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« L'anglais, ce n'est jamais que du français mal prononcé. »
Georges CLEMENCEAU

« Toucher au sens des mots, c'est attenter à l'ordre du monde. »
CONFUCIUS

« Les microscopiques idées de nos géants politiques ne m'impressionnent pas. »
Jean-François CHAMPOLLION

« La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures. »
Noam CHOMSKY

« On ne peut pas dire la vérité à la télé. Il y a trop de monde qui regarde. »
COLUCHE

« J'utilise l'allemand quand je parle avec mon cheval, je converse en français avec les hommes,
je parle en italien avec les femmes, et je réserve l'espagnol pour parler à Dieu.
 »
CHARLES QUINT







Charia (arabisme) : au fur et à mesure de la progression de l'islamisme en France, on rencontre de plus en plus souvent ce terme dans les media. La charia est l'ensemble des règles que tout bon musulman est contraint de suivre, et qui régissent sa vie quotidienne, sa vie spirituelle, sa vie sociale et politique. Nul libre-arbitre, à part celui tracé dans le "chemin" de sa foi, et qui semble bien étroit. La charia serait l'émanation de la volonté de leur dieu, toujours plus exigeant en ce qui concerne la foi. L'égarement sans fin de cette religion totalement étrangère à notre terre (l'Europe) est inquiétant, et nos autorités font preuve de peu d'autorité devant une menace spirituelle grandissante. Car les langues, comme les peuples, comme les religions, ont un territoire. Et il ne faut pas s'y tromper, la menace est surtout d'ordre spirituel, avant que d'être sociale ou politique.

Les Européens doivent rétablir le sens du sacré pour faire face à ce dogmatisme militant. Inutile de rappeler que la plupart de ces prescriptions politiques ou sociales remontent à plusieurs siècles, et sont donc sans fondement aucun dans nos sociétés avancées. Les gens de la Gauche moderne, niant pour la plupart l'idée de Dieu et du sacré, préparent le chemin de l'Islamisme conquérant, qui ne demande qu'à brûler les églises et terroriser les populations. En tout cas, c'est chose faite dans certains pays d'Afrique, où la loi islamique a régné de nombreux mois. Mali : exécution publique au nom de la charia, titre un journal. Charia au Nord-Mali : « Il a coupé ma main comme s'il tuait un mouton », titre un autre media. Les islamistes controlant (sic) le sud du pays commencent à faire appliquer la charia. Ils imposent aux hommes de porter la barbe, et aux femmes de se voiler, et la lapidation fait son grand retour... Ce sont les tristes bilans de ce chemin vers Dieu, qui passe apparemment pas nombre d'atrocités. Voir Djihad.


La Charia déclare la guerre au monde entier.
(Banderole provocatrice déployée en Grande-Bretagne)
Pour adopter l'humour à la Vermot : faut pas charier !

Étymologie : charia (
الـشَّـرِيعَـة : chemin [vers dieu]) : c'est l'ensemble des règles que le musulman est contraint de suivre. La charia n’a jamais été codifiée dans un livre de lois, mais se comprend plus comme une opinion, une doxa, partagée par les musulmans, fondée sur de nombreuses sources.

Charisme : grâce ou don divins. S'emploie de nos jours surtout pour désigner chez un homme politique ou public : ascendant, autorité, rayonnement ... Untel a un grand charisme (comme si charisme seul ne suffisait pas). Le vocabulaire religieux fait, une fois de plus, irruption dans le domaine profane. Des sites proposent même de « développer son charisme » (sic) : Apprenez à développer votre charisme et à oser affirmer vos opinions ! Charisme = courage intérieur ?

Étymologie : création récente (XXe siècle ; Littré ne connaît pas ce mot). Emprunt au grec χάρισμα : grâce ou don divins, faveur accordée par Dieu. Voir Chrétien.

Charlie : faisant suite aux attentats terroristes début janvier 2015 à Paris (France), perpétrés par des « islamistes » (?), peut-être téléguidés par la secte Al-Cucuda, ou par des esprits faibles, peut-être manipulés par la « Crimes and Injuries Agency » ou C.I.A. (tout est possible), deux affichettes se sont fait remarquer dans les media et un peu partout en France et dans le monde :


Affichette laïque

affichette chrétienne

Faites votre choix...

La deuxième affichette a provoqué un déferlement d'actions héroristes perpétrés par la secte chrétienne des « Poissons de Dieu ». Voir Senza coglioni.

Étymologie : Charlie, diminutif de Charles, qui est la francisation du latin Carolus (Karolus). Origine germanique (vieux haut allemand karal : homme).

Charte : ce mot est devenu synonyme d'accord, de convention, de protocole, de règlement. Charte de modération du Figaro point fr. Autre exemple : En avril 2008, les publicitaires ont signé avec le gouvernement une charte prônant une publicité éco-responsable (L'Express point fr, Le Point point fr, divers sites P.L.C.C., 03-04.02.2009).

Charte d'accueil : liste de phrases-types que toute personne d'une assistance technique est obligée de réciter pour accueillir le client. Toutes les assistances techniques par téléphone, mais aussi tous les systèmes de services entre une entreprise ou un service public et les usagers, ont mis au point une charte d'accueil, véritable tissu d'âneries élaboré par le service marketing. Ce service s'inspire directement des procédés inventés par les Anglo-Américains.

Une charte d'accueil téléphonique oblige le télé-conseiller au bout du fil à réciter comme un perroquet une liste de phrases pour – prétendument – uniformiser l'accueil des clients, assurer la qualité de la relation envers les usagers et optimiser le traitement des demandes (sic). L'ennemi, c'est le style personnel, qui sans doute nuirait à l'image de marque de l'entreprise. Protocole d'accueil, traitement de la clientèle, relations envers les usagers seraient sans doute des expressions trop banales.

NB Une charte en français est un document écrit de nature juridique : Charte des Nations Unies. Le sens dévoyé (protocole, liste de phrases-types à réciter) est dû aux Anglo-Américains.

Étymologie : charte vient du latin chartula : petit écrit, puis acte, document écrit. Du latin classique charta, venant du grec
χαρτης : feuille de papyrus, puis écrit, document écrit. L'évolution a été grande depuis le sens originel (document écrit), en passant par la Charte des Droits de l'homme, pour finir par des ... charters (avions spécialement affrétés). Voir rubrique suivante.

De charte vient également carte (à jouer ou carte routière), carton, cartel, cartouche (entourant le nom d'un pharaon).

Avis de recherche : Charte éditoriale. Cette vidéo ne correspond pas à la charte éditoriale du service Ma-Tvideo France2. Si quelqu'un a un avis sur ce que signifie « charte éditoriale », qu'il écrive à loteur. Il ne serait pas mal non plus qu'on nous éclaire sur le sens de « Ma-Tvideo » et de tout ce charabia. Merci d'avance.

Charts (anglicisme, toujours au pluriel, prononcer ʧa:ts) : mot anglais qu'on traduit généralement pas l'expression « française » hit parade (vieux français : classement, palmarès). Quoiqu'il en soit, la jeune femme peut, pour l'heure, dormir tranquille. "Caméléon", l'album dont est extrait ce nouveau single, a déjà séduit près de 60.000 acheteurs en deux mois et se maintient bien dans les charts de l'Hexagone. Tout ce charabia anglicisant a été trouvé dans un article sur pure charts point com, qui commence ainsi : Les divers teasers dévoilés ces derniers jours n'étaient pas trompeurs. Notre belle jeunesse, éprise de rythmes alacons, qu'elle appelle musique, a les oreilles perverties non seulement par une musique effroyable, mais également par l'abondance de mots anglois à la phonétique désastreuse, présents dans leur jargon. Autre exemple : Néanmoins, la numéro un des charts [Rihanna] est toute pardonnée puisque ce n'est pas elle la véritable fautive (). Vu le grand nombre de mots angloïdes dont les néo-rédacteurs truffent leurs articles, loteur a l'impression à son grand dam que son dictionnaire de néo-crétinisme va devenir un simple dictionnaire de globish.

() Phrase extraite d'un article se plaignant de l'appauvrissement du vocabulaire dans les ‹ chansons › modernes. Plus les ‹ chansons › ont de succès, moins elles comportent de mots.

Étymologie : chart veut normalement dire : carte, diagramme en anglais. Du français charte ou carte. Charts, au pluriel, dans le sens de palmarès, est un néologisme commercial, – et donc sans intérêt –, non attesté dans Etymonline.

Chat (tchatt, tchatche) (anglicisme, prononcer ʧæt) : ça n'a rien à voir avec un chat, mais c'est une nouvelle forme de dialogue sur Internet, qui remplace les 3614 ou 3615, ou le fameux minitel rose. En fait, beaucoup de jeunes gens allant sur les sites de chat recherchent essentiellement une chatte.


Chat ou chatte ?

La graphie prête en effet à confusion en français. Les chats sous forme de texte sont enregistrés et peuvent faire l'objet d'une recherche. On connaissait le « tigre de papier » ; voilà maintenant qu'on a droit à des chats sous forme de texte ! Et ne craint pas d'écrire : Dans un chat au Monde.fr, Françoise Fressoz, éditorialiste au Monde, a souligné son étonnement devant ce qui peut être considéré comme une erreur stratégique. On se frotte évidemment les yeux : dans un chat au Monde.fr Avant, on envoyait des pigeons voyageurs ; sont-ce maintenant des chats ? Il est à signaler que la graphie néo-crétine chat se rencontre de plus en plus souvent, ce qui introduit une ambiguîté regrettable. Avant son passage sur RTL, Il avait déjà déclaré sur le site yagg.com, à l'occasion d'un chat avec les internautes : « Je me demande si ceux qui refusent... etc. » Le
I majuscule se trouve dans l'original, et désigne Lilian Thuran, ex-fouteballeur français, et penseur sociétal.

Étymologie : de l'anglais to chat : bavarder. Les Québécois disent « clavardage » : bavardage au clavier. Loteur propose le jeunisme « tchatche », issu de l'espagnol chacharear : bavarder, d'origine onomatopéique, et de même racine.

Chaud : dans le sens de brûlant, sensible, délicat, dur, difficile. Alors là, ça devient chaud. Un quartier chaud. N'a donc rien à voir avec le prétendu réchauffement de la terre.

Verbe : chauffer, non dans le sens de répandre de la chaleur, mais dans celui de travailler, d'exciter : chauffer une salle. Autre exemple : Nous ne l'avons rencontré que le soir du concours mais tout le monde l'aimait. Il était extraverti et sympa, il a chauffé le public. Chauffer : enthousiasmer ? On se souvient sans doute de l'exhortation de Jacques Brel : « Chauffe, Marcel, chauffe ! »

Étymologie : du latin caldus : chaud.

Chaussure : missile balistique anti-fasciste (MBAF), arme de destruction contre les oppresseurs et les connards qui nous gouvernent. Le journaliste irakien Mountazer al-Zaïdi inaugura la série le 14.12.2008 contre l'affreux président étazunien George Bush II, de sinistre mémoire (invasion de l'Irak pour s'emparer de son pétrole, bombardements massifs de populations civiles innocentes, légalisation de la torture...). Un jeune homme s'empressa de suivre si bel exemple et lança une chaussure contre le Premier ministre chinois Wen Kia-Pao (Wen Jiabao) le 02.02.2009 à Cambridge. En janvier 2011, MAM fut accueillie à coups de lancer de chaussure et d'œufs pourris à Gaza. L'histoire ne dit pas si les protagonistes ont pris leur pied (dans ce cas-là, la chaussure serait une Arme de Destruction Lascive). En juillet 2011, à Kaboul, deux député(e)s afghanes se sont crépé le chignon, et l'un d'elles a jeté sur l'autre une de ses chaussures. Et en son temps, le camarade Khrouchtchëv avait frappé de sa chaussure la table de conférence pour appuyer son discours. La chaussure semble donc être une arme d'appoint (et non une arme de poing). Voir Racisme.

Cette arme est tellement efficace que la société Alapom a censuré une « application » (programme) nommée « Chaussure » et qui proposait de jeter un certain nombre de chaussures contre l'ancien président étazunien George Bush. On ne dira jamais assez les liens de sympathie qui unissent l'informatique, et surtout la marque Alapom, aux tyrans et dictateurs.

Variantes MBAF : pompes, grolles, godasses, tatanes, tartines, cothurnes (ches les Grecs et les acteurs tragiques) ; mais le meilleur synonyme en l'occurence est “ écrase-merde ”.

Étymologie : du latin calceus : chausse, verbe calceare : chausser. Par la suite caleçon, chaussettes, calcaneum...

Cheap (anglicisme, prononcer ʧi:p). Cet adjectif veut dire « bon marché » en anglais. Mais quelle mouche pique nos contemporains qui utilisent des mots anglais à tout bout de champ, et dans un sens qui reste à définir ? Dire que quelqu'un qui s'habille en noir et a les cheveux longs écoute du hard rock, c'est un peu cheap. Un peu juste ? Un peu court ? Un peu facile ? Un peu limité ?

Étymologie : du vieil anglais *ceap : vente, affaire. Même racine que l'allemand Kauf : achat, russe купить (koupit') : acheter.

