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« Les néo-crétins, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît »
p.c.c. Michel AUDIARD

« Autrefois, le ridicule tuait ; aujourd'hui, il tire à deux cent mille exemplaires »
ANONYME

« Penser, c'est dire non »
ALAIN

« Un citoyen du monde qui vivrait sous la tyrannie d'un empire universel,
parlant et pensant dans une sorte de super-espéranto,
ne serait pas moins un monstre qu'un hermaphrodite
. »
Hannah ARENDT





Troisième partie




Angoisse métaphysique : loteur livre au lecteur la question qu'un internaute a posée dans un forum de programmation informatique, et qui trahit une profonde angoisse métaphysique devant l'ampleur de son néant :

« alors la page nais pas fini puisque le soumettre na aucune action apar celle de rapeller la page alors je voidre savoir pourquoi le texte qui se trouve dans mon txt ne saffiche pas dans mon input et comment fais pour que des que je clic sur soumetre sa remplace le texte qui se trouve dans le txt pas selui qui et dans le input »

Note pour les non-informaticiens : “ input ” n'est pas un mot cochon.

Le verbe angoisser, comme c'est la mode apparemment, tend à être utilisé seul, de façon intransitive ; c'est ainsi que l'excellent yaourt? (aux fruits), reprenant slate.fr, peut titrer Pourquoi les femmes angoissent-elles ? (sont-elles angoissées, s'angoissent-elles). Et de poursuivre : L'anxiété n'est pas seulement une question de sexe contrairement aux idées reçues. Un grande leçon de psychologie.

Étymologies : angoisse vient du latin angustia : défilé, passage resserré, puis difficulté, situation critique. Du verbe ango, angere : serrer, étrangler. Cf. le supplice de la poire d'angoisse. Le mot angine est de même racine.

Métaphysique : ce mot vient de la philosophie d'Aristote, désignant ce qui venait après les traités de physique. Du grec
μετα (méta) : après et τα φυσικα (ta physika) : les choses de la nature, le traité de la nature. La métaphysique est la partie de la réflexion philosophique qui porte sur la recherche des principes premiers.

Animalier : qui peint ou sculpte des animaux, ou qui concerne la représentation d'animaux : peintre animalier, décor animalier. Mais les néo-crétins emploient ce mot dans un sens bien à eux, celui de l'adjectif ‘animal’. Signe du statut particulier du cheval en Grande-Bretagne, il est l'un des principaux récipiendaires de la version animalière de la Victoria Cross, la distinction militaire suprême de l'armée britannique (d'après une dépêche de l'A.F.P.). Est-ce que la Victoria Cross représente un animal ? Non, la Croix de Victoria représente une couronne à l'avers, et sur le revers est gravée la date de l'acte pour lequel a été attribuée la croix, et ce pour quoi elle a été donnée, avec le nom du « récipiendaire ». Nulle représentation animale. Autre exemple : Après cet intermède animalier, Zurich s'est imposé 4-0 (le parisien point fr). L'« intermède animalier » en question se rapporte à une fouine qui a perturbé une rencontre de fouteballe. Les néo-rédacteurs semblent ignorer qu'animal peut être adjectif : instinct animal, « esprits animaux ».

Emploi correct : Dites non à l'expérimentation animale ! (et non animalière).

Étymologie : composé d'animal + suffixe -ier. Animal est de même racine qu'âme, les deux venant du latin anima : vent, souffle, respiration, principe de vie. Ce qui a donné le verbe animer (donner la vie, doter d'une âme).

Animaux domestiques : les familles ont de moins en moins d'enfants, mais de plus en plus d'animaux. Un couple normal a en moyenne 2,08 enfants, 0,7 chien et 0,2 chat. (On n'a pas compté les poissons, ni les oiseaux ni les lapins.) Ce qui fait quand même 2,98 êtres à la charge des parents par foyer. Comme disait Coluche « Y'en a qui élèvent des enfants, moi j'élève des chiens ». De toute façon, les friandises pour enfants portent le même nom que les nourritures pour animaux (Kit-Kat). Cf cette perle issue du Trésor Public : « Les animaux domestiques ne sont pas des enfants à charge... ». Quant aux pauvres, qui ne peuvent entretenir ni chiens ni chats, ils élèvent des poux ou des puces.

Étymologies :

Animal est de même racine qu'âme, les deux venant du latin anima : vent, souffle, respiration, principe de vie. Ce qui a donné le verbe animer (donner la vie, doter d'une âme). Cf. les philosophies orientales fondées sur le tch'i 氣 () [qi en transcription pinyin] () : le souffle. Loteur ne peut que renvoyer le lecteur curieux vers la philosophie de Carl Gustav Jung pour les deux archétypes de l'anima (= principe féminin de l'homme) et de l'animus (= principe masculin de la femme). Pour C.G. Jung la fameuse question : Habeat animam mulier ? (est-ce que la femme a une âme ?) donne une réponse négative, car la femme n'a pas d'anima (âme), mais elle a un animus, équivalent masculin de l'âme.

() Les caractères chinois sont mis en codes html, et aussi en gifs pour ceux qui n'ont pas le système de lecture des langues "complexes" installé.
Étymologie de domestique : voir à Domestique.

Annales (subst. fém. plur.) : recueil relatant des événements année par année, dans leur ordre chronologique (définition du Cnrtl). Trouvé sur un forum : La prestation de Clint Eastwood restera dans les anales ! On en parlera certainement encore dans l'avenir ! Ouais, et comme on dit familièrement : en voilà un qui a du cul.

Étymologie : du latin annales : récit des événements année par année.

Annus (latinisme) : ne saurait être qu'horribilis pour la royauté anglaise. Quant à l'annus magnus, ce n'est pas un grand anus, mais c'est la Grande année sidérale, période où les constellations reviennent à leur première place (période d'environ 26 000 ans).

Étymologie : latin annus : année. Ne pas confondre avec anus (trou du cul).

Anosognosie : définition officielle de l'anosognosie : "méconnaissance, par un malade ou un infirme, de son état, même grave, notamment dans le cas d'affections telles que la cécité ou l'hémiplégie". C'est ainsi qu'au lieu de titrer : "Jacques Chirac souffre de la maladie d'Alzheimer" Le Monde titre élégamment : Jacques Chirac souffre d'anosognosie (bien que ce ne soit pas tout à fait la même chose). Ça oblige, en tout cas, à regarder la définition dans un dictionnaire, ou d'aller sur Gougueule. Voir Oncologie.

Étymologie : anosognosie, composé du grec
νόσος (nosos) : maladie, et de γνω̃σις (gnôsis) : connaissance, avec le préfixe a- privatif.

Anonymiser : barbarisme répugnant, et à ce titre très prisé des internautes et de certains sites – même officiels. "Comment anonymiser mon trafic?" (de drogue ?), demande un internaute avec angoisse. Tandis que certains sites, qui veulent se faire un nom, proposent d'anonymiser l'IP.

Et un anonymiser (ou anonymizer, prononcer
ənɒnɪmaɪzə(r) ou plus simplement anonimaïzeur) est un programme qui brouille les pistes sur l'internet. La sorcière Baba Yaga des contes russes, elle, prenait un balai pour effacer ses traces. On n'arrête pas le progrès.

Dernière mode chez les recruteurs : le CV anonyme. Le fait de rendre son CV anonyme, c'est l'anonymiser. Exemple : Lorsque les CV sont anonymisés, l'écart s'accroît : 1 chance sur 22 pour le premier groupe contre 1 chance sur 6 pour le second (le premier groupe est celui des candidats d'origine immigrée, le second groupe celui des non-immigrés). Le succès des C.V. anonymes fut tel que les chances d'être retenus pour les non-Européens étaient bien moindres qu'avec des C.V. classiques. On se demande quels furent les brillants esprits à la base de cette innovation.

Étymologie : vient d'anonyme : dont on ignore le nom ou qui ne porte pas de nom. Du grec
ανώνυμος : sans nom. La forme anonymiser est une forme barbaresque.

A.N.P.E. (archaïsme) : nom qu'ont donné quelques patrons de bar facétieux au bistrot du coin. Allez savoir pourquoi. Peut-être parce que c'est là où l'on boit des demis ou des pastis, et là où l'on joue au PMU ou au loto pour se consoler d'avoir le très envié statut de demandeur d'emploi.

En réaction, les assimilés fonctionnaires des bureaux du chômage ont décidé de renommer par antiphrase leurs bureaux Pôle Emploi pour se démarquer des bistrots qui leur faisaient rude concurrence. Voir Pôle emploi.

Antan : est senti comme synonyme de passé, grand passé ; on ne compte pas les sites Belles d'antan, Monnaies, d'antan, Voitures d'antan, Armes d'antan etc. Alors qu'antan signifie "de l'an dernier". Mais peut-être cela est-il dû à la chanson de Brassens, sur un poème de François Villon : Ballade des Dames du temps jadis.
Dites moi ou, n'en quel pays
Est Flora la belle Romaine,
Archipiades, né Thaïs
Qui fut sa cousine germaine,
Écho parlant quand bruit on mène
Dessus rivière ou sus estant
Qui beaulté eut trop plus qu'humaine.
Mais où sont les neiges d'antan ?
Qui beaulté eut trop plus qu'humaine.
Mais où sont les neiges d'antan ?
Et les Dames du temps jadis n'étaient pas celles des siècles écoulés, mais celles d'un passé assez lointain, jadis = ja a dis : il y a des jours, il y a assez longtemps.

Pour l'anecdote, lu dans un commentaire du forum lepoint point fr à propos du jet d'une bouteille en plastique sur une journaliste : Je me demande comment on pourrait justifier l'injustifiable. Des méthodes dignes du FN d'en-temps. Antan écrit 'en-temps', comme dans l'expression « en temps et lieu ». Si le scripteur avait lu le paragraphe sur l'étymologie, il aurait su qu'antan n'avait rien à voir avec temps. Et puis comparer le jet d'une bouteille en plastique à la torture ou à la tristement célèbre gégène, c'est vouloir diaboliser à tout va.

Autre anecdote, et toujours à propos d'une phrase relevée dans un forum : Ce n'est pas que la fellation antan que tel me choque (ça fait partie des plaisirs sexuels) mais pourquoi tout le monde semble prendre cette affaire à la légère ? Non seulement l'accord avec fellation est au masculin (tel au lieu de telle), mais encore la locution « en temps que » est écrite 'antan que'. Le français est devenu phonétique.

Étymologie : antan, du latin ante annum : l'an dernier.

Anthrax : après les attentats du 11 septembre 2001 (aux Étazunis), une psychose d'attentats au charbon (maladie infectieuse contagieuse causée par le bacille du charbon) se propagea aux États-Unis. Tous les journalistes ont relayé ces informations en utilisant le terme anglo-saxon d'anthrax, – semblant ignorer le mot français ‘charbon'.

appel : en français, l'anthrax est une suppuration de type furonculeux à multiples foyers agglomérés. Cela n'a rien à voir avec l'anthrax des Étazuniens. Cela rappelle la manie de dire “ influenza ” au lieu de grippe, par exemple.

Étymologie : du grec άνθραξ (anthrax) : charbon (comme dans anthracite), ainsi dénommé à cause de la couleur noire d'un genre d'insectes connus sous le nom d'anthrax, une sorte de mouche noire très poilue, qui serait responsable de cette affection. Une autre explication dit que c'est à cause de la couleur charbonnée des ulcérations d'anthrax.

Anti-âge : cette formulation maladroite veut dire : contre le vieillissement et non : dirigé contre les vieux. Une adolescente découvre un remède anti-âge. Elle souhaite rester dans l'enfance ? Autre exemple : [...] Un anti-âge idéal, mais peu ragoûtant donc qui serait la fontaine de jouvence de la présentatrice la plus influente de la planète (Pure trend point com, 28.01.2013). Il s'agit d'une crème à base de prépuces que la présentatrice noire Oprah Winfrey s'étalerait sur le visage. Une façon de faire des inflations fellations, sans doute. En tout cas, la formulation suggère que l'ennemi, – c'est l'âge.

Loteur a même lu une réclame de BB crème anti-âge (admirer l'inversion). La formulation est plaisante, car cela suggèrerait que les bébés sont contre le vieillissement. « BB » est une néo-crétinerie qui veut dire blemish balm, ou baume contre les imperfections (blemish veut dire tache, défaut ou imperfection en anglais). Est-ce mieux en anglais, ou est-ce une façon de jeter de la crème aux yeux ? On est en tout cas dans le mythe de Faust, de la Jouvence, dans la crainte ou le refus d'assumer son âge. Autres exemples recueillis dans un même article sur le web, et tout aussi bouffons : « La cacahuète : le joker anti-âge » ; « Potirons : les anti-âge de l'automne » ; « Les fruits rouges : de délicieux anti-âge ». Il existe même une revue Anti-Âge. Et pourquoi pas une revue Anti-Jeune ?

Dans le même registre, on peut trouver anti-fatigue, comme dans cet exemple : Adoptez les bons réflexes anti-fatigue. Contre la fatigue serait-il trop long à écrire ? Noter que l'expression ‹ anti-fatigue › est considérée comme un adjectif invariable : les réflexes anti-fatigue. Pas de 's' au pluriel.

Étymologie : Ant(i)- a pour origine le préfixe grec
αντι (anti) : qui est en face. Âge, du latin ætas, -tatis, mis pour ævitas, venant de ævum : âge, siècle. Fatigue, déverbal de fatiguer, qui vient du latin fatigo, fatigare : épuiser, tourmenter. Radical *fat ou *fass : lassitude.

Anticiper (anglicisme rampant) : signifie prévenir, devancer, faire à l'avance (anticiper un payement), faire avancer quelque chose dans l'espace, dire ou faire quelque chose à l'avance dans le temps (Mais n'anticipons pas !). De nos jours, le verbe anticiper veut dire prévoir, sous l'influence de l'anglais. L'on a de nombreux exemples. Titre d'une brochure : Anticiper les évolutions du travail et des compétences. Ou bien : Anticiper pour s'adapter. Titre lu sur l'excellent Yaourt! : Ce risque qui n'avait pas été anticipé (prévu). Là, l'emploi du verbe anticiper est particulièrement malheureux. Autre exemple, piqué dans Le Monde point fr : Le gouvernement américain avait en effet anticipé l'essai nucléaire et l'avait surveillé étroitement afin de pouvoir recueillir des résidus révélant la composition de la bombe, selon l'article. Anticiper ici est pris dans les sens de prévoir, prendre des mesures d'avance, préparer, se préparer à. Pourquoi remplacer prévoir par anticiper ? Il est vrai que ce dernier est un verbe du premier groupe, et donc plus facile à conjuguer. Un dernier exemple, tiré de Yaourt! :


Anticipez sur l'avenir, ici : prévoyez l'avenir.
L'expression « anticiper sur » existe en français ; elle veut dire :
faire avant le moment normal, avant le moment prévu, faire prématurément.

