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Aujourd'hui, on peut dire « bite » et « enculé » même au cours d'un dîner mondain,
mais on ne peut plus dire « prolétaire » ou « lutte des classes ».

Jean-François KAHN







K : onzième lettre de l'alphabet latin, elle dériverait du hiéroglyphe égyptien , qui représente une main, et qui a donné le glyphe stylisé phénicien kaph  . La lettre, comme d'habitude, s'est ensuite retournée pour donner le K (kappa) grec, puis le K latin.

Kafkaïen : les journalistes, rédacteurs d'articles et autres personnes à prétention littéraire aiment utiliser l'adjectif kafkaïen pour décrire une situation absurde, incompréhensible, abracadabrantesque, cauchemardesque : Scénario kafkaïen à Pôle emploi. Ou bien : La Cimade dénonce le parcours "kafkaïen" des demandeurs de visas pour la France. Cet adjectif, kafkaïen, a l'air d'être particulièrement employé pour qualifier les agissements de certains services publics. Si Kafka revenait, il n'aurait sans doute pas besoin de puiser dans son imagination pour écrire ses romans : il suffit de regarder comment fonctionnent les rouages d'un État moderne.

Kamikaze (du japonais 神風 kami-kazé = vent des dieux) : mot japonais désignant des avions bourrés d'explosifs, et par la suite les pilotes qui se suicidaient en précipitant leur avion contre les bâtiments de guerre américains basés à Pearl Harbour. Les journalistes néo-crétins désignent maintenant – et à contresens – par ce terme ceux qui commettent un attentat-suicide, surtout contre des personnes ou des biens israëliens ou occidentaux. C'est devenu un synonyme de terroriste et une spécialité du monde islamiste. Avant, on disait un martyr (de la foi). Un kamikaze a été tué et trois personnes blessées lors d'un attentat suicide dans un cybercafé de Casablanca (LCI point TF1 point fr, 12.03.2007). Un kamikaze s'est fait exploser lundi à Dimona, dans le sud d'Israël, tuant au moins trois personnes (Le Nouvel-Obs, 04.02.2008). Allah se serait-il mis au japonais ? Les néo-crétins n'hésitent pas à féminiser le mot : Pourtant c'est la vérité, sa femme était une kamikaze (Critiques libres point com, 23.09.2005). Notons ici que le féminin a la même forme que le masculin, au lieu d'être 'kamikazette' par exemple (par contre, pour une femme judoka, on parlera de judokate). Le pluriel existe aussi : « C'est une violence organisée et structurée de kamikazes » (Des infos point com). Avec les attentats de novembre 2015 à Paris, on lit et on entend ce mot partout : Un des trois kamikazes de Saint-Denis a bien fait le même parcours que près de 500 000 migrants depuis le début de l'année (Le Monde point fr, 16.11.2015). Le chroniqueur du Grand Journal de Canal Plus a interviewé le frère ainé [sic] et la belle-soeur [sic] d'un des kamikazes du Bataclan, Omar Moustafaï, qui s'est fait explosé [sic] au moment de l'assaut des forces de l'ordre, le vendredi 13 novembre 2015 (i24 News point tv, 20.11.2015). L'explosion d'un kamikaze lors de l'assaut à Saint-Denis a été filmée par un témoin (Le Soir point be, 20.11.2015). Ancien chauffeur de bus de la RATP, Samy Amimour, qui fait partie des deux kamikazes qui ont actionné leurs ceintures d'explosifs lors de l'attaque du Bataclan vendredi dernier, avait démissionné de l'entreprise publique en 2012 (Closer-Mag point fr, 20.11.2015). Les « martyrs de la foi » ont donc disparu ; sans doute parce que ce n'est plus une affaire de foi, mais une affaire de terrorisme d'une part, et de maffia politico-idéologique d'autre part. Cette maffia est sans doute grassement alimentée par quelques monarchies pétrolères, qui envoie sans regret des esprits faibles à la mort. L'argent et le pétrole n'ont rien à voir avec la foi ().

() Oussama ben Laden (Al Qaïda), était issu d'une famille de milliardaires séoudiens, Belmokhtar (A.Q.M.I.) s'est acoquiné avec des trafiquants de drogue, de nombreux terroristes islamistes pratiquent des enlèvements d'étrangers contre rançon, etc. Encore une fois, cela n'a rien à voir avec la foi.