Checker (faux-anglicisme, prononcer tchéqué) : s'emploie de plus en plus au lieu de contrôler, vérifier. Au départ, le système checke les éléments présents. Ou bien : Ces bornes vont vous permettre de checker vos mails... Ou encore : Bien sûr, en trois minutes, on n'osera pas demander un cure-dent ou checker si on a du rouge à lèvre sur les dents (grazia point fr). Vient du verbe anglois to check : vérifier. A donné check-list : liste de contrôle. Manie d'informaticiens et des magazines féminins, toujours à la pointe du néo-crétinisme.

Origine : anglais to check : contrôler, vérifier. Cf. le fameux Check point Charlie : poste (point) de contrôle C, poste-frontière C (Charlie = C) à Berlin. Le mot checkpoint (anglicisme, prononcer ʧekpoɪnt) est maintenant systématiquement employé par les néo-journalistes et les néo-rédacteurs au lieu de point ou de poste de contrôle : Parfois, les taxis forcent même les checkpoints au grand dam des soldats terrifiés par les attentats-suicides (Le Monde point fr, 15.10.2014). Ou bien, « entendu à la télé » : Le terroriste palestinien a été abattu près d'un checkpoint (TF1, 08.11.2015, 13 h 10).

Chef : désormais au féminin : la chef de la diplomatie américaine (à propos d'Hillary Clinton). Ou bien, sur ozap point fr : Et si 'Laurence' est bien la chef de ce salon où l'on cause, elle ne passe pas les plats, chacune lançant un nouveau sujet à tour de rôle (la chef = celle qui dirige, celle qui mène le débat). On se demande aussi pourquoi Laurence (Ferrari) est entre guillemets simples 'Laurence'. Autre exemple : Le schéma est le suivant : Thomas, endossant le rôle de la victime, a trouvé un sauveur en la personne de sa chef, qui s'est ensuite sentie victime de son collaborateur (capital point fr, article sur le triangle de Karpman). On admirera au passage le terme vichyssois collaborateur.

On trouve aussi les barbarismes la chèfe, la cheffe – mais non la chève, selon le modèle bref - brève. Les partisans de la féminisation de l'orthographe ne s'entendent pas sur les termes exacts. Il serait plus simple de remplacer ce féminin choquant par : la directrice, la dirigeante, la patronne, la responsable, la supérieure, (celle qui est) à la tête de...

Étymologie : du latin caput : tête. Le chef, c'est celui qui est à la tête. Cf. l'expression branler du chef. Voir Capital.

Cher : c'est le contraire, apprend-on, de bon marché. Cet objet est cher, le caviar est cher ... ce sont des produits onéreux, qu'on peut acquérir contre une somme d'argent assez élevée. Mais les rédacteurs de rubriques du web s'amusent à utiliser cet adjectif / adverbe dans un sens qu'il n'a pas : Loin de s'exécuter, celui-ci s'est acharné sur ses interlocuteurs et les a roués de coups [...] Le couple de trentenaire (sic) a pris cher. D'après la Dépêche du Midi, l'homme a été blessé à l'oeil (sic) et au nez tandis que sa compagne a été touchée à la bouche. Touchée ou frappée ?

On peut à la rigueur laisser passer l'expression « prendre cher » pour quelqu'un qui a écopé d'une lourde peine de prison ; mais quand il s'agit d'innocents qui reçoivent des coups, voilà un emploi injustifié. Il eut été plus simple de dire, par exemple, que le couple avait salement morflé. C'est argotique, mais c'est français.

Cherpa (Sherpa en transcription anglo-saxonne) : peuple du Tibet, et la langue qu'il parle. Définition donnée par un site consacré aux Cherpas (Sherpas) : Sherpa signifie peuple venant de l'est. Les Sherpas sont originaires du Kham, une province située dans le sud-est du Tibet ... Les Sherpas sont agriculteurs, éleveurs, commerçants et, depuis les années 1950, porteurs d'altitude, guides de montagne, propriétaires d'agence de trekking ou aubergistes sur les circuits de trekking du Khumbu.

Le mot cherpa désigne dans la langue courante un guide ou un porteur de haute montagne. Ce nom est étroitement associé à l'Himalaya, à l'Everest. Bien qu'au départ, comme on l'a vu au paragraphe précédent, les Cherpas soient un peuple des montagnes, et ce n'est pas un nom de métier. Proverbe tibétain : « Un cherpa, c'est pas cher ».

Le mot cherpa désigne aussi un conseiller spécial des personnalités politiques : cette appellation aurait été inventée par le magazine britannique The Economist en 1979 car, comme les cherpas tibétains, ce genre de conseiller prépare les sommets pour les hautes personnalités (Sommet des Sept, puis des Huit, Bilderberg, Trilatérale ...). Les cherpas sont enfin des conseillers privés proches des dirigeants. Jacques Attali était le cherpa du Président Mitterrand à l'Élysée. Mais, étant donné que cherpa est d'abord un nom de peuple de montagne, c'est comme si on disait que Jacques Attali était le savoyard de François Mitterrand.

Étymologie : en tibétain, shar signifie 'est' et pa est un suffixe qui signifie 'peuple' ; d’où le mot Sharpa ou Sherpa, désignant Ceux qui viennent de l'Est. On a gardé la transcription anglo-saxonne, moche à souhait.

Cheval : animal à quatre pattes, avec une crinière et une queue, que tous types de personnages enfourchent volontiers pour partir en bataille. Au moins, ça ne pollue pas – à part quelques tonnes de CO2 par animal et par an. Cela signifiait avant : sujet favori, sujet de prédilection ; mais il semble que le sens soit dévoyé : La radio numérique : le nouveau cheval de bataille de la RIAA (prétexte ?). De 1988 à 2003, ARIANE 4 a été le cheval de bataille de l'Europe spatiale (arme ?). Le mobile, nouveau cheval de bataille de Google (terrain de conquête ?). Le cheval de bataille de NOVIS : l'amélioration de l'environnement (l'argument-choc ?).

Anomalie : quand il y a plusieurs chevals, on dit des chevaux.

Étymologie : du latin caballus d'abord : mauvais cheval, puis cheval hongre, et cheval de travail. Le latin classique utilisait le mot equus. Cf. en français cavale, cavaler. On trouve un mot sanscrit tchapala : rapide. En russe кобыла (kobyla) : jument.

Cheval de Troie : (souvent écrit Cheval de Troyes par les néo-crétins, voire Trojan par les néo-crétins américanisés). Tout le monde, ou presque, connaît l'histoire du cheval de Troie, ce leurre introduit par les Grecs menés par Ulysse dans la ville de Troie, et dans les flancs duquel étaient cachés des soldats prêts à l'attaque. On désigne maintenant par cheval de Troie tout programme informatique qui s'installe « à l'insu de votre plein gré » et qui exécute diverses actions : envoi de spams, de virus, vol d'identifiants, etc. C'est une des joyeusetés de l'informatique selon Micromou.

Il existe aussi d'autres chevaux de Troie, par exemple en ce qui concerne la politique internationale, la Grande Bretagne ou la Turquie sont par exemple les chevaux de Troie des États-Unis en Europe.


καὶ οἱ Τρῶες πολιορκοῦνται. καὶ Ἐπειὸς κατ’ Ἀθηνᾶς προαίρεσιν τὸν δούρειον ἵππον κατασκευάζει.

Les organes de presse (
media) sont de fameux chevaux de Troie, par exemple la télévision dite française est le cheval de Troie des Étazunis en France, tant la langue employée par les journalistes et présentateurs de la french TV colle de plus en plus au parler anglo-américain ; les programmes et émissions de télévision sont les calques de programmes et émissions anglo-saxonnes, avec des titres de plus en plus souvent en anglais. Les films et feuilletons télévisés (séries) portent lourdement l'empreinte des Étazunis et de l'american way of life. Les magazines féminins truffent leurs articles de globish, à tel point que ces magazines constituent une bonne initiation au globish pour ces dames. Tous les types de media, mis à part peut-être Le Canard enchaîné, servent de chevaux de Troie aux Anglo-Américains en France : langage, distorsion des événements...

La chanson française a été depuis longtemps supplantée par les rythmes anglo-américains et noirs, de telle sorte que les
chansons en anglais sont devenues des chevaux de Troie culturels, avec l'aspect vénal qui convient à tout ce qui est frappé du sceau de l'anglo-saxon. Il est presque impensable de nos jours de faire carrière dans la chanson, presque impossible de vendre des disques (albums) si les paroles ne sont pas en anglais. « Timeo Danaos et ferentes Madona » (vieille citation de Virgile, revue et corrigée par loteur).

Les
publicitaires sont aussi de remarquables chevaux de Troie, tant par le globish employé par eux que par la nature des produits qu'ils fourguent, qui dépendent de la grande distribution internationale. On vous vend de l'anglo-américain à tout va. De plus en plus de réclames publicitaires sont dites en anglo-américain avec un accent épouvantable, même pour des produits de luxe français (parfums, par exemple). Les noms et descriptions de véhicules français, produits en France, sont anglo-américanisés, avec des pubs en anglais (est-ce qu'il y a beaucoup d'Anglais qui achètent en France ?) Nombre de produits ont un nom angloïde, absurde ou imprononçable, véritable initiation au globish pour les adultes et les enfants. Et, pour achever le français, nombre de réclames publicitaires sont de plus en plus faites en anglo-américain de base, ou globish.

Les
informaticiens aussi, avec les programmes informatiques, dont les formulations sont un calque direct du parler anglo-américain. Ces informaticiens formatent (conditionnent) tout un mode de parler, de penser et de ... jouer (jeux vidéos), préparant nos ados et pré-ados à un mode de vie virtuel. Certains programmes gratuits, surtout de jeu, introduisent des chevaux de Troie informatiques (décrits au premier paragraphe), histoire de vous emmerder ennuyer gratuitement.

Le lecteur aura pu apprécier le fait que les Anglo-Américains ont envoyé contre nous une véritable cavalerie de chevaux de Troie. L'anglais est une langue tueuse ; ceux qui véhiculent cette langue assassine (journalistes, rédacteurs, animateurs de télévision, publicitaires, informaticiens, etc.) se font les complices de l'assassinat du français.

Étymologie : pour cheval, voir rubrique précédente. Troie, en grec ancien Τροία (Troia), est une ancienne cité semi-légendaire de Troade en Asie Mineure, située non loin de la mer Égée. Voir Wikipédia ICI, ou .

Chevaline (viande ~) : autrement dit, viande de cheval. La viande de cheval, ou viande chevaline, est un aliment composé des tissus musculaires du cheval, consommé dans plusieurs pays. Autre exemple : La découverte au Royaume-Uni d'importantes quantités de viande chevaline dans des steaks hachés et des lasagnes vendus comme des produits au boeuf (sic) dans des supermarchés vire au scandale, dans un pays où le cheval est vénéré et sa consommation taboue. Remarquer la formulation « produit au bœuf » (sans la ligature œ) pour produit à base de bœuf, contenant du bœuf... Il est à remarquer que les pays de l'Union dite européenne s'aperçoivent à peine en 2013 de cette fraude qui doit durer depuis des années. Et surtout on ne peut qu'être étonné du tollé contre la viande de cheval, alors qu'on fourgue aux consommateurs de la viande halal à leur insu.

Synonyme : viande équine (sic). Voir Viande bovine.

Chewing-gum (américanisme, prononcer ʧu:ɪŋ gʌm) : sorte de pâte à mâchouiller que beaucoup de personnes mâchonnent à longueur de temps pour se donner l'illusion d'être actives ou occupées. Vient de l'anglo-saxon to chew : ruminer. Il est vrai que, dans l'exercice de cette mastication, ces personnes donnent parfaitement l'impression d'être des ruminants.

Équivalents proposés : gomme à mâcher, pâte à mâcher, mâchouillette, mâchouillotte, chique, chiclette....

Chez (... de chez ...) : expression à la mode, signifiant très, vraiment, beaucoup. Con de chez con, noir de chez noirnéo-crétin de chez néo-crétin… Peut être une allusion à l'expression à chier: il (elle) est con à chier.

Avant, on disait emphatiquement : le saint des saints (ce qu'il y a de plus saint, de plus sacré), dans les siècles des siècles (dans un très grand nombre de siècles), etc.

Étymologie : du latin casa : maison. Chez, réduction du vieux français 'en chiès de' : dans la maison de.

Chiffre : vient du perse sefr, qui a donné en arabe cifr : chiffre (qui a également donné zéro). Voir Chiffres arabes.

Le mot chiffre est souvent employé pour « nombre ». Cinq néo-crétins, c'est un nombre de néo-crétins, et non un chiffre de néo-crétins. Quant aux mauvais chiffres du chômage, expression qu'on entend souvent à la french TV, ça ne veut rien dire. Il faudrait parler du nombre ou du pourcentage de chômeurs – ou plutôt de demandeurs d'emploi, selon la formulation actuelle. On peut tout aussi bien dire : les données du chômage, les statistiques du chômage, – mais pas les chiffres du chômage. Exemple tiré de l'excellent journal : Le Figaro écrit « Il est difficile de savoir si un racisme antiblanc progresse parce qu'il n'existe aucun chiffre le mesurant ». De lavis de loteur, le chiffre serait zéro, c'est-à-dire zéro pour la question. Autre exemple : "Il y a des indications selon lesquelles les niveaux de bactéries découverts sont bas mais nous devons évidemment connaître le chiffre exact, et savoir ce qui s'est passé", a-t-elle déclaré. Ici, ce n'est pas « le chiffre exact » qu'il faut écrire, mais le pourcentage exact, le nombre exact. Noter la manie journalistique d'employer les guillemets étazuniens " ... ", au lieu des guillemets français « ... », et de reporter le verbe principal à la fin de la phrase (“ a-t-elle déclaré ”).