Substantif : anticipation, comme dans cet exemple : Aujourd'hui, les approches et les démarches d'anticipation doivent se compléter et s'étoffer. On n'est pas dans les romans d'anticipation, et loteur se demande en toute naïveté quelle est la différence entre « approches » et « démarches ». Et aussi entre « se compléter » et « s'étoffer ». A moins que le rédacteur de la brochure n'écrive pour ne rien dire ... ? (cette activité est fortement rémunérée).

Adjectif : anticipatif (hé oui, ça adopte facilement des néologismes dans certains milieux) : Il s'agit de passer d'un mode « réactif » d'adaptation à un mode anticipatif (= de prévision, mot qui rime avec « adaptation » dans la phrase).

Étymologie : anticiper, emprunt au latin anticipo, -atum, -are : prendre par avance, prendre les devants ; verbe composé de 'anti' pour ante : avant, et de capio, captum, capere : prendre, saisir.

Antipersonnel (néo-crétinisme) : pour une raison totalement inconnue, peut-être de Dieu lui-même, cet adjectif est invariable, à la manière des adjectifs anglais. « Ils n'ont pas signé le Traité d'Ottawa qui interdit l'usage des mines antipersonnel, mais ils fabriquent d'excellentes prothèses. » Antipersonnel ? Anglicisme malsonnant : il s'agit d'armes anti-personnel (contre le personnel). Dans ce cas-là, un trait d'union serait bienvenu : anti-personnel.

Étymologie : ant(i)- a pour origine le préfixe grec αντί- : qui est en face, et par extension : qui est contraire, opposé. Latin : ante (devant). Le préfixe anti- est très productif.

Personnel est dérivé de personne, du latin persona : masque, acteur. On a avancé que persona dériverait de per-sonare : résonner à travers (le masque). La persona, quoiqu'il en soit, c'est l'acteur, le personnage, puis la personnalité, la personne, l'individu...

Anti-racisme : c'est la « novlangue d'aujourd'hui » d'après Alain Finkielkraut. « C'est la langue taillée sur mesure pour l'idéologie totalitaire. Le but de la novlangue est de fournir un moyen d'expression pour la vision du monde et des habitudes mentales des adeptes du socialisme triomphant, et de rendre impossible tout autre mode de pensée. » L'anti-racisme nie jusqu'à la notion de race : noir c'est blanc (et vice-versa). « La vérité, c'est l'erreur » ; « L'ignorance, c'est la force », etc.


Quelques associations anti-racistes
qui favorisent, en fait, un racisme anti-blanc.

Déclaration de l'humoriste Pierre Desproges : « J'adhérerai à SOS-racisme quand ils mettront un S à racisme. Il y a des racistes noirs, arabes, juifs, chinois et même des ocre-crème et des anthracite-argenté. Mais à SOS-Machin, ils ne fustigent que le Berrichon de base ou le Parisien-baguette. C'est sectaire ».

L'anti-racisme, ce n'est donc pas le contraire du racisme, mais c'est le racisme à l'envers, dirigé contre les Blancs, les Européens, les Français. L'anti-racisme, c'est le racisme anti-blanc. Et certains font métier d'anti-racisme, et en vivent grassement, – aux dépens de bien plus pauvres qu'eux.


Lu sur Agora-Vox point fr du 07.05.2011 : « La bonne parole anti-raciste à 20.000 euros »

Pour l'étymologie de racisme, voir Race.

Anti-sémitisme : dans l'esprit de beaucoup de journalistes (et d'autres personnes) : rejet des Juifs. Or les Sémites sont un groupe ethnique, originaire d'Asie centrale, et parlant des langues sémitiques, comme l'hébreu ou l'arabe. Première conséquence : les Arabes sont également des Sémites. Deuxième conséquence : les Juifs rejetant les Arabes sont aussi des anti-sémites. Troisième conséquence : tous ceux qui rejettent les Arabes sont également des anti-sémites.

Discours d'un ancien président d'origine hongroise : « Il n'y a pas de place dans la République pour des antisémites ou des islamophobes. […] L'antisémitisme et l'islamophobie seront condamnés avec la même sévérité ». Pour lui islamophobe veut dire rejet des Arabes ? (islamophobe : qui a peur de l'islamisme, qui a l'islamisme en aversion).

Étymologie : Sémite vient de Sem. Sem était un fils de Noé, un des survivants du Déluge donc, et l'un des pères de l'humanité, d'après la légende des Écritures. Le mot sémite renvoie aux peuples qui parlent des langues dites sémitiques, c'est-à-dire surtout l'arabe et l'hébreu. En fait le groupe sémitique comprenait les Akkadiens, les Cananéens, les Araméens, les Phéniciens, les Hébreux et les Arabes. Les Sémites, d'après cette signification seraient maintenant les Juifs (ceux qui parlent hébreu) et tous ceux qui parlent arabe.

Aoûtien (néo-crétinisme) : personne qui prend ses vacances durant le mois d'août. Le chassé-croisé des juillet(t)istes et des aoûtiens, phrase rituelle des journalistes de la french TV pour évoquer le croisement de ces deux troupeaux de bovins en transhumance. Voir Juillet(t)iste.

Étymologie : aoûtien, fait d'après le mois d'août, ainsi nommé d'après l'empereur Augustus. Certains prononcent août a-out, d'autres out, ou tout simplement ou (le mois d'août). Mais on prononce a-outien pour aoûtien, et non outien.

Apatride (néologisme, deuxième moitié du XXe siècle) : c'est celui qui n'a pas de patrie, pas de nationalité reconnue. La qualité d'apatride est reconnue par l'Ofpra à toute personne qui répond à la définition de l'article 1er de la Convention de New-York du 28 septembre 1954 (Ofpra point gouv point fr). Loteur, quant à lui, a détourné le sens de ce mot, et prétend que les Français tendent à devenir apatrides par la politique délibérément mondialiste menée par leurs gouvernements. Pertes de repères nationaux, tant sur le plan culturel et linguistique (néolangue), que sur le plan économique (dépendance vis à vis de la grande finance internationale), que sur le plan racial (immigration massive venue d'Afrique et politique de métissage). Les Français vont devenir apatrides dans leur propre pays. Un projet de loi, fort contestée (2015), voudrait que l'on déchût de la nationalité française des délinquants binationaux, coupables d'actes de terrorisme. Ils deviendraient ipso facto des apatrides si le pays de leur autre nationalité refusait de les recevoir. Et ils ont déjà un hymne, dont les premières paroles sont : « Allons enfants de l'apatride ».

Étymologie : préfixe privatif a-, et patride, venant de patrie, littéralement : terre des pères. Littré ne connaît ce terme.

Apocalypse : le terme est maintenant dévoyé, peut-être à cause des Étazuniens et du film Apocalypse now de F.F. Coppola. Apocalypse signifie maintenant en effet catastrophe, horreur, déchaînement cauchemardesque d'événements catastrophiques comme s'ils annonçaient la fin du monde : Un automobiliste a filmé des scènes d'apocalypse sur le passage d'une tornade au Texas. Et l'A.F.P. de titrer après la découverte de cadavres dans des sacs à Damas : Vision d'apocalypse après les attentats à Damas.

Avec l'adjectif apocalyptique (catastrophique, effroyable, monstrueux ...) : « J'ai commencé cette revue de presse le 20 février 2008 à cause de la Société Générale qui a utilisé Jérôme Kerviel pour dissimuler ses pertes apocalyptiques dues aux subprimes. » C'est vrai qu'avec les banques, c'est l'Apocalypse now and always.

Étymologie : du grec
Αποκάλυψις (apocalypsis) : révélation. C'est le grand livre de l'eschatologie chrétienne, que l'on attribue à l'apôtre Jean. Ce livre annonce la parousie finale du Christ après avoir définitivement vaincu Satan. Ce qui n'est pas en soi une catastrophe – sauf pour Satan. Le mot grec
άποκάλυψις (apocalypsis) vient du verbe άποκαλύπτω (apocalyptô) : démasquer, découvrir.

L'arbre eucalyptus, en grec
ευκαλυπτος (eucalyptos), dérive aussi de cette racine ; ευ (eu) : bien, et καλύπτω (calyptô) : couvrir, cacher, parce que le limbe calicinal reste clos jusqu'après la floraison. Substantif κάλυξ (calyx) : enveloppe d'une fleur, calice.

Apodictique : (proposition) qui présente un caractère universel, par exemple : « Par un point passe un nombre infini de droites ». Autre proposition apodictique : « L'anglais est le support obligé du néo-crétinisme ».

Apopathodiaphulatophobie : ce mot n'est mis là que par plaisanterie ; il s'agit de la peur de la constipation. C'est peut-être en raison de leur apopathodiaphulatophobie que nombre de journalistes se livrent publiquement à une diarrhée verbale ou écrite.

Apostrophe : elle ne sert plus seulement à marquer une élision, mais elle se met maintenant

1. à l'intérieur des mots, au lieu du classique trait d'union, à la façon des Anglo-Américains. Ça doit faire « chic » pour certains, alors que pour d'autres cette apostrophe s'étale comme un crachat dégoulinant : Auberge'Inn, Antic'Meubles, Coiff'Minute, Pass'Contraception ... Cette dernière expression s'accorde au masculin, l'accord se fait donc avec pass', mis à la place de passe : un passe (et non pas une passe, comme dans un hôtel de passe). Encore un néologisme ségolénien malheureux. Autre exemple, piqué dans Pure Media point com : Six ans plus tard, la petite chanteuse de r'n'b qu'était Shy'm est devenue une artiste qui se fait de plus en plus remarquer dans le paysage musical français (sic). Qu'est-ce que le r'n'b ? Loteur se doute que cela doit représenter « rhythm and blue » (intraduisible)... Et puis Shy'm, qui doit signifier : la jolie et timide Tamara (l'anglo-américain, comme le turc pour monsieur Jourdain, a des raccourcis saisissants).

Et l'on remarque de plus en plus à des constructions du type : Qu'y a t'il dans le panier ? (au lieu de Qu'y a-t-il ...) Erreur, non seulement typographique, mais aussi de logique : il n'y a pas en effet d'élision entre ' t ' euphonique et ' il '. Encore une des conséquences de la méthode globale et du nouvel Enseignement, et esprit d'imitation des Anglo-Américains sans doute.


Fnac'up ... La Fnac détient la coupe (cup) du français !

Ici, une apostrophe mochouillarde remplace un e muet.
En tout cas, c'est parti : l'apostrophe
est systématiquement employée comme signe d'abréviation.


2. L'apostrophe + s, signe d'un génitif saxon, se rencontre aussi en bon français, comme dans les notations typiquement anglo-saxonnes de dates 60's, 70's, 80's, etc. ...ensuite, la rébellion baba-schizo des 70's (cheveux longs, pattes d'eph' et pelles à tartes) (Yaourt! sports). 70's signifie évidemment années 70, – trop long à écrire. Le rédacteur ne lésine pas sur les apostrophes ; il doit avoir un stock à écouler. Inutile de rappeler des noms de lieux affligés du fameux 's pour faire plus branché : Maxim's, Fouquet's, où 's pourrait se rendre par « chez ».

3. Outre le fait que l'apostrophe tende à remplacer le e muet comme dans « Des pépètes à perpèt' » (réclame pour le Kéno), elle marque de plus en plus une abréviation. On ne compte plus les com' pour communication (même et surtout à la french TV). Autre exemple (voir plus haut) : La lettre de motiv' qui tue. Quand l'apostrophe marque une abréviation, le mot reste invariable, à la grande joie des ignares et des journalistes : Boycotts, publication des éval' sur internet... (Libération point fr, 17.01.2011). Ou bien de Libé encore : Rapide tour d'horizon d'une journée baigné de com', de formalisme républicain, et parfois, d'élans de sincérité (Libération point fr, 17.05.2012). Ou encore, lu sur un blogue : Et voilà : nous autres réac' ne sommes jamais au courant de rien. Abréviation bizarre trouvée sur Agora-Vox : Sans déc', Jean-René, Nelson, Gérard et les autres, faites-nous plaisir : fermez juste votre g*%le (= sans plaisanter, Jean-René, Nelson, Gérard... : fermez votre gueule []). Une apostrophe étonnante, trouvée dans une rubrique du blogue des correcteurs du Monde point fr : Fabio Pelizzoni racontait que lorsqu'il était assistant d'italien en classes prépa' au lycée parisien Henri-IV, une étudiante d'hypokhâgne lui demanda de lui expliquer la concordance des temps dans cette langue. « Prépa' » et non prépa, comme on écrivait traditionnellement. Et celles-ci donc, toujours d'après le blogue de correcteurs du Monde : Une expo' à la tour Jean-sans-Peur (“La fête au Moyen Age”, brillante icono'), c'est au moins le plaisir de découvrir des mots. « Expo' » au lieu d'expo, « icono' » au lieu d'icôno(graphie)... Les correcteurs du blogue Le Monde point fr, apparemment, sont coutumiers de cette dérive (fac', actu', pub', etc.). Dernier exemple, tiré d'un article de Conso-Club point fr du 16.08.201 (loteur lit de tout) : Sexy, provoc' et à la mode : un cocktail parfait pour la revue Playboy, qui a sollicité Katrina Darling. Loteur suppose que provoc' se rapporte à Katrina D. et ne veut pas dire ‹ provocation ›, mais ‹ provocatrice › ou ‹ provocante ›. Pratiques, ces mots qui prennent n'importe quel sens. Encore un petit exemple, pour la route ? D'autant plus que la Eno’ que l'on voit à l'écran est aussi celle avec laquelle il vit. (Voici . fr, 13.05.2013). « La Eno' » = Énora Malagré (présentatrice de télévision ; remarquer l'élégance de la formulation).