Voir le blog de Toshio OKADA pour des renseignements plus précis sur les kamikaze (article du 22 novembre 2007 [en espagnol]).

Cette progression des kamikaze peut être rapprochée d'un phénomène plus large, connu sous le nom d'amok (mot malais (★★) qui signifie : folie meurtrière). L'amok est une forme de contestation violente de la société ou d'une société. Les Étazunis, avec leurs tueurs fous qui opèrent dans des écoles ou dans des lieux publics, donnent de beaux exemples d'amok.

(★★) malais et non malaisien, comme disent les journalistes, toujours aussi mal informés.

N.B. : le mot kamikaze se prononce kamikazé, avec un -é final, et non kamikaz, comme le prononcent la plupart des journalistes de la french TV. Mais ceci n'est qu'un détail.

Kalachnikov (le -v final se prononce f) : célèbre fusil-mitrailleur qui porte le nom de son concepteur, le général russe Mikhaïl Timoféiévitch Kalachnikov. En raison des nombreux règlements de compte entre trafiquants de drogue sévissant à Marseille, loteur propose de remplacer les armes de la ville par la kalachnikov. Voir Marseille.

« Abrégéviation » : kalash (en transcription anglo-saxonne) : Iconographie glanée sur les sites antifa : battes de baseball, flingues, kalash, baston et mythologie stalinienne. « Antifa » signifie anti-fasciste. Variante trouvée dans Métro-News point fr du 08.03.2015 : kalachilov. Il y apprend l'arabe, le maniement de la Kalachilov et devient Mourad. Il est alors prêt à tout quand son rêve s'effondre : il veut partir combattre en Somalie, mais il en est empêché.


La secte Ékolo utilise les mêmes armes
que les trafiquants de drogue et les terroristes

Fond d'écran d'un site « antifa ».
Le X signifie sans doute Halte au fascisme,
et les deux kalachnikov – lutte armée.
Pas très rassurant.

Le symbole de la résistance, légitime ou pas, est souvent une kalachnikov

Étymologie : Kalachnikov, de Mikhaïl Timoféiévitch Kalachnikov (Михаил Тимофеевич Калашников), ingénieur et général russe, né en 1919, éponyme du célèbre fusil-mitrailleur « Kalachnikov ».

Marseille se disait Massilia en latin, Massalia
Μασσαλία en grec. Le premier 's' de Massilia est peut-être passé à 'r' par rhotacisme. Fondée en -600 par des Grecs venus de Phocée (Turquie actuelle). Voir Phocée.

Kärcher (prononcé karchère ou kerchère) : c'est la marque d'un nettoyeur haute pression, utilisé pour le nettoyage des banlieues à problèmes. Aux dernières nouvelles, le gouvernement et le ministère de la Police, outre les kärchers, les tazers et les flash-balls, pourraient également utiliser des lance-flammes ou le napalm.

Karcher (Kächer) fait partie de ces marques éponymes qui ont donné leur nom à des objets de la vie courante : bic, caddy, fermeture-éclair, frigidaire, massicot, tarmac, vélux, ...

Keuf : un flic, keufli dans l'argot des banlieues, avec apocope de -li. Fait penser à l'inversion de fuck (≈ enculé). En tout cas, les flics aux États-Unis, c'est une administration de PD (Police Department). Voir les fameux sigles : NYPD (New York Police Department), LAPD (Los Angeles Police Department) etc. mis à l'honneur par les fameuses séries télévisées étazuniennes.

Kévin : ce pénom anglo-saxon est le symbole du jeune, c'est-à-dire du jeune néo-crétin. On imagine volontiers Kévin en jeans, la casquette de base-ball à l'envers, dévorant une pizza, les doigts collés à son portable, tapant frénétiquement des SMS, tout en écoutant des rythmes épouvantablement anglo-américains (que certains appellent musique). Tout un symbole de la jeunesse active, vivante, participative...

Kidnapper (anglicisme) : signifie littéralement 'enlever un enfant' (kid = chevreau, puis enfant en anglais). Mais ce verbe s'emploie maintenant pour tout rapt ou enlèvement, y compris d'adultes. Des hommes armés ont kidnappé un diplomate italien à proximité de l'ambassade d'Italie au Yémen (Reuters, divers media PLCC, 29.07.2012). Le fait d'utiliser des termes anglo-saxons est-il plus valorisant, plus professionnel pour les journalistes ou les rédacteurs ? Il semble, hélas, qu'il n'y ait plus rien à faire contre cette manie langagière dont sont victimes les Anglo-Saxons eux-mêmes.