Inversement, « nombre » peut être employé au lieu de chiffre : Dites un nombre entre 1 et 9. Enfin, pour être clair : « Les chiffres sont les symboles ou signes utilisés pour représenter les nombres dans le système dit 'de position'. Les chiffres sont en nombre fini (), les nombres sont une infinité ».

() systèmes binaire (2), octal (8), hexadécimal (16) chez les informaticiens ; base 5 (Mayas), base 10 (monde actuel), base 20 (Mayas), voire base 60 (Mésopotamie antique).

On met normalement les chiffres indiquant un nombre en lettres : cinq personnes, dix voitures, dix-sept jours. La plupart du temps, les rédacteurs écrivent les nombres en chiffres : 5 jours, 15 ministres, 77 personnes ... Bizarrement, certains rédacteurs alternent chiffres et lettres : Quarante deux personnes ont été tuées et 37 blessées dans un attentat suicide samedi soir dans le sud du Yémen (communiqué de l'A.F.P.) Est-ce pour insister sur le nombre de tués que le rédacteur l'a écrit en toutes lettres ? Pas de chance, il manque un trait d'union entre quarante et deux, car il faut un trait d'union pour les nombres composés inférieurs à cent (quarante-deux).

Citoyen français : Nous citons les paroles d'Hervé Morin, ministre des Armées sous la présidence de Nicolas Sarkozy : Pour ce qui est de l'armée française, je peux vous garantir que les prescriptions, les ordres qui sont donnés, c'est de faire en sorte qu'on évite les dégâts collatéraux.

Oumma : Vous savez que, selon les sondages, les Français sont majoritairement défavorables à l'intervention militaire en Afghanistan.

Hervé Morin : Oui, je sais bien parce que, parce que c'est difficile d'expliquer à des cons...à des...à des...à des hommes et des femmes qui...euh... quune partie de leur sécurité se joue à 7000 kilomètres de chez eux ! (d'après Agoravox, citant Oumma.com).

Hervé Morin pensait-il aux chers concitoyens, à moins qu'il ne s'agisse des contribuables qui financent la guerre en Afghanistan ? Mais après Cohn-Bendit, qui déclare ouvertement que « les Français sont des cons » (bendit ?), après le regretté Georges Frêche qui disait ouvertement « ramasser les voix des cons », Hervé Morin pense, lui, secrètement que les Français sont des cons. Quant à Bernard Tapie, il a déclaré en 1986 : « La limite des démocraties est que la politique est contrainte d'agir toujours dans le sens de la majorité, alors que la majorité des gens sont des imbéciles ». François Hollande, lui, traite les pauvres de sans-dents, selon son ex-concubine Valérie Trierweiler. Quant à l'A.F.P., elle attribue au président Sarkozy cette déclaration : Selon vous, "Mon électorat est populaire, ce sont des ploucs." (Nouvel-Obs . com, 21.10.2016) [propos démentis par la suite]. Qui, de l'A.F.P. ou du président Sarkozy, pense que les électeurs sont des ploucs ? Sa douce moitié, la chanteuse aphone, ironise, elle, sur « le sang pourri des Français ». Quant à Alain Juppé, il « emmerde » ceux qui le trouvent trop conventionnel. Daniel Delomez, maire d'Annezin (Pas-De-Calais) avait, lui, traité de « connards » les électeurs qui avaient voté Le Pen au premier tour de la présidentielle (avril 2017). Et dire que nous sommes dirigés, tant en Europe qu'en France, par des gens qui pensent de nous que nous sommes des imbéciles, des cons, et qui nous emmerdent.

Devant tant de mépris de leur part, il n'y a qu'une réponse : « Cassez-vous, pov'cons ! ». Il ne faut jamais mépriser ouvertement les citoyens dont on sollicite les voix. Voir Con, Lapsus.

Chimie (Physique / Chimie) : les illustrateurs d'articles sur internet ont de bien curieuses notions de chimie, témoin ce dessin pour illustrer l'attirance amoureuse entre deux individus :

La chimie de l'amour passe par le courant électrique


Loteur, au vu des illustrations, aurait pensé à un phénomène électrique, c'est-à-dire, physique ... Et l'amour, c'est d'abord physique, non ? (cf. cette parole de Chamfort : « L'amour n'est que le contact de deux épidermes »). Maintenant, il est possible que ce soit un calque de l'anglais : there is chemistry between them (entre eux, le courant passe ; littéralement : il y a de la chimie entre eux). C'est pourquoi la réclame pour une marque allemande (the Chemical company) passe un peu à côté de la plaque, quand elle affirme : « Nous créons de la chimie ». Si on ne connaît pas la référence à l'anglais, cette affirmation risque même de paraître sans intérêt, car une société qui s'appelle La Compagnie chimique fait naturellement de la chimie.

Autre affirmation, relevée sur tele-loisirs point fr : La venue de Marine Le Pen est du coup un évènement attendu, tant l'électricité régnant sur le plateau devrait être palpable. Électricité palpable, c'est la tension (électrique) ? C'est « prendre le jus » ? Qui va être court-circuité ?

Étymologie : chimie, latin médiéval chimia, chymia : art de transformer les métaux, alchimie. Du grec
χημεία (chêmeia). Il existe aussi la forme χυμεία (chymeia) : mélange de sucs, qui a donné par confusion chymia, chymie.

Chine : pays du monde connu pour son dynamisme industriel et commercial, à tel point qu'on ne compte plus les produits merde in China. Elle est devenue fréquentable, admise dans le concert des nations et pour certains dirigeants occidentaux, qui ferment leur gueule à propos des « droits de l'homme » et ouvrent leurs carnets de commandes. Voir Made in.

Chipset (américanisme informatique, prononcer ʧɪp set) : voir Puce (puces, bugs and Cie).

Choc : lu dans une dépêche de l'A.F.P. : "Quand on voit l'état des véhicules, on se dit que le choc a été d'une violence phénoménale", a déclaré à l'AFP Frédéric Guérin, représentant du syndicat Unité-SGP Police. "On est très choqué car le véhicule n'était même pas en chasse", a-t-il ajouté. Bref, les policiers ont été choqués par le choc. Voir Sous le choc.

Étymologie : déverbal de choquer : heurter violemment.

Chômeur, chômage : ces mots ont été rayés du vocabulaire ; ils n'existent plus, ils sont trop moches (chômeur = môcheur). Voir Demandeur d'emploi.

Étymologie : au XIIe siècle, on trouve se chomer : rester immobile. Puis : ne pas travailler. Du latin caumare : se reposer pendant la chaleur ; cauma : grande chaleur. En grec
καυ̃μα, qui a donné aussi le mot français calme. Question : l'état de chômeur permet-il de rester calme, – surtout en période grande chaleur ?

Chorégraphie : loteur a repéré sur son radar anti-néo-crétin un nouveau venu : chorégraphie. François Hollande : Les twittos se moquent de sa chorégraphie du changement (meltybuzz point fr, janvier 2012). Et le rédacteur de poursuivre : Twitter est en boucle depuis la sortie de ce nouveau clip de campagne, établissant une chorégraphie assez spéciale. Les supporters de Fr. Hollande dansent-ils déjà de joie ? Et le rédacteur de remettre ça quelques lignes plus loin : Certains ne manquent pas la comparaison avec la chorégraphie de Las Ketchup, en Trending Topic depuis la découverte de la vidéo. Rebelote un peu plus loin : Guy Birembaum, bloggeur, va jusqu'à faire sa propre vidéo de chorégraphie du changement sur son blog.

Chorégraphie veut simplement ici dire : geste. Il s'agit dans le cas cité plus haut d'un geste de cisaillement horizontal exécuté avec les deux bras, et non d'une chorégraphie, ou art de la danse, art de noter les pas de danse. Loteur ignore quel néo-crétin a appliqué le noble terme de chorégraphie à cette sorte de "haka" simpliste. Voir ICI pour un exercie de chorégraphie, où l'on peut admirer à un certain moment le fameux cisaillement horizontal.

Autre emploi du mot chorégraphie sous le clavier d'un rédacteur du magazine Gent-side point com – les rédacteurs, décidément, ont des âmes de ballerins () :

Dernièrement une incroyable performance a eu lieu dans le ciel de Brookings Harbor situé dans l'état de l'Oregon (USA) à l'occasion d'un festival de kyte. Une manifestation comme rarement il nous est donné de voir puisque puisque celle-ci mettait en scène des cerfs-volants évoluant dans une chorégraphie millimétrée au son du titre Bohemian Rhapsody du groupe Queen. Performance veut peut-être dire ici : représentation ou spectacle (loteur hésite). Kyte veut dire : cerf-volant (apparemment, il n'y a qu'un seul kyte ou cerf-volant). Puisque est doublé pour donner plus de force à l'explication. Millimétrée peut signifier ici : calculée au millimètre près. Quant à chorégraphie, c'est sans doute une allusion au ballet aérien des fameux kyte (sans 's'). Au son du titre veut sans doute dire : sur l'air de. Lire la prose des magazines néo-crétins devient un très utile exercice d'interpétation pour exercer ses méninges.

() On féminise bien à outrance les noms de métiers habituellement au masculin ; pourquoi ne pas masculiniser les noms de métiers féminins ?

Étymologie : chorégraphie : du grec
χορεία (choréia) : danse, et γράφω (graphô) : tracer, écrire.

Chrétien, chrétienté : fini, tout ça ! La France n'est plus la « fille aînée de l'Église », et les télévisions ne semblent dorénavant relayer que les faits relevant d'autres religions, en particulier en ce qui concerne l'Islamisme. Dans un calendrier "européen" distribué en 2010 à des milliers d'écoliers, toutes sortes de fêtes religieuses et civiles figurent en bonne et due place, mais AUCUNE fête chrétienne (ni Noël, ni Pâques). Le christianisme, et tout ce qu'il a entraîné en Occident (cathédrales, peinture religieuse, musique religieuse, littérature, théâtre, morale individuelle, vocations ...) passe à la trappe (pas à La Trappe). La musique religieuse, surtout celle de Jean-Sébastien Bach, constitue pourtant une des plus magnifiques et sublimes prières que l'homme ait adressées à Dieu. A tel point qu'Emil Cioran a pu dire : « Après tout ce que Bach a fait pour Lui, Dieu Se devait d'exister ».


Portrait de J-S Bach, période de Cœthen.

En ce qui concerne la prononciation, le mot chrétienté se prononce maintenant chrétien-ne-té par haute décision de la Présidence de la République (mars 2011). Et puis, il n'est pas inutile de rapporter le lapsus d'un « journaliste » de FR3 (J.T. du 10.XII.2011, 19 h 00) : Golgotha Picnic, la pièce qui scandalise de nombreux crétins, pardon, chrétiens. Lapsus volontaire ou involontaire ?

Étymologie : la racine est le Christ, du grec
Χριστός : oint ; χρι̃σμα (chrisma) : onguent, parfum, onction. D'où le Saint Chrème, charisme.

Le mot crétin (stupide) serait de même racine, chrétien ayant pris la signification de malheureux, d'innoncent...

Ch'ti : le ch'ti, mis à l'honneur par le film de Dany Boon « Bienvenue chez les ch'tis », est une langue picarde et donc parlée dans le Nord et la Picardie. Peut-être en réaction à l'arabisation excessive d'une certaine partie de la population, on affecte de plus en plus de prononcer des mots ch'tis. Pour une initiation au ch'ti, on peut aller sur ce site.

Étymologie : ch'ti est la prononciation picarde pour celui, celui-ci.

Chuchotement : Pub et chuchotement pourrait-t-on dire. C'est une nouvelle manie des concepteurs de réclame (pub) que de faire chuchoter les acteurs pour attirer l'attention, et insister sur la qualité d'un produit. Ce côté confidentiel de la pub tranche singulièrement sur le matraquage éhonté que font subir les publicitaires au public télévisuel. Plusieurs marques, du fromage au produit de beauté, en passant par une voiture ou du café, utilisent ce procédé intimiste, comme si l'on se chuchotait entre amoureux sur l'oreiller. Voir Sifflement.

Étymologie : origine onomatopéique.

Chui, chu (ou shui) : expression très prisée par les ados et les jeunes – et toutes sortes de néo-créatures –, voulant dire : 'je suis'. Chui malade .... J'ai des frissons de partout et un mal de ventre terrible. Autre exemple, piqué dans une déclaration de N.S. : « chu pas le premier ». Bizarre, ils ne sont tous Auvergnats, quand même. Voir Shui.

Origine : prononciation populacière.