[] pour éviter la censure bien-pensante, de nombreux internautes remplacent certaines lettres des mots grossiers par des signes cabalistiques : m*rd*, c%n, enc#lé... Loteur barre simplement les lettres.

4. Notons aussi que l'apostrophe peut servir de séparateur dans les nombres : 50'000 au lieu de 50 000 ou de 50.000. On doit, paraît-il, cette innovation à nos amis helvètes. Voir Virgule.

5. Cette apostrophe peut enfin servir d'unité de mesure "sauvage" et elle est mise à la place pour minute (abrégé : min). Une émission de télévision s'intitule : 60' Enquêtes, au lieu de Soixante minutes d'enquêtes, titre moins porteur. L'apostrophe ( ' ) comme mesure de temps est abusive, l'apostrophe n'est utilisée que pour les mesures d'arc ; 60' = soixante minutes d'arc, de même que le signe « " » désigne les secondes d'arc et non les secondes de temps : 1 h 20 min 30 s = une heure vingt minutes trente secondes. Mais : Paris se trouve à 48° 51' 24" Nord, et à 2° 20' 07" Est. Voir la Notation de l'heure.

L'usage de l'apostrophe s'est donc « diversifié », ce qui est bien dans l'esprit de notre temps de crise et d'économie.

appel : l'apostrophe, en français, c'est une vive interpellation adressée à quelqu'un (apostropher quelqu'un). C'est aussi petit signe graphique recourbé (  ) marquant l'élision d'une voyelle finale à la rencontre d'une autre voyelle ou d'un h muet. L'apostrophe en français ne saurait donc être marquée entre deux consonnes. Les exemples donnés dans le premier paragraphe sont des barbarismes.

Étymologie : apostrophe vient du grec απόστροφος (apostrophos) : signe recourbé.

Apothéose : l'apothéose est la déification d'un mortel, le fait de faire ou de devenir dieu. Donc, un mortel se hisse, se hausse au rang des dieux. Que penser des phrases dithyrambiques suivantes, à l'adresse de sportifs français : Le judo français en apothéose. Mondiaux 2011 - La France en apothéose ? Les dieux du stade sont devenus des dieux tout court. Exagération de style, propre aux chroniqueurs sportifs qui, eux, ne deviendront jamais dieux. Voir la note suivante sur le sport et le fouteballe.

Étymologie : emprunt au latin apotheosis : déification ; lui-même emprunté au grec
αποθέωσις (apotheôsis) : déification, à partir de θεός (theos) : dieu.

Appareil : disposition, assemblage, ensemble (d'organes, par exemple), outil, instrument... comme dans cet exemple lumineux : Les manipulateurs vont créer un doute chez leur victime en cassant ce qui caractérise leur personnalité. [...] Retournez leur l'appareil en lui posant cette question : « Qu'est ce que cela t'apporterait si je changeais ceci ou cela? » (Mental actif.com/articles/technique-de-manipulation-paradoxale). Sans doute l'appareil était-il défectueux ? En tout cas, les néo-rédacteurs n'ont pas leur pareil pour commettre des erreurs.

Étymologie : du latin apparatus : préparatifs.

Apple (anglicisme, prononcer æpəl ou épeul) : pomme, en anglois. Il y a un célèbre proverbe anglois qui dit : « An apple a day takes the windaube away » (une pomme par jour chasse Windaube). La pomme est donc recommandée pour des problèmes de blocage (informatique ou autre).

Étymologie : d'une vieille racine indo-européenne qui a donné en ancien haut allemand : apful, en allemand Apfel : pomme. Cf. gaulois avallo : fruit. Russe et langues slaves : яблоко (yabloko) : pomme.

Application (néo-barbarisme) : les personnes informatisées disent application et non programme. Allez savoir pourquoi ! Peut-être en provenance du terme informatique : couche applicative (les sept couches OSI). Mais ça, – c'est réservé aux seuls grands initiés. Exemple : Il existe quelques très sympathique freeware applications (= programmes gratuits. Admirez, au passage, l'inversion et la faute d'accord) qui peuvent faire le travail pour vous. Autre exemple, pêché au filet à néo-crétinismes, sur « fluctuat net mergitur » : Au royaume des start-ups de geeks, on règle ses comptes à coups d'applications web. Trois anglicismes (start-ups, geeks, web) et la fameuse application en quinze mots. Un décodeur devient nécessaire. Il semble aussi que le mot application, en abrégé appli, soit réservé à un petit programme spécialement conçu pour les téléphones dits intelligents : Les applis pratiques pour la voiture. Certaines applications rendront vos voyages en voiture beaucoup plus agréables. Comme il est interdit de tenir un téléphone à la main en conduisant, voilà des programmes qu'ils sont utiles !


« Appli » pour voiture. Le conducteur ferait mieux de s'appliquer à sa conduite.

L'abréviation appli est de plus en plus employée. Kaspersky, comme McAffee et Norton propose ainsi tout un tas de services supplémentaires fournis avec leurs applis de sécurité. Abrégé de l'abrégé appli : app. Exemple : Plus de 140 000 apps juste pour l'I-Panade ! Il s'améliore d'app en app (sic, texte de réclame relevé sur le site d'Alapom). Autre exemple : A l'origine, les développeurs d'apps avaient largement accès à l'UDID et pouvaient enregistrer de nombreuses informations (temps passé sur une app, géolocalisation etc) que certains revendaient ensuite à des réseaux publicitaires. A l'origine ? A l'origine de quoi ?

L'adjectif dérivé est évidemment applicatif : fonctionnalités applicatives (= fonctions des programmes ?).

Étymologie : du latin classique applicatio, au sens de : action d'attacher ou de s'attacher. Composée de 'ad' : à, + verbe de base plico, plicatum, plicare : plier. Grec : πλέκω (plekô) : plier, tresser.

Il est loin, le temps où les maîtres louaient un élève pour son application ; d'abord parce que les élèves ne s'appliquent plus, ou beaucoup moins ; ensuite parce qu'il y aurait ambiguïté pour le mot, ambiguïté introduite par les Anglo-Américains.

Apprenant (barbarisme) : depuis qu'un crétin gouvernemental, s'appuyant sur les travaux d'un professeur en « sciences de l'Éducation », a décrété que « l'élève est au centre du système » (l'élève, et non le prof ni l'enseignement), on ne dit plus : des élèves, des étudiants, mais des apprenants, – parce qu'en général ils n'apprennent plus rien. Quant au mot disciple – qui induisait une relation intellectuelle, morale et affective entre le maître et celui auquel s'adressait son enseignement –, il a totalement disparu. En face des apprenants, l'on trouve des enseignants – parce qu'ils pratiquent leur métier en saignant (souffrant). Un exemple étrange : Pourtant, c'est une des zones de difficulté majeure pour les apprenants d'une langue (un blogue [Véronis point fr, 13.12.2006] sur la langue). Traduction approximative en vieux français = c'est une source de grande difficulté pour ceux qui apprennent une langue (phrase totalement incompréhensible pour un Français contemporain). Autre exemple : L'objectif de notre travail est de faire sortir enseignants et apprenants de la routine, de transformer la classe en un lieu événementiel, un lieu où il se passe quelque chose (Le Plaisir d'apprendre point com). Pourvu que la classe soit un lieu où l'on apprenne quelque chose, on ne lui en demande pas plus.

Le néo-mot apprenant nous fait basculer vers une toute nouvelle philosophie de la vie et de la société : on ne fait qu'apprendre en vue de devenir un rouage jetable de l'économie mondialiste. Ce mot correspond en outre à la manie d'ériger en substantifs des adjectifs ou des participes.

Celui qui enseigne n'est plus un maître, ni un prof, ni même un enseignant, mais un appreneur, comme dans cet exemple : En situation d'apprentissage, l'appreneur doit engager l'apprenant dans la réalisation de tâches en lui fournissant des consignes qui l'obligent à penser et à faire (J.-M. Catherine point overblog point fr). Autre exemple : De manière générale, le savoir se construisant à partir des questionnements proposés par l’appreneur, il devrait automatiquement y avoir recherche de comportement d’appétence (Partages et questionnements point fr, 06.12.2012). Loteur avoue n'avoir aucune appétence à lire de tels énoncés.

Le fait d'apprendre est l'apprenance (concept signalé par « Maître Capel »). Définition lumineuse trouvée sur internet : Pour Sylvain Joly, l'apprenance décrit un ensemble stable de dispositions affectives, cognitives () et conatives (★★), favorables à l'acte d'apprendre, dans toutes les situations formelles ou informelles, de façon expérientielle ou didactique, autodirigée ou non, intentionnelle ou fortuite... "C'est la grande rencontre entre économie et pédagogie qui s'annonce, pour le meilleur ou pour le pire", analyse Philippe Carré. Et au cœur de cette rencontre, se positionne l'apprenant (Centre Alain Savary point ens-Lyon point fr). Que de périphrases pour désigner des dispositions favorables à l'étude, à l'acquisition du savoir. Quant au néo-barbarisme expérientiel, il doit vouloir dire : fondé sur l'expérience. Loteur se dit qu'en trafiquant ainsi le langage, on trafique aussi le savoir. Le fait d'utiliser les termes apprenant, apprenance est le fait de déconnants qui pratiquent ce qu'on appelle la déconnance.
() cognitif : qui concerne la connaissance
(★★) conatif : qui est destiné à faire réagir le destinataire d'un message (R. Jakobson)
De même qu'il existe des apprenants, il existe des doctorants (thésards, du néo-verbe doctorer, ne pas confondre avec tortorer). C'est avec de tels mots qu'on mesure véritablement le progrès des sciences dans nos collèges, lycées et universités. Voir École, Éducation nationale, Enseignant, Illettrisme.

Étymologie : participe présent substantivé du verbe apprendre. Du latin apprehendere : prendre, saisir (a aussi donné appréhender). D'où saisir par l'esprit, étudier, apprendre. Ad-prehendere : du latin prendere ou prehendere, de pre- ou prae-, et un radical *hendere, que l'on rapproche du verbe grec
χανδάνειν (chandanein), signifiant saisir, prendre.

Approprié : convenable pour, qui convient à, destiné à ... dans la néo-langue des media. C'est ainsi qu'on peut lire sur pure chart point com : Mais le clip, très sensuel, est un peu trop chaud pour YouTube ! Le site de partage de vidéos a ainsi décidé qu'il n'était pas approprié aux moins de 18 ans ! Apparemment, avec ce néo-adjectif, se glisse une notion morale, telle que l'aiment les tartuffes de la communication à l'américaine. Voir Inapproprié.

appel : approprié veut normalement dire adapté à : une réponse, une attitude appropriées ; ou rendu propre à.

Étymologie : du latin médiéval appropriare : attribuer en propre, à partir de l'adjectif proprius : qui appartient en propre, qui convient.

Approprier (s'~) : néo-verbe utilisé dans les sens de : faire sien, adopter, apprendre, maîtriser. Exemples : [...] il fallait agir de manière précoce, dès la maternelle, car c'est à ce niveau que les enfants s'approprient le langage et découvrent l'écrit. Ou bien : Comment s'approprier la ville ? demande un media. Ou encore : S'approprier son environnement de travail (cours sur l'informatique). Ou enfin : « L'Homo ergaster est une véritable rupture dans l'arbre des hominidés : il s'affranchit véritablement du monde des arbres, s'approprie le feu et invente le biface symétrique » (biface symétrique = pierre taillée ; site hominidés point com). Verbe très à la mode dans une société où les délits d'appropriation, c'est-à-dire les vols, se multiplient. De toute façon on sait que, depuis Proudhon, « la propriété, c'est le vol ».

Verbe dérivé : se réapproprier. SECURITE - En se réunissant, les résidents ont réussi à se réapproprier leurs halls d'immeuble... (vingt minutes point fr ; il s'agit d'une résidence de cent cinquante logements à Nanterre, dont les locataires ou propriétaires ont chassé les trafiquants de drogue). Et quelques lignes plus loin : A quelques centaines de mètres du lieu où une fusillade a fait mardi un mort et un blessé dans le quartier des Damades à Nanterre (Hauts-de-Seine), des habitants ont pris les choses en main pour se réapproprier leur espace public. Ici, se réapproprier peut avoir les sens de récupérer, reconquérir, regagner, reprendre.

Étymologie : voir rubrique précédente.

Après que : cette locution exige normalement l'indicatif, et non le subjonctif comme on le voit dans beaucoup de cas, en imitant la construction de la locution 'avant que' : Après qu'on les ait rassurés d'un point de vue technique et organisationnel... Autre exemple : Le clip montre ensuite les rebelles revenant déçus après qu'il se soit avéré que le détonateur à distance a fait long feu et que la bombe n'a pas explosé. « Après qu'il se soit avéré que » : le tour est d'une légèreté remarquable. L'erreur est tellement fréquente que la construction avec le subjonctif passe pour être la règle ; et, de plus, certains disent avoir l'oreille choquée quand on emploie l'indicatif. La grammaire est-elle donc la logique des ignorants ?

Der Stern écrit qu’au début le frère du tueur, Ryan, à du se défendre d’être le tueur, étant pris à parti dans les réseaux sociaux... avant qu’il s’est présenté à la police.

Étymologie : après est un emprunt au latin adpressum : près de, proche de (dans le domaine spatial, avec idée de pression, d'oppression), lui-même composé de 'ad' : à, et de pressum, participe passé employé adverbialement : comprimé, serré.

Arabes (chiffres dits ~) : d'origine indienne.


Chiffres indiens


Chiffres arabes


Chiffres européens modernes

On remarquera que les chiffres indiens et européens 1, 2, 3, 9 et 0 sont les mêmes.
Les chiffres indiens, arabes et européens 1 et 9 sont les mêmes.
Le chiffre indien et arabe 8 ressemble étonnament au 8 chinois



Chiffres chinois. Le signe en forme de croix représente le dix

Des contacts commerciaux et intellectuels entre les civilisations arabe et indienne ont permis aux Arabes d'utiliser la notation indienne qu'ils ont transformée sur le plan graphique.

