça fait beaucoup de « d'un ». Mais c'est français.

Furtif : comme pour le mot maraude, il y a eu glissement du vocabulaire désignant des voleurs vers un sens plus neutre. Chez les militaires, l'adjectif furtif signifie discret, qui passe inaperçu : avion furtif (non repérable par un radar). Ce sens a été repris par les informaticiens, et un programme furtif est un programme qui passe inaperçu aux yeux d'un utilisateur ; c'est le propre des virus ou des chevaux de Troie.

Étymologie : latin furtum : vol, larcin ; fur, furis : voleur. Furtif, c'est ce qui est fait à la manière d'un voleur.

Futur (anglicisme rampant) : il n'y a plus d'avenir (le mot 'avenir' disparaît peu à peu), il n'y a plus que le futur – même si un slogan proclame : « Il n'y a plus de futur » (No future, en anglo-américain de base). Triste évolution, caractéristique de notre époque. On peut en conclure qu'il n'y a ni futur ni avenir.

Le mot futur est d'abord un adjectif : les générations futures. C'est étymologiquement le participe futur du verbe latin esse (être) : qui va être, qui sera. Pris comme substantif, il s'oppose par exemple au passé et au présent dans le système temporel : le passé, le présent et le futur.

Le prendre systématiquement comme synonyme d'avenir, – au point de “ phagocyter ” ce mot –, est un abus de langage, une importation frauduleuse de l'anglo-américain. Des exemples ? Dans le futur, les actions et tout ce qui se passe est auto-explicite (pourquoi pas 'dans l'avenir' ?) Ou bien cette réclame : Les constructeurs français en première ligne sur la voiture électrique du futur (= la voiture électrique de demain). Enfin, cette phrase d'adieu écrite en anglois par DSK à ses collègues du RMI : Good luck for the future, que beaucoup de journalistes néo-crétins traduisent (mai 2011) par Bonne chance pour le futur ! Et à propos d'un avion expérimental évoluant au Salon du Bourget (2011) tous les journalistes parlent à l'unisson de l' « avion du futur » (= l'avion de l'avenir, l'avion de demain). Même les ministres se croient obligés d'employer le mot futur au lieu d'avenir : Je sais que nous nous retrouverons adresse (sic) Laurent Fabius à Alain Juppé, avant de le remercier et lui souhaiter «beaucoup de succès dans le futur» (vingt minutes point fr, 17.05.2012). Noter le verbe « adresse », au lieu de 'déclare'. Autre exemple : Ces 5 villes qui pourraient être détruites par une catastrophes naturelles (sic) dans un futur proche. Et cet exemple, puisé dans maxisciences point com : Révisez vos scénarios de science fiction, le futur de la planète pourrait bien emprunter un tout autre visage. Le futur de la planète = l'avenir de la terre, du monde. Encore un exemple (promis, juré, craché : c'est le dernier) : Peu de gens croyaient au futur de ce drôle d'engin et pourtant, en France, il cartonne. Croire au futur d'un engin ! Y'en a qui croient au Père Noël. Il faudrait que nous revenions à l'avenir. En tout cas, c'est symbolique : s'il n'y a « no future », l'avenir non plus n'existe plus.

Importation frauduleuse de l'anglo-américain, peut-être en relation avec la série de films « Retour vers le futur ». «Tous les futurs sont imaginables pour la Grande-Bretagne [...] Nous maîtrisons notre destin, nous pouvons faire nos propres choix» (traduction d'un discours de David Cameron, ancien Premier ministre anglais, trouvée sur slate point fr).

Pour la conscience linguistique de loteur, le mot futur est plus restrictif que le mot avenir, car il suppose une vue linéaire de l'histoire (Passé → Présent → Futur). Le futur va nécessairement être ; le futur, c'est ce qui sera. Tandis que l'avenir grouille de mille choses, de mille possibilités à venir. La base du futur est le verbe être (futurus : ce qui sera) ; la base du mot avenir est le verbe venir : l'avenir, c'est qui est (ad)viendra. Quand Yahoo titre, à propos d'un mode d'habitation : Peut-être la maison du futur, il y a contradiction, parce que le futur sera nécessairement, et non pas 'peut-être'. Quant à la célèbre chanson de Jean Ferrat, va-t-elle être renommée « La femme est le futur de l'homme » ? L'avenir nous le dira.


L'« horoscope » ne prédit pas le « futur » (made in Yahoo).
Mais l'astrologie peut, à la rigueur, prévoir l'avenir.
Trois confusions de termes. Yahoo doit reviser son français.


Le français : no avenir ?

appel : en français ancien, le futur ou la future, c'étaient le fiancé, la fiancée. On disait aussi : le promis, la promise. « Retour vers le futur » pourrait donc, pour une femme, être compris comme le retour vers son fiancé.







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