Chuter : fini l'ancien verbe défectif choir (« Tirez la bobinette, et la chevillette cherra ») ; en parallèle avec tomber, verbe du 1er groupe, on a le verbe chuter, fait sur chute, et du 1er groupe lui aussi. Un homme, qui avait chuté entre deux voitures juste avant le départ du métro, est mort écrasé. Ou bien : La journaliste vient d'être hospitalisée après avoir lourdement chuté lors d'une sortie en VTT selon les informations d'RTL. Noter l'élision originale d'RTL. Le verbe chuter est plutôt familier, populaire ou argotique, dans le sens de faire une chute, tomber. Les media et les journalistes, ces incorrigibles contempteurs du français, ont de plus en plus tendance à employer ce verbe. Exemple tiré 20 minutes point fr : Météo-France [...] prévient que partout les températures chuteront rapidement à la tombée de la nuit... La formulation « les températures vont rapidement baisser (tomber) » serait-elle trop banale ? Voici un exemple de quelqu'un(e) qui a voulu « faire du style » : Après une légère accalmie, les températures ont à nouveau chuté sur la planète mode. L'occasion de ressortir bonnet et écharpe XXL.

Chuter signifie aussi faire chut, inviter quelqu'un à se taire. Chuter une pièce, chuter un acteur.

Étymologie : chuter, fait d'après chute, ancien participe passé féminin du verbe choir : tomber. Verbe latin cado, casum, cadere : tomber, choir. Dans le deuxième sens (faire taire), chuter est dérivé de l'onomatopée chut !

Ciao (italianisme, prononcer tchiao ou tchao) : au revoir. C'est un emprunt à l'italien ciao, venant de sciavo : esclave, littéralement : je suis votre esclave. Formule d'adieu. Mais les gens ont tendance à redoubler le ciao, en disant ciao-ciao, prononcé à peu près tchao-tchao (comme dans Tchao Pantin). Entendre cela toute la journée de la part de ceux qui prennent congé avec leur téléphone portatif, ça devient crispant.

Cible : dans l'esprit des publicitaires, c'est nous, les consommateurs, dans une perspective agressive et militariste du commerce. Les slogans sont testés, sondés, les images retravaillées, examinées, débattues, afin de produire une affiche ou un spot de télé le plus efficace possible pour la cible (Ozap point com, 19.08.2011).

Le verbe correspondant est cibler (néo-barbarisme) : définir comme cible, comme objectif : cibler une clientèle ; prendre pour cible, viser (vocabulaire militaire, scientifique, journalistique) : cibler un véhicule ennemi. Exemple éloquent : Alors pourquoi se scandaliser si une femme veut cibler [choisir, décider de] son futur enfant en fonction de son sexe, ou de la couleur de ses yeux en attendant mieux ?

Étymologie : emprunt à l'allemand Schibe ou Scheibe : disque, carreau, cible, avec un épenthétique.

Cingler : signifie normalement faire voile : Le vaisseau cinglait vers le Havre. Il existe aussi un autre verbe cingler, altération de sangler : donner des coups de sangle, frapper. Avec un adjectif verbal cinglant qui veut dire : piquant, mordant, blessant : un ton cinglant. Un sympathique rédacteur d'article vient d'employer ce verbe cingler de la façon qui suit à propos de DSK : "D'un Casanova, il est passé à un érotomane, puis d'un coup à un pornographe", cingle une ancienne collaboratrice (dit d'un ton cinglant ?) Le rédacteur doit être un peu cinglé. Loteur a eu maintes occasions de dénoncer ce nouveau procédé de rédaction, imité semble-t-il de l'anglais.

Étymologies : cingler1, d'une racine nordique sigla signifiant voile. Cingler2, venant du latin cingulum (de cingere : ceindre), qui a donné le mot sangle, pris comme instrument servant à fouetter.

Circoncision : des ligues féministes (dont le GAMS), – et c'est tout à leur honneur –, luttent contre l'excision, cette mutilation dégradante de la femme, visant à les priver de jouissance clitoridienne. Mais que penser de la circoncision, mutilation tout aussi dégradante pour l'homme ? Aucune ligue masculine n'ose combattre cette pratique barbare et obscurantiste, perpétrée par des religions venues d'ailleurs et venues d'autres siècles (4). Peut-être faut-il voir dans la circoncision un rite d'initiation : c'est Dieu qui demande à l'homme une partie de lui-même pour qu'il soit admis dans la communauté des croyants. Dieu aime les prépuces. Les théories « hygiénistes » et médicales sur les prétendus bienfaits de la circoncision, mises à l'honneur par des médecins étazuniens puritains, relèvent du fantasme, voire de l'aberration. Le fait que certaines communautés se fassent rembourser la circoncision de leurs garçons par la Sécurité sociale – alors qu'il s'agit d'une coutume cruelle, sans même aucun fondement religieux avéré – constitue un scandale de plus, au même titre que la tolérance envers la polygamie. Voir Céréales (paragraphe sur le Dr Kellog), Excision, Porc, Tradition.

En France, toute atteinte à l'intégrité physique d'un individu, surtout d'un enfant, non informé et non consentant, est un délit réprimé par la loi. La République est trop complaisante envers ces pratiques barbares.

Une histoire, pour détendre l'atmosphère : un rabin, qui pratiquait la circoncision, avait mis une pendule à la fenêtre de son domicile. Comme on lui demandait quel était le rapport entre une pendule et la circoncision, il répondit : « Que voulez-vous que je mette alors ? ».

Étymologie : du latin circumcisio, du verbe circumcicere, formé de circum : autour, + cædo, cæsum, cædere : couper (d'où le mot ciseau). Un certain nombre de gens disent : L'incendie a été circoncis, au lieu de circonscrit. C'est peut-être pour cela que l'on a tendance à dire maintenant : l'incendie est sous contrôle, ou l'incendie est fixé. On ne risque pas de se tromper. Le néo-crétinisme, c'est aussi une façon d'éviter de rechercher la forme exacte.

Circonvolutions : Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale, prenant la défense de N.S. contre les accusations du député François Loncle sur le style présidentiel, écrivit texto : « Nicolas Sarkozy refuse le "style amphigourique et les circonvolutions syntaxiques qui perdent l'auditeur et le citoyen" ». Bizarroïdement, le mot circonvolution en français désigne la course circulaire d'un astre autour d'un autre, ou bien – au pluriel – les plis et replis sinueux du cortex. Depuis peu, semble-t-il, on prend le mot circonvolutions dans le sens de « circonlocutions » ; cette erreur aurait été lancée par des media ignorants du français et du bon usage.

A cela s'ajoutent deux remarques :

  • 1. Luc Chatel est ministre de l'Éducation dite nationale depuis juin 2009 ; mais on sait depuis longtemps à quoi s'en tenir à propos de l'E.N.

  • 2. Luc Chatel manie aussi mal le français que la personne qu'il entend défendre.


Les aires de Broca et de Wernicke, dans les circonvolutions
cérébrales, jouent un grand rôle dans le langage articulé.

Étymologie : les circonvolutions, ce sont les saillies sinueuses qu'offre la face supérieure du cerveau ; et également les torsades de colonnes. Du latin circumvolutus : roulé autour ; de circum : autour, et volvo, volvere : rouler. Volvere a également donné volume, initialement : feuilles roulées autour d'un bâton.

Circulation : fait de circuler. Les journalistes sont les représentants d'une profession intrépide, qui n'hésite pas à innover en matière de langage. C'est ainsi que l'un d'eux ne craignit pas de dire : ... des automobilistes en circulation sur l'autoroute... 'Qui circulent, ou circulant, sur l'autoroute' aurait sans doute été trop plat, trop banal. On remplace un verbe d'action (circuler) par un substantif. Est-ce symbolique ? Et puis, on remplace un mot simple par une expression composée de deux mots : principe de novlangue, qui consiste à faire complexe ou compliqué là où on peut faire simple. Voir En.

Étymologie : circulation, d'après le verbe circuler, du latin circulo, circulare : former un groupe, former un cercle. Venant de circulus : cercle.

Citoyen (barbarisme) : ce substantif a pris le sens adjectival de 'qui a un rôle à jouer dans la société' ; il signifie donc maintenant 'civique' ('qui concerne le citoyen comme membre de la cité') ou 'civil', voire tout simplement 'responsable' (acte citoyen). Il s'agit d'un barbarisme assez récent. Nos contemporains se gargarisent de ce mot, imposé semble-t-il par la classe politiquement correcte et néo-crétine à souhait. Tout est devenu citoyen dans une société de plus en plus incivique, dans une société où il y a de moins en moins de citoyens, au sens vrai du terme. Ce mot est maintenant tellement vide de sens dans le verbiage novlangais à la mode qu'on peut le mettre à toutes les sauces : école citoyenne, entreprise citoyenne, voiture citoyenne (une voiture vertueuse sans doute), pratique citoyenne de la moto, enseignement citoyen, un manuel citoyen, internet citoyen, bons plans citoyens... Trier ses déchets est devenu un acte citoyen (on fait le travail des éboueurs. Merci les néo-crétins). Le mot "citoyen" qui signifiait un membre d'une communauté politique organisée, un homme responsable au sein d'une société, organisant la cité (ce qui suppose une haute idée de l'organisation politique, et un esprit réellement démocratique) désigne maintenant de petits gestes élémentaires et quotidiens, comme économiser l'eau ou l'électricité (ampoules prétendument de basse consommation), ou jeter ses ordures dans une poubelle appropriée. On est loin de la Marseillaise et de ses mâles accents : Aux armes, citoyens ! Les néo-crétins désacralisent tout, réduisent tout à l'ordinaire, à ce qui n'a pas de valeur. Et c'est sans doute voulu ; en rabaissant le terme citoyen à de petites actes quotidiens, les “ promoteurs ” de ce concept ont voulu délibérément vider le mot citoyen de sa substance politique, pour en faire un truc vaguement social, pour qu'il ne signifie plus rien, – et surtout pas un citoyen responsable, espèce jugée dangereuse par les tenants de la novlangue et les participants du complot politique. Le citoyen est devenu un consommateur et un contribuable, avant de finir dans la peau d'un contoucourt.

Autre joyeuse couillonnade entendue à la « Télévision française » : Manger citoyen ; la personne responsable de cette ineptie parlait aussi de revisiter les hamburgers (ah mais si !) Tout y passe donc ... mais au bout du compte, on obtient peu de vrais citoyens et beaucoup de vrais asociaux. Avant, il y avait tout simplement l'instruction civique. C'est encore un des principes de la novlangue que de retirer le réel contenu des mots pour les transformer en baudruches pleines de vide in-signifiant. L'esprit citoyen et le politiquement correct (= idéologiquement imposé) tiennent lieu de morale dans une société déshumanisée.

Autres exemples pêchés sur Internet : Cet article a été rédigé par un reporter de Forum Vox, le journal media citoyen qui vous donne la parole... Tous les jeunes qui arrivent à leur majorité citoyenne ... Les groupes socialiste, radical et citoyen (SRC) et gauche démocrate et républicaine (GDR) ont voté contre.

A donné le substantif refait citoyenneté, au lieu de 'civisme', 'esprit civique' : Maison de la citoyenneté et de la vie associative (ça évoque l'idée de vivre tous en tas).


Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.
Remarquer l'ange à droite, et le triangle maçonnique au sommet.
Extrait de la Déclaration :
« L'Assemblée nationale reconnaît et déclare,
en présence et sous les auspices de l'Être suprême,
les droits suivants de l'Homme et du Citoyen
»...
Voilà qui clôt la discussion sur les références
religieuses de l'Europe.



Citoyen moderne et modèle, celui qui vote bêeeetement

La formulation d'une bande-annonce d'un site Devenez citoyen reporter est par conséquent ambiguë ; signifie-t-elle : devenez un citoyen faisant des reportages, ou devenez un reporter accomplissant son devoir civique (puisque citoyen veut dire civique) ? Étant donné la manie d'inverser les mots dans la langue actuelle, on peut effectivement se poser la question. Mais il semble qu'un media citoyen ou qu'un journaliste citoyen désignent un organe de presse ou un journaliste qui s'expriment par l'intermédiaire des techniques de communication modernes, surtout par internet.

Et maintenant, on trouve des formulations comme « force civique citoyenne ». Citoyenne, dans cet exemple, veut-il dire : des citoyens ? (le mot citoyenne n'a jamais été un adjectif en français ; mais c'est le féminin du substantif citoyen). Voir Sociétal.

L'ennuyeux maintenant, c'est que cet emploi adjectival de citoyen gomme peu à peu le substantif citoyen, et seul véritable dépositaire du sens civique. Doit-on en conclure qu'il n'y a plus de citoyens ? Seulement des simulacres ? Les révolutionnaires des années 1790 parlaient, eux, de fondre du plomb pour faire des « balles patriotes ». De nos jours, ce seraient sans doute des balles citoyennes.Voir Droits de l'homme.

Étymologie : vieux français citeain, citoien : qui habite une ville. Du latin civitas : ville, cité.