Avec le substantif kidnapping : le récent kidnapping de notre consœur en Irak ... (inversion anglo-saxonisante + mot anglais employé à contresens). L'on peut avancer que les néo-crétins kidnappent le français. Voir Rapt.

La variante « artistique » est l'artnapping, où ce sont des œuvres d'art qui sont dérobées contre rançon. L'artnapping, ou le kidnapping d'oeuvres [sic] d'art, a le vent en poupe (programme télé du Figaro, 07.05.2012).

Étymologie : de kid : chevreau, puis enfant, + napper : voleur, ravisseur. To nap : enlever, ravir.

Kiffer (néo-merdisme) : Ça veut dire 'aimer' ou 'apprécier' dans le langage des jeunes branchés. Comment je kiffe trop son cul à la meuf ! (j'adore le cul de cette fille). Je kiffe cette citation : « Nous avons fait de vous une communauté en milieu » (citation extraite d'un forum islamique, phrase que loteur ne comprend pas, mais qu'il trouve très belle). Autre magnifique exemple, pêché avec un hameçon de 12 dans un forum : Invité d’honneur dans l’émission iranienne francophone, j’ai trop kiffé les phrases du genre ... Invité ne se rapporte pas ici au sujet de la phrase j'ai trop kiffé, mais à un personnage précédemment cité ; il s'agit de Dieudonné. Allez, encore un exemple pour la route, pêché dans les commentaires d'un article lu dans Yaourt! Sports : Le bracelet, c'était une façon de faire valoir ses couleurs, d'étaler ses croyances avec une forte propension à kiffer Jah rastafari, Babylone qui déconne et toutes ces vieilles balivernes et un gros nique-ta-mère à tous les Claude Guéant du monde libre. Loteur avoue, une fois de plus, ne pas comprendre cette phrase, même replacée dans son contexte, et c'est pour cela qu'il la juge sublime.

Adjectif : kiffant(e) : aimable, charmant, désirable, excitant ou sexytant, bandant. Cette meuf, elle est trop kiffante (cette fille me plaît, cette fille est bandante).

Étymologie : semble être en rapport avec le kif (herbe, hachich), la fumette procurant un état de bien-être et de béatitude, propice aux épanchements amoureux. Arabe marocain
كيف (kif) : hachich.

Killer (anglicisme) : le verbe killer s'emploie en informatique au lieu des verbes fermer, liquider, clore. J'ai killé cette affaire. Killer un programme. C'est vraiment la mort du français.

Étymologie : anglais to kill : tuer (attesté depuis env. 1200). Vieil anglais cwellan : tuer, en relation avec l'ancien haut allemand quellen : torturer, tuer.

Killer (anglicisme, prononcer kɪlə(r) ou kileur) : littéralement un tueur. Ce terme gentillet désigne désormais un homme d'affaires, un industriel, un chef d'entreprise ou par extension toute personne ambitieuse et sans scrupules qui n'hésite pas à kill (tuer, éliminer) ses adversaires par n'importe quel moyen pour arriver à ses fins. Le PDG de cette entreprise, c'est un vrai killer. Le vocabulaire de l'économie et de la finance est maintenant gangrené par de tels termes de guerre : killer, raider, cible...

Killer (anglicisme, prononcer kɪlə(r) ou kileur) : dans la langue des néo-crétins, signifie tueur : Pendant ses 20 ans de détention le killer [tueur] turc avait donné plusieurs explications différentes concernant les mandants [commanditaires] de l'attentat contre le pape.

Killer (serial) : voir Serial killer.

King (anglicisme, prononcer kɪŋ) : diverses personnalités ont eu droit au surnom de king (roi, en anglois) : Elvis Presley, Johny Halliday, un fouteballeur (Cantona)... Ces personnalités ne sortent pourtant pas de milieu royal. Le roi Éric : King Éric a passé le cap, que dis-je, le pic ! Pourfendeur des terrains et des planches, Éric Cantona prend son bâton de pèlerin et se meut en Abbé Éric (sic).

Étymologie : king, roi en anglais. Vieille racine germanique qui a donné king en anglais, König en allemand, князь (kniaz' : prince) en russe...