Les chiffres arabes sont à l'origine des chiffres utilisés maintenant. Les chiffres actuels proviennent des chiffres arabes occidentaux, dits « ghubâr ». Les chiffres orientaux, dits « hindis », sont tirés directement de la notation indienne, avec cependant quelques modifications graphiques sur certains chiffres. Les chiffres subirent pour quelques-uns de lentes transformations avec le temps et les civilisations, et ceux que nous utilisons n'ont acquis leur forme définitive qu'avec l'essor de l'imprimerie. Voir Zéro.

Étymologie d'arabe : latin Arabs, arabis, lui-même emprunt à l'arabe (
العربية). Également passé en grec Αραψ, -βος (Bailly). Le latin Arabis est attesté dans Pline, et sous la forme d'Arabus dans Virgile.

Arabisation : l'arabisation, c'est d'abord un processus linguistique, destiné à promouvoir la langue arabe. C'est aussi le fait de transformer les modes de vie ou de pensée selon des schémas conformes aux modes arabes.

A ce propos, il faut noter qu'il y a plusieurs formes d'arabisation :

  • la venue en masse d'immigrés dits "arabes", – alors qu'ils ne sont que maghrébins. Cela s'aggrave avec les prétendus « réfugiés » syriens (sept. 2015).

  • les investissements en masse aussi de capitaux en provenance de pays arabes (Qatar, Arabie Séoudite), capitaux qui passent dans des équipes de fouteballe ou autres choses, tant en France qu'ailleurs en Europe (Grande-Bretagne, par exemple). Il est à remarquer que ces capitaux vont rarement dans des programmes culturels ou sociaux. Un homme politique français, Gérard de Villiers, affirme d'ailleurs que « la classe politique [française] est achetée par le Qatar et l'Arabie séoudite » (Le Point point fr, 01.10.2015).

  • Dernière stupidité en date (sept. 2015) : des accords entre la Sorbonne et le Qatar pour accueillir des étudiants réfugiés. Prix de ce marchandage : 1 800 000 euros.

L'arabisation va souvent de pair avec islamisation. Et quand la religion s'empare du social ou de la politique, on ne peut que redouter les conséquences.

Arabo-musulman : concept développé par les 'media' (organes de presse parlée, télévisée ou électronique) et les hommes politiques, et désignant quelque chose de très flou : ça touche à la fois au monde arabe, à l'islam et ça donne un amalgame étourdissant d'imprécision avec une connotation plutôt négative. En fait, on ne sait pas trop ce que c'est. Un peu comme les 'masses arabes' dont on parlait durant la 1ère Guerre du Golfe. « Tout le poids de la démocratie et des droits de l'homme sera employé pour lutter contre l'islamisme, et libérer les arabo-musulmans ».

Nota : il existe aussi des pakistano-musulmans, des séoudo-musulmans, des soudano-musulmans, etc. mais de ceux-là, les media s'en fichent totalement. Quant aux « Français de souche », ils sont devenus des gallo-chrétiens.

Étymologie
 : musulman vient de l'arabe ُسْلِم (muslim), littéralement « celui qui se soumet ». Pour arabe, voir plus haut.

Arboré (barbarisme) : planté d'arbres : paysage arboré. Loteur a relevé la phrase suivante dans un faux-rhum : « Je rêve d'un lieu de vie qui regroupe quelques centaines de familles, dans de petites maisons avec des jardins arborés... » Jardins arborés ? Avec des arbres ou plantés d'arbres ne serait-il pas plus simple ? Et si les arbres sont fruitiers, alors ce sont des vergers. De plus, ceci répond à la manie actuelle, empruntée aux Anglo-Saxons, horripilante en diable, de tout adjectiver.

Le mythe de la nature, que l'on détruit allègrement, est tel que l'homme se sent obligé de recréer des espaces naturels, des espaces arborés pour faire écolo respectueux de la Nature, – pardon, de l'environnement.

Étymologie : arborer, en français « normal », veut dire élever (comme un arbre), dresser (un drapeau), hisser (une voile), montrer avec ostentation (arborer des décorations). Arborer, dans le sens de planter d'arbres, est inconnu des (bons) dictionnaires d'avant l'an 2 000. Racine latine : arbor, -oris : arbre.

Arcane (nom masculin) : quelque chose de caché, de secret, de mystérieux : les arcanes de la Destinée, les arcanes majeurs du tarot de Marseille. Mais, en raison de la finale en -ne, ce mot est parfois senti comme féminin : Les Arcanes Décryptées de L'Analyse Médico Economique à l'Usage du Décideur. Autre exemple : Par rapport à la Cour pénale, je voudrais demander au Conseil et à la Commission de ne pas conclure un compromis fardé, dont les arcanes alambiquées conféreraient une réelle immunité aux citoyens américains pour leurs crimes de guerre. Encore un ? La bonne connaissance des arcanes administratives du pays, les relations tissées au fil des ans avec les responsables politiques et administratifs et l'expérience dans le montage des dossiers sont autant des éléments importants ... (etc.)

Étymologie : arcane désigne à l'origine une opération alchimique secrète, c'est un secret dont la révélation est réservée à un petit nombre d'initiés : initier aux arcanes du Grand Œuvre. Venant du latin arcanus, -na, -num : discret, sûr, secret. Dérivé du mot arca : coffre, cassette, cercueil, arche (comme l'Arche d'Alliance des Hébreux).


Coffre dans lequel on peut dissimuler quelque chose.
Illustration tirée du Gaffiot, article ARCA.

Archaïsme (s) : dans l'esprit des media et des politiciens : tous les acquis sociaux, fondateurs de sociétés du bien-être : instruction, loisirs, logement, nourriture, santé, travail ... qui tendent à disparaître. Il ne resterait plus que la glorieuse mondialisation, avec son triste cortège de chômage, de désespoir, d'illettrisme, de misère. Ce sont les riantes perspectives que nous promettent nos politiciens véreux, les oligarques et les grands industriels, adulés par les flagorneurs des merdias. [...] tout indique que l'archaïsme des relations sociales (dans l'entreprise) en France a un impact direct sur l'organisation et donc les conditions de travail puis, in fine, sur la performance des entreprises. Les entreprises sont tellement innovantes et performantes dans notre beau pays qu'elles délocalisent et licencient à tout va, conformément à leur politique anti-archaïsmes.

Étymologie : archaïsme, emprunt au bas-latin archaismos, terme lui-même emprunté au grec
αρχαισμός (archaismos) : imitation des Anciens. Un terme, qui signifiait respect des Anciens, est devenu synonyme de quelque chose de désuet, de périmé, de ringard...

Archi : signifie très, beaucoup, grandement, vraiment, encore plus. L'appauvrissement de la langue est un fait. « Big Brother vous regarde » est un archi-fait. Ou bien cet autre exemple d'une femme “écrivain” : J'ai archi l'habitude. Lu sur un forum cette graphie archi-étonnante : ... je vais essayer de faire une recette de poulet au gingembre que j'ai trouvé (sic) sur ce site qui m'a l'air super harchie délicieuse.

Étymologie : l'élément arch- ou archi- entre dans la composition de nombreux mots ; il signifie d'abord : qui est en premier, primitif (archicervelet). Une deuxième sens exprime la supériorité hiérarchique, dans les fonctions religieuses en particulier (archiprêtre). Enfin, cet élément marque la supériorité absolue ; dans ce cas-là, il est souvent séparé du mot suivant par un tiret : archimillionnaire (ou archi-millionnaire), archi-ennuyeux, archi-aimable... On peut relever dans Victor Hugo cette phrase : S'ils sont en retard, c'est archi-leur faute (Correspondance).

Origine : du grec
αρχ-, αρχι- (arch-, archi-) : le chef de, celui qui commande.

Architecte : vous pensiez qu'un architecte dresse les plans d'une maison en fonction des désirs d'un client ? Faux ! Ce terme désigne maintenant un informaticien qui analyse et conçoit un réseau, une base de données etc. (concepteur informatique ?) Il ne s'agit plus de fournir un logis pourvu d'un toit (tectum) pour abriter des hommes, mais de structurer une chose, pleine de bugs, qui foirera à la première occasion. Avec le verbe architecturer : Linux est architecturé autour d'un noyau (en anglais kernel) chargé de prendre en charge le matériel (chargé de prendre en charge !)

Étymologie : pour archi-, voir plus haut ; -tecte, du latin tectum : toit, abri, demeure. Latin : architector : architecte. Verbe tego, tectum, tegere : couvrir (grec
στέγω [stegô]) ; de même racine que tego on a d'autre part les mots toge (vêtement qui couvre le corps), toit, tuile, tégument...

Architecture : de grandes réalisations architecturales ont marqué le XXème siècle, surtout à Paris : Beaubourg, la Pyramide du Louvre, l'Opéra Bastille, la Grande Bibliothèque ... Heureusement que le président-colonel Khadafi, avec son bataillon de gardiennes du corps, est venu pour planter sa tente en plein Paris, pour redonner un peu de naturel. Exemple merveilleusement et rapidement suivi par les « Don Quichotte » et autres sans-logis, qui plantent leurs tentes un peu partout dans notre capitale (2007).

Archive : en général au pluriel, signifie normalement : documents anciens contenant des faits historiques ou familiaux, que l'on conserve sur des rayons, en général à l'abri des regards : Les archives nationales. En informatique, c'est tout simplement la sauvegarde, la trace que l'on garde (articles, billets, messages, etc) sous forme de documents numérisés. Il ne s'agit donc pas à proprement parler d'archives, mais de sauvegardes numérisées, ou même d'historique des documents. Verbe : archiver. Entendu à la french TV, cette mine de néo-crétinismes : On écoute cette archive (à propos d'un document audio-visuel ancien).

Sens ancien : ... il était demandé au scribe de consigner par écrit la décision prise après délibération, ou l'enseignement donné, et de l'archiver dans le Livre devenu désormais saint pour les générations futures.

Sens moderne : il suffit de vous reporter à vos blogs habituels, où vous avez la rubrique "Archive(s)" pour consulter des articles plus anciens.

Étymologie : archium ou archivum (du grec αρχειον) : termes signifiant proprement demeure des vieux magistrats, puis dépôt des pièces officielles, puis les pièces officielles elles-mêmes, les archives. De αρχαια (archea) : vieilles choses.

Argent : « L'argent n'a pas d'odeur » (l'empereur Vespasien, qui prélevait une taxe sur les urinoirs).

« L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain » (Napoléon Bonaparte).

« Le temps, c'est de l'argent » (B. Franklin)

« Je n'aime pas les miens car ils aiment trop l'argent » (Général de Gaulle).

Pour les faux hommes d'état, l'argent c'est le pouvoir. Pour les vrais hommes d'état, c'est la corruption.

Étymologie : métal blanc brillant dont on se servait pour faire des pièces de monnaie. Emprunt au latin argentum : argent. Argentum vivum : vif-argent (mercure ; cf. en anglais quicksilver). Vieille racine indo-européenne arj signifiant blanc.

Argumentaire (néo-barbarisme) : normalement, un argumentaire dans le vocabulaire commercial moderne est un ensemble d'arguments de vente ; mais bizarrement, il semble que le mot argumentaire soit désormais pris dans le sens d'argumentation, ou d'argument tout court, et il peut donc être mis au pluriel. Ces argumentaires visent à convaincre, non pas dans une position de défense ni de combat, mais dans le cadre de la promotion de la diversité linguistique (il s'agit dans cette citation d'une référence à une simple liste d'arguments, c'est-à-dire d'un argumentaire). Les argumentaires contemporains, [...], font une surconsommation d'euphémismes qui permettent de reconfigurer la réalité à sa convenance. D'autre part, nombreuses sont les personnes qui emploient le terme argumentaire pour dire argument tout court : Tu dis que la majorité des personnes victimes de problèmes d'audition dans notre société ont moins de quarante ans ; c'est vrai, je n'avais pas pensé à cet argumentaire ... Et puis, quelle différence font les locuteurs modernes entre argumentaire et argumentation ? Mystère.

Étymologie : néologisme commercial fait d'après argument, du latin argumentum, du verbe fréquentatif argutari : bavarder, ergoter, venant du verbe arguo, arguere : montrer, démontrer, prouver. L'on retrouve bien dans argumentaire la signification du fréquentatif argurtari : ergoter, répéter sans cesse.

Armes de Destruction Massive : mensonge éhonté, utilisé par les Etazuniens – armés jusqu'aux dents – pour justifier les bombardements de l'Irak et le massacre de sa population. Qu'on se souvienne des bombardements massifs contre la population civile du Viet-Nam (près de huit millions de tonnes d'explosifs, environ cinq millions de Vietnamiens tués). Le seul pays d'ailleurs à avoir utilisé une arme de destruction massive, la bombe atomique, ce sont précisément les Etazunis contre le Japon.

À ne pas confondre avec les Armes de Distraction Massive, – autre nom de la télévision, dont les ravages sont identiques, mais sur le plan culturel cette fois (atomisation de la pensée et du jugement).

Il existe aussi des armes chimiques et bactériologiques, dont on parle beaucoup depuis août 2013 (affaire des bombardements chimiques contre des populations civiles en Syrie). Beaucoup d'États possèdent des stocks d'armes chimiques, soit ouvertement (États-Unis ou Russie, par exemple), soit secrètement. Mais l'État qui posséde le plus gros stock de ce type d'armes est très certainement la France avec son maroille, son munster, son camembert et ses centaines de fromages qui constituent le stock d'armes chimiques le plus impressionnant du monde.

Étymologie : arme, du latin arma, armorum (neutre pluriel) : ustensiles, instruments, puis armes, troupe, combats. « Arma virumque cano » (Je chante le héros et ses combats ; Virgile, L'Énéide).


Arobe, arobas, arobase (@) : signe diacritique très utilisé sur internet et qui marque une adresse, par exemple : j.dupont@yzmail.com.

Ce signe se multiplie, et des mots comportant un 'a' s'écrivent par snobisme avec un @ : le modem f@st (fast) 1800 par exemple, ou bien Monic@ (Monica), @+ = à plus (tard). Un titre de film « Juste un peu d'@mour ». Ou bien ce nom : @m€li0ch€ (Amélie Oché ?)... Loteur, qui est encore plus snob que les geeks, utilise lui-même ce procédé pour sa signature : Я@R...