Civilisation : du latin civis, -vis 'citoyen'. Mot tabou, désignant un ensemble de faits propres et les acquis d'une société humaine évoluée. Axiome : « Toutes les civilisations sont légitimes, sauf la civilisation occidentale ». Et si vous prononcez ou écrivez les mots civilisation française, au mieux cela sera considéré comme un gros mot, au pire cela pourra entraîner contre vous des poursuites judiciaires de la part d'associations communautaristes (loteur ne sait pas si le mot existe, mais cela fait bien dans la phrase).

Citation :

« La civilisation, qu'est-ce que c'est, sinon l'école, le bureau, l'usine, les apéritifs, et les employés de banque ? » (Alphonse Allais). L'auteur, comme Alphonse Allais le faisait, opte en priorité pour les apéritifs. Voir Culture.

Le mot est tellement galvaudé, discrédité que, quand un ministre affirme que toutes les civilisations ne se valent pas (chose évidente pour qui comprend le sens des mots), la bien-pensance – qui feint de confondre civilisation et société – crie au scandale, et les ligues anti-racistes – qui prônent le droit à la différence – protestent. Comme si parler de civilisation signifiait parler de races (), de sociétés (★★) ou de régimes politiques (★★★). Bon, le ministre a peut-être eu le tort de dire : « ne se valent pas », au lieu de dire : « sont différentes ». Mais le dévoiement des mots est inquiétant, et l'on va finir par taxer de racisme quiconque ose dire ou penser que tous les peuples sont différents, quiconque ose tout simplement penser différemment. Pour loteur, qui ramène tout au langage, les civilisations sont différentes parce que selon son postulat, les langues, et partant les façons de penser et de vivre, sont différentes. Une langue, c'est en soi une conception du monde.

() Déclaration d'un responsable socialiste (H. Désir) : « ...propos indignes de la part d’un ministre de la République qui font d’ailleurs écho aux propos d’une autre époque de Jean-Marie Le Pen sur l’inégalité des races ».

(★★) Propos d'un autre responsable socialiste : Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, s’est exprimé ce lundi matin, estimant que Claude Guéant, « en vérité, vise les musulmans, il vise l'Islam ».

(★★★) Serge Letchimy, député socialiste de Martinique, alla jusqu'à évoquer le régime national-socialiste (nazi) pour qualifier les propos de Cl. Guéant. "Vous nous ramenez jour après jour à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration." C'est ce qu'on appelle dans les forums le « point Godwin » (réduction de l'adversaire au nazisme quand on est à court d'arguments). On admirera aussi l'adjectif « européennes », comme si les autres civilisations n'étaient pas coupables d'actes de barbarie.

Apparemment le mot civilisation déplaît fortement aux députés socialistes, – tout comme le mot race. Quant aux paroles de Claude Guéant, ce sont d'une part des propos racistes, ce sont d'autre part des propos anti-islamiques, ce sont enfin des propos nazis. On admirera les « amalgames ». Mais le propre des hommes politiques n'est-il pas de déformer la vérité, et de flouer les citoyens ? Pour mémoire, Cl. Guéant affirmait que « (les civilisations) qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité, [lui] paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique ». Ce sont, de toute évidence, des propos racistes, anti-islamiques et fascisants.

Civilisationnel : de civilisation, qui concerne la civilisation, propre à une civilisation. Nous citons les paroles d'un historien et géographe (Leroux) : « Toutes les périodes chaudes en Afrique furent des périodes d'apogée civilisationnelle ». Le tant honni réchauffement planétaire favoriserait donc l'éclosion des civilisations. Autre exemple : Il existe une façon particulière de nier l’existence d'une nature humaine universelle. C’est de le faire du point de vue de la singularité ethnique ou de la différence civilisationnelle. 'Différence de civilisation' serait-il trop simple ?

P.S. il semble à loteur qu'avant on disait civilisateur, civilisatrice : Le vin est un élément civilisateur, les rois, les empereurs, voire les papes se servent des dieux du vin ou des symboles sacrés du vin pour établir une société harmonieuse. A ces vertus civilisatrices se substituent les plaisirs sensuels du vin... Mais, comme il a été maintes fois répété, les rédacteurs et journalistes préfèrent des mots lourdingues aux mots classiques ... Et puis civilisateur, civilisatrice ont des relents trop coloniaux.

Civilité (néo-crétinisme) : on n'utilise plus dans les formulaires informatiques que le mot civilité au lieu de Monsieur, Madame ou Mademoiselle (Titre en vieux français). D'oú vient cette manie ? Les titres de civilité (madame, mademoiselle et monsieur) doivent être employés en suivant certaines règles. Mais le lobby des féministes est passé par là. Lu sur un site féministe : Le document rappelle que "ces mentions ne constituent pas un élément d'état civil" et que "l'emploi de la civilité "Madame" devra être privilégié". Noter le verbe néo-crétin privilégier au lieu de préférer. Autre exemple, émanant sans doute d'un milieu lobbyiste : La civilité n'indique pas le statut matrimonial d'une personne mais son genre (Monsieur, Madame). La civilité est réduite à monsieur / madame, sans mademoiselle ; on parle ici de statut matrimonial (quel titre pour une femme non mariée ?), et de genre et non plus de sexe. Encore un exemple ? Une campagne « Madame ou Madame » a été lancée pour demander la suppression de la case « Mademoiselle » sur les formulaires administratifs afin de ne conserver que la civilité « Madame » pour les femmes. En vertu de cette décision de l'Administration, une fillette de huit ans sera appelée « Madame » ? Cela fait partie de ces aberrations comme une auteure, une professeure, une procureure etc.


« Civilité » : Monsieur, Madame.
Pour respecter une exigence du lobby de quelques
féministes enragées, le mot « Mademoiselle » n'a pas été mis.

Pour les hommes ou femmes politiques contemporains, le mot « civilité » signifie maintenant : civisme. Employer le terme civilité dans une société où règnent les incivilités, voilà qui n'est pas un mince paradoxe. Voir Incivilité.

En français normal, civilité veut dire observation des règles du savoir-vivre, respect des convenances sociales. La civilité veut qu'on laisse une goutte au fond du verre, un morceau au fond du plat. Rien à voir avec le titre de nos anciens formulaires. Synonymes : courtoisie, politesse, savoir-vivre, urbanité ... Le sens néo-crétin de titre n'est pas noté dans la plupart des dictionnaires.

Étymologie : du latin civilitas, -tatis : sociabilité, courtoisie ; puis : ensemble des citoyens, la cité.

Civisme : 'zèle du citoyen pour les intérêts de son pays' (Dictionnaire de l'Académie française). Remplacé par les mots laids « citoyenneté » ou « civilité » par des personnes (agents de l'agit prop politique et sociale) qui ne connaissaient apparemment pas le sens de « civisme ».

Clair (c'est ~) : petite phrase abondamment utilisée pour approuver, pour souligner l'évidence d'un fait. C'est clair ! répétera-t-on à bout de champ quand on est d'accord avec le discours de quelqu'un. Les simples 'Bien sûr !' ou 'C'est évident !' ne suffisent plus. Peut-être venant de l'espagnol claro, claro que si.

Claque : désormais synonyme de défaite dans le langage journalistico-politique. Les résultats des départementales 2015 : claque pour la gauche, triomphe pour la droite, pari raté pour le FN (Le Nouvel Obs, 29.03.2015). Emploi, impôts… : après la claque électorale, Valls annonce déjà des réformes (Le Figaro point fr, 29.03.2015). Départementales: la gauche prend une claque, c’est l’école qui trinque (L'Express point fr, 29.03.2015). Ce qu'il y a de bien avec la nouvelle presse, c'est la diversité des titres. On aurait trouver, avec quelque imagination : baffe, déculottée, gifle, pâtée, raclée, tannée, trempe...

N.B. Claque est aussi un mot désignant un bordel. Les élections, c'est vraiment le bordel.

Étymologie : onomatopée.

Clash (prononcer klæʃ ou plus simplement clache) : accrochage, conflit ou affrontement. La chaîne a toutefois admis qu'il y avait "sans aucun doute un clash culturel et de classes entre elle et trois des filles britanniques". Clash culturel et de classes ! Pourquoi pas choc de cultures et de classes ? (à propos d'une émission anglaise Celebrity Big Brother). Autre exemple : L'objet du clash, les preuves, "absentes" selon le journaliste de RTL de l'enquête à charge réalisée par Mediapart contre le ministre du Budget sur l'ouverture d'un compte illicite en Suisse dans la banque UBS (puremedia point com ; noter le mauvais usage des virgules). Clash signifie ici affrontement. Clash peut aussi signifier rupture : Au coeur (sic) de ce clash "irréparable" : les infidélités chroniques de monsieur qui ont fait fuir Maria Shriver.

On en fait même un verbe : Pulvar clash Wauquiez (affronte, agresse, attaque, critique, dénigre, entre en conflit). Pas de -e à la 3e personne du singulier de clash : je clash, tu clash, il clash, nous clash, vous clash, ils clash (comme pour les verbes en suédois ?) On admirera aussi l'absence des prénoms. Ce verbe (clash) a l'air prisé par beaucoup : Un jeune clash Nicolas sarkozy (sic, pas de majuscule à Sarkozy, sur le site de Youtube). On peut cependant trouver la forme infinitive : ... ce gigolo fasciste ex-pseudo adhérent au PCF est mal placé pour clasher qui que ce soit. Les néo-verbes, issus de l'anglois, sont tels que les locuteurs leur donnent, finalement, le sens qu'ils veulent, et qui n'est pas forcément celui ou ceux attesté(s) par les dictionnaires.


Je clash, tu clash, il clash, elle clash ... Les verbes ne se conjuguent-ils plus ?


Titre d'un article web en néo-style : là, G. de Fontenay clashe Laury T. et Céline D.
Elle aurait tout aussi bien les tacler.

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Titre d'article en néo-style : Elle soutient Israël et se fait clasher
(closer-mag point fr, à propos d'une vedette de la télé étazunienne).

Le participe passé, quant à lui, suit bien les règles de la première conjugaison, comme dans cet exemple : Claire Chazal et Laurence Ferrari se seraient "clashées" le soir du premier tour de la présidentielle (Yaourt!). Par contre, quel est le sens du verbe pronominal se clasher : s'affronter, s'attraper, se quereller, se disputer, s'engueuler, s'invectiver, se traiter de noms d'oiseaux ? Le compte Twitter de Maurane ne lui sert pas qu'à se clasher avec des internautes. Miracle de la néo-langue : un mot signifie tout ce qu'on veut..

Étymologie : origine onomatopéique. Harrap's indique que clash veut dire conflit, affrontement, – deux mots décidément trop longs, trop français, et donc à bannir.

Classe (1ère, 2ème ~) : les compagnies d'aviation semblent aussi atteintes par le virus de la 'convenance politique', et ont débaptisé depuis longtemps les 1ère et 2ème classes, termes pourtant bien clairs et compréhensibles, en les remplaçant par des expressions comme classe affaires (sic) ou classe touriste (resic), ou classe économique (pas si économique), dénominations faites pour gommer les notions de première et deuxième classes, jugées sans doute trop hiérarchisantes ou discriminatrices.

Les classes classiques, si elles n'ont pas disparu dans les trains, elles ont été supprimées dans les métros car, outre les problèmes de vandalisme (), elle étaient totalement dépassées, – surtout aux heures de pointe.
() les fils de prolos et les voyous n'aiment pas les classes ; le vandalisme, c'est leur forme de lutte des classes.

Étymologie : du latin classis : division du peuple romain ; ensemble de citoyens, répartis en catégories selon le cens. Puis armée. En français moderne, c'est un ensemble d'êtres ou d'objets réunis en raison des traits qui leur sont communs (classe d'élèves, classe sociale).

Classe (sociale) (archaïsme) : sur le plan politique, les classes sociales ont elles aussi disparu, et ont laissé la place aux couches sociales ou à quelque chose d'abstrait comme catégories socio-professionnelles, voire (sans trait d'union) aux catégories socioprofessionnelles. Plus de classes sociales, donc plus de luttes des classes – ou comment les tenants de la novlangue empêchent les mots et les idées d'émerger à la conscience. Immense progrès ! Allez donc écrire un article sur les luttes des catégories socio-professionnelles. Voir C.S.P.

Citation :

« Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner ». Warren Buffett, un des hommes le plus riches du monde.


Selon des chercheurs britanniques (évidemment), il existerait une corrélation entre les classes sociales et le Q.I. Warren Buffet serait ainsi doté d'un magnifique Q.I. Voir Q.I.

Classe, classieux : le substantif classe, comme un certain nombre de substantifs (béton, canon, culte, etc.), peut être utilisé dans le langage négligé ou populacier des media et des gens de télévision dans un sens adjectival : qui a de l'allure, qui a de la classe, c'est-à-dire : distingué, raffiné, élégant, remarquable. Exemple : Moins rigolos mais plus classe, certains people ne reculent devant rien pour faire plaisir à ceux qui sont à leur service quotidiennement. Autre exemple : Bon, il est vrai qu'elle est plutôt classe cette voiture et qu'il fallait au moins cela pour oser la garer devant ces demeures luxueuses. Remarquer que, suivant la déplorable règle anglo-saxonne, le pseudo-adjectif dans ce cas est le plus souvent invariable, – tout comme ici le néo-substantif people. L'exemple suivant montre l'accord au pluriel, – ce qui est la marque que les néo-rédacteurs sont incapables d'édicter des règles cohérentes quant à l'empoi de ces néo-adjectifs. On est désormais certain, Jérémy Ferrari a attendu cette der des der pour sortir toutes les blagues potaches, un brin racistes et surtout pas forcément classes de son répertoire (Pure Trend point com, 18.12.2013).