King size (anglicisme, prononcer kɪŋ saɪz ou kingue saïze) : de grande dimension, de grande taille. Cigarettes king size, un hôtel trois étoiles avec lit king size. En anglais, ce doit sûrement être plus grand. Et quand les objets ne sont pas de king size, sont-ils de taille prolétarienne ? Donnez-moi un paquet de cigarettes prolos !

Étymologie : pour king, voir rubrique précédente. Size : du vieux français sise, abréviation d'assise : base, ordre, règlement, imposition. Vient de seoir, asseoir. Asseoir : du latin vulgaire *adsedere, réfection du latin classique adsidere, venant de sedere : être assis, être décrété, établi.

Kiss landing (anglicisme, prononcer kɪs lændɪŋ) : en français, on disait avant, c'est-à-dire au XXe siècle : “ atterrissage en douceur ”. Mais peut-être que cette dernière expression avait le tort d'être française. Étant donné que le français est systématiquement remplacé par l'ignoble globish dans l'aviation, “ atterrissage en douceur ” été évacué au profit d'une expression tirée du parler anglo-américain. Pour faire un Kiss Landing, il faut scrupuleusement savoir tenir les paramètres de l'atterrissage : ni trop haut, ni trop vite, ni trop bas, ni trop lent (Pilote virtuel point com). Et le contraire d'un kiss-landing, c'est un crash-landing ?

Étymologie : kiss : baiser, du proto-germanique *kussijanan, qui a donné Kuss en allemand, kiss en anglais. Landing, venant de land : sol, terre. Même racine que pour le mot français lande.

Kit (anglicisme, prononcer kɪt) : traduisible par ensemble (de pièces, d'objets) : un meuble en kit (à monter soi-même). Les informaticiens emploient ce terme dans le sens de document, dossier, matériel, ensemble matériel : kit d'installation du modem usb (= disque d'installation avec notice).

Peut aussi être traduit par 'équipement' : « ... parce qu'ils ne savent pas quoi répondre et que c'est le kit que la Gauche leur a fourni pour se défendre ». Ceux qui suivent New York Unité spéciale à la télévision auront souvent entendu l'expression kit de viol. Il ne s'agit pas de la panoplie du parfait petit violeur, mais d'un nécessaire ou d'un ensemble de tests et d'examens pour vérifier qu'une victime a été violée.

Étymologie : un dictionnaire anglais précise : unknown origin. Meaning "collection of personal effects," especially for traveling (originally in ref. to a soldier), is from 1785.

Kitsch (germanisme, on trouve souvent la graphie kitch) : de mauvais goût, comme l'art contemporain, par exemple, les émissions de télévision ou beaucoup de pages internet. Le terme apparaît à la cour de Louis II de Bavière, et sert maintenant à qualifier les reproductions d'art à bon marché. Favorisé par la mondialisation, le kitsch envahit les produits de consommation courante (objets à l'image des personnages de Walter Disney, tous objets usuels destinés à la consommation de masse...). C'est symbolique du mauvais goût actuel et de l'absence de culture esthétique des masses modernes, manipulées par les as du marketingue et du merchandising. Bien que ce soit un substantif, on n'hésite pas à le considérer comme un adjectif, en lui adjoignant le suffixe -issime : Tout y est : les paroles improbables (sic) à la grammaire désastreuse, le clip kitchissime (sic) dans lequel « Marie » enchaîne les poses bucoliques dans un parc...


Exposition kitsch de Jeff Koons au Château de Versailles.
Jeff Koons nous prend-il pour des koons ?
Commentaire de J-M Fraulini : Son homard m'a tuer.
Le Château de Versailles n'en finit pas d'être défiguré
avec l'Anus (ou le Vagin ?) d'Anish Kapoor,
qui enlaidit les pelouses (été 2015).

Une artiste kitsch : La Cicciolina,
l'ex-épouse de Jeff Koons
(comme par hasard)
et députée italienne.

Septembre 2010 : après Jeff Koons, le japonais Takashi Murakami expose ses œuvres « artistiques » au palais de Versailles. Jacob Delafon, intéressé, a l'intention d'y faire une exposition de bidets. Le kitsch peut aussi toucher la mode, témoins les fameux sabots troués de Croc, dont le mauvais goût semble séduire nombre d'Étazuniens, y compris le très respectable George Bush le Jeune.


Le kiki de Murakami.
Interprétation de loteur :
on voit deux fois la syllabe ki ( き き )
sur les cornes du personnage.