L'arobase dans un texte vénitien d'il y a cinq cents ans.
Source : www.arobase.org


Les anglo-américains appellent ça un « a commercial » ou « le signe at [at sign] ) ». Ils adorent – ainsi que les internautes d'ailleurs – le dévoiement des signes diacritiques : « DÜn't t@ke ¡t ! » (Don't take it ! ).

Beaucoup de personnes, par snobisme, disent ‘at’ au lieu d'arobase. Dans ce cas-là, ils devraient dire ‘dot’ au lieu de point. j.dupont@morange.fr = j dot dupont at morange dot fr. Mais les néo-crétins et la logique, ça fait deux !

Ce genre de signe donne lieu à diverses lectures ou prononciations de la part des néophytes en informatique : acrobate, aérobase (une base aérienne ?), arobate, arobasque, arrosoir (oui !) Pour les Italiens et les Ukrainiens, l'arobase – c'est un escargot (chiocciola, равлик), pour les Russes – un petit chien (собачка), pour les Danois et les Suédois – une trompe d'éléphant (snabel), pour les Hongrois – un ver de terre (kukac). Les Néerlandais, les Polonais et les Roumains l'appellent singe ou queue de singe (apenstaartje, małpa, coadă de maimuţă), les Chinois –  petit rat ( ) et les Grecs, – petit canard (
παπάκι). L'@ déclenche un bestiaire imaginaire, mais la figure de l'escargot semble la plus réussie, semble mieux coller au signe.

Le signe @ peut tout simplement signifier adresse mail, comme dans cet exemple piqué sur un site internet : Saisissez votre @ pour vous enregistrer à la liste de diffusion. Noter le verbe « enregistrer » au lieu d'inscrire.

N.B. Il ne faut pas confondre arobase avec Oribase (v. 325 - v. 395), médecin grec du IVe siècle de notre ère, notamment de l'empereur romain Julien. Il est surtout célèbre pour ses compilations, basées sur des textes d'Hippocrate et de Galien, et des traités de pharmacologie à base de plantes (Wikipédia). Adresse mail : oribase@medicus.com

Étymologie : les dictionnaires étymologiques ne connaissent que le mot arrobe, arroba, ancienne mesure espagnole de poids, dérivée apparemment d'un mot arabe signifiant quart.

Arrache (à l'~) : à la hâte, en se précipitant, de façon bâclée : c'est du boulot à l'arrache (rapidement fait et bâclé). Peut-être dérivé de s'arracher (partir en vitesse). Ne pas confondre avec l'expression à l'arraché (de haute lutte, acquis difficilement) : une victoire à l'arraché.

Étymologie : venant du verbe arracher, du latin eradicare, de radix (racine) : déraciner, détruire.

Arrêter (un ordinateur) : il est à remarquer que, dans un célèbre système informatique, il faut ‘cliquer' sur Démarrer pour arrêter l'ordinateur. De même la combinaison de touches qui sert normalement à arrêter un programme planté (Ctrl-Alt-Suppr) sert également à lancer une session (= séance de travail) sur une version de ce système. Mais les informaticiens n'en sont plus à un paradoxe ou à un illogisme près. La dénomination Démarrer a été enlevée dans la dernière version de la secte Micromou, mais le principe reste le même. A ranger au Musée de la connerie.

appel : le verbe arrêter implique le fait d'empêcher, de bloquer le mouvement de quelqu'un, d'un animal ou de quelque chose qui bouge ou qui avance : un embarras de voitures arrêta le véhicule. La barrière arrêta le cheval. Peut aussi signifier empêcher d'agir : la foule arrêta l'orateur. C'est aussi retenir quelqu'un, le faire prisonnier : la police arrêta l'assassin. Le verbe arrêter de nos jours est de plus en plus employé dans le sens de “ cesser ” : arrête de parler pour ne rien dire !

Étymologie : du latin arrestare (adrestare), composé du préfixe ad- et du verbe resto, restare : s'arrêter, persister, rester.

Art : vous pensiez, chers lecteurs, que l'art était l'expression du Beau ? Vous pensiez, aimés lecteurs, que le Beau était l'expression du Bien ? Vous pensiez, estimés lecteurs, que la Beauté sauvera le monde ? Que nenni ! Un hurluberlu chie dans une boîte de conserve (Manzoni), un autre pisse dans un verre (Ben) : ne vous en déplaise, c'est de l'art. La haine du beau et la vulgarité caractérisent l'art moderne, qui sombre dans sa propre merde, et s'y roule dedans, – merde chantée et glorifiée par un groupe de faux initiés, appelés artistes, véritables suppôts du diable. Loteur doit malheureusement faire cette terrible révélation aux lecteurs qui encore l'ignoreraient :

L'art est mort

Un pas supplémentaire est franchi avec l'œuvre d'Andres Serrano « Piss Christ » (Le Christ dans la pisse), qui représente un crucifix plongé dans l'urine de l'« artiste ». Un producteur et animateur, qui est aussi écrivain, aux Étazunis, a imité A. Serrano en plongeant une statuette du président Obama dans un flacon d'urine, – ce qui lui a valu des protestations indignées de la part de nombreux Étazuniens. Après l'eau bénite, la pisse bénite – pour bénir les pisse-froid et les pisse-vinaigre ?

Un autre artiste (Terence Koh) avait, lui, osé représenté le Jésus en érection. Dernier pas, franchi par un « artiste » peignant avec un balai à chiotte : un tableau représentant le Christ éclaboussé de matière fécale. C'est le syndrome de l'art fécal, ou art contemporain majeur (mais pas vacciné). Désormais, les artistes contemporains ont réussi à faire rimer art avec escroquerie. L'on n'a plus affaire qu'à des néo-truands techno-commerciaux, au bec crochu et aux griffes acérées. Quant à l' a r t, ce ne sont plus que trois simples lettres, dépouillées de toute étoffe humaine, de toute inspiration divine.


De la merde de Manzoni en conserve.
L'art, c'est de la merde ; c'est le stade anal.



Obama dans le pipi de l'« artiste » étazunien Glenn Beck.
L'art, c'est de la pisse ; c'est le stade urétral.



L'art, c'est de l'ânerie, c'est le stade animal.
« Voici Patty, une ânesse britannique qui s'adonne à la peinture... de manière professionnelle.
Son style rudimentaire ne décourage pas les acheteurs : on dépense jusqu'à 100 livres pour acquérir ses toiles,
auxquelles l'artiste
(sic) ne consacre pas plus d'une dizaine de minutes. » (la légende est du Nouvel Obs point com).
On atteint le stade de l'arconnerie (ramollissement du cerveau, irrémédiable).
()


Un gode comme objet d'art ? L'artiste encule le public.
(« œuvre » de Paul McCarthy,
digne représentant de l'art culier)

Un étron comme objet d'art ? L'artiste chie sur le public.
(« œuvre » du même Paul McCarthy,
digne représentant de l'art fécal)


Un « transit cloud » (= bite en érection, en anglais) à Auckland (Nouvelle-Zélande).
C'est le stade phallique. L'artiste (Gregor Kregar) baise le public.

() Canular trouvé dans 2 500 noms propres qui sont devenus communs de Georges Lebouc : « Par ailleurs,c'est au Lapin Agile que l'écrivain Roland Dorgelès organisa le plus grand canular de l'art moderne avec l'âne de Frédé, Aliboron, qui peignit avec sa queue une splendide œuvre abstraite, Coucher de soleil sur l'Adriatique, exposé avec succès au Salon des Indépendants de 1910, canular à mettre au compte de la dérision générale de l'art moderne ». (Edina Bernard, L'Art moderne 1905-1945, Paris, Bordas, 1988.)

Inutile de parler des autres arts, comme la musique, qui a sombré dans de lamentables merdes sonores effrénées, qui plaisent tant aux Anglo-Américains et aux jeunes mono- ou bi-neuronaux ; l'architecture, toute en grandioses étrons vitrés et bétonnés ; l'art cinématographique, envahi par des productions étazuniennes, noyant toute créativité ; la gastronomie, réduite à la restauration rapide et aux préparations chimiques et ce, grâce aux Étazuniens, qui déversent sur le monde entier leurs merdes culinaires, et dont mon chat (dixit loteur) ne voudrait pas, etc. Quant à la littérature, comment maintenant peut-on écrire, alors que 90 % de la population souffre d'illettrisme ? Autant attribuer le Prix Nobel de littérature à la talen-tueuse Christine Angot. Est-ce qu'écrire sera bientôt un art réservé à une élite et, à ce titre, un art pestiféré ? La destruction des arts ne fait que suivre la destruction de la société occidentale. Le nouvel homo societalis est arrivé et, avec lui, son triste cortège de médiocrité et de bien-pensance. Quelle triste époque nous préparent ceux qui prétendent nous gouverner. Loin de moi, redixit loteur, de prêter à ces gens-là des pensées machiavéliques (ils sont trop cons stupides pour ça), car ils sont eux-mêmes pris dans ce maelstrom mortifère, qu'ils ne maîtrisent pas. Puissent-ils s'y noyer ! (Ces sombres pensées ont été inspiréees à loteur après une nuit de beuverie ; l'alcool a donc du bon).

Étymologie : du latin ars, artis : technique, savoir-faire, talent, habileté. L'art, étymologiquement, c'est le fait de savoir faire quelque chose. Dans le cas des « artistes » cités plus haut, c'est surtout le fait de savoir faire de l'argent.

Art abstrait : loteur ne sait pas ce qu'est l'art abstrait mais, à son avis, l'art abstrait fait abstraction de l'art.

Artisanale (bombe) : faite manuellement, avec des moyens rudimentaires. L'explosion d'une bombe artisanale à bord d'un bus à Togliatti dans la région de Samara (sud de la Russie) a fait huit morts mercredi (ça a beau être artisanal, ça fait quand même des morts).

Tandis qu'une bombe professionnelle, fabriquée par un lobby militaro-industriel, est nettement plus sérieuse et digne de confiance. En matière de mort, il n'y a pas non plus de place pour l'amateurisme. D'où la volonté de la part de toutes sortes de terroristes d'acheter des armes de guerre et des missiles aux trafiquants d'armes. Ils désirent se professionnaliser. On ne saurait trop les féliciter.

Étymologie : artisan vient du latin artitus (de ars) : bien formé, bien instruit. Bombe et bombarde viennent de l'italien bomba, d'origine onomatopéique, à cause du bruit que cela produisait.

Artiste (contemporain) : individu qui profite du système social et de la mondialisation pour s'enrichir en livrant au monde les produits de son génie créateur : pisse, matière fécale, compositions psychédéliques ou sans intérêt (art “ pictural ”), cris, beuglements, braillements (art “ musical ”), rôles convenus dans le droit-fil du politiquement correct (“ septième art ”), compositions kitsch, etc. C'est en tout cas l'image que donne d'eux la télévision, ou Arme de Distraction Massive. L'artiste contemporain qui a réussi défend bec et ongles ses droits d'auteur, et ce avec d'autant plus de virulence que son portefeuille est bien garni.

Comme il a été plusieurs fois dit dans ces pages, les artistes contemporains détestent le Beau, ou ne le comprennent pas, et s'ingénient à livrer des créations cauchemardesques. Loteur condamne ces prétendus artistes en parodiant Francis Blanche : Vous serez fusillés, – sévèrement !

Chose remarquable : beaucoup d'artistes prétendument « français » vivent aux Étazunis ou en Suisse, voire dans des pays hautement exotiques, comme la Belgique ou la Russie (à cause du fisc ?), donnent des prénoms étrangers à leurs enfants. Cette remarque est également valable pour nombre de sportifs et d'hommes d'affaires.

Étymologie : voir plus haut, à Art.

Arty (anglicisme, prononcer ɒ:tɪ) : cet adjectif semble vouloir dire : qui a des prétentions artistiques, qui se donne des airs artistiques, snob ou prétentieux en matière d'art, ou même "bohème". Le dictionnaire Collins définit cet adjectif ainsi : « having an ostentatious or affected interest in or desire to imitate artists or artistic standards » (loteur renvoie le lecteur au Harrap's pour la traduction). Le domaine de la musique semble particulièrement concerné par le phénomène arty, mais pas uniquement, par exemple : Passer d'un vernissage à l'opening (sic) d'une boutique pour ensuite enchaîner sur un évènement arty (sic) puis deux soirées clubbing (sic) plus un anniversaire, ça peut vite devenir compliqué. Et, évidemment, un spectacle à prétentions artistiques est un arty show.

Étymologie : arty, adjectif anglais formé à partir du mot français art avec le suffixe -y. Art, du latin ars, artis : talent, savoir-faire, habileté, art. Racine indo-européenne très riche, ayant donné art, arme, articulation, artifice, etc. Voir le Dictionnaire historique de la langue française de Robert.

A.S.A.P. (ou ASAP) (anglicisme, à prononcer comme vous voulez) : sigle, ou plutôt acronyme signifiant "as soon as possible" (dès que possible, d'urgence, urgent). On trouve de plus en plus cet acronyme mochouillard, comme beaucoup de sigles et d'acronymes d'ailleurs, dans les forums surtout et un peu partout. Exemple trouvé dans un article web, avec l'humour typique des magazines féminins : Vous pouvez toujours demander qu'on vous envoie ASAP une définition du périmètre de compétence de chaque collaborateur afin d'élaborer une reco en réponse à l'appel d'offre near shore pour la plateforme IT (Grazia point fr, 27.12.2012).

Ascenseur social : comme les ascenseurs des immeubles, tombe souvent en panne. « Tandis que la panne de l'ascenseur social occupe régulièrement la « Une » des journaux »... Services à contacter en cas de panne : RMI, secours des mairies, assistantes sociales, copain bien placé (neveu du concierge d'un bâtiment public, par exemple), camarade du parti, etc.

Étymologie : le mot ascenseur dérive du supin ascensum du verbe latin ascendere : monter, escalader, gravir.

Ascensionner (barbarisme) : ce néo-crétinisme semble plutôt frapper les ésotéristes et les êtres en mal de spiritualité. L'enseignement des 7 perles de Reiki est un cadeau de sept Maîtres Ascensionnés (montés au ciel ? montés dans une autre sphère ?). Autre exemple : Des volontaires pour ascensionner et pour revenir avec un rayon de lumière focalisé. Peut-être en relation avec la fête de l'Ascension des Chrétiens.

On trouve aussi ce verbe chez les alpinistes, et le sens est : faire une ascension. Ascensionner le Mont-Blanc.