Quant à l'adjectif classieux, il signifie : qui a de la classe. En vérité, en vérité je vous le dis : cet adjectif est très mal venu, car il rime (richement) avec chassieux (qui a les paupières recouvertes de morve – ce qui n'est pas classe).

Note pour les érudits : on doit, paraît-il, cet adjectif à Lucien Guinzbourg, peintre amateur qui s'illustra jadis dans la chanson sous le nom de Serge Gainsbourg.

Origine : même étymologie que Classe. Emploi apparu au XXe siècle, dans le sens de : 'de grande classe'.

Classifier : classer, dans le langage des néo-rédacteurs. L'adjectif caucasien constitue une acception politiquement correcte pour classifier les individus à la peau claire (leucodermes) de l'espèce humaine (site Comoria point com). Ce verbe a un autre sens, qui appartient tout à fait à la néo-langue en provenance sans doute de nos amis Étazuniens. Ce verbe veut en effet maintenant dire : classer secret ou confidentiel, tenir secret. Certaines des communications de JFK avec le premier ministre israélien d'alors David Ben-Gourion sont encore classifiées (Futur quantique point org, 11.01.2010).

Antonyme : Déclassifier, avec le substantif déclassification.

Clavier ; instrument obligé de l'informatique à deux mains. Les claviers informatiques comprennent en général cent quatre ou cent douze touches (claviers Windaube). Ceux pour Mac comprennent moins de touches. Quant aux claviers des téléphones portatifs ou des intelléphones (téléphones dits intelligents), le nombre de touches est tellement réduit, et elles sont tellement petites qu'il est impossible de taper un texte qui soit intelligent.

N.B. Il n'existe pas encore de clavier à quatre mains. Quant au clavier bien tempéré, il est réservé aux amateurs de la musique de J.-S. Bach.

Étymologie : du latin clavis : instrument de métal servant à ouvrir, à serrer. Clavier : ensemble de touches (piano, orgue). Par analogie, clavier informatique.

Clé (et aussi : clef) : terme d'horticulture. Voici par exemple la description de la structure de la « Base de registre » des systèmes de la secte Micromou :
« La base de registre est un fichier contenant une arborescence dans laquelle les paramètres sont classés par critères. A chaque critère correspond une branche qui peut encore être subdivisée en autres branches (une arborescence). Chaque élément de configuration est situé tout au bout d'une branche dans ce que l'on nomme une "clé" ».
La secte Micromou est la seule qui fasse pousser des clés au bout des branches. Est-ce là la clé de sa réussite ?

Étymologie : voir rubrique précédente.

Clean (anglicisme, prononcer kli:n ou kline et non cléan, comme dans clé en main) : au sens figuré et abstrait, dans le sens de propre, net, sans problème, réglo, qui n'a rien à cacher. Ce mec-là, il est clean. A pris le sens particulier d'une personne qui ne consomme plus de drogue : Moi, maintenant, j'suis clean, j'me shoote plus. Ou bien : Mon frère et moi, explique-t-il, on a toujours été clean. On aurait pu prendre des hormones de croissance, mais on ne l'a jamais fait (un joueur de tennis). Quant à celui qui ne consomme plus d'alcool, il est devenu sobre.

Verbe : cleaner (prononcer kliné) : nettoyer, laver, purifier, abluer, etc. Ce verbe est plutôt utilisé au Québec. Exemple, cité par P.-A. Malmasson, le talentueux auteur de l'Éloge des fesses féminines avec bésicles obligées, comportant de nombreuses illustrations (à paraître prochainement) : Pfff, lui, avec ses godasses pleines de terre, il me salope tout, je vais encore passer la matinée à cleaner le parquet ! En anglais, cleaner (substantif, prononcer
kli:nə(r)) signifie nettoyeur : vacuum-cleaner (aspirateur). Un certain nombre de programmes informatiques comprennent le mot cleaner (nettoyeur), et servent à nettoyer la base de registre, les caches, etc.

Substantif dérivé : cleanage (prononcer klinage) : lavage, nettoyage, abluage (), rinçage, purgeage, etc. Exemple, fourni par le même P.-A. M. : Aujourd'hui j'ai drivé le nouveau stagiaire sur le fonctionnement de notre logiciel, je lui ai montré le genre d'erreur qu’on peut faire, et demain on fera un peu de cleanage de base [de données informatiques], comme ça il aura un aperçu global, quoi. Autre exemple, trouvé sur un forum traitant de mangas : [...] je me suis lancer dans son "cleanage" mais je suis un gros gros novice en cleanage (loteur a respecter lortografe et la sintaxe du scripteur).

() le mot abluage n'existe pas, bien sûr ; il n'a été introduit que pour la rime. On dit normalement : ablution. Idem pour purgeage (purge).

Étymologie : Old English clæne : free from dirt or filth ; pure, chaste, innocent ; open, in the open (Etymonline). Même racine que l'allemand klein : petit.

Clément : cet adjectif signifie normalement : bon, indulgent. Dieu est clément et miséricordieux. Mais les spécialistes du bulletin météorologique l'emploient souvent dans un sens poétique. Demain, la météo sera clémente : il fera beau demain. Et comment la météo (= étude des phénomènes météorologiques) peut-elle être clémente ?

Étymologie : du latin clemens : doux, bon, indulgent. A signaler qu'en latin poétique, clemens signifie calme, doux : clemens flamen : doux zéphir ; clemens amnis : cours d'eau paisible.

Clic, cliquer : cela fait plus de vingt ans que nous cliquons avec un bouton de souris pour activer quelque chose dans les tripes d'un ordinateur. Le substantif clic devient click chez quelques néo-crétins enragés, avec comme verbe clicker ou clicquer. Les informaticiens utilisent le verbe cliquer transitivement (Quels liens avez-vous cliqués ?) ou intransitivement (Sur quels liens avez-vous cliqué ?) Normalement, il faudrait dire et écrire : SUR quels liens avez-vous cliqué ? Les Canadiens disent cliqueter. Synonyme simple et ordinaire, – et donc inutilisé : 'appuyer sur'. A donné les expressions consacrées : clic droit, cliquer droit (appui, appuyer sur le bouton droit), clic gauche, cliquer gauche (appui, appuyer sur le bouton gauche).

Pris transitivement, le verbe cliquer peut avoir un participe passé : Plus une page est cliquée, plus elle attire le clic futur. La clique des informaticiens ne recule devant rien pour défigurer le français.

On appelle cliqueur fou un utilisateur, souvent novice, qui grisé par la maniement de la souris, clique à tort et à travers, quitte à relancer plusieurs fois les mêmes fenêtres et les mêmes programmes, qu'il vient de fermer. Une technique qui, à la base, permet de gagner du temps, mais qui devient vite un facteur de perte de temps.

En phonétique, un clic est « un son claquant réalisé au moyen d'une double occlusion, apicale ou labiale et vélaire, déterminant une cavité où l'air est raréfié par abaissement de la partie médiane ou antérieure de la langue, le relâchement de l'occlusion provoquant un brusque appel d'air vers l'intérieur, accompagné d'un claquement ». En français, les sons émis avec la bouche quand on est agacé peuvent être assimilés à des clics.

Étymologie : clic est une onomatopée pour désigner un petit bruit, surtout métallique. Il est presque synonyme de ‘cliquetis’. Difficile de concevoir un cliquetis métallique avec une souris en plastique ; et puis, cela deviendrait vite agaçant. Notons enfin qu'il peut y avoir des doubles clics (action d'appuyer deux fois rapidement sur un bouton de souris) ; peut-être que ‘clic-clic’ serait plus approprié ? Le verbe claquer (faire un bruit sec) doit être de même origine. Cf. l'expression onomatopéique clic-clac.

Cliché : voir la Rue des clichés.

Étymologie : un cliché est une plaque métallique en relief à partir de laquelle on peut tirer un grand nombre d'exemplaires. Origine incertaine.

Client : terme informatique. Fait sans doute allusion à la relation client-serveur. Se dit de tout logiciel installé sur un ordinateur et pourvant communiquer avec un serveur distant, dont il reçoit des données. Outplouc Expresso est un logiciel client de courrier électronique. Et l'ordinateur distant est un serveur, comme un serveur de restaurant, qui prend vos commandes. Mis à part que celui-là (l'ordinateur distant) vous impose ses données. Imaginez un serveur de restaurant vous imposant des plats !

En Finlande, le mot client signifie maintenant immigré. Voir Astrid Thors.

Étymologie : en latin, le client (cliens, -tis) c'était un citoyen pauvre, protégé d'un « patron ». Du verbe clino, clinere : plier, que l’on retrouve dans le français inclination, déclinaison, etc. ; en l’occurrence, c'est plier le genou. Le client, c'est celui qui plie le genou, ou se plie au bon vouloir de son patron. Ce n'est qu'au XIXe siècle que client se substitua à acheteur.

Climat : sans doute depuis le prétendu réchauffement de la planète (il n'a jamais fait aussi froid en été à Paris depuis des années), tout est sujet à climat : climat boursier (tempête en vue sur le dollar), climat électoral (avalanches de fraudes électorales en perspective), climat spirituel (Dieu tombe sous forme de langues de feu : panique au Ministère des transports)… Contexte, situation auraient été trop simples.

Comme c'est une manie que de faire des adjectifs avec n'importe quel substantif, les peuples qui fuient certaines régions à cause du climat sont dénommés des réfugiés climatiques (Climatique signifie normalement : relatif au climat). Quant à ceux qui ne croient pas aux fariboles des politiciens et des écologistes sur le prétendu réchauffement climatique, ils sont appelés avec condescendance des « climato-sceptiques ». Voir CO2, Réchauffement planétaire.

Étymologie : climat vient du mot grec
κλίμα signifiant inclinaison de la terre, puis partie de la terre, région, contrée. Littré définit le mot climat ainsi : « espace compris, sur la mappemonde et les cartes géographiques, entre deux cercles parallèles à l'équateur terrestre. Par extension, étendue de pays dans laquelle la température et les autres conditions de l'atmosphère sont partout à peu près identiques ». Il s'agit donc très tôt d'un mot désignant la terre, et non le ciel et les conditions météorologiques, sens vers lequel le mot dériva au XXème siècle. Voir à la rubrique suivante : clinique.

Clinique : (terme médical) c'est normalement un établissement privé qui dispense des soins, et où on peut se faire opérer. Clinique de chirurgie esthétique et de médecine esthétique, clinique orthopédique.

Récemment, sous l'influence des Anglo-Saxons, clinique a pris le sens d'atelier de réparation : Clinique informatique.

Étymologie : clinique vient du grec
κλινική τέχνη (kliniké techné) : médecine auprès du lit (du malade). La clinique, c'est tout ce qui se fait au chevet du malade. Et κλινη (kliné), c'est le lit, la couche. Cf. aussi κλίμα (clima) : inclinaison de la terre, d'ou région de la terrre, zone géographique. Voir les rubriques Climat, Déclin/décliner.

Clip : ce terme a plusieurs acceptions, mais il est plus connu sous le sens de courte séquence filmée : un clip vidéo. Le plus agaçant dans ces séquences est l'effet kaléidoscopique, l'image ne s'attardant qu'une fraction de seconde sur un personnage ou une partie d'un personnage, sur une attitude.

Étymologie : selon un dictionnaire étymologique anglais : Meaning "an extract from a movie". From O.N. (old norvegian) klippa, probably echoic (onomatopéique ?)

Cliver : ce verbe signifie normalement fendre (une pierre, un diamant) dans le sens naturel des couches planes, des veines : cliver un diamant. En néo-langue, ce verbe signifie tout bêtement : diviser, séparer, voire discriminer, et il est normalement conjugué. Sarkozy a bien trop clivé l’électorat pour espérer être crédible en tant que rassembleur. Ou bien : Sondage LH2 / Yahoo! : Celui-ci est politiquement très clivant. L'électorat est-il maintenant considéré comme un ensemble de pierres précieuses ? Ce serait bien étonnant. Loteur avoue avoir été interloqué par la phrase suivante, à propos de petites filles posant pour une réclame publicitaire : Vêtements provocants, poses lascives, stéréotypes très clivés... L'"hypersexualisation" des enfants est un phénomène encore peu répandu en France... Que diante peut vouloir dire un stéréotype clivé ? Fortement marqué ? Peut-être qu'il ne s'agit là que d'une expression elliptique, car quelques lignes plus bas le rédacteur ajoute : En effet, relève Mme Jouanno, "la société dans son ensemble est hypersexualisée, dès le plus jeune âge on voit apparaître des stéréotypes très clivés garçons/filles, et il y a une puissance du marketing colossal pour rompre la barrière des âges et inciter à adopter des comportements d'adolescents". C'est le clivage garçon / fille ? Ou quelque chose qui ressemble plus à de la discrimination entre les sexes ?