Sabot de Croc.
Un sabot joli ... à croquer


Le kitsch, la haine du Beau et le culte de la laideur (peinture, sculpture, musique) sont caractéristiques d'une époque qui tue l'esprit et les valeurs traditionnelles européennes.

Superlatif : kitschissime. Pour le clip de Dark Horse, Katy Perry se la joue Cléopâtre. Et il faut bien l'avouer, le résultat est kitchissime (titre Yaourt, 21.02.2014). Remarquer le manque d'élégance de la formulation « se la joue Cléopâtre », ainsi que l'absence de 's' dans kitchissime.

Knut (prononcer knoutt) : nom donné à un ours polaire né en 2006 dans le zoo de Berlin. Ce fait totalement insignifiant est rapporté ici pour deux raisons :
  • 1. d'abord pour la « knutmanie », née du fait que l'ourson, rejeté par sa mère ourse, a été pris en charge par les gardiens du zoo. Cela a déclenché un vaste mouvement de compassion envers l'animal, et a engendré une grande production de livres, de CD etc. en Allemagne. Les déportés et prisonniers de guerre n'ont pas eu droit en leur temps à autant de compassion de la part de nos amis Allemands. Maintenant qu'il est mort (19.03.2001), on va lui élever un mémorial.

  • 2. ensuite parce que le mot « knut » (кнут, prononcer knoutt), d'origine tatare, désignait en Russie tsariste un fouet. C'est avec un « knut » qu'on fouettait les pauvres déportés dans les bagnes de Sibérie. Autant dire la « schlague ».
Ceci rappelle l'immense courant d'indignation lorsqu'un dentiste étazunien a abattu un vieux lion (« Cecil le lion ») du Zimbabwé. Des dizaines de milliers de signatures ont même été envoyées au président étazunien afin qu'il extradie le coupable vers le Zimbabwé (juillet 2015). Cela rappelle aussi tous les élans de sympathie que manifestent les gens au travers des réseaux virtuels (réseaux sociaux) quand une baleine ou un dauphin s'échouent sur le rivage. Il semble que le sort d'animaux sans défense ou symboliques touche beaucoup plus la nouvelle humanité, celles des réseaux dits sociaux, que le sort d'êtres humains (Afrique, Afghanistan, Syrie, etc.). Voir Panda.

KO (knock-out) (anglicisme, prononcer nɒk aʊt ou nokaoute) : hors-combat, assommé. Ce terme s'est imposé, tout comme OK avec qui il forme un duo antinomique simple et facile. KO peut ainsi vouloir dire non-OK, HS, qui ne marche pas ou plus. France-Téléfon parle ainsi maintenant de ligne OK, ou de ligne KO.

À ne pas confondre avec KO en informatique, qui signifie kilo-octets ou 1024 octets (– et non mille octets). Le Ko est une unité dépassée, et l'on parle maintenant de MO (méga-octets ou 1 048 576 octets), de GO (giga-octets ou 1 073 741 824 octets), voire de TO (téra-octets ou 1 125 899 906 842 624 octets) (1).

Étymologie : to knock : donner un coup, origine onomatopéique. Out, d'une racine indo-européenne *ud : au-dessus, au loin. Latin usque : à partir de, jusqu'à. Cf. le préfixe russe вы- (vy) : en dehors de.

Kouffar (ou koufar, arabisme, singulier : kafir) : mécréants. Autre nom pour les sous-chiens. « Un jour les Kouffar seront vaincus et j'espère le plus tôt possible pour mes enfants! » (Questions/Réponses Yaourt!). Réponse d'un participant au forum : soit (sic) patiente,ils le paieront tot ou tard... Autre question sur les koufar, posée en toute naïveté dans un forum : je voudrais savoir s'il est permis d'utiliser la magie noire (sans faire de chirk) contre des soldats koufar ? (chirk, arabe شرك : associé, association [avec d'autres dieux]). Tout cela semble animé de beaucoup d'amour et de tolérance. En tout cas, ça amuse beaucoup les Bulgares, car en bulgare koufar (куфар) signifie « valise ». Les musul-men nous prennent pour des valises – sans doute pleines d'argent, puisqu'ils espèrent nous réduire en dhimmitude.



Étymologie : kouffar, pluriel de kafir (arabe
كافر) : mécréant, infidèle, proprement celui qui couvre, qui dissimule la vérité.






(1) L'octet est une unité de mesure informatique qui correspond à 8 bits.     



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