Asserter : loteur a trouvé le verbe bizarre asserter, peut-être emprunté à l'anglois, dans une phrase de Wikipédia (hou !) On asserte généralement que ce format date de 1951, année de la première la diffusion de la série I Love Lucy. Le sens, évident, est 'affirme', – et to assert signifie bien affirmer en anglois. Question : pourquoi diable utiliser ce verbe anglois ? On trouve pourtant chez Barthes (Roland) la phrase suivante : Il ne reste plus alors au discours qu'à asserter la perfection de chaque détail et à renvoyer le « reste » au code qui fonde toute beauté. Oui, mais lui, c'était Roland Barthes, et tout lui était permis.

Il existe bien le substantif 'assertion' (affirmation) en français, mais le verbe asserter ne se rencontre pas. Littré et le Cnrtl ne le mentionnent pas. Asserter serait attesté une première fois en 1845.

Étymologie : du lation assertio, -nis : affirmation, prétention, du verbe assero, assertum, asserere ou adsero, adsertum, adserere : attacher à, revendiquer, soutenir, affirmer.

Assez : sens affaibli, ou sert à atténuer un qualificatif ; dans ce sens, il correspondrait à ‘plutôt’. c'est assez spécial. A donné des aberrations comme : c'est assez nouveau. « C'est vrai que ce serait pour nous une nouvelle assez géniale si elle se confirme », a déclaré jeudi sa fille Mélanie. Comment une nouvelle peut-elle être assez géniale ? Ou encore : « C'est assez unique car le traumatisme était très ancien ». Comment un traumatisme peut-il être assez unique ? Rebelote : Le sommet est assez unique dans l'histoire de cette organisation : plus de 50 chefs d'État et de gouvernement se sont réunis pour discuter de solutions concrètes à apporter à l'effroyable massacre quotidien de la faim. Ou encore : L'Institut : le journalisme à la manière anglo-américainne diffère-t-il beaucoup de notre modèle ? Marc Autheman : Assez fondamentalement. Question : comment quelquechose de fondamental peut être assez fondamental ? Réaction de la ministresse G. Fioraso : ... des chercheurs viennent, pour la première fois dans l'histoire de la physique, d'observer le boson de Higgs, ce qui est, selon elle, "assez révolutionnaire". Sempiternelle question : comment quelque chose de révolutionnaire peut être assez révolutionnaire ?

Depuis peu, l'expression un peu tend à concurrencer assez.

Étymologie : du latin satis, assez avec la préposition ad → adsatis → assez. Satis a donné par exemple satiété.

Assistance (technique) : voir Support technique. Le mot assistance est mis pour le mot 'aide'.

Étymologie : pour assistance, voir rubrique suivante. Technique, du grec
τεχ́νη (technê) : art manuel, adjectif τεχνικός (technicos) : qui concerne un art.

Assisté (social) : personne qui vit grâce aux impôts payés par les autres. En général pourvu d'une famille nombreuse, l'assisté social vit une vie heureuse et sans souci, en regardant neuf heures par jour la télévision sur son écran mural géant, avec les centaines de chaînes qu'il peut avoir, toujours grâce aux impôts des autres. Bien que l'utilité des assistés sociaux soit discutable, l'on assiste de plus en plus à la prolifération de cette engeance.

Étymologie : assisté, du latin adsistere (assistere) au sens de : se tenir près de. Il faut remarquer qu'on en emploie de plus en plus le mot assistance au lieu du mot aide, ce qui n'est, étymologiquement, pas du tout la même chose.

Assumer : c'est fou, ce qu'on assume aujourd'hui ! A pris le sens de : se sentir responsable de, maîtriser, être maître de soi, gérer, administrer, manager, diriger, exécuter ... « En Rodier (marque de pulls), elle assume » assurait une pub il y a bien longtemps.

Étymologie : du latin adsumere (assumere) : prendre pour soi, s'approprier, prendre en plus. Du supin de sumere (sumptum) vient le mot somptuaire (cf. les lois somptuaires ou restrictives).

Assureur : personnage ayant pognon sur rue. Voir Banquier, Escroc.

Relevé dans un article : « Une super entité de 50 grands détenteurs de capitaux :

Enfin, au sein de ce groupe de 147 multinationales, 50 grands détenteurs de capital forment ce que les auteurs appellent une « super entité ». On y retrouve principalement des banques : la britannique Barclays en tête, ainsi que les « stars » de Wall Street (JP Morgan, Merrill Lynch, Goldman Sachs, Morgan Stanley…). Mais aussi des assureurs et ds groupes bancaires français : Axa, Natixis, Société générale, le groupe Banque populaire-Caisse d'épargne ou BNP-Paribas. Les principaux clients des hedge fund et autres portefeuilles de placements gérés par ces institutions sont donc, mécaniquement, les maîtres du monde
 ».

Étymologie : du latin *assecurare, attesté en latin médiéval depuis env. 1000 au sens de : mettre en sécurité, protéger. L'adjectif sûr, quant à lui, vient de se (pour sine : sans) et cura : souci. On se demande en effet si les assureurs se soucient de notre argent.

Astrologie : que l'on y croie ou pas, là n'est pas la question. Loteur revient sur une nouvelle montée récemment en épingle (janvier 2011) par divers media : l'astrologie est fausse car un 'savant' américain vient de prouver que les constellations se déplacent et ne correspondent pas aux constallation d'il y a deux mille ans.

Quel scoop ! Tous les étudiants, même débutants, en astrologie savent que le point
γ ou point vernal (intersection entre l'écliptique et l'Équateur céleste, qui marque le début du printemps sous nos latitudes), recule de ≈ 50" d'arc par an, soit une ronde sidérale en 26 000 ans environ (). Ce phénomène s'appelle la précession des équinoxes. Et par conséquent les constellations astrologiques ne correspondent plus aux constellations sidérales. L'on n'en continue pas moins à pratiquer une astrologie fondée, non pas sur le zodiaque sidéral, mais sur un zodiaque fixe, appelé « zodiaque intellectuel », car c'est une construction de l'esprit.

() On appelle cette ronde la grande année sidérale.

Et, à propos de l'astrologie, cet axiome de loteur, breveté S.G.D.G. :

Tout système, du moment qu'il est cohérent, fonctionne


Pour repérer le point γ ou point vernal. L'angle δ (déclinaison) est l'angle AOa,
O désigant le centre de la Terre.
MAaS = Méridien céleste, NAaS = "Premier vertical".
E - E' = Équateur céleste, σ - γ - σ' = Écliptique.


Cette nouvelle en dit long sur l'objectivité et le niveau de culture des journalistes (et aussi de certains “ savants ”).

Étymologie : l'astrologie (
αστρολογία) est l'étude, la science des astres, tandis que l'astronomie (αστρονομία), ce sont les lois qui gouvernent les astres. Pour les Latins, l'astrologie était synonyme d'astronomie.

At (anglicisme, prononcer æt ou ət) : c'est ainsi que beaucoup de Français prononcent signe @ (arobase). Voir Arobase. D'autre part, les blogues mélangent joyeusement l'anglo-américain avec le français : Jeudi 27 janvier 2011 at 4:58 (jeudi 27 janvier 2011 à 4h 58). Ça doit sans doute poser énormément de problèmes à l'équipe informatique gérant un blogue que de tout mettre en français. Mais il est vrai que, selon Valérie Pécresse, le français est une langue en déclin.

Atelier : désigne à la base un local où s'entassaient des copeaux, des débris, des planches de bois. C'étaient des dépôts où on remisait le bois ayant servi à la construction d'édifices. Puis le mot désigna le bâtiment abritant les maîtres dressant les plans des cathédrales ou autres édifices prestigieux. Puis le mot tomba dans des domaines plus prosaïques : pièce ou bâtiment où on travaille manuellement le bois d'abord (atelier de menuiserie), puis le fer, la peinture, la couture, etc. C'est là où on fabrique quelque chose. On parle maintenant d'ateliers de formation, d'ateliers d'écriture, d'atelier informatique, voire d'atelier des Chefs (de cuisine), etc. Animé par François Sorel, L'Atelier Numérique décrypte toutes les semaines l'actualité high-tech et usages innovants (sic). Encore heureux qu'on n'ait pas nommé cela « Atelier digital ». L'Atelier du Chocolat - Vos bouquets de chocolats livrés à domicile. Bref un atelier, maintenant, c'est un endroit où on fabrique, où on forme, où on créé.

Étymologie : ancien français astela ou astele : éclat de bois, puis petit morceau de bois, qui est resté dans le mot attelle (pour maintenir les fractures d'os).

Attitude : une manie, calquée sur l'anglais, consiste actuellement à inverser l'ordre syntaxique propre à la langue française. Un homme politique français (J-P Tartarin) n'hésita pas à dire : « une positive attitude, une négative attitude », empruntant à une chanteuse cette expression crétinoïde ... Mais ce qu'on peut comprendre de la part d'une chanteuse de variétés sans grande culture (Lorie) devient inquiétant et affligeant de la part d'un Premier ministre. Ce même homme politique disait : « Je suis là pour avancer pour la France... Avec un certain recul. »

Lu sur une page internet : La Solaire Attitude en Franche Comté (qu'est-ce que cela veut dire ?). Depuis, tous les néo-crétins s'engouffent avec fureur et ravissement dans cette manie extravagante, et tout y passe : rock'n roll attitude, zen attitude, beauf attitude, bio attitude, bling-bling attitude. Carrefour parle de la « MC attitude » (du nom de son défi : « Mieux Consommer »), et la chaîne M6 : Dès lundi, adoptez la Brice attitude sur M6 ! De nombreuses messageries terminent les messages qu'on envoie par la phrase rituelle en néo-charabia : « Adoptez l'éco-attitude, n'imprimez cet e-mail que si nécessaire ». Quant à un célèbre fournisseur d'abcès internet (Orange), il n'hésite pas à écrire dans sa page d'accueil : Soyez "in". Ayez la "bleach ton jean" attitude. Tout ce discours anglo-américanisé est inintelligible voire inintelligent.

Étymologie : attitude vient du latin aptitudo : propriété, aptitude, de l'adjectif aptus : fait pour, approprié, propre à.

Attractif : cet adjectif passe-partout a pris les sens d'attirant, attrayant, avantageux, intéressant, plaisant, séduisant. Prix attractifs. Ou bien : Ce n'est pas très attractif. Ou encore : La Colombie est un pays très attractif pour investir du fait que son économie est forte, et que l'inflation est basse et constante (Ccef-Colombie point org, non daté). Cet adjectif « attractif » semble être une importation frauduleuse de l'anglo-américain. Et loteur ne peut s'empêcher de citer cette phrase, entendue à la french TV bien sûr, à propos d'on ne sait quoi, et qui pourrait illustrer plusieurs rubriques de son glossaire : ... une technologie attractive, voire même ludique. Technologie au lieu de technique, attractive au lieu d'intéressante ou attirante, voire même au lieu de et même, ludique au lieu d'amusante. Autre exemple, où attractif signifie attirante ou désirable (érotiquement) : Certaines théories sociologiques, explique Emily Gibson, suggèrent que cette tendance a à voir avec la mode des bikinis et des strings, des acteurs et actrices sans poils, un désir de revenir à l'enfance, un tentative hygiéniste ratée, ou une volonté de devenir plus attractive pour son partenaire (The Huffington Post, 09.08.2012, repris par divers sites ou forums). Noter que dans la phrase on trouve « acteurs et actrices » : personnes, personnages, hommes et femmes. Ils sont aussi sans poils, c'est-à-dire qu'ils sont à poil. Dernier exemple, in english celui-là, à propos d'une réclame sévissant à la télévision qui parle d'attractive world (monde attirant, monde attrayant, monde désirable).

Le substantif correspondant est attractivité, comme dans cet exemple : En terme d'image, l'étude relève que Disneyland a dopé l'attractivité de la destination France (The Huffington Post point fr, divers media, 01.04.2012). Ah ! Qu'en termes élégants ces choses-là sont mises ! Ou bien : Une décision qui a poussé la Une à mettre en place une refonte de son information, et qui a participé au départ de Laurence Ferrari, pointée du doigt comme étant l'une des responsables de la baisse d'attractivité du 20 Heures (Ozap point com, 02.08.2012). Une décision qui a participé au départ ? Formulation pour le moins bizarre. Qui a précipité le départ, peut-être ?

appel : en français, attractif concerne la force d'attraction : force attractive, en parlant des corps célestes.

Trouvé sur internet ces définitions :

Attractif, attrayant, attirant. Ces trois termes ne sont pas absolument synonymes.

Attractif (dérivé d'attraction) : qui a la propriété d'attirer. L'aimant a une force attractive. Fig. : la force attractive de l'exemple. « Mais le sexe, à Paris, a la mine jolie, l'air attractif » (Regnard).

Attrayant (dérivé d'attrait) : participe présent de l'ancien verbe attraire. Qui a de l'attrait, qui plaît, qui séduit. « Les attrayantes amorces de la volupté » (Malfilâtre).

Attirant dérivé d'attirer. Pour une personne: qui attire, qui exerce un attrait, une séduction : physionomie attirante. Pour les choses (en ce sens vieilli) : spectacle attirant.

Étymologie : du latin attractivus : qui a la propriété d'attirer. Du verbe adtraho, adtractum, adtrahere (qui est devenu attrahere) : tirer à soi, attirer.

Attribuer : attribuer, en français, c'est donner quelque chose à quelqu'un, c'est imputer ou rapporter à : attribuer une somme d'argent, ou bien : les rédacteurs d'articles web attribuent souvent aux mots des sens différents de ceux qu'ils ont d'ordinaire. De nos jours, les rédacteurs emploient les mots dans des sens qui leur conviennent, et c'est ainsi qu'on peut trouver le type de phrase suivant : Souvent attribuée aux enfants ou aux personnes âgées, cette pratique [la sieste] serait pourtant profitable à tous. « Attribée aux enfants » ? Ou « étant le propre des enfants » ?

Étymologie : emprunt au latin attribuo, attributum, attribuere (ad-tribuere) au sens de donner. Même racine que tribut.

Attrition (vocabulaire religieux) : sentiment de regret, de culpabilité d'avoir offensé Dieu. Même famille que ‘contrition’ (comme dans « Acte de contrition »). En médecine, cela veut dire usure par frottement (attrition de l'émail dentaire).