Autre exemple : Tout cela a fini par occasionner une névrose et un personnage clivé (à propos de DSK). Clivé = coupé de la réalité, rejeté, ou tout simplement qui souffre d'une division intérieure ? (symptôme schizophrénique). Et puis, cet exemple : Ils sont dans l'anachronisme et assimilent leurs adversaires d'aujourd'hui aux salauds d'hier. Ils clivent. Ils clivent : ils font une différence abrupte ? Ils divisent fortement ? Ils opposent ? Ils discriminent ? Quant à la phrase suivante, elle a plongé loteur dans des abîmes de stupéfaction : "le clivage politique n'est plus gauche contre droite mais arc progressiste contre bloc populiste UMPFN" (Olivier Ferrand, président de Terra Nova). Arc progressiste ? Bloc populiste ? Charabia en novlangue ? Et cette phrase à propos du provocateur médiatique qu'était Michel Polac : Et justement, je n'aimais pas trop ses émissions qui cultivait (sic) trop facilement la provocation, qui clivait (re-sic) méchamment et sans justification, parfois avec arbitraire et gratuité.

Le contraire de cliver est Fédérer (= rassembler).

Substantif : clivage (= division, fractionnement). Parce qu’à l’heure de la crise, le temps n’est plus aux batailles de clochers ni aux clivages. Peut-être que clivage sonne 'moins pire' que division ? Clivage peut aussi, dans l'esprit de certains, avoir le sens de différence : Le seul clivage qui existe entre eux c'est le sociétal autrement dit le mariage homosexuel ou la discrimination positive. Clivage pourrait être une allusion à la séparation en deux parties : le bien et le mal. Ce mot aurait donc un relent manichéen. Autre exemple : ... les lecteurs interpellent parfois les correcteurs sur ce genre d’accord : clivage entre partisans du singulier et du pluriel. Clivage ici a plutôt le sens d'opposition.

(Par tous ces essais d'explication, l'auteur avoue implicitement qu'il ne comprend pas le sens de ces mots – à part celui utilisés par les lapidaires – et qu'il en est réduit à des hypothèses. En tout cas, la conséquence est simple : les mots de la novlangue ajoutent à la confusion, au lieu de préciser.)

Étymologie : emprunt au néerlandais klieven : fendre (la Hollande a une industrie diamantaire renommée, avec de nombreux lapidaires) ; allemand klieben ; suédois klyfwa ; anglais to cleave : fendre. La racine est difficile à préciser.

Clone, cloner : en fait, les vrais clones, – ou reproductions parfaites –, ce sont les copies que l'on fait sur disques ou disquettes informatiques. Les clones animaux ou humains sont interdits en France – jusqu'à présent. Il y a fort à parier que cloner les individus ne sera ni plus ni moins qu'une clownerie.

Étymologie : Vieux phénomène, connu sous le nom de parthénogenèse (naissance virginale). Clone vient du grec
κλών (klon) : jeune pousse.

Clôturer : signifie normalement 'mettre une clôture' : le voisin a clôturé son jardin. Mais en néo-langue on emploie désormais ce verbe dans le sens de : 'clore' ou 'fermer'. Clôturer un dossier, clôturer un compte internet. Cet usage tend à s'imposer face au verbe clore, défectif, et sans doute trop difficile à conjuguer. Ce ne sont pourtant pas les expressions équivalentes qui manquent : terminer, mettre fin à, arrêter..., voire annuler, résilier.


Loteur soupçonne Youtube de mettre trop de barrières.
Admirer au passage la graphie anglo-américaine « YouTube »,
avec une majuscule totalement illogique à l'intérieur d'un mot.

NB : En comptabilité, on dit cependant, et depuis longtemps : clôturer un exercice comptable. Ce qui ne veut pas dire que l'expression est correcte.

Étymologie : du latin claudo, claudere ; fermer, clore, barrer. Claustra : fermeture, barrière, clôture. Cf. claustrophobie.

Cloud computing (américanisme informatique, prononcer klaʊd kəmpju:tɪŋ) : « informatique dans les nuages ». La technique est aussi dangereuse et problématique que la prononciation. Cela désigne de nouvelles techniques, liées à l'informatique et internet. Les données ne sont plus dans la carcasse de votre bon vieil ordinateur, mais quelque part, ailleurs, on ne sait pas trop où, « dans les nuages ». On appelle cet admirable progrès de la science le cloud computing.

Définition donnée par un spécialiste :
”Le cloud computing est une technologie permettant de délocaliser les données et les applications sur des infrastructures dématérialisées accessibles depuis Internet.”
On délocalise programmes et données vers des structures dématérialisées, ils sont donc ailleurs, ils sont externes ou externalisés. Où ? Dieu seul le sait, sur son nuage, – à moins que ce ne soit Saint Cloud. Et l'ordinateur ou le machin-pad ne seront plus que des relais, des intermédiaires. Cela pose des problèmes de sécurité, de confidentialité, d'accessibilité. Mais apparemment, cela n'a pas l'air de gêner les informaticiens, qui vont devenir les plus sûrs alliés des polices internationales.

On peut trouver la forme cloud seule : Oui, c'est le cloud maîtrisé, proclame une réclame publicitaire à propos de cette nouvelle technique.

Étymologie : cloud, ancien anglais clud : amas de rochers, le sens est fondé sur la ressemblance entre des cumulus et des amas de roches.

Computing, du français computer : calculer.

Club sandwich (anglicisme, prononcer klʌb sændwiʧ ) : ce n'est pas un club consacré aux sandwiches de toutes sortes, mais selon le principe d'inversion cher aux Anglo-Saxons, c'est un sandwich de type « club », c'est-à-dire avec un assortiment de crudités avec peut-être un peu de poulet frit ou du bacon frit, le tout coincé entre deux tranches d'un pain insipide, qu'on appelle « pain de mie ». Un régal pour les papilles, si l'on en croit les néo-crétins. Enfin, il faut bien vivre avec son temps.

Étymologie : club désigne à l'origine un bâton (cf. le club de golf), puis le verbe to club voulait dire ramasser, réunir avec un bâton, d'ù le sens anglais moderne : réunion de personnes. Sandwich provient de John Montagu, Comte de Sandwich [1718-1792], qui selon la légende passait son temps à jouer en se restaurant uniquement de tranches de bœuf entre deux tranches de pain. Le nom est resté. Lord Sandwich est l'éponyme du sandwich.

Clubber (anglicisme, prononcer klʌbə(r) ) : celui qui fréquente les 'night-clubs' (boîtes de nuit), personne qui fait la fête la nuit. Noctambule ou fêtard, peut-être ? La Grosse Pomme [New York] a encore et toujours la cote auprès des clubbers. Manie détestable d'utiliser un mot anglais quand un mot français existe déjà – mais c'est la solution adoptée de préférence par les néo-crétins. Comme il a été maintes fois signalé, le fait d'utiliser des mots anglais n'est pas un signe de culture, mais d'inculture.

Verbe : clubber, qui se conjugue régulièrement comme un verbe du premier groupe : On clubbe dans la semaine, à n'importe quelle heure (bon, sauf la journée, il y a des chances que ce soit fermé). Noter l'emploi du mot chance, dans le sens de 'risque'. Noter aussi que le mot clubber se prononce kleubeur quand il s'agit du substantif (un clubber), et kleubé quand il s'agit du verbe.

Étymologie : le mot clubber n'est pas attesté dans Etymonline. Club désigne à l'origine un bâton (cf. le club de golf), puis le verbe to club voulait dire ramasser, réunir avec un bâton, d'ù le sens anglais moderne : réunion de personnes.

CO2 : on ne parle que de lui (pubs, discours, fantasmes écologistes...) Le bon vieux gaz carbonique est d'abord devenu le dioxyde de carbone (pourquoi pas ?), puis maintenant le CO2 (écrit CO2). A quand le symbole chimique H2O pour l'eau ? Buvez tous de l'H2O de Goudwiller !

Impossible de voir une réclame sur un modèle de voiture sans que les publicitaires ne vantent sa faible émission de CO2. Ces rappels insistants deviennent agaçants, et certaines réclames (pubs) en arrivent presque à vous reprocher de respirer (c'est-à-dire de vivre) parce que vous rejetez du gaz carbonique par la respiration. Il faudrait selon eux littéralement retenir son souffle, ou alors ne respirer que dans les grandes occasions.


La Très Sainte Inquisition (politiques, écolos, media)
convainquant un citoyen des méfaits du CO2

Dernière élucubration du gouvernement, sous l'impulsion des écolos, l'instauration d'une « taxe-carbone » [T-C] (charabia voulant sans doute dire taxe sur les émissions de CO2), impôt supplémentaire destiné à renflouer les caisses de l'État. Mots inoubliables d'un brillant chroniqueur : « Il s'agit d'une taxe sur les produits qui émettent du dioxyde de carbone, nocif pour notre environnement, et connu comme étant le principal gaz à effet de serre ». En matière de désinformation, y'a pas mieux. Et la french TV, aux ordres des politiques, nous serine que nous n'avons pas à nous plaindre : les Suédois acquittent une T-C cinq fois supérieure. On en a, de la chance ! Aux dernières nouvelles (décembre 2009), cette taxe a été annulée par le Conseil constitutionnel, mais le pétulant président Zébulon 1er entend la restaurer.

En clair, l'objectif des politiques, alliés aux écolos (et aux groupes de pression industriels ?), c'est de déclarer le CO2 gaz polluant. Qui dit mieux ? Je respire ? Je pollue ! – Je parle ? Je pollue ! – Je rouspète ? Je pollue ! Ich bin ein pollueur. Avant, on disait : « Ils détraquent le temps avec leurs saletés de bombes atomiques ». Maintenant, c'est la faute au CO2. Le sommet de Copenhague de décembre 2009 (plaisamment surnommé COP15, cop voulant dire ‘ flic ’ en argot anglo-saxon) a produit une quantité énorme de CO2 – du COP15 exactement –, à cause du très grand nombre de vols aériens que ce sommet a occasionné. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais.

Extrait d'une page internet du gouvernement sur le développement durable :

«

Un système gagnant-gagnant ! (sic)
  • Les consommateurs sont incités à acheter des véhicules plus vertueux (sic).
  • Le parc automobile est renouvelé avec la disparition des vieux modèles les plus polluants.
  • Les constructeurs sont encouragés à poursuivre leurs efforts dans la mise au point de véhicules plus propres (sic).
»

Courage, citoyens, nous faisons route vers le dirigisme mondialiste. Admirons au passage la notion de véhicule vertueux. Où la vertu va-t-elle dorénavant se nicher ? – Dans le moteur de votre voiture ! Et puis, remplacer les moteurs à explosion par des moteurs électriques, voilà une idée qu'elle est géniale ! On met un temps infini à recharger les moteurs, les voitures coûtent beaucoup plus cher, elles ne roulent pas vite et ont peu d'autonomie, – sans compter la sur-consommation d'électricité. C'est vraiment LA solution au problème du CO2. Voir Réchauffement planétaire, Séquestrer.

Sous l'appelation plaisante, mais charabiatesque, de bilan carbone, on entend le calcul des émissions de gaz à effet de serre (C.E.G.E.S.) Titre d'un article sur internet : Vacances à vélo: gare au bilan carbone! (les deux-points accolés à vélo, et le point d'exclamation accolé à carbone sont dans l'original. Cette économie d'espace est sans doute voulue afin d'alléger le bilan carbone). Non seulement la secte écolo nous culpabilise de nous déplacer en voiture, elle nous reproche aussi d'aller à vélo. Solution : la voiture à chevaux.

Étymologie : carbone, carbonique viennent du latin carbo, -nis : charbon. Taxe vient du latin taxo, taxare : toucher, estimer, évaluer. Taxare est de même racine que tango, tactum, tangere : toucher, d'où vient le mot tact en français. . Ceux qui nous taxent manquent souvent de tact.

Coach (anglicisme, prononcer kəʊʧ ou kôtch, à la française) : un des pires néo-crétinismes qui soient, présent dans toutes les bouches ou sous toutes les plumes, et qui désigne d'abord un entraîneur de sport (tennis, football par exemple). Cette équipe va sûrement gagner, car elle a un bon coach.

Par extension, un coach est devenu un conseiller, un guide, un tuteur, un éducateur, un professeur, un accompagnateur, un formateur, un précepteur, un instructeur, un gourou, un maître, un maître à penser, un mentor, un moniteur (la liste est longue) : un coach conjugal (= conseiller conjugal). Faut-il vraiment s'étirer après le sport ? Pour notre coach bien-être, il n'est pas toujours nécessaire de s'étirer. « Coach bien-être » (sic) = conseiller en bien-être. Coach peut aussi signifier répétiteur. A signaler que les partisans effrénés de la féminisation ont trouvé le néo-féminin : une coache (ne pas prononcer comme coche, mais kôtch). Exemple : la chanteuse, que nous recevrons avec la coache... Le pluriel peut être invariable : Parmi les équipes présentes aux Jeux Olympiques de Londres, il y en a une, multinationale, formée de journalistes qui, entraînés par des coach politiques, excellent dans toutes les disciplines de la falsification. Chacun, selon son degré de culture ou d'inculture, utilise maintenant les mots comme il veut ; c'est le grand bordel, ainsi qu'il est visible dans l'exemple suivant, où loteur n'a pu déterminer le sens exact de ‘coach’. The Voice 2 : La fille de Michel Leeb, nouvelle victime des redoutables coachs. Que signifie coachs ici ? Il s'agit apparemment de membres sélectionneurs d'un jury destiné à trouver de nouveaux « talents » (artistes), et non d'entraîneurs ou d'instructeurs. Il s'agirait donc d'un juré (?) Hypothèse confirmée par la phrase suivante, extraite d'un article de closer-mag point fr sur « The voice » : La semaine dernière, Sophie Tapie s'est présentée face (aux dos) des quatre jurés de The Voice.

A donné le verbe coacher (barbarisme ; prononcer kôtché) : entraîner, conseiller, enseigner, former, guider, mais aussi s'occuper de, diriger. Coacher un acteur n'est pas une mince affaire ! (parler correctement français non plus). Ou bien : Pour bien coacher ses salariés, il est important d'éviter de projeter sur eux sa propre histoire, ses frustrations, ses envies, ses peurs. Ou encore : J'y ai rencontré Carla Bruni il y a quatre ans et je la coache depuis (Giulia Royali). Et, avec le participe passé, cette jolie perle : J'ai pris l'habitude depuis l'ouverture de ce blog, de me nourrir des expériences successives que j'ai partagées avec des coachés parce qu'elles sont souvent édifiantes. Là, loteur a du mal à trouver tout de suite un équivalent : cobayes, volontaires, élèves, disciples ... Mais à la fin du paragraphe, le néo-rédacteur parle de ses « poulains » : Je précise que je respecte, ainsi que ma famille, les préceptes que je recommande à mes poulains. Alors, pourquoi ne pas le dire plus tôt ? Précision : il faut bien prononcer coachés : kôtché, et non cochers. Car, sinon, quel intérêt aurait-on à partager des expérience avec des cochers ... à part des histoires de chevaux, – ou plutôt de « poulains », comme le signale le rédacteur ?

Action de coacher : le coaching (barbarisme et faux-anglicisme ; prononcer kôtching). Le PS fera une campagne "unitaire et collective", a-t-il assuré, au terme d'une séance de coaching des députés sortants et des candidats. On parle aussi gaiement de « séances de coaching d'allaitement » (formation, information) pour les futures mères ; voire de coaching amoureux ! Et allez, fouette cocher !

Justement, à propos de cocher, rappelons au passage que coach vient du français coche, cocher. Ceux qui sont guidés, entraînés, formés sont-ils pris pour des chevaux qu'il faut fouetter ? Et, puisque la Bulgarie est entrée dans l'Union européenne (janvier 2007), il n'est pas inutile de signaler qu'en bulgare kotch ( коч ) signifie bouc. Voilà un emprunt vraiment puant. De telle sorte que quand loteur entend le mot coach, il le traduit instantanément pas bouc : Jenifer absente de "The Voice" : "coquine", "sexy", jalousie... Les coachs se confient (Pure charts point fr, 10.01.2016). Ce qui devient : les boucs se confient. Questions : les coachs (boucs) portent-ils le bouc ? Quelle lotion désodorisante utilisent-ils ? Mais il est normal de parler de coachs (boucs) quand les fameux « talents » de cette émission (La Voix) chantent comme des chèvres. Mais assez de coachonneries ! Et puisque nous sommes dans une série « animalière », il ne faut surtout ne pas irriter son coach – qui pourrait prendre la mouche, fait remarquer Gilles Dubois.

Proverbe berrichon (à prononcer avec l'accent berrichon) : « Plus le bouc (coach) y pue, plus la chèvre elle l'lèche ».

Horrible constatation : il n'y a plus de professeurs, de formateurs, d'instructeurs, de maîtres ; il n'y a plus que des coaches. Loteur est tellement excédé d'entendre et de voir cette pieuvre lexicale qu'il propose de remplacer ce mot, dans le domaine du sport, par lanista ou laniste, qui était le maître et le formateur des gladiateurs dans l'Antiquité. On reste dans le même registre : un entraîneur. Seul inconvénient : lanista n'est pas un mot latin, mais étrusque. Mais, d'abord, assez peu de gens le savent, et ensuite, ça change du globish.

P.S. qui n'a rien à voir : depuis avril 2010, l'équipe de France de fouteballe n'a ni coach ni entraîneur ; non, elle a maintenant des entraîneuses (mineures si possible). C'est ce qui s'appelle aller droit aux putes.

Étymologie : du français coche, qui désigne une grande voiture de transport. Emprunt à l'italien cocchio, venant du hongrois (?) Cf. en espagnol coche : voiture. Le sens premier de coach, en anglais, est carrosse, voiture.

Cochon : voir Porc.

Cocooning (anglicisme, prononcer kəku:nɪŋ ou cocouning) : pantouflage semblerait mieux indiqué, ou bien alors : comportement casanier. Avec un verbe refait : cocooner. « Que porte-t-on quand on veut cocooner sans avoir l'air de flâner en jaquette de flanelle ? » – telle est la question que se pose gravement un magazine féminin.

Étymologie : cocooning, gérondif du verbe to cocoon : "to stay inside and be inactive" (1986). Du français cocon, venant de coque : enveloppe calcaire (œufs, mollusques). Du latin coccum : kermès, cochenille (groupe des Coccidés). Grec
κόκκος (kokkos) : pépin de grenade. En anglais, 'cocoon' signifie coquille, ça signifie aussi protéger.

Cœur : le symbole du cœur est mis partout à la place du verbe 'aimer', à l'imitation des peuplades anglo-saxonnes : I NY. C'est ainsi que la french TV a créé une émission « I », que l'on prononce aï lov au lieu d'aï leuv. Et pourquoi pas i-cœur ? – J'en suis i-cœuré, dixit loteur.

Et inutile de parler des « coups de cœur », chers à nos contemporains, pour dire intérêt, engouement, béguin, coup de foudre, enthousiasme, ou même découverte... Voir Image.

Allant à contre-courant de la cœur-manie, voici son contraire sur le mode agressif, et à l'humour noirâtre :


J'avion-nise NY
Dessin sur un polo vu sur le site :
http://www.cetteadressecomportecinquantesignes.com

Et puis, en provenance directe de l'Anglo-Saxonnie (à gauche sur la carte du monde), voici cœur de métier, calque de « core business », qui se traduit par l'expression compliquée et incompréhensible : activité principale ou activité première. Sony se recentre sur son coeur (sic) de métier (Challenges point fr, 04.03.2013). Sans blague ? Les entreprises géantes auraient-elles un cœur ?

Étymologie : du latin cor, cordis : cœur. Pour les dérivés, Littré cite : « bourguig. coeu ; picard (environs d'Amiens), tcheur ; provenç. cor ; ital. cuore ; du latin cor, cordis ; allem. Herz ; angl. heart ; goth. hairtô ; gaél. chridhe ; sanscrit, hrid ». Loteur ajoute : et sans doute le russe сердце (serdtsé ; -tsé étant un diminutif).

Coin : loteur a toujours été étonné, en regardant une "série" étazunienne, d'entendre « au coin de X et de Y » dans le sens de : à l'angle de, au croisement de. La mère est caissière dans une banque au coin de Lafayette et de la Quatrième. Flemme habituelle de traducteur ?

Étymologie : latin cuneus : coin, cheville, section de gradins en triangle, formation de bataille en triangle... Le sens anglo-américain est plutôt : croisement à angle droit, et non en triangle. Problème de géométrie de l'espace ?

Collaborateur : ce terme, aux sinistres relents vichyssois, s'emploie dorénavant au lieu de « salarié ». La France n'a pas changé depuis la IIe Guerre mondiale, et reste un pays de collaborateurs. L'entreprise Machin remercie tous ses collaborateurs pour le travail accompli cette année. Exemple lu sur internet : Voitures Collaborateurs : Site conçu par des collaborateurs Renault. Décidément, Renault ne renie pas son passé ! Le terme de collabo (collaborateur) a aussi été utilisé pour désigner les harkis par un cloporte algérien, connu pour cracher sur la France, tout en profitant de ses bienfaits médicaux.

Toutes les personnes, dont les parents ou les proches ont eu des ennuis avec la police vichyssoise, ou qui ont subi des sévices de la part des nazis, apprécieront le dévoiement du terme, « made in USA ».

Et inutile de parler de l'horripilante expression « Merci pour votre collaboration », qu'aurait pu inventer les pétainistes ou la Gestapo, de sinistre mémoire (). Voir DRH.
() Geheime Staat Polizei : Police Secrète d'État.

Par une approche psychologique assez primaire, les DRH et les patrons pensent mettre les salariés dans leur poche en les gratifiant du titre vichyssois de collaborateurs. On collabore avec le patron, donc on est son ami. « Nous sommes vos amis », disaient les Martiens de Mars attaque, avant d'atomiser les Terriens. « Nous sommes vos amis », proclamaient les GI's en Irak, avant d'assassiner les Irakiens selon les règles des Droits de l'Homme Étazunien. « Nous sommes vos amis », éructent les patrons tout en faisant mener à leurs salariés une vie d'enfer. Tour de passe-passe linguistique, propre à la néo-langue : on transforme les inférieurs en égaux. Mauvaise foi, malhonnêteté, duplicité, volonté de tromper délibérément ... on ne sait comment qualifier ce truquage du langage et des relations humaines.

A donné l'adjectif collaboratif, dans le sens de : auquel on peut collaborer, relatif à la collaboration (cette dernière définition est celle du dictionnaire Reverso, elle est pour le moins ambiguë).


Collaborateurs : ce sont tous ceux qui adoptent volontairement l'anglo-saxon (journalistes, chefs d'entreprise, publicitaires...) comme langue de travail ou qui truffent le français, qu'ils maîtrisent de plus en plus mal, d'anglo-saxonismes mal digérés. Il s'agit en effet d'une véritable collaboration avec l'ennemi, pire même qu'au moment de l'Occupation. Quelqu'un faisait remarquer qu'il y a maintenant plus de mots anglais sur les murs de France que de mots alllemands au moment de l'Occupation.

Étymologie : du latin collaborare (cum-laborare) : travailler avec.

Collatéral : quand on dit : « dommages collatéraux » il faut comprendre : bombardement de civils, massacres de civils innocents. Dégâts collatéraux : bavures diverses et autres joyeusetés guerrières, finissant par la mort d'innocents (Serbie, Irak, Libye etc.) Il semble que l'expression soit empruntée à nos amis Anglo-Saxons. Voir Dommages collatéraux.


Quelques centaines de victimes civiles en Serbie,
ce n'est pas très grave ;
ce ne sont que des dommages collatéraux.

Étymologie : de co-, préfixe, et latéral. Latéral, du latin lateralis, venant de latus, lateris : côté. Cf. espagnol lado : côté.

Collecter : rassembler, recueillir, réunir, mais aussi amasser, ramasser, récupérer en néo-langue. La sonde Phoenix a collecté son premier échantillon du sol martien. Autre exemple, « entendu à la télé » : Elle collectait des ouvrages de criminologie dans le but d'écrire des romans policiers (achetait, se procurait, collectionnait ?) Ou cet exemple : Au total 5.916 porcelets et cochons adultes, certains pesant des centaines de livres, ont été collectés flottant dans le cours d'eau... (récupérés). Semble venir de l'anglo-américain to collect.

Collecter, dans les sens évoqués plus haut, existe bien en français mais est d'usage plus restreint qu'en anglais.

Étymologie : du latin colligere, de col- (cum-) + legere : cueillir ensemble, recueillir, rassembler.

Collector (anglicisme, prononcer kəlektə(r) ) : de collection ? pour collectionneur ? Comme l'auteur ne sait pas ce que c'est, il vous colle illico une citation texto (c'est-à-dire textuellement) pêchée dans Définitions-Marketing point com : « Un produit collector est théoriquement un produit de collection dont l'intérêt repose sur une durée de vie courte, un packaging ou un contenu spécifique. Les packaging de Noël permettent ainsi de créer des produits collectors ... ». Bon, y'a là-dedans un packaging (qui ne prend pas la marque du pluriel au pluriel, surtout quand ce sont des packaging de Noël) – mais l'auteur ne sait pas ce qu'est un packaging (un emballage ?). Il va être obligé de regarder le sens de packaging. Et puis plus loin : « Dans certains univers comme dans celui du DVD, l'appellation [collector] s'est banalisée et permet de multiplier les produits avec une "montée en gamme" génératrice de marge pour un même titre ». Voilà qui est clair, l'auteur est édifié. Il s'agit d'une andouillerie ordinaire.

Entendu à la french TV cette phrase : Le Quid pourrait devenir un collector (un objet de collection ?). C'est ennuyeux, parce qu'en français, un collecteur fait trop penser à des égoûts. Et là, c'est dégoûtant.

Étymologie : voir rubrique précédente. En anglais, 'collector' signifie collectionneur.









La circoncision est obligatoire chez les juifs, mais pas chez les musulmans. Le Coran n'en fait pas une obligation.      




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