Mais dans le vocabulaire d'entreprise, ce mot signifie bêtement et platement : perte de clients. Ceci semble provenir des anglo-américains. Par exemple : attrition rate : non pas usure de la rate, mais taux de perte de clients.

Étymologie : du latin attritio : action de broyer, de réprimer, d'écraser (un vice) avec les regrets que leur souvenir inspire, et la résolution de ne plus y céder. Du verbe tero, terere : frotter, polir, broyer.

Atypique : 'qui n'a pas de type déterminé' (pierres préhistoriques atypiques) ou 'qui diffère du type normal' (fièvre, maladie, tempérament atypiques). Il semble maintenant qu'atypique veuille dire : inclassable, indéterminé, voire dérangeant. Jean-Michel Aphatie est journaliste – en tant que journaliste, disais-je, il est atypique. Autre exemple, titre d'un article de sport : 24 Heures du Mans 2012 – Une deuxième victoire atypique pour André Lotterer. On s'aperçoit, en lisant l'article, qu'atypique signifie différent.

Au (+ complément de temps) : remplace de plus en plus l'article classique le. Au 1er juin, Wanadoo point fr deviendra Orange point fr. Les contenus d'assistance seront toujours accessibles et mis à jour au 1er juin (information sur le site du fournisseur d'accès). Au 1er juin au lieu de : le 1er juin. Autre exemple : Les résidents britanniques avaient prévu de rentrer chez eux au soir du 6 septembre (Le Point point fr, 07.09.2012). Pourquoi ne pas dire : ‹ le soir du 6 septembre › ; ‹ le six septembre au soir › serait un peu plus maniéré. Encore un exemple ? Apple pourrait en vendre entre 48 et 53 millions au quatrième trimestre (Le Nouvel Obs point com + divers sites PLCC, 13.09.2012). Pourquoi pas ‹ le › quatrième trimestre ? Un dernier exemple : Cette campagne, cofinancée par l'INPES et la Fondation de France, est diffusée aux deuxième et quatrième trimestres 2014 dans les salles d'attente de 25 000 médecins (Handicap point fr, 02.06.2014).

Au (~ coiffeur) : on ne dit pas aller au coiffeur, mais aller chez le coiffeur. Même chose avec dentiste, médecin, boucher, boulanger, etc. Par contre il est très bien admis de dire : aller aux putes. La différence d'honorabilité des professions justifie ces deux emplois. Quant à l'expression foutballistique aller droit au(x) but(s), il y a sans doute contamination avec l'expression aller aux putes, les foutballeurs – c'est bien connu – étant de grands lubriques et de gros consommateurs de putes (voir l'affaire d'avril-mai 2010 concernant l'équipe de France de fouteballe).

Au (~ final) : on ne dit plus ‘à la fin', ‘finalement', 'pour finir', 'en fin de compte', mais absurdesquement () : au final. On se demande pourquoi. Au final, la situation ne peut que nuire à l'intéressé. Voilà qui est intéressant. Cette expression, au final, est vraisemblablement issue du vocabulaire des chroniqueurs sportifs, à moins qu'elle ne soit empruntée au vocabulaire de la musique (le finale ou dernère partie d'une œuvre musicale), ou même est-ce un emprunt à l'anglais (in the end). Au final, on ne le saura sans doute jamais. Quoiqu'il en soit, l'expression "à la fin" suffit amplement. Cela correspond aussi à la nouvelle manie des néo-rédacteurs de joindre un article à un adjectif pour en faire une expression adverbiale : au final, à l'horizontale, à l'international, etc.

() Néologisme personnel.

Trouvé sur Slate point fr du 03.11.2012 : Il pourrait même au finak (sic) avoir fait empirer la situation en permettant aux rats de se répandre encore plus et d'élargir leur territoire. L'expression au final n'était déjà pas des plus élégantes. Si personne ne relit chez Slate point fr, à quoi va-t-on arriver en matière d'horreur ?

Variante étonnante : au finale. Au finale, cela traduit que ces entreprises ont ressenti un besoin de publier à tout prix, sans avoir à faire d'effort chez leur cible. Est-ce que finale est le féminin de final, ou est-ce le terme musical « finale » (voir premier paragraphe) ?

Au (~ motif que) : néo-crétinisme souvent employé dans le sens : sous le motif, parce que ou car : Un patron peut préventivement licencier un employé au motif qu'il peut mettre en cause sa rentabilité. Cette expression semble issue du vocabulaire juridique.

Au (~ plan) : de nos jours l'on n'emploie plus : ‘sur le plan' (de), mais ‘au plan' (de) : "Il faudra la mettre en oeuvre (sic) au plan français avec un véritable esprit de responsabilité de nos industriels", a-il ajouté. Phrase plutôt mal bâtie ; « au plan français » = en ce qui concerne la France, pour ce qui est de la France ?

De même : Au chapitre international (Pour le chapitre international, en ce qui concerne le chapitre international). On observe aussi l'expression à l'international par exemple : Si on veut des grands groupes français capables de se battre à l'international (= à l'étranger ou sur le plan international). Il est intéressant de noter cela, car alors même que là on devrait dire : ‘à', ‘au', on dit maintenant : sur (être sur Paris). Voir la préposition Sur.

Au (~ prétexte de) : remplace l'expression : sous le prétexte de. … texte liberticide adopté au prétexte de défendre le pays contre de nouveaux attentats. Autre exemple : « Alors, oui, nous nous taisions, au prétexte du respect de la vie privée » (en prétextant le respect de la vie privée). Tiens, encore un exemple, pittoresque : Si un jeune vous invective au prétexte que vous le « prenez pour un citron » et vous prévient qu’il n'a pas l’intention de « faire le canard » avec vous, le doute ne sera pas permis : vous êtes face à un fidèle de « Secret Story ».

Au (~ quotidien) : expression qu'aiment bien (affectionnent) les néo-crétins de la french TV et de la politique. Semble faire mieux que : chaque jour, tous les jours, quotidiennement, voire : dans la vie de chaque jour, dans la vie courante. De plus en plus les gens réalisent (sic) qu'ils ne verront plus certains visages qu'ils avaient l'habitude de croiser au quotidien... (une journaliste française de BFM Télé). Que penser d'une politique (...) que les Français vivent au quotidien ? (un homme politique français). [...] elle qui milite au quotidien dans un parti anticapitaliste (un philosophe français). « 0,06% du plus d'un milliard de connexions réalisées au quotidien (= chaque jour) sont compromises » (à propos de Face-Book). Exemple tiré d'un discours d'un ministre, retranscrit par Libération point fr (17.05.2012) : Je veux avoir une pensée émue pour les 850.000 enseignants qui partout en France oeuvrent (sic) au quotidien pour l'avenir de notre jeunesse. La ligature manquante à œuvres est dans le texte de Libé. D'autre part, si le ministre « veut avoir une pensée émue pour les enseignants », c'est qu'apparemment il ne l'a pas.

Une simple recherche sur Gougueule donne des centaines de milliers de résultats. Donc, des centaines de milliers de néo-crétins (conclusion personnelle de loteur, qui n'engage que lui, et personne d'autre).

C'est maintenant une manie que d'employer 'à' ou 'au' suivi d'un adjectif, – construction barbare en français – pour en faire une expression adverbiale : à l'horizontale, à l'international, etc.

Aucun : exemple de littérature charabiatesque made in Windaube :


Aucun fichiers de pilotes n'ont été sauvegardés ...
Sauve qui peut !

Aucun au singulier peut ainsi être suivi d'un verbe au pluriel, comme le prouve cet exemple tiré d'un forum : Aucun des amis du président ne sont au gouvernement. Cela rappelle la phrase plaisante : « Tout le monde sont là ». Un autre rédacteur met aucun au singulier, et le substantif sur lequel il porte ainsi que le verbe au pluriel, mais l'attribut au singulier : Évidement aucun liens n'ont été fait vers ces journaux (con-cur-rents !), en dépits de l'existence d'une très bonne émission radio qui présentait plus en profondeur ce livre. Et puis, pour faire zoli, dépit est mis au pluriel.

Étymologie : aucun, du latin vulgaire al(i)cunu, venant du latin classique aliquis unus (accusatif : aliquem unum) : un certain.

Audit (néologisme de gestion) : terme savant dorénavant utilisé au lieu de contrôle, vérification, évaluation. Henrique Capriles, qui a dénoncé des fraudes et conditionné sa reconnaissance des résultats à un recomptage des voix, avait donné mercredi jusqu'à jeudi au Conseil national électoral (CNE) pour annoncer le démarrage de cet audit.

Avec un verbe refait : auditer (contrôler, vérifier, évaluer), et un participe passé : audité. Un employé audité (contrôlé), une société auditée (contrôlée).

Il semble que le mot audit vienne de l'anglais (vocabulaire de la finance).

Étymologie : verbe latin audio, auditum, audire : entendre, écouter.

P.S. Il ne faut pas confondre le mot audit, néologisme examiné plus haut, avec la particule démonstrative audit (= 'à ledit', féminin à ladite) : ... quant à Robert, il conserve audit mot, pour peu qu'on aille le débusquer à l'entrée hachis, et la majuscule et sa qualité de nom propre.

Auditionner (néo-barbarisme) : c'est, pour un artiste, donner une audition dans le but d'être d'obtenir un contrat. Le verbe peut être transitif et désigne alors l'action d'écouter un artiste : Nous avons auditionné ce jeune comédien ou bien L'Opéra engage deux soprani et « auditionne » un ténor français. Mais il est des emplois de ce verbe, déjà horrible, qui choquent encore plus : En 1792, la Convention auditionne le rapport du marquis de Condorcet sur l'instruction publique (plusieurs blogues ou sites P.L.C.C., décembre 2013 ; loteur a la flemme de tous les citer. Voyez Gougueule). Auditionne : écoute, entend, procède à l'audition. Ici, l'anachronisme rajoute à l'horreur du mot.

Étymologie : d'après le verbe latin audio, auditum, audire : entendre, écouter.

Aune : ancienne mesure française (± 1,18 m), employée pour les tissus, et qui s'emploie de façon chic et aberrante : Plus qu'au nombre des manifestants, c'est à l'aune des perturbations qu'ils veulent montrer l'ancrage du rejet du CPE dans l'opinion (Caponer point Skyrock point com). Montrer ou mesurer ? Et puis l'ancrage du rejet, ce n'est pas mal comme illogisme. Autre exemple : Les entretiens de la journaliste avec le Chef de l'Etat pourront être revus à l'aune de cette information (Ozap point com). A l'aune de : à la mesure de ? d'après ? Il existe bien un proverbe : « Mesurer les autres à son aune  » (juger les autres d'après soi). Mais on ne peut pas employer cela dans toutes sortes d'expressions, comme les rédacteurs et assimilés-journalistes le font.

Étymologie : d'une ancienne forme alina, elna, ulna que l'on retrouve en vieil allemand, en latin, en vieux français, etc. Ce radical voudrait dire avant-bras, coudée.

Aussi : s'emploie dans une phrase négative dans le sens de 'non plus' : Tu n'aimes pas, toi aussi, les Smartphones ?

Étymologie : formé de 'aliud' (autre) + 'sic' (ainsi) ; on trouve en vieux français les formes altresi, alsi.

Austéritaire (néologisme de bon aloi) : adjectif apparemment dérivé d'austérité, de même qu'on a autoritaire venant d'autorité, héréditaire venant d'hérédité, prioritaire venant de priorité, propriétaire venant de propriété, sociétaire venant de société, etc. Exemple piqué sur le site du Front de Gauche, et signalé par « maître Capel » : Non au budget austéritaire pour l'UE. J-L Mélanchon a co-écrit un livre sur l'« Europe austéritaire », dont loteur extrait une phrase : « Autant d'arguments qui plaident pour un référendum sur ce Traité qui impose l'austérité de manière autoritaire à toute l'Europe ». Austéritaire, ça se rapporte donc à une austérité imposée de façon autoritaire.


Étymologie : du latin austeritas, -tatis : âpreté, puis sévérité. Austère, du grec αύστηρός = rude, sec, âpre. D'une racine qui signifie brûler, dessécher. Cf. en français austral : du sud. Ce sont les pays du Sud qui pâtissent le plus de cette politique d'austérité.

Auteure (barbarisme) : ce féminin aberrant est censé désigner une femme auteur. Le féminin des mots français finissant par -eur n'a jamais été en -eure, mais en -euse (habilleur-habilleuse), -trice (conducteur-conductrice) ou même -oresse (docteur-doctoresse). Une autrice, c'est peut-être moins bien qu'auteure, mais c'est plus juste.

Dans le même esprit on trouve de plus en plus : gouverneure, procureure, professeure, rapporteure, docteure, pêcheure (en face de pécheresse), ingénieure, loteur en passe, et des pires (comme sapeure-pompière). Ce qui est encore plus stupide, c'est que la différence ne s'entend pas à l'oreille : Danielle Dupont est procureure à Nîmes. Il semble cependant que les féminins de profession en -eure soient d'origine canadienne. Pour une fois, pour nos « cousins canadiens », rien n'est trop beau pour défigurer le français. Quant aux féministes de tout poil, elles plongent avec ravissement et délectation dans ces formes barbaresques. Certes, les mots sont comme des putes, on peut faire ce qu'on veut avec eux, mais il y a un minimum de bon sens (une expression à la mode en ce qui concerne les examens publics) d'une part, et de respect de la langue d'autre part. Voir Féminisation.

Lu sur gentside point com cet hyper-barbarisme : C'est l'agence de publicité Rosbeef qui est en réalité l'auteure de cette fausse affiche. Là, le mot auteur ne désigne plus une personne, une femme auteur, mais une agence de publicité. Les néo-rédacteurs n'ont vraiment pas le sens du ridicule ... ni du français.

Étymologie : du latin auctor : celui qui pousse à agir, celui qui compose, auteur. Le substantif latin auctor était parfois employé comme féminin (mais sans féminisation de la forme).

Autochtone (autochthone) : un autochtone, c'est littéralement une personne originaire du lieu où elle habite. Mais, comme on l'a plusieurs fois signalé dans ce glossaire, les journalistes et rédacteurs emploient les mots dans un sens qui n'est plus tout à fait le leur. Survival International, une organisation londonienne de défense des autochtones, a précisé dans un communiqué que les survivants avaient retrouvé des os et des corps calcinés dans le village (). On a l'impression que le journaliste emploie le mot autochtone dans le sens d'« individu appartenant à une tribu sauvage ». Beaucoup de gens, en France, sont originaires du lieu où ils habitent (Marseille, par exemple). Est-ce que « Survival international » va prendre la défense des Marseillais, face aux attaques à la kalachnikov ?

Étymologie : emprunt au grec αυτόχθων (autochthôn): issu du sol même, indigène (en parlant des Athéniens). Du grec αυτός (autos) : même, et χτών (chthôn) : terre. Cf. l'adjectif chthonien : qui appartient aux entrailles de la terre, aux enfers : divinités chthoniennes.

Autopsier : ce verbe signifie normalement examiner de façon approfondie toutes les parties, tous les organes d'un cadavre, surtout pour trouver les causes du décès. Le sens initial est 'voir de ses propres yeux'. D'où la phrase que loteur donne en exemple – en supposant que la journaliste qui l'a prononcée connaissait l'étymologie du mot : Le car va être autopsié (à propos d'un accident de car en Suisse qui a fait vingt-huit morts). Il est vrai qu'un célèbre roman policier porte le titre d' « Autopsie d'un meurtre » (Anatomy of a murder en anglois), roman de John Voelker, porté à l'écran par Otto Preminger. Mais ce qui est permis dans les arts n'est pas forcément autorisé pour le langage journalistique (journaloustic).

Autorisés (milieux ~) : n'en savent pas plus que nous, mais sont autorisés à le faire savoir, selon Michel Colucci (Coluche).

Avancée (substantif fém.) : terme d'architecture ou de géographie, signifiant une partie qui avance, qui fait saillie : La ville de Bonifacio bâtie sur une avancée de la montagne... Le salon a une avancée en verre, d'où la vue s'étend sur une très belle pelouse... (exemples tirés du Cnrtl). C'est aussi un terme militaire qui désigne un petit poste en avant de la porte d'une place forte.

De nos jours, sous l'influence peut-être des militaires mais sûrement des néo-crétins, le mot avancée en est venu à signifier avancement, progression ou progès : Nous vous tiendrons au courant de l'avancée de l'enquête. Ou bien : Sommet de Rome: une avancée et des questions en suspens [...] L'Europe va se doter d'un budget de 130 milliards d'euros pour la croissance. (L'Express point fr). Avec une telle faute de langage, il serait étonnant que les choses avancent rapidement. Remarquer la manie journalistique de dire Europe là où il faudrait dire Union européenne. Et le mariage homosexuel est considéré comme une avancée par le néo-crétinisme ambiant : C'est sans doute la méthode la plus agréable et la plus simple –on remerciera, au passage, l'avancée de la Belgique, qui ne discrimine pas les couples homosexuels (Slate point fr). Tiens, à propos d'homosexuels, encore une avancée : Quelle que soit l'avancée en droit, on voit qu'il y a toujours des stéréotypes et des préjugés qui sont très ancrés, même si c'est le fait d'une minorité (l'A.F.P., citant les paroles d'un responsable d'une association homosexuelle). Nous voilà bien avancés. Ou enfin, cette déclaration d'une ministresse : Je vais partout où l'avenir de la famille se joue. Ajoutant que : Toute avancée sociétale profite à l'ensemble de la société (déclaration de Mme Bertinotti, ministre de la Famille, qui prit part à la parade homo de Paris en juin 2012).

Et puis avancée a définitivement pris place à côté de « progrès », mot avec lequel elle entre en concurrence : [...] jusqu'au jour où l'enquête fait une avancée majeure (NTI, Les Enquêtes impossibles). Fait une avancée majeure = fait un progrès décisif, peut-être...

Étymologie : avancée, formé à partir du verbe avancer, lui-même dérivé de la préposition et adverbe avant, du latin abante, formé de ab : (venant) de, + ante : avant. Ne pas oublier que le participe « avancé(e) » signifie aussi : en état de décomposition. Ce poisson est avancé, il sent très mauvais. Des idées avancées seraient-elles des idées en train de pourrir ? Les fameuses avancées sociétales dont il a été question plus haut seraient-elle pourries d'avance ?

Avantage client (néo-crétinisme) : on voit cela sur toutes les pubs. C'est un système de remise, de réduction, de bonus (prime), de cadeau pour vendre un produit, pour attirer le client. Lu dans un dictionnaire de Marketing : « Proposition commerciale mise en exergue (sic) dans l'argumentation (Paiement différé, essai gratuit, garantie satisfait ou remboursé, trois produits pour le prix de deux...) qui a pour but de stimuler les acheteurs potentiels.»» Pêché dans une pub : Au prix exceptionnel de 76 131 € ttc, au lieu de 87 011 € ttc, soit 10880 € ttc d'avantage client (remarquez que la dernière somme ne comporte plus l'espace – ou plutôt la fine – séparatrice pour les milliers). Réduction, remise, facilités de paiement sont-ils trop communs ?

Étymologie : de 'avant' avec le suffixe -age. L'avantage, ce que l'on met en avant.

Avatar : ce mot signifie :
  1. descente ou réincarnation dans l'hindouisme (les avatars de Vichnou),

  2. puis métamorphose.

  3. Il a pris ensuite un sens négatif (malheur, ennui), peut-être par confusion avec avarie (dommage subi par un navire),

  4. pour signifier dans la langue des internautes avertis sur les forums une ‘image ou figurine représentative'. Ces avatars sont censés symboliser la personne qui écrit un message. La multiplication de ces figurines devient agaçante et lassante, agressant l'œil en permanence. C'est sans doute un emprunt direct aux Anglo-Américains. Un exemple glané dans la presse parallèle : Le compteur YouTube indique que la vidéo a été vues 5687 fois, et que 19 personnes se sont abonnées au faux compte "Lionel Perrottin", dont l'avatar est une représentation d'Hugo Chavez (Agora-Vox point com, 13.12.2015). Noter : « la vidéo a été vues ».

  5. Dans le langage de l'audio-visuel, c'est un personnage ou un objet de synthèse évoluant dans un décor réel. Les avatars ont de plus en plus tendance à remplacer les personnages réels dans nombre d'émissions de télévision. Comme dans la vie réelle, d'ailleurs.
Depuis 2009, ce mot désigne un navet film à succès, où se déroule une banale histoire d'amour sur fond vaguement futuriste. Un film déjà culte, malgré la pauvreté du scénario.

Étymologie : avatar vient du sanscrit अवतार (avatâra), qui veut dire descente c'est-à-dire initialement : incarnation. Mais, pour le film, on peut comprendre qu'il descend bien bas.

A.V.C. : pour Accident Vasculaire Cérébral. Avant, on connaissait les “ accidents cardio-vasculaires ”, ou les “ attaques cérébrales ”. Maintenant, on a remplacé l'accident cérébral par un sigle, prétendument plus précis, mais finalement destiné à noyer le poisson. Tout d'abord, la consommation de chocolat protégerait de l'AVC. Quelle « avancée » !

Avec : on ne relève plus les alliances de prépositions antinomiques avec / sans comme dans cet exemple pêché dans les eaux glauques d'internet : Voici la grande hypocrisie : les Etats se plaignent de l'Iran et ensuite ils font du business avec sans soucis (Agora-Vox du 07.02.2011). Remarquer font du business au lieu de font des affaires. Façon d'écrire de rédacteurs pressés et peu exigeants pour le style. Et l'on ne compte plus les expressions : avec le sans-fil (wifi).

Étymologie : avec est la contraction de l'expression latine apud (en, dans, à) hoc (cela) : en cela.

Avènement / avénement : action ou fait de venir. (Loteur ne sait plus pourquoi il a introduit cette rubrique. Peut-être à cause du problème d'accent ? Il la maintient quand même, par pure flemme.)

Captécran du Littré numérisé


Captécran du Cnrtl

Remarque : l'abréviation etc. est notée &c.


Captécran du Cnrtl

Étymologie : de l'ancien verbe avenir (ad-venir) : arriver, avec le suffixe -ment. Plus spécialement employé dans le christianisme pour signifier la venue du Christ au monde (« Il est né, le divin enfant, ..., Chantons tous son avénement »).

Avenir : extrait d'un article lu sur internet (Slate point fr) à propos de l'avenir du monde en 2020 : Un train à haute vitesse reliant Londres à Pékin... en 2 jours. La train (sic) pourra même arriver jusqu'à Singapore (re-sic). La train au lieu de : le train et Singapore, graphie anglo-saxonne, au lieu de Singapour. Si les chroniqueurs de Slate voient l'avenir aussi bien que l'orthographe, il vaudrait mieux que la rédaction engage un voyant cultivé.

De nos jours, sous l'influence des Anglo-Américains, qui ont apparemment une conception du temps autre que celle des Latins, l'on a de plus en plus tendance à employer le mot futur, au lieu d'avenir.

Étymologie : du latin advenire (ad + venire).

Avérer (s'~) : dans la langue des grands journalistes, est devenu synonyme du verbe être ou se révéler : Cette solution s'avérera la meilleure (= sera la meilleure). Cette blessure peut s'avérer (être, se révéler) importante. Relevé sur un blogue : Cette accusation, si elle s'avère être fausse, est comptée parmi les sept grandes transgressions... S'avère être fausse... Ah qu'en termes galants ces choses-là sont mises ! Tout simplement = cette accusation, si elle est fausse, compte parmi ... Le néo-crétinisme littéraire, ou l'art de faire compliqué. Ou encore : ...un mensonge avéré et reconnu. Ou enfin cette phrase entendue à la french TV (bien sûr) : ... à la suite d'une série de mensonges désormais avérés (sic). Il semble que la french TV soit spécialiste des mensonges avérés. Tiens, encore des « mensonges avérés » : Cette affaire touchant Saint Tropez implique ses collègues [...] avec des mensonges avérés, prouvés, d'un médecin généraliste de Cogolin.

Nota : s'avérer = être vrai, se révéler vraiment ou réellement. Du latin verus : vrai.

Aveugle : voir Non-voyant (si l'on ose dire).

Étymologie : du latin alboculus : œil blanc, cataracte, d'où aveugle. Une autre étymologie propose ab (privatif) + oculis (yeux) : privé d'yeux, de vue. En latin, aveugle se dit cæcus (d'où cécité) : Dicunt Homerum cæcum fuisse (phrase glissée ici pour emmerder ennuyer ceux qui crient haro sur le latin).

Aviaire (grippe ~) : au lieu de grippe, on peut trouver le mot influenza, qui signifie grippe en anglais. Depuis la découverte de quelques cas de grippe aviaire en Europe et dans le Nord et l'Est de la France, c'est la terreur. On parle même de risque de pandémie grippale en cas d'infection de l'homme par le fameux H5N1 (un sous-type du virus). L'on doit en tout cas rendre hommage à Hitchcock qui, avec son film Les oiseaux, avait magnifiquement pressenti le danger.

N.B. Le véritable nom de la grippe aviaire est la peste aviaire. Mais cette maladie a été rebaptisée grippe aviaire, car les hauts responsables de l'O.M.S. pensaient que ça effrayait moins d'avoir affaire à une grippe. On n'en meurt pas guéri, comme dans la pièce de Molière, mais on en meurt euphémisé.

Étymologie : (néologisme, XXe siècle) : de 'avis', oiseau. Avant, pour ce qui concernait les oiseaux, on disait ornithologique, ce qui avait autrement plus d'allure. Loteur voit mal Guillaume Apollinaire écrivant un poème avec le vers « Ce petit cul aviaire » au lieu de « Ce petit cul ornithologique ».

Award (anglicisme, prononcer əwɔ:d) : prix, récompense dans le langage des adorateurs de la novlangue des internautes. Chaque année, Privacy International et ses partenaires décernent, dans une quinzaine de pays, des “Big Brother Awards” (des prix Big Brother). Prend quelquefois, on ne sait pourquoi, la forme du pluriel avec un article au singulier : Gagner un awards. Les awards (prix, récompenses) peuvent être attribués à des merdes chimiques : Le produit a même été nominé aux Food Ingredients Excellence Awards 2009, grand rendez-vous de l’agroalimentaire, pour le titre d'« Innovation de l'année », catégorie... Produits laitiers. Il s'agit ici du lygomme, ou fromage chimique, largement répandu sur les pizzas et autres plats délicieux de la distribution agro-alimentaire.

Par un souci de destruction systématique du français, une émission de la télévision française, dite bêtisier, décerne des awards du meilleur ceci, du meilleur cela : Et voici l'award du meilleur imitateur, et voici l'award du meilleur...

Étymologie : award est la transformation anglaise du mot français esguard (es- guard) : examiner attentivement, surveiller, qui a donné l'actuel égard. Cf. l'expression 'eu égard à' (en considération de).

Azéri : langue parlée en Azerbaïdjan. L'azéri appartient à la famille des langues altaïques, au groupe turc et au sous-groupe oghouz comme le turc et turkmène, le tatar de Crimée, le gagaouze (Wikipédia). Mais loteur a trouvé la phrase suivante dans un article de Chrono foot point com du 14.06.2013 : En difficulté, sportivement et économiquement, depuis 5 ans, le Racing Club de Lens est sur le point d'être repris par son président mythique Gervais Martel (parti en août 2012), soutenu par l'homme d'affaires azéri Hafiz Mammadov. L'azéri est la langue parlée en Azerbaïdjan, mais l'adjectif qui se rapporte à l'Azerbaïdjan est azerbaïdjanais. Oui, c'est plus long, mais c'est juste. Ceci est à mettre en rapport avec la manie des néo-rédacteurs d'affecter la finale -i à tout habitant d'un pays arabe ou mulsulman, à tout adjectif qui se rapporte à ces pays. Haydar, Français d'origine azérie, exprime bien ces émotions ci-contre (Imprescriptible point us). Haydar est d'origine azerbaïdjanaise, mais ne parle peut-être pas azéri. Même Le Monde point fr (04.09.2012) tombe dans le panneau en titrant : La libération par Bakou d'un meurtrier azéri provoque la colère de l'Arménie. Il ne s'agit pas d'un prisonnier azéri, mais d'un prisonnier Azerbaïdjanais, – qui ne parle peut-être pas azéri.




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